le tour de nouvelle Calédonie, épisode 1, de Nouméa à Lifou

le tour de nouvelle Calédonie, épisode 1, de Nouméa à Lifou

Posté par : Jean
02 Novembre 2019 à 08h
Dernière mise à jour 03 Novembre 2019 à 00h
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Après une semaine de farniente et de préparation du bateau, nous voilà partis pour 5 semaines de navigation autour de la Nouvelle Calédonie. Nous avons laissé Maurice à Nouméa et nous repartons à trois, Thierry, Raymond et Jean, sur Maripasoula, le sunfast 36 de Thierry.

Thierry et Raymond

Jeudi 24 octobre

30 miles le vent dans le nez au départ de Nouméa. Nous passons à nouveau le canal Woodin, pour rejoindre la grande baie de Prony. Nous nous amarrons cette fois sur les corps morts de l'anse Majik dans Bonne  Anse. Une petite ballade à terre nous permet de découvrir en montant au phare du cap N 'Doua un panoramique du sud du caillou. On voit notre prochain mouillage, la baie de Port Boisé.

Au sommet du pic N'Doua

Vendredi 25 octobre

6 miles nous séparent de notre prochain mouillage. Vent dans le nez, nous faisons à nouveau cette petite navigation au moteur. Après la passe dans le récif corallien, nous rentrons dans la baie de port boisé. Seuls au mouillage ! Toujours rien pêché... un petit tour en annexe sur les bancs de coraux et voilà une carangue mouchetée qui va enfin finir dans la poêle !

Première pêche,

Puis pour finir ce bel après-midi, remontée du petit ruisseau avec Raymond.

En remontant la rivière

Samedi 26 octobre :

Environ 25 miles aujourd'hui pour rejoindre notre prochain mouillage en baie de Yaté. Mais quels 25 miles ! A peine réveillé (pour ma part) nous voilà partis dans la houle. Une mer courte et hachée et très formée dans le canal de la    Havannah ou passe de Goro. C'est un passage bien connu des navigateurs calédoniens. Thierry a attendu que le courant soit favorable pour le passer... Heureusement ! Une vrai machine à laver pourtant.

La baie de Yaté est peu profonde, mais l'eau est trouble. C'est l'embouchure de la Rivière Bleue.

Un petit tour dans l'après midi au village de Yaté, bien déserté ce samedi. Les gens qui passent en voiture nous saluent d'un petit « tata », signe de la main. On doit vraiment faire bizarre avec nos grands chapeaux achetés à Nouméa.

Dimanche 27 octobre :

Navigation au portant dans une mer formée. La barrière du lagon, plus basse sur cette partie de la côte, n'arrête pas la houle. Nous longeons la côte oubliée : pas de routes, pas de maison, que des montagnes rouges de cette terre riche en nickel. Nous nous désespérons de notre ligne de traîne, mais, pas longtemps avant notre arrivée dans la baie de Kouakoué, une belle daurade coryphène mord au rapala. Toujours trop impatient à la remonter, je la perds...

Heureusement, notre voisin de mouillage à Kouakoué a lui fait bonne pêche. Il nous offre une bonite. Ce soir, poisson au menu !

La baie de Kouakoué est magnifique. C'est une grande anse très abritée et assez profonde entourée de montagnes.

Lundi 28 octobre et mardi et mercredi :

Nous partons vent arrière, génois tangonné pour la (grande) anse de toupetit, derrière l'îlot de toupetit. Magnifique mouillage un peu profond mais très calme. Toujours rien au rapala, rien au filet le soir, rien à la traîne avec l'annexe. Cyril, un pêcheur de la tribu voisine, rencontré pendant que j'essaie de pêcher avec l'annexe bien loin du voilier, a pitié de moi. Il m'offre 5 beaux trocas qu'il vient de ramasser sur le platier. On va avoir de quoi manger ce soir !

Les Trocas,

Nous partons le lendemain avec Raymond nager au milieu des coraux dans la baie. Coraux multicolores, petits poissons, mais aussi nacres, bénitiers, tortues... c'est magnifique.

Coraux et petits poissons

bénitier

Tortue

la plage à côté de notre mouillage

Nous rencontrons sur la plage le chef de la tribu de Port Bouquet et sa femme, Marc et Marie La Paix, qui nous disent, comme Cyril , de nous arrêter au village.

C'est chose faite le lendemain matin. Nous mouillons devant la tribu de Port Bouquet et allons visiter le village. Nous y rencontrons Franco, puis Julien qui tient une table d'hôte au village.

Le village paraît bien loin du monde. Il n'est pourtant qu'à deux heures de voiture de Nouméa et reçoit beaucoup de touristes, qui passent par le village puis vont camper dans des petits faré sur les îlots, loués à cette fin par les villageois. Pas si isolés que cela, ils connaissent tous la France et peuvent nous parler de leurs souvenirs en Alsace, en Corse ou en Provence.

L'église et sa cloche pour appeler les fidèles,

l'autre cloche, pour réunir la tribu,

grand rue de Port Bouquet,

Le soir, nous mangeons chez Julien et Maeva qui font table d'hôte. Prière évangéliste avant le repas... Nous devons repartir avec chacun notre petite bible offerte par Julien.

Jeudi 31 octobre

60 miles de vent de travers de 20 à 25 nœuds dans une bonne houle, pour rejoindre l'île de Lifou. Le soleil ne pointe pas beaucoup le bout de son nez. Les embruns et quelques paquets de mer nous rafraîchissent !

Mouillage dans la baie de Gaatcha devant le village de Doueoulou, devant une belle plage de sable blanc bordée de cocotiers.

La plage de sable blanc

Les cocotiers avec la case traditionnelle de Lifou

Le mouillage devant Doueoulou

Vendredi 1er novembre :

20 kilomètres séparent Doueoulou du village de We, village principal de Lifou et siège du petit super marché « Korail ». Daniel et Anne-Marie, touristes de l'hexagone, comme nous, nous conduisent au chef lieu avec un arrêt en chemin sur la plage de Peng.

Plage de Peng

Petit tour du village tout en longueur, pour finalement faire un stop au « méli mala », le restaurant de Guillaume. Thazard au menu, cela nous va bien ! Nous parlons de Toulon où Guillaume est passé, en tant que légionnaire pour un défilé du 14 juillet. Guillaumes est aussi le chef d'une des tribus du nord de Lifou. Le restaurant est un peu désert aujourd'hui, mais nous y rencontrons le maire de  We et le directeur de cabinet du chef de la province des îles Loyauté. En partant, Guillaume nous offre papayes et citrons (nous commençons à être en pénurie de citrons verts pour nos ti punch). Petite séance de pouce pour rejoindre notre mouillage. Edouard nous emmène dans son pick up. Il fait même un détour pour nous ramener au bateau. Nous parlons encore de Toulon où Il a été dans sa jeunesse marin-pompier au Mourillon. Décidément les îliens de Lifou sont de grands voyageurs.

1er novembre oblige, église de We

… et cimetière fleuri.

Samedi 2 novembre :

Direction la baie de Doking, d'abord au portant puis dans la grande baie de Santal, puis au près serré pour rejoindre notre mouillage au nord de l'île de Lifou. La baie de Doking est vraiment magnifique. Le plateau coralien à 30 mètres au dessus de la mer bleue turquoise est perçé dans sa falaise de tout un tas de grottes.

La baie de Doking,

les falaises perçées de grottes

La case du chef

Demain, repos  à   Doking, avant de faire route vers le  grand lagon d'Ouvéa.

 

 

Emplacement

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