3ème FICHE TECHNIQUE

3ème FICHE TECHNIQUE

Posté par : Herve
02 Mars 2017 à 14h
Dernière mise à jour 02 Mars 2017 à 15h
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AMELIORATIONS TECHNIQUES et REPARATIONS:                                               - HYDROGENERATEUR nouvelle génération:

Les problèmes d’énergie sont récurrents sur les bateaux.

Avec les panneaux solaires, je n’ai aucun problème le jour mais pour les navigations de nuit ou lorsque le soleil fait défaut, une autre source d’énergie est indispensable pour éviter une décharge exagérée des batteries ou pire, d’avoir recours à l’usage du moteur.

En 2016 j’avais réalisé un hydrogénérateur constitué d’un alternateur entraîné par une hélice tractée au bout d’un filin mais le système s’est révélé délicat à utiliser dans une mer formée, sans parler des difficultés pour remonter l’hélice.

Je me suis donc lancé dans la réalisation d’un hydrogénérateur de ma conception: en partant d’ un coupe herbe thermique d’occasion avec renvoi d’angle (acheté quelques euros sur un site de revente bien connu), j’ai remplacé d’un côté le moteur thermique par mon alternateur chinois à aimants permanents, et de l’autre, la bobine de fil d’origine par l’hélice de mon ancien hydrogénérateur. Voilà pour le principe.

Le travail a principalement consisté à fabriquer les pièces de fixation de l’alternateur, l’accouplement, et le support sur le bateau. Il m’a fallu également «mariniser» le renvoi d’angle qui n’était pas conçu pour fonctionner dans l’eau (ajouts de joints spi, étanchéité du tube, et des perçages) et renforcer le tube de guidage de l’arbre pour éviter sa flexion.

L’ensemble est fixé sur la jupe du bateau au moyen du guidon du coupe herbe et d’un support articulé qui permet de bloquer le tube dans le davier et de sortir l’hélice de l’eau par simple basculement.

Une électronique basique redresse et régule le courant alternatif triphasé produit par l’alternateur. L’ensemble a un prix de revient défiant toute concurrence.

Pour améliorer l'hydrodynamique, j'ai fabriqué une ogive profilée en polyéthylène placée devant le renvoi d'angle.

Les résultats ont dépassé mes attentes avec une production de 5A à 5,5nd, une grande facilité de mise en œuvre, et une traînée négligeable (perte de vitesse mesurée de 4%).Je suis maintenant équipé pour me lancer dans les navigations de nuit sans avoir à comptabiliser les Ah et restreindre la consommation.

-Rélage du chauffe-eau:

Le réglage entre 20 et 70°C de la température de sortie de l’eau du chauffe eau était très délicat et pour la douche, il n’était pas rare de passer par toutes les couleurs avant de trouver le bon réglage, sans parler des litres perdus…J’ai décidé d’ajouter un mélangeur thermostatique à la sortie du chauffe eau. C’est le type même d’amélioration qui ne coûte pas cher mais qui apporte un grand soulagement.

Passons aux travaux d’amélioration:

-Désamorçage du circuit gasoil:   

Depuis l’acquisition du bateau, notre moteur Nanni avait l’habitude de s’arrêter net 2 minutes après son démarrage. La panne était systématique et nous nous étions presque habitués à son caprice journalier car le redémarrage était facile.Dans un premier temps j’ai traqué les prises d’air, purgé les circuits, remplacé les raccords, les durites, les filtres. Rien n’y faisait, je me suis donc résolu à faire appel aux hommes de l’Art. Plusieurs se sont succédés au chevet du malade, mais les traitements proposés et non couverts par la Sécu me donnaient des sueurs froides sans garantie du résultat.J’avais appris entre temps que je n’étais pas le seul à connaître ces soucis…J’ai donc repris mes investigations avec un ami mécanicien et j’ai fini par comprendre que le problème était lié à l’implantation du réservoir de carburant situé très en dessous du moteur.  Sur certains bateaux, un réservoir tampon alimenté par une pompe de relevage est prévu pour éviter ce type de problème mais sur les Ovni rien n’est prévu et ça ne concerne que ceux équipés d’un moteur Nanni.

Le diagnostic étant fait, le traitement n’a pas été trop difficile à établir:

Modification du tuyau retour de gas-oil pour le faire plonger au fond du réservoir (préconisation Nanni)

Et ajout d'un clapet anti-retour sur la durite pour créer une légère pression dans le circuit retour.

Les effets du traitement ont été immédiats, le moteur a définitivement cessé ses caprices et les angoisses de ma femme au démarrage ont disparu...

- Fixation des panneaux solaires souples:

Les 2 panneaux solaires souples posés sur la toile du bimini ont mal supporté les effets des coups de vent violents rencontrés en mer Egée et les impacts des grêlons tombés à Sanary en fin de saison. J’ai constaté des fissures rectilignes transversales et des bossages comparables aux impacts sur les voiture grêlées. Leur remplacement s’imposait.

Pour mes nouveaux panneaux j’ai donc réalisé une structure métallique légère au dessus du bimini afin de m’isoler des battements de la toile et j’ai couvert les panneaux d’un écran souple transparent pour éviter les effets des bombardements destructeurs.

L’avenir dira si cette modification s’avère efficace.

- Guidage de l’ancre dans le davier:

L’ancre a toujours une fâcheuse tendance à se présenter à l’envers à l’entrée du davier ce qui oblige à une périlleuse acrobatie au dessus du balcon pour la tourner dans le bon sens sans parler du risque de tour de rein.Sur les conseils d’un ami, j’ai remplacé le galet plein du davier par un galet muni d’une gorge centrale. On ne gagne pas à tous les coups, mais presque...Quel dommage de ne pas y avoir pensé plus tôt.

-Corrosion du réservoir d’eau:

Le problème est bien connu des propriétaires de bateaux en alu, les réservoirs d’eau ont la fâcheuse tendance à se corroder sous l’action de l’eau de Javel contenue dans l’eau. Cela se traduit par la formation de dépôts d’oxydes blanchâtres et de boues.

Bien que nous ne buvions pas l’eau du réservoir, la présence de ces dépôts nous contrariait. J’avais lu que l’ajout d’une anode au magnésium pouvait régler le problème. J’ai donc décidé de faire le test et après 6 mois d’utilisation, le résultat est très probant: la corrosion de l’alu a fait place à une lente dégradation de l’anode qui libère du magnésium dont on dit le plus grand bien pour la santé…

 

En  complément de ces travaux d'amélioration, il  y a bien sûr les opérations courantes d'entretien qui concernent le moteur, les voiles, le carénage ..... et dont l'énumération serait fastidieuse, c'est le lot de tous les marins.

Bon courage à tous et attendant le plaisir de repartir en navigation.

Hervé. 

 

 

 

Merci de ce truc génial, c'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Je transmets à l'équipage du cata Lotus, actuellement aux Saintes, en remontée vers St-Martin, une rencontre est donc possible. Bon vent JF

j'avais testé le moteur à aimants mais je souhaitais le poser sur l'arbre d'hélice J'avais vu trop gros 400w et le couple en production était important au point que le moteur ne démarait pas avant 4 kts pj photo test du débrayeur qui ne passe pas ...

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