Arrivée au Rio Dulce, Guatemala
Tout va bien à bord. C'est calme.
Nous avons quitté Cienfuegos, à Cuba, et faisons route vers le Río Dulce, au Guatemala. Jean-Louis m'accompagne pour cette traversée.
Du temps pour écrire en mer.
Nous sommes partis le 2 mai en début d'après-midi. Cela fait déjà trois jours de navigation. Le vent reste faible, mais il permet d'avancer doucement. La mer est calme et il y a peu de trafic de cargos. Des conditions très agréables.
Cette nuit, j'ai pris la décision de ne pas m'arrêter aux îles du Honduras. Nous irons directement jusqu'à l'embouchure du Río Dulce, au Guatemala. Le temps manque pour profiter des mouillages des îles, Jean-Louis devant impérativement ne pas rater son avion pour la France. L'arrivée est prévue autour du 8 mai, avec un peu plus de vent dans les prochains jours, légèrement plus portant.
Pas de pêche en ce moment : la mer est envahie de sargasses.
Jean-Louis paraît pressé de rentrer ; de mon côté, je me sens bien dans ce voyage. Je pense rester au Guatemala jusqu'en septembre et découvrir le pays par voie terrestre. Il paraît magnifique.
Mais vous me manquez, bien sûr.
Et si la découverte du Guatemala vous tente un jour, vous aurez ici un point de chute. Il fait cependant très chaud en ce moment et la saison est plutôt humide. Je peux aussi commencer à servir d'interprète en espagnol, moi qui ai toujours été mauvais en langues à l'école. L'entraînement à Cuba avec Jean-Louis a été intensif : il parle beaucoup, j'ai beaucoup traduit. Et je prends plaisir à parler espagnol !
Arrivée au Río Dulce
Traversée finalement très tranquille de cinq jours, avec de bonnes conditions de mer et en bonne compagnie.
Nous faisons une dernière escale dans un petit mouillage conseillé par Yves avant de remonter la passe vers le Río Dulce, programmée à marée haute à 11 h 20. Tout est bien organisé.

En attendant la marée haute, une nuit de repos,
Nous passons le chenal d'accès au Río Dulce sans avoir à coucher le bateau. Nous avons quand même loué les services d'Hector, qui nous remorque avec sa lancha, ainsi que ceux de Raoul pour les formalités d'entrée dans le pays.

Arrivée à Livingston pour la clearance,
Tout se passe de façon très sympathique. Le douanier, qui a repéré l'œil coquin de Jean-Louis, lui a déjà trouvé une fiancée.

Le Douanier, Jean-Louis et sa "fiancée",

Remontée du Rio Dulce,
Installation au Guatemala
Nous sommes maintenant installés à la marina Manglar, sur le Río Dulce.
Piscine, grand palapa, parc agréable, eau, électricité, petits commerces… le confort est appréciable. Il fait très chaud.
Petit passage chez le dentiste pour recoller une dent, dans des conditions d'asepsie… très approximatives. Une expérience marquante.

même pas mal !
Presque plus de pastis.
À part cela, tout va bien à bord.
Escale à Antigua
Après un dernier bain dans la piscine de la marina, je quitte le Río Dulce en direction d'Antigua, dans un minibus rempli de touristes. J'accompagne Jean-Louis pour son vol à Guatemala City.
Nous profitons du trajet pour passer trois jours à Antigua, ancienne capitale de l'Amérique centrale, proche de l'aéroport.
Comme souvent, un accident sur la route provoque un retard de trois heures.
À Antigua, je suis un peu déboussolé. J'ai perdu l'habitude de voir autant de touristes. La population est aussi très différente de celle du Brésil ou des Caraïbes : ici, les racines africaines sont absentes et l'on se trouve au cœur d'une culture largement maya.
Adieu les belles criollas.
Mais les gens sont souriants. Et lorsque je demande de ne pas me parler anglais, ils sont contents et parlent un espagnol bien plus compréhensible qu'à Cuba ou en République dominicaine.
La ville est superbe, avec ses rues pavées et ses maisons anciennes. Jean-Louis, lui, souffre un peu de l'altitude : nous sommes à 1 500 mètres, entourés de volcans culminant à près de 3 900 mètres. La ville est située dans une cuvette entre les montagnes et les vapeurs des véhicules mal réglés rendent l'air difficile à respirer pour lui.
Son cœur reste un point sensible, mais ça, vous le savez ;-)
quelques photos d'Antigua,

Le volcan, vu du Parque central,

Vrais princesses Maya de San Pedro, devant l'Arco de Santa Catalina,

Un des nombreux "chicken bus"

la ville d'Antigua sous le volcan, vu depuis El Cerro de la Cruz,

El tanque la Union,
Beaucoup de choses restent à découvrir.
Il faudra que j'y revienne.
Retour au Río Dulce

le village depuis le lago, ici ça se passe beaucoup sur l'eau,
Jean-Louis est bien rentré en France.
De mon côté, je suis revenu à la marina, où j'ai retrouvé Yves et Joëlle, Rudolf et Michèle, et fait la connaissance de Jean-Michel et Martine. De belles rencontres.
L'ambiance est très agréable.

Repas avec les amis de la marina, Yves, Joelle, Damien, Martine et Jean-Michel,
Avec la chaleur, il est difficile d'avancer dans les travaux du bateau. Tout prend plus de temps que prévu…
La chaleur, le cadre et la bonne compagnie incitent au farniente.
Le hamac sous le grand palapa est beaucoup trop tentant.
Les travaux attendront encore un peu.
J'ai tout de même réussi à débloquer le winch.
Et surtout Yves m'a installé le pilote Open source Pypilot !

Merci Yves !
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