N°17 2016 l'Eté. Errance en mer ionienne en GRECE.

N°17 2016 l'Eté. Errance en mer ionienne en GRECE.

Posté par : GILBERT
25 April 2016 à 16h
Last updated 11 June 2018 à 09h
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N°17.  2016 l'Eté. Errance en mer ionienne en GRECE.

photo de Catherine " Ever Green ".

Ce: 27 Avril 2016 Nous quittons notre refuge de l'hiver.

Nous quittons Gouvia Marina qui pendant tout l'hver nous a offert la  protection et  le calme  dans  un cadre  entre campagne  et ville.  Les  évènements  de l'hiver  nous ont un peu bousculés, le chapitre précèdent , le chapitre N°16 te racontera tout cela. 

Maintenant  nous partons. Nous n'allons pas bien loin, vraiment pas loin  à même pas une heure de navigation et cela pour rejoindre une baie au pied de la ville. Nous sommes en Gréce sur l'ile de Corfou et commence pour nous dès maintenant: le grand vagabondage de l'été.

Cette année sera sous le signe de la découverte paisible afin de découvrir et de profiter au maximun.

Au mouillage. Nous sommes sorties de la marina (flèche noir) et maintenant nous sommes au mouillage (flèche rouge). Comme tu peux le voir cette baie est ouverte sur plus de 180° sur l'Est. Mais une houle résiduelle peut aussi suivre la côte pour venir animer ton mouillage.

 

C'est un changement radical et nous aurions aimé avoir un peu plus de chaleur, nous aurions aimé avoir un peu plus de soleil, nous aurions aimé une mer un peu, plus calme. Bon. . .  !

Et bien ! nous allons faire avec ces éléments et avec ce mouillage qui lui, est un peu remuant, mais, nous avons connu pire !

 

Ce soir, alors que les lumières sont plus diffusent et que des nuages au-dessus de nos têtes défilent et que quelques gouttes de pluies vont noyer, laver les embruns de sel qui macules nos hublots, le temps passé a été extrêmement agréable. L'après-midi a été comme un éclair, un voilier au mouillage un peu sur notre arrière bat pavillon de France.

 

Ces navigateurs connaissent les us et coutumes et après un petit « bonjour » qui est de rigueur un rendez-vous a été pris pour un café à bord de Shundo et 4 heures après, nous nous connaissons mieux le « tu » est lui aussi de rigueur et ainsi en quelques instants nous sommes avec de nouveaux Amis.

Daniel, Cécile et son Mari voyagent avec leurs deux garçons de 6 ans et 12 ans, c'est la Maman qui assure pour l'école.

Une vie de nomade, une vie qui forge des Enfants qui auront dans la vie un autre regard. Malheureusement pour eux, ils remontent doucement vers la France, ainsi les jours passent et Chantal hier faisait cette remarque : « Depuis notre départ il y a maintenant plus de 4 années nous avons rencontré plus de gens et d'amis que dans notre précédence vie ». Les contacts sont plus directs, plus francs et rapidement arrive le moment des échanges d'informations et d’expériences c'est riche, très riche. Mais aussi chacun est avec son voyage en tête et ses rêves, c'est des forces qu'il ne faut pas contrarier ainsi les voiles se lèvent et les voiliers poursuivent leurs routes.

Ce: 28 avril le soleil est revenu. Et avec lui les douces températures que nous apprécions 29/30°, 25/24° c'est frais pour nous, la mer est plus calme et nous gouttons ce grand plaisir.

Ce : 29 avril 2016 à Kerkypa. 4 saisons en une journée.

Ce matin : c'est de la pluie et de la fraîcheur. Milieu de la journée c'est entre : « chien et loup » et cette après-midi c'est du vraiment beau, ce Soir c'est resplendissant.

Donc en début d’après-midi nous sommes allés dans le centre ville : Aminations et beaucoup, beaucoup et plus encore de monde. Des cars semblent avoir emportés des îliens au centre névralgique de l’île ici a Kerkypa, mais d'autres cars semblent venir d'un peu plus loin et en plus des navires de croisières sont amarrés et eux aussi ont amenés des visiteurs. Résultats c'est beaucoup de monde pour assister a cette fête d'une autre nature que les précédentes.

Le ton est donné c'est aujourd'hui la religion qui domine, fanfare oui mais plus tristement, des défilés beaucoup plus lent. « La reporter » photographique/cinétographique (Chantal) est en train de trier les nombreuses prises de vues pour te donner une idée de l'ambiance. Mais partout de la musique et beaucoup de monde.

l'orchestre arrive la foule murmure, la foule retient son souffle à toi maintenant, écoutes !

Ce : 30 avril 2016 à Kerkypa la fête religieuse qui se termine avec de la joie.

Le soleil est là et nos douces températures, aussi: (30,6° à 15h).

Les musiques pour cette Pâques sont sinon triste du moins: elles sont empreintes de solennel. Fanfare non vraiment pas, orchestre oui c'est plus exacte. Mais voici une démonstration de l'enthousiasme des Grecs.

Tu ne verras cela qu'ici sur l’île de Kerkypa, c'est pourquoi avec cet évènement et peut-être en plus de la Pâques, il y a beaucoup de monde. La tradition qui remonte encore dans l'histoire jusqu'aux évangiles Orthodoxes à l’époque ou le Grec ancien, ne portait pas ce nom puisqu'il était le seul: Grec écrit.

Un passage de l'évangile raconte donc, que pour cette Pâques, il faut recommencer une nouvelle année avec un état d'esprit nouveau en chassant les mauvais, (une forme de résurrection) alors il faut jeter dehors le mauvais. Aujourd'hui cela se traduit par des manifestations que tu ne verras, je le répète qu'ici sur l'ïle.

Des fenêtres et cela dans toute la ville sont jetées des plus ou moins grosses jarres/pots en terre qui sont remplies d'eau.

Attention chaud dessous !

Aprés ces moments de recueillements, la foule se déchaine: des Cries,  des rires, des coups de sifflet: pour prévenir les gens en-dessous que de nombreuses cruches arrivent ! Chantal elle aussi, ne sait plus ou fixer l'objectif de sa caméra.  C'est le grand délire joyeux.  Non le Gréc  n'est décidémént pas de nature triste ! La fête va continuer toute la journée et même tard dans la nuit, les musiques seront beaucoup plus  gaies, beaucoup plus entrainantes,  un feu d'artifice sera tiré de la citadelle, pour le plaisir des petits et des grands.

Une flamme est partie de Jérusalem.

Une flamme a été allumée a Jérusalem et  elle est arrivée hier à: Athènes. Elle sera distribuée de bougies en bougies dans tout le monde, le monde Orthodoxe. Ici, ce soir elle sera aussi présente sur la grande place et chacun pourra venir la faire vivre et là ramener dans sa demeure, le symbole est fort.

Cette flamme,   arrive du tombeau du christ ,  le berceau de tellement de religion !   Alors il est vain pour moi de vouloir comprendre pourquoi, ces mêmes religions se font encore la guerre.

Ces Hommes, ces fous !

Les Grecs sont en Famille. Le dimanche arrive et c'est la réunion de la famille, des familles et des amis. Réunions avec un repas amélioré, très amélioré et pour cela les broches tournent, tournent follement les agneaux nouveaux nés du printemps sont à l’honneur. Bonnes viandes, bon plats les mères de familles donnent tout ce qu'elles peuvent. Il s'agit que les ventres soient bien pleins et que les verres eux ne soient pas vides. Ensuite, musiques et chansons. Les rues dans la cité sont calmes presque vide, Les Grecs sont en Famille.

Ce : 8 mai 2016 Si, le paradis existe  ? Il ressemblerait un peu à cela.

Pas encore le Paradis, mais quand-même, c'est le bon chemin, ce mouillage est calme juste de temps en temps un peu d'ondes et cela comme pour nous rappeler que nous sommes sur l'eau. Alors nous resterons encore quelques temps.

Toi l'Ami, des mers de : La Manche et l'Atlantique. Imagines un peu notre bonheur, les vestes chaudes et lourdes de navigations sont depuis plusieurs années dans les soutes, dans les fonds avec les bonnets de laine, comme un peu, un peu vraiment oubliées. C'est l'heure maintenant des pieds nus et des vêtements légers. Les départs le matin avant le levé du soleil (pour cause de marée) dans le froid et avec un mauvais crachin, il me faut faire un effort pour me souvenir de tout cela. La plaisance ce mot, ce slogan publicitaire fait pour vendre du rêve et des bateaux. Cela existe mais. . . , peut-être était-il plus difficile a apprécier pour moi, dans ces régions plus au nord et pourtant et pourtant, tellement de bons moments  aussi avec nos Amis de là-bas ! Nous ne vous oublions pas.

 Ici la mer est toujours haute, (plus de marées) les fonds sont visibles de la surface. La montre pour calculer les départs et surtout les ouvertures des portes des ports est depuis si longtemps dans un placard que je ne saurai plus là retrouver. To ήλιος le soleil, (prononciation: to  ilios) est un peu plus généreux avec nous et c'est tant mieux, moi, j'aime ! Ήλιος,  est juste comme il faut pas trop chaud, mais très lumineux. Chantal, elle partage son temps entre les baignades et les promenades. Ainsi, nous découvrons les environs, voici quelques image :

En soirée les contrastes laissent places aux couleurs pastelles.

Dans la journée To ήλιος donne tout ce qu'il peut.

Et pendant ce temps là, la Gréce elle, elle saigne.

Aléxis Tsípras a fait voter la veille plusieurs réformes pour satisfaire les créanciers.

Non, sans provoquer le mécontentement populaire exacerbé par six ans d'austérité stérile.
Au final, il en ressort qu’un futur retraité grec ne pourra pas espérer, pour ses vieux jours, plus de 2372  euros mensuels, le plafond maximum fixé par les nouvelles réformes adoptées.

Un couple avec deux enfants qui se serraient déjà la ceinture avec seulement 950  euros cumulés par mois, ne sera plus exempté d’impôts (seuls les couples avec trois enfants sont désormais exemptés s’ils gagnent moins de 9545 euros par an 795 euros mois), la nouvelle limite de l’exemption étant abaissée à 8636  euros par an, soit 719 euros mensuels. Et tout ça, sans compter la hausse des cotisations de :0,5% pour les employeurs mais aussi les employés, ou encore l’augmentation du taux d’imposition sur les bénéfices des petites entreprises (majoritaires en Grèce) qui passe de 26  à  29%.

Après un bras de fer qui a tenu l’Europe en haleine pendant six mois, Tsípras a dû capituler face aux créanciers qui lui ont imposé un nouveau programme d’austérité assorti d’une mesure encore plus contraignante, interdisant au gouvernement grec de faire voter des lois sur tous les domaines concernés par la crise (donc tout ce qui compte) sans leur accord préalable.

Bref les décisions sur l’avenir de la Grèce ne se prennent plus à Athènes mais à Bruxelles. C’est d’ailleurs un peu le sens de l’Eurogroupe qui s’est tenu lundi : décider si la Grèce peut enfin obtenir un peu d’aide ou «doit encore donner des gages», c’est à dire adopter des réformes, imposées par d’autres.

Et c’est pour arriver à ce sommet en meilleure position pour négocier l’avenir de son pays que Tsípras a fait adopter en urgence les réformes sur les retraites et les hausses d’impôts.

Le problème, c’est qu’on sait de moins en moins à quoi servent tous ces plans de sauvetage qui se sont succédé depuis 2010. La semaine dernière, c’est un journal allemand Handelsblatt qui se faisait l’écho d’une étude menée par l’European School of Management and Technology (ESMT). Précisément sur l’aide apportée à la Grèce. Il en ressortait que:  95% des 220 milliards d’euros accordés au nom des fameux plans de sauvetage avaient, échappé à l’Etat grec.

Ils ont servi en réalité à rembourser des dettes, payer les intérêts de la dette souveraine et recapitaliser les banques grecques à hauteur de 37,3 milliards d’euros. «Les packages d’aide ont été utilisés en priorité pour sauver les banques européennes», explique ainsi Jörg Rocholl, le président de l’ESMT qui ajoute : «Les contribuables européens ont renfloué les investisseurs privés

Donc l’aide à la Grèce ne profite pas au pays. Il qui doit pourtant payer les intérêts des nouvelles dettes ainsi contractées et même faire de nouveaux efforts. Les contribuables grecs ont effectivement de quoi s’inquiéter. Pourtant, Tsípras avait réussi il y a quelques jours à décrocher une médaille : on apprenait en effet que la Grèce avait malgré tout réussi à dégager un excédent budgétaire primaire de  0,7% en 2015. Supérieur donc à l’objectif de 0,2% que ces créanciers lui avaient assigné.

Les mesures adoptées dimanche soir à Athènes permettront en outre d’engranger 3,6  milliards d’euros d’économies jusqu’en 2018. Mais les créanciers réclament encore des mesures supplémentaires, et même «préventives» pour s’assurer que la Grèce atteindra bien les 3,5% d’excédent budgétaire primaire qu’elle s’est engagé à atteindre en 2018. « Le médicament est tellement efficace que le malade est mort guéri » est devenu la boutade favorite des Grecs en ces années d’austérité sans fin.

Vendredi, pourtant, même la patronne du FMI a jugé l’objectif de 3,5% «contre-productif» dans une lettre adressée aux 19 ministres des Finances de l’Eurogroupe réuni ce lundi. Et elle plaidait également en faveur de l’ouverture de négociations sur le rééchelonnement de la dette, question cruciale pour Tsípras mais qui divise les Européens. Avec en tête de file des «contre», le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

Le temps est en tout cas compté : pendant que les négociations continuent en faveur d’un nouveau plan «d’aide», les finances grecques s’assèchent.

Le 20 juillet, il faudra pourtant bien trouver le moyen de rembourser 2,3 milliards d’euros à la banque centrale européenne (BCE) et 400 millions au FMI. En Grèce, à l’issue d’une week-end de grève qui a paralysé le pays, une permanence de Syriza était en feu à Thessalonique, la grande ville du nord.

L'Europe, elle devait être faite pour le bien des peuples. MENSONGES !

La démonstration est faite,  l'Europe, elle  a été crée pour le Capital.

Ce: 16 mai 2016 en baie de Corfou. Mouillage.

Tu es en droit de te demander : « Mais qu'est-ce, qu'il font  ? »

Et bien ! Il est vrai que depuis notre départ de la marina le: 27 mars nous n'avons pas bougé, l'ancre est bien plantée dans un fond de 3 à 4 mètres, fond composé de sable et de posidonie. Cela fera donc 21 jours et nuits que nous sommes dans cette baie et je peux donc te confirmer: l'abris est correcte, il est moins bon par un vent d'Est et aussi quand un coup de vent a levé la mer sur la cote ouest de l’île, inévitablement la houle fera le tour et elle arrivera ici. Quelques jours avec des orages, quelques jours avec de la houle, mais dans l'ensemble l'endroit est bien plus qu'agréable.

Avec du soleil bien-sur et comme le prouve ces 21 jours nous, nous avons bien apprécié. Beaucoup de promenades, de nombreuses baignades pour Chantal, un peu de bricolage, la vie quoi.

Mais voilà, l'attrait des découvertes est là et dés demain matin nous allons sortir l'ancre et la chaîne de ce bain un peu long. Il et elle retrouverons les fonds quelques heures plus tard. Ci-dessous voici la petite navigation que nous allons faire, cette première étape, c'est un endroit désert nous le supposons et donc hyper calme nous le supposons, c'est un abris 100 % de toutes les directions cela est presque certains.

Tu te demandais peut-être comment, je pouvais connaitre d'avance sur un lieu inconnu ces information si précises et bien,  ci-dessus tu as la réponse.  Les technologies d'aujourd'hui offrent  un échantillonnage  de cartographies.  Cette vue de satellite ne laisse apparaitre aucune construction donc cela sera le désert. La position marquée par la fléche n'aura comme horizon que la terre donc protection 100%. Ensuite c'est la découverte. Tu veux nous suivre pour découvrir ?

Ce: 17 mai 2016 à: Oρμος Βαλτου,

prononciation: Ormos Valtou. Βαλτος, prononciation: valtos traduction: marécage.

Donc : la Baie des Marécages. Effectivement une rivière arrive dans le nord de la baie. Dans l'Est une zone humide peu profonde délimitée par un muret laisse la faune aquatique vivre une vie intense.

Voilà, nous y sommes mais ! Chute.

Ici, le silence enveloppe l'espace, c'est la nature dans sa robe sauvage. Pas de bruit seulement celui des oiseaux sur les berges. Les flots captivés par des méandres, un véritable labyrinthe végétal dompte et calme les eaux. Ici tu n’élèves pas la voix, tu parles bas de peur de briser l'harmonie des lieux. Personne ou presque, des vaches dans les collines avoisinantes. L'activité humaine ce résume à : l'élevage et la pêche.

Une pêche bien artisanale avec deux embarcations de moins de 8 mètres. Le matin, ils vont relever les filets posés le soir devant et autour de l'estuaire. l’Élevage participe à limiter une végétation qui ne demande qu'à croître. Buissons et arbustes participent a créer une barrière dense ou les toiles d'araignée finiront par décourager le randonneur si, il n'est pas muni d'un bâton pour battre devant lui le chemin embrouillé de végétation et de grosses araignées au centre de leurs pièges. Autrement ces gentilles bestiolles effrayées te sautent dessus et des jambes nues au visage elles cavallent.

Débarquer donc, demande une certaine volonté, nous avons trouvé un petit espace avec un petit, petit sentier remontant vers la route/chemin. Demain nous allons pouvoir marcher un peu.

La nature si on ne l'offense pas, sait se rendre généreuse, nous avons vue tellement de terres brûlées par la main de l'homme et cela bien-sur devient une tradition mais ainsi, ils, les hommes détruisent l'environnement. La Corse en est le triste exemple avec ces incendies de l'été, byzarre rarement ailleurs !

Là, en face, il sera impossible de débarquer et plus encore de cheminer au travers de cette jungle de cette nature constituée : d'arbres et de buissons denses, mais cette densité, elle abrite, elle est le refuge, elle protège une faune importante d'insectes, d'oiseaux de reptiles et est tellement  féconde.

Il ont compris ici, qu'il faut laisser la nature faire. Les animaux  se promènent sans soucis,  ils sont   beaux et vraiment amicaux.

Ce : 19 MAI 2016 à Ηγουμενίτσα au mouillage devant la ville. Ηγουμενίτσα prononciation: Igoumenitsa.

Dans les temps anciens Ηγουμενίτσα était connu et a été l'une des villes les plus importantes du Royaume de Thesprotis.

( Les Thesprôtes en grec : Θεσπρωτοί, en latin : Thesprōti, -ōrum, ils occupaient la zone côtière depuis la Cestriné au nord de la vallée du Thyamis jusqu'à celle de l'Achéronau)  

Au cours du 4ème siècle avant JC, la ville couvrant 28 hectares. La circonférence de ses murs était de 2 400 mètres. Les murs avaient quatre portes. La tour le plus remarquable, situé au sommet de la colline, était ronde, et on pense que c'était un sanctuaire religieux. Les fouilles ont révélé un théâtre  pour 2 500 personnes et les ruines de deux autres temples. La ville a été détruite par les Romains en 167 avant JC . Ensuite elle a été gouvernée par l' Empire ottoman et a été rebaptisé "Reşadiye". Après la libération de la région de la domination ottomane pendant les guerres des Balkans en 1913, le nom de la ville était Grava (en grec: Γράβα) qui signifie "cave" en grec ancien.

En 1938,la ville est devenue  la préfecture de Thesprotia et renommé Ηγουμενίτσα.

Ηγουμενίτσα fut prise par la Wermacht en 1941 puis remise aux troupes d'occupation de l’Italie fasciste.  cette occupation dura jusqu'en 1943 lorsque les Allemands revinrent : une âpre guerre commença alors avec les résistants grecs. De nombreux otages furent fusillés. La Résistance grecque finit par libérer la ville à l'automne 1944.

Ηγουμενίτσα se relève et s'industrialise dans les années 1950 et 1960, notamment comme port d'arrivée des ferries en provenance d'Italie, qui y conduisent les milliers de touristes et de camions en transit pour la Turquie et retour. À partir de 2010, la crise financière, due à la dérégulation mondiale, c'est joliment énoncé n'est-ce-pas  ? et aux endettements de la Grèce largement augmenté par les spéculations boursières, en partie consécutifs aux Jeux olympiques de 2004, fait diminuer le trafic maritime et stoppe le développement.

Ηγουμενίτσα Aujourd'hui, la ville semble engourdie par cette dureté folle imposée par l'Europe. Mais en face de Kerkypa, Ce port naturel Ηγουμενίτσα est toujours un port très actif. Pendant l'hiver souviens toi (Chapitre N°16) nous avons pour une somme réduite partant de Kerkypa rejoint le continent ici et ensuite le bus pour Athènes.

Ce : 21 mai 2016, les vicissitudes de la vie de nomade.

Les vicissitudes de cette vie ne sont pas très particulières par rapport à d'autres activités, mais cette vie de nomade complique un peu plus les solutions à apporter afin de remédier a tous ces petits tracas quotidien.

Exemple: la sonde GPS (petite instrumentation électronique permettant de ce situer en navigation en longitude et latitude) est en panne, une petite pile intérieure présente une tension de: zéro. Ces instruments sont très délicats et sont difficilement réparables. Solution l'achat d'une autre sonde, l’ancienne sera gardée afin d'essayer de la réparer ultérieurement. Mais, voilà :

     - Raymarine la marque de  la «chose » a encore changé de modèle, la nouvelle sera-t-elle compatible  ?

     - Le délai d'approvisionnement est de : 10 jours ou et comment se faire livrer  ?

     - Que faire en attendant, rester ici  ? Non pas vraiment envie, alors  ?

Une lueur de solution pour dépannage serait l'utilisation du GPS portable qui est bien utilise en voiture ou à pied dans une ville étrangère. Branché, sur un petit PC. Nous l'utilisons avec le logiciel « autoroute express ». Bien pratique pour s'affranchir des traductions quelques fois impossibles des panneaux de signalisation ou et des demandes aux autochtones tout aussi difficiles. Cette sonde peut être connecté au système de navigation du voilier afin de dépannage temporaire, solution donc à valider  !

Actuellement, il pleut, il pleut et encore plus. Comme cela se fait ici, rarement un petit crachin non vraiment des gouttes a vous dégoûter de sortir alors, finalement nous avons le temps d'envisager toutes les solutions. Comme nous n'avions pas vraiment de programme précis pour l'été, le projet du moment est donc de visiter une île, pendant  cette période de 10 jours (délai de livraison). Ensuite nous retournerons, c'est une option à: Gouvia (Kerkypa) pour réceptionner le colis.

Rien n'est vraiment simple mais avec un peu de temps tout s'arrange.

Chantal m'a demandée : Comment est fabriqué l'Ouzo  ?

Tu sais bien, l'Apéritif Grec !

Comme je n'ai pas réussi a lui répondre voici ce qu'elle a trouvé sur ce sujet. Sujet  qui intéresse tous les visiteurs venant en Grèce. C'est bon !

L´Ouzo et son histoire: L´Ouzo fut d´abord produit pour la toute première fois en 1880 par les frères Kalogiannis. Ayant rencontré un fort succès avec ce nouveau breuvage, ils décidèrent de s´installer au Pirée.

Mettant à profit leurs expériences, ils essayèrent de produire différents styles d´Ouzo, tous aussi différents les uns des autres. Toutefois, celui préféré par les connaisseurs est venu du célèbre baril numéro 12.

Selon la légende, c´est ainsi que le numéro 12 est né, devenu dès lors, la marque d´Ouzo la plus répandue dans le monde entier.

La plupart des sociétés qui produisent l´Ouzo ont leur maison mère sur l´Ile de Mytilène (Lesbos) plus précisément dans une petite ville du sud sur le littoral, nommé Plomari.

 

 

Les plus connus parmi les producteurs d´Ouzo sont : Ouzo 12, aux frères Kalogiannis en Argyropolis ; Mini, une authenticité originaire de Mytilène ; Ouzo Tirnavou, à la famille Katsarou à Tirnavos ; Isidoros Arvanitis avec l´Ouzo typique de Plomari et Ouzo Barbayanni de Plomari.

Composition: L'ouzo est réalisé à partir d'une combinaison très précise de raisins, d'herbes et de baies serrés.

La fabrication débute par une macération de peaux de raisin ou de tout autre produit local.
Elle est alors rassemblée avec des herbes et d'autres ingrédients, y compris l'anis, la coriandre, des clous de girofle, du réglisse, de la menthe, du fenouil, de la noisette et même de la cannelle et du tilleul. Le mélange est encore bouilli dans un récipient en cuivre.
Le liquide résultant est refroidi et stocké pendant plusieurs mois avant d'être dilué à environ 80 %, ou 40% d'alcool.

L'univers de l'Ouzo: L'ouzo est et restera toujours la boisson favorite des grecs !

L'ouzo en lui-même, symbolise plus que toute autre chose, la philosophie grecque basée sur l'optimisme et la joie de vivre!

Il est habituellement servi en apéritif.

Quand on le mélange avec de l'eau, il tourne blanchâtre et opaque. L'explication est simple : l'huile d'anis se dissout et devient invisible une fois mélangée à une teneur en alcool habituelle, mais dès que cette dernière est réduite, le liquide se transforme en cristaux blancs !

 

 

Ce : 23 mai 2016. Quand, la Grèce t'offre  des émeraudes. Paxos Prononciation:( Pacsauce.) Baie de Lakka.

Quand, elle t'offre  des émeraudes,  l'émeraude de ses criques des ses eaux.

Paxos ce petit Paradis aux eaux limpides, est un endroit qu' aucun navigateur ne laisse indifférent. La preuve les nombreux voiliers au mouillage ici. Toutes les nationalitées.

Paxos est une Iles ionienne. Elle est située au sud de l'île de Kerkypa. Longue d'environ 10 km, Paxos ne dépasse que rarement 2 km de large et cela pour une superficie d'environ 25 km². Son point culminant se situe à 248  m d'altitude. La moitié des 3  000 habitants de l'île habite à Gaios, la localité principale située au sud-est. Gaios est un petit port de pêche bien protégé par deux îlots.

Antiquité: Paxos a été sporadiquement peuplée et c'était une escale maritime dans les périodes où elle avait suffisamment d'eau. D'après la mythologie grecque, Poséidon aurait séparé Paxos de Corfou avec son trident afin d'y créer un nid d'amour pour lui-même et son épouse Amphitrite. L'île est devenue romaine en -148, mais sa population est restée grecque. Avec la christianisation, elle devînt byzantine et abrita un petit ermitage.

Moyen Âge: À partir du Viii siecle, Paxos subit les assauts des Arabes venus du sud et des slaves venus du continent, et au XI, des Normands, l'ile se se dépeuple. L'ermitage est abandonné. Elle est reconquise d'abord par le Despotat d'Epire en 1231 puis par les Grecs impériaux entre 1269 et 1310, lorsqu'elle passe sous contrôle des Angevins du Royaume de Naples, avant de revenir à Venise en 1386, pour quatre siècles, ce qui la préserve de l'occupationt  Turque.

Histoire moderne:  Alors qu'émerge le nationalisme grec au XVIII, Paxos est occupée par la France révolutionnaire en 1797 elle est rattachée au département de Corcyre3. Du 2 avril 1800 au 20 juillet 1807, l'île est occupée par la flotte Russe, accueillie en libératrice en tant que puissance orthodoxe. La Russie rétrocède l'île à la France, mais ce sont les marins britanniques qui y débarquent. Des combats navals franco-britanniques ont lieu dans les parages, et des patrouilles des deux camps se poursuivent parfois dans l'île, qui est aussi un repaire de contrebandiers. Au traité de Paris le 5 novembre 1815, Paxos est intégrée dans le protectorat de la (United States of Ionia), qui est rattaché à la Grèce le 21 mai 1864. La marine grecque y débarque le 2 juin.

En 1939 1940, la marine de l'Italie fascite bombarde inutilement l'île, et en 1941-1943, elle y débarque et inclut Paxos dans un état fantoche, il Stato ioniano, mais en octobre 1943 les Italiens se retirent, et c'est la Kriegsmarine allemande qui occupe l'île, vidée de ses habitants. Après la guerre, une fois l'occupant parti, ceux-ci reviennent et reconstruisent leurs demeures : l'île reprend vie et retrouve la paix.

Ces hommes, ces Fous ! Alors voici une série de photos.

Elles te parleront mieux que moi de Opmoc Lakka.

Le petit village aux ruelles étroites est bien abrité au fond de la baie.

Avec des constructions d'investissements: Petits hotels, chambres à louer. Ces constructions  sont cachées sous la végétation dans les collines aux alentours. Navigateur de passage ici, tu trouveras facilement en parcourant les ruelles de ce petit village tranquille et bien symphatique les commerces qui te seront utiles:  boucheries et des alimentations générales. Des restaurants aussi bien-sur et ils sont nombreux, ainsi que quelques boutiques proposant des objets et vêtements pour les visiteurs.

Les eaux, elles, elles  t'invitent à la baignade ou pour moi à la contemplation.

Le vent est arrivé et avec lui, une mauvaise houle.

Tu ajoutes à cela les nombreux voiliers en locations qui sont les champions des "conneries" et le mouillage devient  vite fatiguant, trés fatiguant.

Jamais un mouillage est tranquille quand, ils arrivent ( les charters ) avec cette soif de profiter un maximun de ces quelques journées lourdements payées, l'ancre  mouillée et déjà, ils sautent dans les annexes, laissant le voilier subir le vent qui dans cette baie sont trés changeants. Laissant, également les frayeurs aux propriétaires d'embarcations voisines qui doivent maneuvrer pour éviter les collisions de ces " navigateurs du dimanche" Ces voisins inconscients.

Alors ce matin, profitant du départ d'un voilier, nous nous sommes réfugiés tout au fond de la baie à sa place. Là, les eaux sont calmes, c'est un abris 100%. et ils ne n'oseront pas venir si prés des rives.

Les flots depuis hier sont tumultueux, Ils sont animés par des rafales de vent  à: 35 knots.

Dehors la mer ionienne est parcourue par des vagues aux crêtes blanches d'écume. Les voiliers ont désertés les mouillages exposés devant l 'entrée de la baie, d'autres ont été tenter leurs chances en d'autres endroits. Ceux qui restent dans la baie, allongent leurs mouillages et ils s'attendent à passer une mauvaise nuit.

Là-bas au fond, nous subissons le vent mais il est affaibli par le relief et surtout il n'y a plus de   houle et ainsi nous dormirons tranquille. Demain il fera beau.  Les prévisions de la météo  sur BLU, sont fiables et elles avaient depuis 4 jours annoncées ces conditions.

Ce: 29 mai 2016 retour à Gouvia, devant la presqu'ile de Kontokali.

Nous voilà de retour en terre connue,  CorfouGouvia. Le GPS est arrivé, super !

Autour de la marina et dans la marina le tissu de magasins dédiés à la plaisance est complet. Mais voilà maintenant, il va falloir monter l'engin et bien-sur Raymarine (le fabriquant)  complique bien la situation en changeant de couleur les 5 fils de branchement. J'ai sur le réseau seatalk  Raymarine: 3 fils: le : -rouge, -jaune et  - tresse.  Sur le GPS acheté j'en ai maintenant: 5 le:  -bleu, -blanc, -rouge, -noir et -tresse.

Pourquoi faire simple quand il est si facile de faire beaucoup plus difficile. Alors, nous allons attendre: lundi voir si Raymarine veut bien répondre à mes interrogations   ? Bien-sur le service client est payant par téléphone:  0,18 centimes + la communication, c'est avec ces changements techniques idiots un moyen de gagner encore et encore de l'argent.

Ce: 29 mai 2016  à Kontokali. 39° 39' 32'' &          019° 51' 58''

Aprés une journée de travail.

En effet, il nous a fallu enlever et re-glisser, tirer, pousser, les cables dans les tubes du portique et re-faire toutes les soudures à l'étain des jonctions. Avec beaucoup de sueur, avec des moments de colére contenue,  mais maintenant après tant d'éfforts les chiffres de notre position s'inscrivent sur le répétiteur du GPS:  Ooooauf ... !  Et sur l'ordinateur de bord: Super-extra. . !    Le voilier sur l'ordinateur du bord figure bien à sa place, Merveilleux ....!

Bien-sur, j'aurai pu demander l'aide d'un technicien, mais le tarif aurait été là, lui aussi.

Nous , nous  avons passé un temps incroyable à fignoler l'installation.  Les techniciens  en cette saison sont fortements sollicités et n'éprouvent pas les mêmes motivations qui sont les notres.

Qui sont: Notre sécurité, notre besoin de quiétude du travail bien fait et qui donnera toutes les satisfactions.

Ce: 1 juin 2016, mouillage. Ormos Garitsas. μπροστά to Ανεμομύλος. Prononciation: bosta to amémomilos. Précision : Ces deux lettres μπ se lisent B. La baie de Garitsas devant le moulin à vent. 39° 36' 74'' & 019° 55' 40''.

Le Grec est amusant car dans Ανεμομύλος, tu as le mot vent: Ανεμο Prononciation: Anémo et le mot μύλος: moulin prononciation: milos.

Micro navigation donc de :5,6 Mn entre Ormos Kontokali et ici pour retrouver un peu d'animation, elles, les animations manquaient un peu à Chantal. Et voilà nous retrouvons des voiliers Français avec : Gilbert, Robert, Patricia, du voilier: « Deber » et enfin Françoise et Thierry du voilier: « Troll ». Mais pas seulement, car avec nous et eux cela fait : 24 voiliers au mouillage. La baie est grande et le supporte bien, Chantal est ravie.

Voilier Deber a droite le voilier Troll à gauche

Maintenant le GPS fonctionne parfaitement, le moteur c'est okay aussi !   Oufffff.   (  La nouvelle pompe à injection "neuve"  et la création, fabrication d'un  réservoir en charge plus haut que le moteur, rappelles-toi les travaux de l'hiver voir chapitre N°16 ) l'ensemble de ces modifications doivent y être pour quelques choses, croisont les doigts.

À suivre donc, mais  rien, n'est jamais gagné si, ce n'est pas éprouvé.

Bien alors ! Maintenant tout va bien, sauf le temps un peu maussade 4 gouttes de pluie, une pluie chargée de poussière rouge/ocre qui laisse de très vilaines traces sur le pont tout beau de sa dernière peinture de l'hiver, pendant la petite averse un nettoyage est organisé les serpillières sont en actions vigoureuses, plus des seaux d'eau de mer et le pont retrouve un peu de sa fraicheur.

Ce: 1 juin, il y a beaucoup de monde dans les rues de Kerkypa, Beaucoup, beaucoup de touriste. Nous ne reconnaissons plus les rues tranquilles de la saison passée. Les commerçants un peu bousculés par tout cela, sont un peu fiévreux, ils semblent un peu perdus devant ces premiers assauts de ces promeneurs curieux aux nationalités toutes différentes. Ce n'est que le début d'un été qui va, je leurs souhaitent, leurs rapporter un peu d'argent, les efforts entrepris en travaux pendant tout  l'hiver ainsi seront rentabilisés.

Mais la ville, est elle,  éclaboussée de: couleurs extraordinaires.

Ce : 3 juin 2016 à Pétriti. ΠΕΤΡΙΤΗΣ  .    039° 26' 84'' & 020° 00' 39''.

C'est un mouillage de temps calme, la protection de l'Ile domine, mais le mouillage reste ouvert sur l'est sur 100%. Si, il y a de la place tu pourras te mettre au quai. Shundo lui préfère être libre sur son ancre.

Un petit ilot brise le peu de houle, qui arrive du large.

Pétriti encore un mouillage que le guide Imray vend très mal, le temps a passé l'édition est de 2012 bien. Mais à croire que le navigateur qui a rédigé ce document n'est pas venu ici et a utilisé les cartes nautiques. Bon en plus il faut également penser qu'il est passé si, il est passé ici en saison morte. En ce début de mois de juin déjà il y a une vie. Ce n'est pas somnolent et il y a des visiteurs, bref, navigateur prend le guide avec des pincettes et faisant à ta tête.

Les eaux bien-sur sont claires, les baigneurs profitent de plages de sable aux pentes douces. Des petites embarcations viennent débarquer des « Peaux blanches ».

Mais laissons maintenant la place au reporter photo. Mais juste avant, un petit vol au-dessus de la côte dans les 23 premières secondes tu verras presque le voilier en dessous avec le micro port.  La côte est belle avec quelques hotels pour accueillir  les "peaux blanches". Ce survol ne fait que 4'15''  nous, nous avons en longeant la côte fait 3 heures.

Ce micro port abrite trois gros bateaux de pêche et une multitude de petites embarcations.

Les embarcations posent des filets. Les plus gros eux sont équipés de puissants projecteurs montés sur des petits radeaux. Ils partiront des 19H00 pour rejoindre leurs lieux de pêches. Une pêche de nuit. Une pêche au lamparo. Dans la nuit donc, ils poseront sur la mer les projecteurs qui vont attirer des bancs de sardines, des filets a mailles fines seront alors tirés par une braque motorisé que traîne le gros bateaux et encerclera le/les bancs. Les captures sont importantes, mais le prix au kilo de ces prises est faible.

Les nombreuses ψάρoταβέρνα (restaurant de poisson) vont alors pouvoir t'offrir de nombreux menus avec les poissons du jour.  Embarcations grosses ou petites cohabitent harmonieusement avec les navigateurs de passage.

Navigateur tu trouveras ici de l'eau et certains  restaurants sont équipés pour t'offrir des douches chaudes, si si  !  Et aussi des machines à laver le linge, formidable non ? Tu l'as deviné avec de faible moyen la population fait un maximum pour ton confort et pour t’accueillir.

 

Ce : 5 juin 2016. Mouillage à : Agnali Skouldi. 39° 16' 10N & 020° 28' 10E.

l'Ouverture sur le S/O peu générer une houle rentrante . Si c'est paisible comme aujourd'hui? c'est-à-dire vents faibles et venant des secteurs N à NE, NO. Cela reste un abris convenable. Aucun magasin, les roches, la mer, le soleil, les oiseaux et toi.

L'impression d'être:  seul au monde ou presque.

L'endroit est désert, juste au fond là ou les vagues ont façonnées une petite plage 8/10 personnes profitent du calme des lieux. Martine et Denis des Camping caristes Français sont là dans le calme. « Une micro buvette vient d'ouvrir aujourd'hui » disent-ils, comme nous, ils sont tombés sous le charme de la Grèce. En 5' nous discutons comme si nous nous connaissions depuis 20 ans.

Escale d'un jour le temps un peu dur en France génère ici un temps qui nous incite a nous réfugier dans, des eaux protégées pour les jours prochains. Nous repartons dés demain matin.

En attendant, un banc de dauphin nous donne le spectacle:   sauts, cabrioles.  Comme nous, ils semblent apprécier ce coin.

Chantal ne pouvant pas rester inactive a été arpenter la seule route menant à cette plage et bien-sur elle a fait une rencontre. n χελώνα (merci à Yannis de corriger mes fautes d'orthographes Grec)

Ce : 6 juin 2016 à : Πρέβεζα prononciation : Préveza. Mouillage : Ormos Salaora.

4 heures de navigation calme et nous sommes bien à l’abri et heureusement car comme l'annonçait les bulletins MTO des jours passés le vent aujourd'hui souffle comme un fou. Le plan d'eau lui reste lisse et calme, tout va bien. Ici c'est une mer intérieure presque 20MN dans sa longueur soit environ = 30 km.

Prévéza Πρέβεζα C'est à la fois une station balnéaire et un petit port industriel.

Son histoire : La ville a été fondée au Moyen Âge dont les importants vestiges se trouvent à environ 6  km au nord. La ville est mentionnée pour la première fois en 1292, peut-être par les Albanais

Après 1204 et la chute de l'Empire byzantin, la région est contrôlée par le Despotat d'Epire

1204-1358, le Deuxième empire bulgare.

1230-1241, l'Empire serbe.

1348-1356, et le Despotat d'Arta

1358-1401.La ville est ensuite acquise par la République de Venise,

Puis conquise par les Ottomans, probablement en 1477. Les Ottomans refondent la ville et reconstruisent ses fortifications en 1495.

La bataille navale de Prévéza a lieu à proximité le 27 septembre 1538. La large victoire de Khavr ad-Dim Barberousse sur une flotte chrétienne dirigée par le génois Andréa Doria, assura la maîtrise de la Méditerranée à l'Empire Ottoman jusqu'à la bataille de Lépaute,

33 ans plus tard. Cette victoire est toujours commémorée aujourd'hui par la marine turque, qui en a fait une fête officielle.

La ville changea plusieurs fois de main au cours des guerres turco-vénitiennes. Prise par Venise en 1684 elle est rendue à la fin de la guerre en 1699.

Venise la capture à nouveau en 1717 pendant la guerre de 1714 1718, et la conserve au sein de l'Albanie vénitienne jusqu'à la fin de la République en 1797.

Attribuée à la France lors du traité de Campo Formio (1797) .

Cependant, les Ottomans intègrent la Deuxieme Coalition et déclarent la guerre à la France en 1798. Le 12 octobre 1798, lors de la bataille de Nicopolis Ali Pacha de Janina attaque la ville et massacre la garnison française commandée par le général Colaud de la Salcette et une partie de la population grecque. Cet événement reste dans la mémoire collective grecque comme le massacre de Prévéza.

Prévéza entre alors dans une seconde période d'occupation ottomane, qui dura jusqu'en 1912. La question de son rattachement à la Grèce est évoquée au congres de Berlin (1878-1879).

La ville est conquise par la Grèce le 21 octobre 1912, au cours de la premiere guerre balkanique. Pendant la Seconde guerre mondiale, elle est occupée par l'Italie (1941-1943) puis par l'Allemagne (1943-1944).

 

Il reste des vestiges de cette histoire de massacre dans la ville.

Des massacres et toujours les mêmes bélligérants: les Ottomans, les Normands Français, Venise, les Turques, la France et oui elle, elle veut des sa Révolution 1789 convaincre les autres peuples, l'Italie et l'Allemagne. Tout autour de la Méditerranée du Portugal à l'Espagne ensuite la Sardaigne, la Corse et l'Italie je te raconte cette même histoire faite de date et de massacres. La grande variante ici en Gréce c'est le conflit avec la Turquie.

Mais enfin pourquoi ? Encore une fois, ce n'est pas le paysan, le pêcheur, le villageois et les autres qu'ils veulent s'entretuer ! La guerre aujourd'hui revêt un autre aspect ou encore une fois c'est la peuple qui souffre cette guerre se nomme aujourd'hui: "Europe" "Argent" "profits pour les nanties".

Aujourd'hui à Πρέβεζα trois grandes entreprises portuaires: se partagent le gâteau des : 2500 voiliers qui hivernent ici et principalement à sec. Ce grand port est séparé de la ville par l'ouverture à la mer. Un tunnel sous marin a été construit pour relier la ville il a été terminé en 2012. Avec un aéroport a proximité la ville à tous les atouts pour attirer les navigateurs voulant laisser leurs montures en sécurité et au sec pendant la mauvaise saison.

Sous un soleil éblouissant dans les rues et ruelles, les habitants et les touristes se déplacent lentement, le fond de l'air est agréable et les passants sont paisibles. Ils sont comme un peu anesthésiés par cette lumiére chaude. La ville est comme neuve ou presque des constructions récentes et majoritaires finissent par entourer et presque cacher des demeures plus anciennes.

 

Comprendre l'histoire Grec: Theódoros Kolokotrónis & Les Guerres civiles.

Une grande statue en marbre blanc sur les quais a attirée mon attention, de retour au voilier, j'ai interrogé l'Ami Georges que nous avions rencontré cet hiver et retrouvé ici tout a fait par hasard. Georges me précise alors : «  C'est Kolokotrónis  ».

Il m'apprend que : « c'est un héros, c'est "LE" héros pour les Grecs. »

Ah, ah ! Et là tilt !

Tu nous connais maintenant, me voilà parcourant les sites d'internet pour en apprendre un peu plus. Car pendant l'hiver nous avons assisté à la fête national Grec. Lui Kolokotrónis  en est le premier  sinon le plus actif des révolutionnaires. Révolution, révolte contre l'occupation de ce qui n'était pas encore LA GRECE. Alors voilà une compilation réduite afin de faire le plus possible un résumé bref, mais sa vie est tellement étonnante, que je n'ai pas réussi à réduire d'avantage. Pardon mais moi je trouve cela tellement impressionnant.

En France aussi nous avons eu, la, notre,  notre révolution un peu avant la Grece, qui n'était pas encore celle d'aujourd'hui peut-être, sûrement avons nous, nous les Français, influencés ces peuples, mais en lisant ce qui va suivre ne soit pas trop dur, En France aussi souviens toi de la Guillotine de ces révolutionnaires d'un jour, de ces héros d'un jour et qui le lendemain avaient la tête détachée du corps.

Theódoros Kolokotrónis fut un guerrier efficace face aux ottomans, mais aussi un partisan actif dans les guerres civiles qui suivent. Avec ses actions partisanes bien-sur, mais il venait de loin, La Grèce n'était a l'époque faite que de clans et elle n' était pas encore en construction.  Avant il fallait chasser les envahisseurs.

Alors voilà la vie de : Theódoros Kolokotrónis (Θεόδωρος Κολοκοτρώνης), né le 3 avril 1770 et mort le 15 février 1843 à Athènes, Il fut un général grec, héros de la Guerre d'indépendance Grec.

il avait cinquante ans au début du conflit.

Représentation d'un klephte (un chef de bande) , ou Armatole ou kapos.

Son histoire est entourée de nombreuses légendes, faisant de Theódoros le rejeton d'une famille exceptionnelle. Elle aurait été alors une des plus riches de la région, jusqu'en 1660 où une colonne ottomane pilla et brûla le village de Roupaki où la famille avait la plus grande partie de ses terres et de ses propriétés. Theódoros était fils de Constantin Kolokotrónis, un chef de bande qui combattit l'occupation ottomane.

Le Sultan ottoman utilisa des troupes albanaises pour écraser cette révolte. Ensuite, les Albanais pillant la péninsule et empêchant l'impôt de rentrer, le Sultan engagea les klephtes (un chef de bande) pour les chasser. Une fois ce travail terminé, en 1774 le chef de bande le plus puissant, Constantin Kolokotrónis, fut mis à mort. Puis, les Grecs furent dispersés par les troupes ottomanes. Selon d'autres sources, inspirées des Mémoires de Kolokotrónis, son père aurait été tué par les Ottomans en 1785, à la suite d'un combat acharné de douze jours et douze nuits.

À la mort de son père, Theódoros, âgé de quinze ans, aurait été choisi comme chef du clan, composé de douze Kolokotrónis (ses oncles et ses cousins) et de cent-cinquante fidèles. D'autres sources le font chef d'une bande constituée de combattants irréguliers à vingt ans seulement.

Il fut klephte (bandit de grand chemin justifiant ses exactions pour la lutte nationale), mais aussi armatole (klephte utilisé de façon officieuse par l'Empire ottoman) et enfin kapos (klephte au service des notables grecs ou primats du Péloponnèse). Il avait commencé à construire sa fortune grâce à ses activités klephtiques.

Il devint définitivement riche en épousant la fille d'un notable de Léontari. Il eut au moins trois fils : Pános, Ioannis qui combattirent à ses côtés lors de la guerre d'indépendance, ainsi que Constantin qui épousa la fille unique de Canelo Deligiannis en 1823 pour rapprocher les deux clans.

Ses activités de chef de bande lui valurent l'animosité des autorités ottomanes dès 1797. En 1802, un Sultan demandait aux primats grecs la tête de Kolokotrónis ou la leur. Un autre promettait quatre ans d'exemption d'impôt au village qui livrerait la famille Kolokotrónis. De nombreuses légendes auréolent cette période inspirés par son autobiographie, elles multiplient les épisodes romanesques de poursuites, de trahisons et de héros solitaire triomphant de toutes les adversités.

En 1805 1806, les Ottomans tentèrent d'éliminer les klephtes. Le 1er février 1806, les troupes ottomanes assiégèrent le clan Kolokotrónis dans le monastère de la Panaghia d'Aimiala à Demetsana. Victorieux, ils capturèrent et exécutèrent Georgas, Giorgios et Giannis Kolokotrónis. Theódoros réussit à s'enfuir et à se réfugier à Zante dans les Iles Ioniennes, avec sa femme et trois autres klephtes.

Il ne pouvait retourner en Grèce car il était sous le coup d'une condamnation à mort par les autorités ottomanes. Il servit alors dans les différentes armées qui contrôlèrent l'archipel : russe, française puis britannique. Après avoir servi dans l'armée russe, il se serait fait corsaire contre les Turcs, à bord d'un voilier affrété par les autorités insulaires. Mais, la mer ne lui plaisait pas. Il reprit du service sur terre. Lorsque les îles devinrent protectorat britannique, Kolokotrónis entra dans l'armée britannique. En 1810, il portait le grade de major dans la Duke of York Greek Light Infantry.

La guerre d'indépendance grec Le Serment à Aghia Lavra. Ce tableau commémore le soulèvement du 25 mars 1821.

Le gouverneur ottoman de la région de l'Epire , Ali Pacha de Janina cherchait à assurer définitivement l’indépendance de ses possessions. Il s’était révolté contre le Sultan Mahmoud II en 1821. La Sublime Porte (nom aussi donné au gouvernement de l’Empire ottoman) avait dû mobiliser autour de Ioannina toute une armée commandée par le gouverneur ottoman du Péloponnèse Khursit Pacha. Pour les patriotes grecs organisés et qui préparaient le soulèvement national depuis la fin du XVIII siecle, cette rébellion rendait le moment favorable. Il y avait potentiellement moins de soldats turcs disponibles pour réprimer leur soulèvement.

L’insurrection fut déclenchée dans le Péloponnèse. Elle commença entre le 15 et le 20 mars 1821 sous la double impulsion de Theódoros Kolokotrónis et de l’archevêque de Patras, qui proclama la guerre de libération nationale le 25 mars. Au même moment, Alexandre Ypsilantis pénétrait en Moldavie et en Valachie, second foyer prévu pour l'insurrection, à la tête d'une troupe composée de membres de l'Hétairie installés en Russie. L'Empire ottoman réduisit l'insurrection dans les provinces danubiennes en neuf mois alors qu'en Grèce même, les insurgés triomphaient.

Theódoros Kolokotrónis sut, lors des combats qu'il mena, combiner son expérience de la guérilla acquise dans sa période klephte et du combat régulier acquise au service des Britanniques pour devenir un chef de guerre redoutable et redouté des Ottomans. Il avait lui-même une haute opinion de ses capacités ; il écrit dans ses Mémoires : « Si Wellington me confiait une armée de 40 000 hommes, je pourrais la commander ; si je lui confiais 500 Grecs, il ne pourrait pas les commander plus d'une heure. »

Victoires dans le Péloponnèse Le 6 janvier 1821, il quitta Zante et rejoignit le Magne où il débarqua à Kardamyli, avec sept hommes. Il avait alors cinquante ans. Son arrivée dans la péninsule était un des signes avant-coureurs de l'insurrection. Son but était d'organiser les diverses bandes rivales de klephtes dans le sud du Péloponnèse. Il écrivit à tous les chefs de familles et donc de clans et de bandes et il fit dire à la population de se préparer à un futur soulèvement.

Les débuts de l'insurrection grecque Les armes de Kolokotrónis.

Si la tradition a retenu la date du 25 mars (jour de l'Annonciation) comme début symbolique du soulèvement grec, des combats eurent lieu un peu avant. Si Patras revendique le fait d'être la première ville à s'être insurgée, d'autres lui contestent ce droit. Areopoli s'est soulevée le 17 mars, mais les Turcs n'y étaient pas présents. La première ville libérée de la présence ottomane fut Kalamata, le 23 mars. Kolokotrónis participa aux combats.

Le 20 mars, des troupes grecques mirent le siège devant la ville : Papaphléssas d'un côté et Kolokotrónis à la tête de 2 000 hommes venus des clans maniotes. L'enthousiasme de la population est raconté par Kolokotrónis dans ses Mémoires :

« Partout, ils sortaient de chez eux et venaient à notre rencontre, portant leurs icônes sacrées tandis que les popes chantaient des actions de grâce. Une fois, je ne pus retenir mes larmes devant l'amour qui m'était montré. Nous avancions ainsi, suivis par la foule. »

Les Turcs livrèrent la place le 23 mars, en échange de la vie sauve. Ils furent malgré tout «dévorés par la lune», selon l'euphémisme grec. Le lendemain, Kolokotrónis marcha vers le nord, vers Karytaina, un village au centre de la péninsule, où des Grecs insurgés assiégeaient une petite garnison ottomane. Au même moment, des renforts ottomans étaient envoyés depuis Tripolizza, capitale ottomane du Péloponnèse, à une trentaine de kilomètres à l'est de Karytaina.

Kolokotrónis décida d'empêcher ces renforts (autour de 3 000 cavaliers et fantassins) d'atteindre leur objectif. Il organisa l'embuscade et s'installa sur une petite hauteur avec son télescope (qu'il ne prêtait à personne) pour surveiller les mouvements ennemis. Lorsqu'il donna le signal de l'attaque, il se rendit compte que ses hommes, des irréguliers, s'étaient évaporés. Il dut se cacher et laisser passer les soldats ottomans. Lorsqu'il réussit à rejoindre les diverses bandes qui avaient constitué sa troupe, les différents chefs lui annoncèrent qu'ils préféraient aller assiéger d'autres citées plutôt que de lui obéir et d'aller attaquer Tripolizza qu'il avait choisi, lui.

Il resta seul, accompagné d'un unique jeune soldat que Papaphléssas lui avait laissé, pour éviter, dit-il dans ses Mémoires qu'il fût dévoré par les loups. Il dut néanmoins réussir à réunir une petite troupe, puisque, le 29 mars, à Aghios Athanasios près de Karytaina, à la tête de 300 Maniotes, il affronta durant six heures 1 700 soldats ottomans, venus d'Andritsaina.

Ce fut la première véritable bataille rangée de la guerre. Les Ottomans reculèrent. Kolokotrónis les poursuivit, les affronta et les vainquit à nouveau près de Chazelaga. Les Turcs perdirent autour de 500 hommes. Le 28 avril, il fut nommé, par les notables et les chefs de guerre du Péloponnèse, réunis dans le Sénat (ou Gérousia) du Péloponnèse, Commandant en chef (archistrátigos) de la région de Karytaina.

On lui confia la coordination des opérations militaires autour de Tripolizza en vue de prendre la ville, capitale ottomane du Péloponnèse et donc objectif politique symbolique dont il avait lui-même fait un de ses premiers buts de guerre. À la même époque, il organisa au sein de ses troupes une sorte de «bataillon sacré» de quatre cents hommes qui devinrent ses «somatophylakes» (gardes du corps) avec officiers, prêtres, tambours et étendard propres. Ce corps lui resta fidèle tout au long de la guerre.

Karytaina devint alors le «fief» de Kolokotrónis. Il fit restaurer le donjon de la ville. Il le fit garnir de canons. La forteresse devint sa place-forte. Elle lui servit de retraite quasi-inexpugnable lors des guerres civiles..

Le Siège de Tripolizza

Les troupes grecques (plus de 6 000 hommes) s'étaient rassemblées dans les camps autour Tripolizza, au printemps 1821. Ils se trouvaient dans les villages de (du nord au sud) Levidi, Piana, Chrysovitsi, Valtéstsi et Vérvena. Theódoros Kolokotrónis avait alors imposé son organisation. Jusque là, les insurgés appartenaient à une bande, très souvent familiale (comme du temps où ils étaient klephtes) et obéissaient au chef de celle-ci, très souvent l'aîné de la famille. Leur armement était rudimentaire, le plus souvent un couteau voire des outils agricoles reconvertis (fer de bêche par exemple). Il n'y avait aucune coordination entre les bandes dont les chefs poursuivaient des objectifs personnels. Le ravitaillement était assuré par les femmes.

Il imposa un fonctionnement plus rationnel. Les chefs de bande furent officiellement nommés «officiers», par un brevet écrit. Ils devaient fournir un décompte exact du nombre d'hommes constituant leur groupe. Cela évita qu'ils le gonflent afin d'obtenir plus d'armes, plus de nourriture et plus d'argent pour les soldes. Cela empêcha aussi que les hommes retournent chez eux sans qu'on le sût. Kolokotronis imposa enfin son commandement centralisé, une certaine discipline dans les bandes et une coordination entre celles-ci. Ainsi, il les faisait manœuvrer tous les matins.

Ces réformes portèrent leurs fruits. Le 24 mai, les Turcs de Tripolizza tentèrent une sortie pour raser le camp. Le commandant ottoman espérait que les Grecs se replieraient face à une démonstration de force ottomane. Ils résistèrent au contraire. De plus, Kolokotrónis arriva au cours de la journée avec 1 200 hommes en renfort du camp de Chrysovitsi.

La bataille dura 23 heures et se solda par une victoire grecque. Les Turcs auraient laissé derrière eux 300 morts et 500 blessés. Les Grecs auraient perdu 150 hommes, même s'ils ne reconnurent que quatre morts et dix-sept blessés. La réorganisation des troupes imposée par Kolokotronis était justifiée et avait atteint son but. Le 21 mai, Kolokotrónis prit le village de Zarakova, tout proche de Tripolizza. Il le transforma en dépôt pour l'ensemble des opérations.

Dimitrios Ypsilantis

Fin juin, Dimitrios Ypsilantis rejoignit les troupes grecques à Tripolizza. Son arrivée divisa les Grecs. Une partie le soutint, malgré la désastreuse défaite subie par son frère Alexandre dans les provinces danubiennes. Une deuxième partie resta fidèle à Theódoros Kolokotrónis. Une troisième partie était constituée de la classe des «notables» (clergé et propriétaires terriens) qui avaient acquis leur fortune et leur pouvoir au service de l'occupant ottoman.

Ces chefs «civils», ou primats, (proésti ou prókriti en grec et kojabashi en turc) n'avaient apporté leur soutien à l'insurrection nationale que parce qu'ils désiraient remplacer l'autorité ottomane par la leur. Ils virent alors dans l'arrivée d'Ypsilantis un moyen de diminuer l'aura de Kolokotrónis et des «militaires».

Les futures guerres civiles entre insurgés grecs étaient donc déjà en germe lors de ce siège. Les hommes de Kolokotrónis ne tardèrent à proposer à leur chef l'élimination physique des primats.

Dès son arrivée à Tripolizza, Dimitrios Ypsilantis suggéra de remplacer le Sénat du Péloponnèse par un gouvernement dont il serait le chef. Il demandait aussi à être nommé Commandant en Chef des forces armées grecques. Il déclencha alors la colère et des «civils» et des «militaires», créant une alliance de fait entre les primats et Kolokotrónis. Cette entente (temporaire) évita alors la guerre civile et le massacre des primats par les hommes de Kolokotrónis. Un compromis fut finalement trouvé. Le 1er juillet le Sénat du Péloponnèse nomma Dimitrios Ypsilantis à sa tête. Ce rôle faisait aussi de lui, comme pour d'autres chefs d'État, le chef des forces armées grecques. Kolokotrónis conservait le commandement réel, et le titre d'archistrátigos.

Le 10 août , Mustapha Bey tenta une dernière sortie. Ses troupes se heurtèrent au fossé que Kolokotrónis avait fait creuser autour de Tripolizza pour justement parer à cette éventualité. Le sort de la ville était joué. Au cours des négociations pour la reddition de la ville, Dimitrios Ypsilantis quitta le siège, avec une partie des troupes. Kolokotrónis lui aurait suggéré d'aller empêcher un potentiel débarquement turc sur la côte nord du Péloponnèse où la flotte ottomane avait commencé à se montrer.

Kolokotrónis lui avait adjoint son propre fils, Pános. Il semblerait qu'il ait ainsi trouvé le moyen d'éloigner son rival Ypsilantis et d'être sûr, avec l'aide de son fils, qu'il resterait loin. De même, il semblerait qu'Ypsilantis ait sauté sur ce prétexte pour s'éloigner de la ville et ne pas partager la responsabilité des événements qui se profilaient. Le 5 octobre 1821 , alors que les négociations se poursuivaient et qu'une trêve était donc plus ou moins en application, un petit groupe de Grecs s'approcha de la porte sud-est de la ville, pour vendre des fruits, comme c'était devenu l'habitude.

Ils découvrirent qu'elle n'était plus gardée et profitèrent de l'occasion. Ils se précipitèrent dans la ville et en ouvrirent la porte principale. Les Grecs s'y engouffrèrent et commencèrent le carnage et le pillage. Kolokotronis et Giatrako qui pénétrèrent alors à cheval dans la ville furent incapables de faire entendre raison à leurs hommes. La quasi-totalité des Turcs furent tués. Le carnage et le pillage durèrent trois jours. Quelques Ottomans eurent la vie sauve, protégés par Kolokotronis et Petrobey. Dès la prise de la citadelle de la ville, Kolokotrónis s'y enferma, avec quelques-uns de ses hommes et membres de sa famille, et s'empara de toutes les richesses qui y avaient été accumulées.

Cette fortune lui servit durant la suite de la guerre, surtout pendant les guerres civiles entre Grecs, puisqu'il pouvait solder lui-même ses fidèles, sans dépendre du pouvoir. Il profita aussi des retombées politiques de sa victoire. Il avait été un des principaux avocats de la prise de la ville qu'il avait réalisée lui-même. Il apparaissait donc comme un stratège victorieux. Il devint de fait le véritable commandant en chef des troupes grecques, tandis que l'étoile d'Ypsilantis pâlissait.

Corinthe et Patras: Le 14 janvier 1822 , Theódoros Kolokotrónis négocia et obtint la reddition des troupes ottomanes retranchées dans la forteresse de Corinthe. Patras était un des hauts lieux de l'insurrection grecque. Le 25 mars 1821, Les combats dans la ville avaient entraîné le départ des troupes ottomanes. Le 3 avril 1821, Yussuf Pacha reconquit la ville et en fit massacrer la population.

Les Grecs essayèrent alors de reprendre la ville. Au début du mois de mars 1822, Kolokotrónis, Zaimis et Deligiannis, à la tête de 6 300 hommes y mirent le siège. Kolokotrónis s'empara de Gerokomeion, dans les faubourgs de la ville le 2 mars 1822 . Le 21 mars, Yussuf Pacha et Mehmet Pacha firent une sortie avec 8 000 hommes et repoussèrent les Grecs vers les montagnes. Kolokotrónis sut rallier ses hommes une fois les hauteurs atteintes et il transforma la déroute en contre-attaque. Les Ottomans, croyant que les Grecs avaient reçu des renforts se replièrent, après avoir perdu 200 hommes. La semaine suivante, il défit une nouvelle contre-attaque ottomane à Saravili, au sud-est de la ville. Les Turcs perdirent un millier d'hommes, morts ou blessés. Mais, à la suite d'un différend avec le gouvernement, il leva le siège le 23 juin et partit pour Tripolizza, devenu entre temps Tripolis. Le différend était lié à la division entre «politiques» et «militaires» .

Bataille des Dervénakia. Dramali Pacha

Khursit Pacha, gouverneur ottoman du Péloponnèse avait été envoyé en Epire pour mater la rébellion d'Ali Pacha. Au printemps 1822, après la défaite et la mort de celui-ci, Khursit Pacha rassembla à une armée afin de reconquérir la péninsule alors presqu'aux mains des insurgés grecs.

Les troupes restées en Épire, devaient marcher vers le sud, s'attaquer à Missologhi, prendre la ville et le port, traverser le golfe de Corinthe, renforcer les Ottomans à Patras puis marcher sur Tripolizza. L'armée de Larissa, marcherait vers le sud, pour reprendre la citadelle de Corinthe, l'Akrocorinthe, puis s'emparer d'Argos, alors siège du gouvernement provisoire de la Grèce insurgée.

Il devait ensuite porter secours aux Ottomans assiégés dans Nauplie en leur faisant parvenir munitions et ravitaillement, et enfin marcher sur Tripolizza. L'armée de Dramali est mal connue. On ne dispose que de nombreuses estimations : autour de 20 000 soldats dont une bonne partie de cavaliers (entre un tiers et deux tiers), des milliers de personnes (femmes, esclaves, serviteurs, etc.) suivaient, comme c'était souvent le cas, cette armée qui disposait aussi de 30  000 bêtes de somme (dont des chameaux). Le ravitaillement (des hommes et des bêtes) était un des problèmes principaux de Dramali. La campagne ne pouvait qu'être, et se devait d'être, rapide.

En juin, les troupes ottomanes s'installèrent sans coup férir dans la citadelle d'Akrocorinthe abandonnée par les Grecs et en firent leur quartier général. Le Sénat du Péloponnèse nomma alors Theódoros Kolokotrónis commandant en chef des troupes (autour de 2 000 hommes) chargées d'empêcher la marche de Dramali. Le premier geste de Kolokotrónis fut de réunir tous ceux qui savaient écrire pour envoyer partout des lettres demandant du renfort. Entre 5 000 et 6 000 hommes répondirent à l'appel. Son plan était de bloquer les troupes ottomanes dans la plaine d'Argos. Des troupes grecques devaient empêcher toute retraite en tenant les cols étroits par où passaient les deux principales routes vers Corinthe. Dramali ne devait pas prendre Argos (que le gouvernement avait évacuée), défendue par Dimitrios Ypsilantis à la tête de 700 hommes. Il devrait alors marcher vers Tripolizza. Kolokotrónis lui couperait la route et le déferait.

La Destruction de Dramali à Dervénakia.

Le 24 juillet, Dramali mit le siège devant la citadelle d'Argos. Malgré la disproportion des forces, la citadelle tint bon, principalement grâce à l'inefficacité de l'artillerie ottomane. Kolokotrónis envoya fin juillet une colonne de secours à la ville. Elle fut repoussée et perdit plus de 150 hommes. Le 1er août, il tenta une nouvelle attaque pour dégager la ville, à la tête de ses hommes renforcés par 1 300 Arcadiens. Les combats se déroulèrent pendant trois jours et trois nuits entre des moulins proches d'Argos et la citadelle. L'objectif de dégager la ville ne put être atteint. Cependant, les défenseurs purent profiter du tumulte pour évacuer. Le 3 août, les Ottomans s'emparèrent donc de la citadelle d'Argos.

Cependant, leurs vivres s'épuisèrent. Kolokotrónis, qui disposait alors de 9 000 hommes et il avait imposé une politique de la terre brûlée autour de Corinthe et en Argolide. Les forces ottomanes durent se replier. La route la plus directe entre Argos et Corinthe passe par le défilé de Dervénakia ou par la passe plus difficile d'Ayos Sostis, à proximité; plus à l'est existe une autre passe, près d'Áyion Óros. Le 5 août, l'infanterie albanaise de Dramali passa à travers les montagnes, en évitant le col, et atteignit sans encombre Corinthe. La cavalerie ne pouvait y avoir recours. Le 6 août 1822, une première partie des troupes de Dramali, ayant trouvé la voie principale bloquée, s'engagea dans les défile d'Ayos Sostis. Theódoros Kolokotrónis avait réparti 3  000 de ses hommes entre Dervénakia et Áyion Óros.

La technique employée avait déjà fait ses preuves dans d'autres engagements du même genre. Lorsque les Ottomans étaient suffisamment avancés, des troncs et des rochers dévalaient le long des parois, puis les tireurs grecs entraient en action et enfin, les hommes dévalaient à leur tour et le combat au corps à corps commençait. Les seuls survivants étaient ceux battant en retraite en abandonnant chevaux, armes et bagages. La scène se répéta pendant trois jours. Dramali ne tenta de passer que le 8 août, ayant fait le détour par Ayon Oros. Il parvint à Corinthe.

Les Grecs n'auraient eu à déplorer que quarante-sept morts. L'armée ottomane perdit entre 2 500 et 3  000 hommes morts ou blessés, ainsi qu'une bonne partie de son équipement et de son bagage. Les vainqueurs s'enrichirent en revendant leur butin. On considère que cette victoire sauva l'insurrection dans le Péloponnèse.

Nauplie et Corinthe Statue équestre de Kolokotronis à Athènes.

Nauplie ne pouvait plus espérer de secours. Kolokotrónis rejoignit le siège de la ville le 29 novembre 1822. Le 3 décembre, il négociait un accord avec les commandants des places-fortes. Les troupes ottomanes acceptaient d'évacuer les forts, en échange, elles obtenaient le libre-passage. Il offrit le même type d'accord aux Turcs qui tenaient la forteresse d'Akrocorinthe : la reddition en échange du libre-passage.

Les guerres civiles La victoire de Kolokotrónis à Dervénakia alors que le gouvernement provisoire avait selon les uns évacué, selon les autres fui Argos, posa avec encore plus d'acuité le problème des relations entre le pouvoir militaire et sa légitimité issue de ses victoires et le pouvoir civil et sa légitimité issue des «élections»

Les divisions entre Grecs L'Assemblé national d'Epidaure, avait réuni en décembre 1821 et janvier 1822, des représentants des diverses régions insurgées. Ils étaient alors divisés en deux partis : celui des «politiques» ou des «notables» et celui des «capitaines» ou des «militaires». Les politiques, étaient plutôt libéraux et défendaient le concept de souveraineté nationale, à l'occidentale. Le parti des capitaines était dirigé par Kolokotrónis, en lien étroit avec Dimítrios Ypsilántis, les deux hommes s'étant réconciliés. Ils penchaient pour la mise en place d'un pouvoir autoritaire voire dictatorial, inspiré du modèle russe, le temps du conflit. Mais, le parti «militaire» était divisé en nombreux courants, correspondant aux différents chefs de guerre.

Le parti des politiques réussit à imposer sa conception du pouvoir. Il l'avait emporté sur le parti des militaires. Ces derniers ne voulaient pas reconnaître leur défaite tandis que les politiques désiraient se débarrasser définitivement d'eux.

Andréas Metaxás

Elle se réunit en avril 1823, dans la petite ville d'Astros, à quelques kilomètres au sud de Nauplie. En fait, les délégués s'étaient répartis dans deux camps différents, dans deux villages à côté d'Astros. D'un côté les politiques et de l'autre les militaires, autour de Kolokotrónis, et entre les deux, un vaste fossé.

Chaque camp était protégé par des hommes en armes : 800 chez les militaires et 2 400 chez les politiques. Le différend se précisa. Les politiques voulaient contrôler les militaires et leurs actions dans la guerre d'indépendance. Les militaires, Kolokotrónis en tête, considéraient que les politiques ne devaient se charger que du ravitaillement. Parmi ses différentes décisions, l'Assemblée créa un Sénat qui exercerait le pouvoir législatif et un Exécutif qui donc exercerait le pouvoir exécutif. L'Assemblée nomma les membres du Sénat qui à son tour devait nommer les cinq personnes chargées de l'Exécutif. Le Sénat fut alors composé de «politiques». Il décida immédiatement la suppression du poste de Commandant en Chef. C'était un moyen de diminuer l'influence de Kolokotrónis.

À la fin de la session, en juin 1823, il fut décidé de déplacer le siège du gouvernement (Sénat et Exécutif) à Tripolis, la ville au centre du Péloponnèse, reconstruite après le siège victorieux par Kolokotrónis. C'était l'installer dans la région où il avait le plus d'influence. Et en effet, l'Exécutif décida immédiatement de convoquer une nouvelle Assemblée nationale, Plutôt que d'en arriver à cette extrémité, le Sénat décida de nommer aussi Kolokotrónis membre de l'Exécutif, mais dans des termes tels qu'il ne pouvait refuser sans déclencher la guerre civile, et qu'il ne refusa donc pas :

« Si vous n'acceptez pas cette offre que vous font le Peuple et le Gouvernement, et si vous n'ordonnez pas à vos hommes de cesser toute action contre le Gouvernement, alors, le Gouvernement se trouverait dans la désagréable obligation de vous déclarer, vous et vos proches, rebelles et de vous pourchasser comme traîtres et ennemis du Peuple ". Si dans le conflit qui suivait, vous étiez victorieux (ce que nous ne pouvons croire), alors les Grecs de Roumélie et des îles devraient se résoudre à chercher une paix honorable avec les Turcs. »

La menace turque était toujours présente. Une nouvelle offensive sur le Péloponnèse avait été décidée. Le plan était similaire à celui de l'attaque de Dramali : une attaque terrestre et maritime sur l'isthme de Corinthe et une sur Missolonghi. Les Grecs décidèrent de l'anticiper. Les différentes forces grecques, devaient se rejoindre aux environs de Platées. Elles se portèrent ensuite à la rencontre des troupes ottomanes près de Livada et de l'Hélicon. Le 7 juillet 1823, les Turcs tentèrent de s'emparer du monastere Saint luc et de ses richesses.

Les Grecs attaquèrent alors, Odysséas à l'aile droite, Nikétaras sur l'aile gauche et Kolokotrónis, avec le gros des troupes au centre. Les Turcs battirent en retraite. Les deux ailes les devancèrent dans un défilé et les y écrasèrent, comme les troupes de Dramali l'année précédente. Les Grecs s'emparèrent du campement ottoman et de ses provisions, armes, munitions et richesses. Les deux branches du gouvernement furent éloignées, en août, des régions favorables à Kolokotrónis. Elles partirent pour Salamine, avant de se séparer en octobre.

L'Exécutif, dominé par les militaires du Péloponnèse s'installa à Nauplie, tandis que le Sénat, aux mains des politiques se plaça sous la protection des îles d'armateurs Hydra et Spetses en s'installant au bout de la péninsule de l'Argolide, à Kranídhi.

Kolokotrónis n'aurait peut-être pas accepté l'obligation qui lui avait été faite d'entrer dans le Sénat, s'il n'y avait pas vu son propre intérêt (financier). Mais, au fil des mois, les «raisons» de rester devinrent de moins en moins «évidentes». Il se rendit aussi compte que sa réputation en souffrait. Les Grecs le considéraient de moins en moins comme le héros de Tripolizza et de Dervénakia, et de plus en plus comme un politicien comme les autres. Fin octobre, il quitta l'Exécutif.

Les conflits: Ioannis Kolettis

À l'automne 1823, Sénat et Exécutif ne cessèrent pas de s'affronter. Un des conflits les plus durs se fit à propos du quorum du vote d'une taxe sur le sel. Finalement, le 7 décembre, le Sénat démit Andreas Metaxas de son poste dans l'Exécutif et nomma à sa place un politique, Ioannis Kolettis. Le lendemain, 9 décembre, les partisans de Kolokotrónis réagirent. Son fils, Pános, prit la tête de 200 hommes qui, de Nauplie, marchèrent sur Argos où le Sénat était en séance. Le sénat se dispersa avant l'arrivée des troupes pour à nouveau trouver refuge à Kranídhi, sous la protection d'Hydra et Spetses. La première décision du sénat fut de démettre les derniers militaires de l'Exécutif et de les remplacer par des politiques. Les membres démis de l'Exécutif n'acceptèrent pas cette décision. Ils furent rejoints par une douzaine de sénateurs favorables au parti des militaires. Ils partirent fonder leur propre gouvernement à Tripolis.

 La première guerre civile, On considère qu'elle commença avec l'attaque du Sénat à Argos par Pános Kolokotrónis le 9 décembre 1823 et se termina par sa reddition aux troupes du gouvernement de Kranídhi en juin 1824. Nauplie, occupée par le clan Kolokotronis depuis sa reddition, fut le principal enjeu du conflit qui se déroula intégralement dans le Péloponnèse. Le gouvernement de Kranídhi décida d'en faire sa capitale le 14 mars 1824 et ordonna donc à Pános Kolokotrónis de la lui remettre. Devant son refus, les troupes de Kranídhi attaquèrent et prirent, sans effusion de sang, les différentes places fortes tenues par les fidèles du clan Kolokotrónis : Argos le 25 mars et Corinthe la semaine suivante.

Tripolis, siège de l'autre gouvernement, tenu par Theódoros Kolokotrónis, fut l'objectif suivant. Le siège fut mis début avril. Des échauffourées se produisirent au pied des remparts. Afin d'éviter un bain de sang, un accord fut trouvé et Kolokotrónis et ses hommes évacuèrent la ville mi-avril. Ils s'installèrent à une trentaine de kilomètres à l'ouest. Là, Kolokotrónis procéda à une levée massive de troupes, puis, il revint mettre le siège de Tripolis. Un autre de ses fils, Yennéos, tenta au même moment une attaque contre le Sénat (du gouvernement de Kranídhi) installé alors à Argos. Comme son frère en décembre, il ne réussit pas à capturer les sénateurs ce qui était pourtant son objectif. En mai, le gouvernement des «politiques» contre-attaqua et réussit à disperser les troupes de Theódoros Kolokotrónis qui assiégeaient Tripolis.

Le 3 juin, un accord entre les différentes factions fut trouvé. Le clan Kolokotrónis accepta de livrer Nauplie en échange de 25  000 et d'une amnistie (accordée le 14 juillet) pour ses fidèles. Le 22 juin, le gouvernement des «politiques» s'installait triomphalement dans sa capitale.

La seconde guerre civile Yánnis Makriyánnis

La seconde guerre civile commença en Messénie en octobre 1824. Yánnis Makriyánnis avaient été envoyés avec 500 hommes auprès de Grecs albanopohones de cette région, les Drédès. Ils devaient les convaincre de reconnaître l'autorité du gouvernement de Nauplie. Kolokotrónis et ses hommes participaient alors au siège de Patras. Ils s'y sentaient mal traités par les représentants du gouvernement. Ils quittèrent alors le siège et rejoignirent les Drédès. Des échauffourées eurent lieu entre les troupes de Kolokotrónis et celles de Makriyánnis jusqu'à la mi-novembre. Les troupes «gouvernementales» finirent par se replier sur Nauplie. Les «rebelles» marchèrent alors sur Tripolis tenu par des troupes «gouvernementales» venues de Roumélie (Grèce centrale).

De nouvelles échauffourées se déroulèrent. Une soixantaine de «rebelles», dont Pános Kolokotrónis, y perdirent la vie. Le chef du gouvernement, appela d'autres troupes rouméliotes, leur promettant, outre une solde, tout le butin pris sur les «rebelles», mais aussi sur le Péloponnèse. Elles arrivèrent début décembre en grand nombre, Les «rebelles» ne furent pas de taille. Leurs chefs furent capturés ou se rendirent. Le 11 février 1825, Kolokotrónis et douze de ses fidèles lieutenants se rendirent. En mars, ils furent emprisonnés dans le monastère fortifié de Profitis Ilias.

Il fut alors jeté en prison et faillit perdre la vie. Il fut libéré lorsque les victoires d'Ibrahim Pacha dans le Péloponnèse le rendirent indispensable.

Lutte contre Ibrahim Pacha Les défaites grecques

Ibrahim Pacha

Malgré les divisions entre insurgés, le Sultan ne réussissait pas à réduire l'insurrection. Il avait appelé à l’aide son vassal égyptien qui avait dépêché en Grèce son fils avec une flotte et, dans un premier temps, 8 000 puis 25 000 hommes. L’intervention d’Ibrahim fut décisive et facilitée dans les premiers temps par les guerres civiles entre Grecs. Peu après le débarquement à Modon fin février 1825, ses troupes, disciplinées et entraînées, prirent Coron. À la mi-mai, après de nombreuses batailles, les forteresses de Navarin furent prises.

Le gouvernement grec amnistia alors, le 30 mai, tous les «rebelles» des guerres civiles, Theódoros Kolokotrónis le premier. Il quitta sa prison d'Hydra avec ses fidèles. Tous suivirent avec le gouvernement une messe de réconciliation à Nauplie et Kolokotrónis retrouva son titre et sa fonction d'archistrátigos des forces grecques dans le Péloponnèse. Mais, celles-ci étaient si peu nombreuses et dans un tel état de fatigue et de sous-équipement, qu'elles ne pouvaient espérer faire plus que harceler de petits contingents égyptiens qui se seraient aventurés hors des forteresses de Coron, Modon et Navarin. L'objectif suivant d'Ibrahim Pacha était Tripolis, une ville symbolique pour Kolokotrónis, au-delà de son importance stratégique. Kolokotrónis tenta d'abord d'arrêter l'armée égyptienne au niveau de la passe de Makryplayi, entre la plaine de Messénie et l'Arcadie, mais fut pris à revers par Ibrahim.

Il proposa alors de détruire Tripolis plutôt que de laisser les troupes ennemies s'y installer. Malgré le refus du gouvernement, il y mit le feu avant de s'en retirer en juin 1825, se repliant sur Karytaina. Les troupes d'Ibrahim arrivèrent à temps pour éteindre l'incendie. Une nouvelle place-forte grecque était tombée.

Ibrahim lança alors une attaque-surprise sur Nauplie, détruisit Argos puis revint vers Tripolis sans que Kolokotronis prenne part aux combats. Il tenta alors d'affamer la ville en contrôlant les cols qui y menaient. Il espérait aussi détruire les forces égyptiennes qui s'y engageraient, comme il avait détruit celles de Dramali. Mais, le 6 juillet, Ibrahim fit attaquer toutes les positions grecques en même temps et les délogea. Il réussit même à s'emparer des moulins qui s'y trouvaient. Ses troupes n'étaient plus ni bloquées, ni affamées. Ibrahim poursuivit sa marche victorieuse. Le Péloponnése fut reconquis pour l'Empire ottoman en 1825. Kolokotrónis tenta de profiter de l'absence du Pacha égyptien et d'une partie de ses troupes, partis au siege de missolonghi, pour tenter de reprendre Tripolis.

Trois corps de pallikares marchèrent simultanément sur la ville. Une sortie ottomane les dispersa presque sans combat. Le verrou de Missolongi tomba au printemps 1826. De retour de Missolonghi, Ibrahim entreprit de ravager le Péloponnèse. Débarqué à Patras, il brûla Kalavryta sur la route de Tripolis, le long de laquelle il tua ou réduisit en esclavage près de 1  500 Grecs.

En mai, sur le chemin de Modon, il brûla Andritsaina, mais il ne réussit pas à pénétrer dans le Magne qu'il espérait soumettre. Il brûla tous les petits villages sur le chemin du retour vers la capitale du Péloponnèse. Kolokotrónis et ses hommes, en situation d'infériorité, ne pouvaient toujours pas espérer faire plus que des coups de main de guérilla.

De nouvelles divisions politiques: La gravité de la situation après la chute de Missoilonghi avait montré la nécessité de réunir une nouvelle assemblée nationale. Il ne restait alors pratiquement plus à la Grèce que le nord-est du Péloponnèse autour de l'Argolide et Nauplie, ainsi que les îles d'armateurs. En avril 1826, une assemblé réunie à Epidaure élit un nouveau gouvernement provisoire, remettant la poursuite des discussions à septembre. Cependant la reprise de l'assemblée fut ajournée, bien qu'elle soit convoquée par deux fois, à Poros, sans succès. En novembre, le gouvernement quitta Nauplie, ravagée par une épidémie et elle alla à Egine où l'assemblée fut à nouveau convoquée, à nouveau sans succès. La principale raison était que Kolokotrónis refusait de se rendre dans une île. Il avait, lors de son séjour forcé sur Hydra en 1824, fait le serment de ne plus jamais poser le pied sur une île.

Des troubles, suscités par ses fidèles, commencèrent en Corinthie. Le gouvernement réussit à calmer la situation, mais les troubles avaient désorganisé les troupes qui essayaient alors de briser le siège d'Athenes. En février 1827, deux assemblées nationales se réunirent : une de 90 délégués à Ermioni à la pointe de l'Argolide autour de Kolokotrónis, et une à Égine de cinquante délégués fidèles au gouvernement. Le spectre de la guerre civile faisait sa réapparition.

Ioánnis Antónios Kapodístrias

L'arrivée de Richard Church réconcilia les Grecs. Ce militaire britannique avait créé et commandé un régiment de Grecs. Il avait formé la plupart des chefs de guerre grecs, dont Kolokotrónis. Et tous ne juraient que par lui. Ils espéraient qu'un jour il se mettrait à leur tête, et alors la victoire serait inéluctable. Lorsqu'il débarqua à côté d'Ermioni en mars 1827, Kolokotrónis dit :

« Notre père est enfin arrivé. Nous n'avons qu'à lui obéir et notre liberté est assurée. »

Mais Church refusa le poste d'archistrátigos (à la place de Kolokotrónis donc) qu'on lui offrait tant que les Grecs seraient divisés. Un compromis fut trouvé Richard Church accepta alors le poste et Kolokotrónis passa à nouveau sous son commandement et était chargé plus particulièrement du Péloponnèse. Les actions de guérilla contre les forces d'Ibrahim se poursuivirent. Kolokotrónis fut chargé de la lutte dans le sud du Péloponnèse, autour de Kalamata et Tripolis. Il devait surtout interrompre les lignes de communication et de ravitaillement entre les différentes places fortes. Enfin, le 3 avril 1827, l'Assemblée désigna Ioánnis Antónios Kapodístrias Κυβερνήτης (Gouverneur de la Grèce), espérant ainsi mettre fin aux divisions politiques. L'Assemblée nationale de Trézène avait proclamé l'unité de la Grèce, mais les différences entre Péloponnèse et Roumélie (Grèce continentale) restaient fortes.

Des réfugiés du nord étaient arrivés en grand nombre dans la péninsule, principalement à Nauplie, après les victoires ottomanes (Missolonghi ou prise d'Athènes). Ils étaient vus d'un très mauvais œil par les «autochtones». Kolokotrónis décida de les expulser. Il réunit 2  000 hommes et attaqua au printemps 1827 la citadelle Palamède de Nauplie, occupée par les réfugiés. Il échoua dans sa tentative. Cependant, après son départ, les Grecs rouméliotes dans la forteresse Palamède et les Grecs péloponnésiens dans la forteresse d'Acronauplie échangèrent des coups de feu pendant une dizaine de jours.

Le départ d'Ibrahim Pacha du Péloponnèse fut  dû à sa défaite lors de la bataille de Navarin (octobre 1827), Les grandes puissances (France, Grande-Bretagne et Russie) réunies à Londres pour une conférence en février 1830 proclamèrent et garantirent l’indépendance de la Grèce. Le nouvel État comprenait le Péloponnèse, le sud de la Roumélie (la frontière allait d’Arta à Volos) et des îles.

Le fort Palamède, où fut enfermé Kolokotrónis, à Nauplie, capitale de la Grèce au début des années 1830.

Nouvelle guerre civile: À l'indépendance, Kolokotrónis soutint le Κυβερνήτης (Gouverneur) Ioánnis Antónios Kapodístrias, avec qui il partageait l'idée que les décisions qui devaient être prises ne devaient pas attendre que les juristes aient fini de discuter. Kapodístrias avait été ministre et ambassadeur pour le tsar. Aussi, ses partisans se rassemblèrent dans un parti pro-russe. Les autres puissances ayant aidé la Grèce avaient aussi des partis . Après l'assassinat de Kapodistrias le 9 octobre 1831, Kolokotrónis fut nommé par le Sénat à la Commission gouvernementale chargée d'exercer le pouvoir exécutif. Kolokotrónis partageait le pouvoir avec le frère du défunt, Augustinos Kapodistrias et Ioannis Kolettis. Une nouvelle Assemblée nationale fut convoquée à Argos.

Mais, des dissensions apparurent très vite. Le 17 décembre, les partisans de Kolettis (une centaine d'hommes en armes), d'origine rouméliote principalement, se déclarèrent Assemblée nationale et désignèrent Panoutsos Notaras président de cette assemblée. Deux cent cinquante députés favorables à Augustinos Kapodístrias et Kolokotrónis se réunirent dans une église, sous la protection des troupes de Kolokotrónis et se proclamèrent aussi Assemblée nationale. Augustinos Kapodístrias et Kolokotrónis remirent leur mandat à cette assemblée qui désigna Augustinos Kapodístrias président de la Grèce.

Kolletis, quant à lui, ne démissionna pas de la Commission gouvernementale. Les deux camps en vinrent aux mains puis sortirent les fusils. Le gouvernement Kapodístrias reçut le renfort d'un millier d'hommes.

Là, leur Assemblée nationale nomma Kolettis, Georgios Koundouriotis et Andreas Zaimis à la tête d'une convention gouvernementale et déclara Augustinos Kapodístrias usurpateur. Celui-ci avait dissous son Assemblée et gouvernait seul et de plus en plus autoritairement. Il ne consultait plus que l'amiral russe, au grand déplaisir des représentants des autres puissances françaises et britanniques. Il fut alors désavoué par la France et la Grande Bretagne. Il finit par quitter le pays .

Les grandes puissances nommèrent une nouvelle commission gouvernementale qui comprenait des partisans de chacune d'entre elles, dont Kolettis, mais d'où Kolokotrónis était absent. Il se retira la où les partisans de Ioannis Kapodístrias et les siens le désignèrent à la tête d'une commission militaire pour gouverner la Grèce. Se retrouvaient alors face à face les deux principaux adversaires de la seconde guerre civile : Ioannis Kolettis soutenu par la Roumélie et Theódoros Kolokotrónis soutenu par le Péloponnèse. La commission gouvernementale dirigée par Ioannis Kolettis était installée à Nauplie, sous protection des troupes françaises

Les hommes de Kolokotrónis tentèrent d'y mettre le siège fin juin 1832. Ils furent délogés, sans réelle opposition, par les Français. Une nouvelle Assemblée nationale tenta de se réunir en août à Nauplie. Elle fut dispersée par un coup d'État auquel Kolokotrónis n'était pas mêlé, mais qui ajouta à la confusion et favorisa les tentatives de celui-ci. En octobre 1832, après l'annonce de la désignation d'Othon de Bavière comme souverain, des fidèles de Kolokotrónis commencèrent à se rassembler dans Argos, tenue par les troupes françaises. Des affrontements eurent alors lieu faisant une vingtaine de morts côté français et autour de cent cinquante chez les Kolokotroniens.

L'arrivée d'Othon

Le 7 mai 1832, à Londres, la France, la Grande-Bretagne et la Russie signèrent, après accord de la Baviere, la désignation du fils de Louis 1er comme souverain de Grèce. Le 6 février 1833, le nouveau roi débarquait à Nauplie. Le lendemain, il reçut la soumission des chefs des différents partis, dont celle de Kolokotrónis. Une amnistie générale fut proclamée. Les chefs des différentes factions grecques se virent récompensés d'une façon ou d'une autre, hormis Kolokotrónis dont le gouvernement se méfiait. Un détachement bavarois fut envoyé occuper Karytaina. Il ne put s'y opposer. Othon, à 18 ans, était considéré comme mineur. Il était accompagné d'un Conseil de Régence, Cette régence dite «bavaroise» se déconsidéra très vite aux yeux des Grecs, qui ne voulaient pas avoir échangé une xénocratie (un gouvernement étranger) pour une autre.

Kolokotrónis tenta de profiter de cette situation. Il organisa un coup d'État pour se saisir du pouvoir. Il fut arrêté avec certains de ses fidèles fin 1833 avant d'avoir pu mettre ses plans à exécution. Il fut emprisonné puis jugé pour désobéissance à Nauplie en 1834. Il comptait encore des partisans puisque deux de ses cinq juges refusèrent de signer l'acte d'accusation. Le ministre de la justice lui-même dut les y contraindre. Il fut condamné à mort le 25 mai 1834. Tenant compte de son rôle prépondérant dans la guerre d'indépendance, le roi le gracia et commua sa peine à vingt ans de prison. Il fut alors enfermé dans le fort Palamède de Nauplie.

Le 12 juin 1835, la régence de plus en plus critiquée prit fin, mais la xénocratie bavaroise continua. Les Grecs qui réclamaient une constitution demandaient aussi la libération de Kolokotrónis et de ses proches.

La liberté leur fut rendue, mais la constitution dut attendre. Pour calmer le ressentiment dans le pays, un Conseil d'État, consultatif, fut créé, le 30 septembre 1835. Tous les opposants à la xénocratie, souvent héros de la guerre d'indépendance y furent nommés. Ensuite, le souverain le nomma général de l'armée grecque.

Dépouille funèbre de Theódoros Kolokotrónis en uniforme

Il mourut le 15 fevrier 1843 âgé de 74 ans. Le jour de ses funérailles, il fut conduit à sa dernière demeure par la population d’Athènes, les troupes de la garnison, les dignitaires de l'État et les représentants des grandes puissances.  Theódoros Kolokotrónis fut un patriote grec, mais son sentiment national ne le poussa pas dans le camp libéral, ni dans les formes les plus à gauche des mouvements nationaux. De la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, c'est le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes qu'il retient. Ainsi, il relate dans ses Mémoires un discours fait à ses hommes après qu'ils ont voulu s'en prendre aux primats bourgeois du Péloponnèse :

« Si nous tuons nos primats, les rois francs diront :  Ces gens-là ne combattent pas pour la liberté, ils assassinent leurs chefs, ce sont des conspirateurs. »

Il était favorable à un pouvoir autoritaire, concentré, soit en un seul homme « un président, une sorte de monarque » qui pût aussi exercer le pouvoir comme un dictateur a la romaine soit dans un «governo militare».

Sa popularité dans le Péloponnèse était très importante au XIX siècle. Chaque village avait un «arbre de Kolokotrónis», un «rocher de Kolokotrónis» ou un «Khan de Kolokotrónis». On montrait aussi aux voyageurs, près de Tripolis, un rocher marqué par l'empreinte de deux pieds humains. La légende voulait que ces pieds aient été ceux de Kolokotrónis qui s'y imprimèrent alors qu'il se tenait sur le rocher, l'étendard grec dans une main et son sabre dans l'autre, ralliant ses hommes au cours d'une bataille.

Alors encore une fois si, tu as eu la curiosité de tout lire, Merci, la Grèce a gagné en toi un partisan, mais avant de juger trop sévèrement cette page d'histoire regardons chez nous et souvenons-nous de notre Guillotine.

En France aussi souviens toi: de la Guillotine, de ces révolutionnaires d'un jour, de ces héros d'un jour et qui, le lendemain avaient la tête détachée du corps.

 

Ce: 11 juin 2016. Nous bougeons  ! Tu viens  ?   Nous allons à : Βόνιτσα. Prononciation = vonitza. Un accent sur une lettre demande une prononciation renforcée.

Βόνιτσα est une ville Surplombant le golfe Ambracique, sa population est de 4 081 habitants en 2001. C'est donc, un village. Nous ne sortirons pas de cette mer intérieure qui elle tellement protectrice. Promesses  ! Nous y allons tranquillement, promesses tu n'auras pas le mal de mer. Une heure cela te vas, alors, tu viens  ?

photo de Catherine " Ever Green ".

photo de Catherine voilier " ever green "

L'histoire : La ville est construite près de l'ancienne Anactorium (Ανακτόριο), une important cité antique d'Acarnamie fondée par les Corinthiens en -630, mais qui déclina quand Auguste fonda Nicopolis de l'autre côté du golfe. Ici de tout temps la nature a apportée à l'homme un abris et des conditions très favorables pour la vie de nombreuses rivières apportant l'eau indispensable et un abris maritime parfait, que dis-je idyllique.

C'est sous les Byzantins que la ville fut construite sur son site actuel sous le nom de Vonitza. À la suite de la paix de Passarovitz en 1718, Vonitza fut intégrée à l'Albanie vénitienne. Elle fit partie de la Grèce en 1832 après la guerre d'indépendance grecque.  Mais tout cela tu le sais, maintenant et depuis hier ou nous évoquions toute cette période Oh ! Tellement cruelle. Ces hommes, ces fous !

Voilà, nous sommes arrivés, tu n'as pas eu peur hep ? Non un ! Bon, Du vent juste comme il fallait, c'est vraiment le Paradis pour les voiliers du vent presque sur commande et pas du tout de vague. Sublime ! Merveilleux !

Sur notre route nous avons dérangé une très, très grosse tortue, qui a fait un plongeon en catastrophe la pauvre bête, mais quand je dis grosse c'est . . . Tiens pour te donner une idée sa tête est bien, elle était bien plus grosse que le haut de ma cuisse si, si. Jamais nous avions aperçu des bestioles si grosses.

L'ancre est mouillé, Nous sommes devant la ville et au-dessus de la ville nous apercevons des murailles, les vestiges d'une ancienne fortification. 

Cela serait un fort Vénitien (construit sur l'emplacement d'un fort byzantin).

Robert Guiscard serait mort ici d'une épidémie avec 10 000 de ses Normands.

Robert de Hauteville dit Robert Guiscard - « le Rusé » -, né vers l'an 1020, mort le 17 juillet 1085, duc d'Apulie et de Calabre, est l'un des plus célèbres aventuriers normands issus du duché de Normandie qui s'illustrèrent en Méditerranée.

J'ai déjà évoqué l'aventurier venant de cette petite ville de Normandie Hauteville, dans l'histoire de la Calabre. Bien-sur a cette époque chaque seigneur frappait sa monnaie en voici une de Robert d'Hauteville, il n'a pas vraiment l'air "Rusé" sur cette representation !

 

 

La, les Tortues de mer. Η ΧΕΛΏΝΑ ΤΗΣ ΘΆΛΑΣΣΑΣ .   Η χελώνα της θάλασσας

Impossible, si tu observes un peu la surface des eaux de ne pas voir apparaître au bout de quelques instants une tête qui vient à la surface goûter un peu l'air doux. Cela peut ressembler de loin si tu n'es pas averti à un poisson ou à tout autre chose.

Mais ta surprise sera grande et magique !  Un peu plus prés et là, pas de confusion possible, la surface de la carapace ainsi que sa couleur ambre ne peut pas te tromper. Alors vite quelques information et tout d'abord une petite vidéo le sujet: la Tortue. Η χελώνα της θάλασσας

Ici en Gréce comme tu l'as remarqué dans la petite vidéo les tortues vivent avec et à coté des hommes, c'est le point le plus remarquable   que cette cohabitation  harmonieuse. La Caouanne (Caretta caretta), est une tortue de mer que l’on retrouve dans les océans du monde entier.

C’est un reptile marin. Elle mesure en moyenne 90  cm de long quand elle a atteint sa taille adulte, bien que des spécimens dépassant les 270  cm ont été découverts. La tortue caouanne adulte pèse approximativement 135  kg, les plus grands spécimens pesant plus de 454  kg. La peau varie du jaune au marron, et la carapace est brun-rougeâtre. A une espérance de vie comprise entre 46 et 67 ans.

La caouanne est omnivore, se nourrissant principalement d’invertébrés vivant sur le fond. Ses mâchoires grandes et puissantes sont un outil efficace pour démembrer ses proies. Les jeunes tortues sont victimes de très nombreux prédateurs, et les œufs sont particulièrement vulnérables. Mais une fois que les tortues ont atteint l’âge adulte, leur grande taille et leur carapace les protègent des grands prédateurs marins comme les requins.

Le port et la citadelle.

Le petit port, sur les quais face au centre ville peut accueillir une vingtaine de voilier. Il est d'un accès gratuit sans l'électricité mais avec de l'eau. Un voilier Français a hiverné ici. Il nous appris que la porte de la citadelle était ouverte actuellement le matin uniquement et l’accès en était lui aussi gratuit.  L'histoire se raconte là, mais l'intérêt est surtout le paysage qui ne te  laissera pas indifférent.

La, les Tortues de mer. Η ΧΕΛΏΝΑ ΤΗΣ ΘΆΛΑΣΣΑΣ .   Η χελώνα της θάλασσας.

Nous disions un peu plus haut que les tortues vivaient ici en harmonie avec les hommes, voici une petite photo prise hier au soir.  Des voiliers sont a 3 métres, ils sont  amarrés au quai, les badauds circulent en nombre après cette journée si chaude et voici et voilà  qu'il y  a un attroupement, une grosse tortue indifférente  à son environnement,   broute tranquillement les moules  accrochées au mur du quai.  Elle remontera  prendre  une goulée d'air se retournera  et plongera hors de notre vue. Ce  spectacle n'étonne  que les visiteurs  les habitants y sont habitués.

En revenant au voilier avec l'annexe une autre surprise.

Une autre agréable surprise et elle aussi nous confirmait, témoignait de la richesse des eaux  de : δημος Αμβρακικός (cette mer fermée Amvrakikos).    

Cette très grande mer (30 km de longueur) reçoit de nombreuses rivières et leurs débits étant non négligeables  ils diminuent d'autant la salinité des eaux, la couleur des eaux est en effet: verte et est un peu trouble. Moins de sel, plus de plancton, plus de plancton = plus de vie, Les moules et les crevettes croisent naturellement et participent au foisonnement de ce petit monde.

Alors bien-sur, il y a des dauphins, cela est évident eux aussi se régalent de ce foisonnement, mais voilà la surprise,   là,  en  dessous de l'annexe, fuyaient un grand nombre plus d'une cinquantaine de raie manta.

La raie manta : C'est un poisson cartilagineux dont le corps possède deux grandes « ailes », mesurant au maximum sept mètres pour environ deux tonnes, avec une queue courte, ainsi qu'une tête relativement plate munie de chaque côté de la bouche d'extensions, les notres étaient trés petites juste un mètre.

Les yeux sont sur le côté de la large tête de l'animal. La raie manta a une coloration sombre sur sa face dorsale allant du noir au brun en passant par le bleu métal. La raie manta se nourrit en filtrant l'eau de mer afin de capturer son alimentation favorite que représente le zooplancton. L'espérance de vie d'une raie manta est estimée en considérant les observations et connaissances scientifiques du moment à au moins 50 ans voire plus.

La raie manta océanique, tout comme la raie manta de récif est ovovivipare. Après accouplement, la femelle libère un œuf qui éclora dans son utérus. Le "petit" demeurera lové là jusqu'à ce qu'il soit totalement développé et prêt à affronter son existence marine. Durant cette période de gestation qui dure environ un an, le "petit" se nourrit d'abord à partir de ses réserves vitellines puis via des structures spécialisées d'une sorte de lait utérin délivré par l'organisme de sa mère.

À la naissance, le petit mesure entre 1,30 mètres à 1,50 mètres et il doublera sa taille dans sa première année d'existence. Dans la nature la fréquence de reproduction de la raie manta est estimé à une naissance tous les 5 ans et la maturité sexuelle n'est atteinte qu'entre 15 à 20 ans d’existence.

 

Ce : 16 juin 2016 Mouillage Ormos Dhrepanou. νησί Levkas. En grec  Λευκάδα

Ormos Drepanou est une baie à la fin du chenal coté sud.

Nisos Levkas est un groupe d'iles comme l'indique le mot νησί une île prononciation : nisi.

L'ile est longue d'environ 30 km le sommet le plus haut est a 1158 métres. L'ile n'est reliée au continent que par un pont flottant très actif. Ce pont se déplace pivote sur lui même une fois par heure pour laisser le passage des bateaux.

Navigation : 12MN du mouillage de Prévéza à ici soit environ 22 km. Mer comme un lac, chaleur, l'entrée nord du canal ne se repère que de proche. Les cartes en donnent une bonne une bonne idée mais le banc de sable barrant l'entrée est à approcher lentement,   car en déplacement permanent et importance changeant. Arrivée 30 minutes avant 10 heure nous nous sommes amarré au quai en entrant a droite approche franche et avec anneaux. Un coup de sirène annonce la manœuvre de pont. Ensuite tu circules pendant quelques temps au même niveau que les automobiles. Le chenal ne présente aucune difficulté autre que celle de rester attentif aux embarcations circulant dans les deux sens.

Fléche jaune banc de sable en mouvement, fléche noire quai pour l'attente.

  Λευκάδα prononciation : Lefkada.

La région à  de tout les temps, attirer les hommes. C'est une île proche du continent, riche de ses eaux poissonneuses, de ses terres fertiles et aussi et surtout aux époques ou les déplacements des marchandises et des hommes étaient principalement réalisés par voie maritime permettait la protection des navires. Les navigateurs trouvaient dans ces eaux paisibles et trouvent encore aujourd'hui des abris maritime remarquables, exceptionnels.

La Marina de la ville n'a pas eu d’onéreux travaux à réaliser pour offrir à la plaisance ce plan d'eau d'une protection parfaite. Comme celle de Gouvia elle a simplement profité d'un environnement naturel.

Alors, avant cette marina, bien évidemment les hommes étaient déjà là, la vie elle, tout naturellement s'orientait vers l'agriculture, l'élevage et la pêche. De petites maisons de pêcheurs entouraient la lagune. Plus tard encore, le tourisme, la ville grandie. Ces petites battisses en pierre prennent un étage, l'étage supérieure est lui souvent réalisé avec comme matériaux principal : le bois.

Aujourd’hui des nostalgiques ayant connu la ville, il y a quelques années déplorent sa modification :

-   «  Il y avait des maisons tout autour du port avec des façades en tôle ondulée  »

Cette remarque nous l'avons compris en parcourant les ruelles qui sont derrières ces premières rangées de construction.  La partie haute de ces habitations souffraient d'une demande d'entretien croisant et plus régulière encore avec le temps. Alors la solution ici, a été de recouvrir ces murs fragiles et exposés aux intempéries par des tôles ondulées zinguées ou plus simplement encore des plaques de tôle lisse zinguée.

Les peintures aux colories divers appliquées pour leurs protections et leurs décorations participaient sûrement à une douce harmonie. Aujourd'hui il te suffira de quelques pas vers l’intérieur pour retrouver un parfum d'une autre époque mais ou la solution trouvée reste encore très efficace et . . . Esthétique.

De la pierre pour le bas, du bois pour le haut.

Mais, il fait trop chaud et c'est l'heure de la sieste.

 

Ce : 20 juin 2016 Encore un mouillage idyllique. Νυδρί prononciation :  nidri.

Quelques minutes, à peine une heure et nous rentrons dans un des Paradis du mouillage. Il y a beaucoup de monde déjà, mais il y a aussi beaucoup de place. Les voiliers en location restent vers l'entrée, les autres naturellement et par expérience se dirigent vers le fond. Là nous y retrouverons "Amber" & "Ever green".

Nous arrivons !  Avec beaucoup de précaution nous avançons vers le fond de la baie.


 

Ce: 26 juin 2016. La Grèce, sur notre route, c'est aussi cela !

La Grèce c'est aussi cela, ce n'est pas que: - Des plages, avec du sable blanc, - Des corps alanguis sous des parasols profitant de boissons rafraichissantes  couleur fluo, - Des navigations sans soucis sur une mer douce pour les navigateurs, - Des mouillages magnifiques ou juste le vent passe.

Non !  Il y a aussi la nature avec un grand " N ", Elle, elle s'exprime avec force et elle offre aux hommes la magnificence. A une heure de marche pour un marcheur tranquille un marcheur comme moi qui refuse maintenant de courir et en passant par des petites routes calmes bordées de citronniers et autres jardins  débordants de fleurs, tu vas découvrir cela.

La Grèce c'est aussi cela:

Ce: 29 juin 2016 mouillage a: Ormos Abelike, sur l'ile de Meganisi. η υλακή Abelike, στο νησί Μεγανήσι.

Quand, je parle de mouillage extraordinaire en voici encore un autre. Juste une heure de navigation et nous voici dans un autre petit Paradis. Tu auras ici l'embarras du choix pour mouiller ton ancre, ensuite et bien les eaux sont claires, limpides  et chaudes alors tu devines   ? Nous allons nager un peu.

L'ile à une superficie de 22 km et pour: 1.090 habitants,  il y a trois villages, La longueur de l'ile est de: +/- 9 kms. et il y a la Nature, les cigales se partagent le fond sonore avec les micros vaguelettes qui viennent clapoter sur les roches  blanches qui sont à la limite des eaux,  juste au-dessus des arbustes, des épineux, une végétation variée et dense se partage  tous les tons du vert des oliviers plus haut donnent un ton pastel a ce tableau d'éden.

 

La vie d’une cigale :

A la fin de l’été, lorsque les jours raccourcissent, la femelle pond plusieurs centaines d’œufs, dans une tige, une brindille, une branchette. Les oeufs éclosent et se laissent glisser par le biais d'un filament jusqu'au sol, afin de pouvoir s'enfouir sous terre. La larve commence alors sa vie souterraine à une vingtaine de centimètres sous la surface du sol. Elle se nourrit en suçant la sève des racines. La structure de l'abdomen est telle que l'urine abondante des larves de cigales est canalisée vers les pattes avant, ce qui permet de ramollir la terre. Les pattes avant sont munies de structure fouisseuse qui lui permet de creuser des galeries. Elles y restent de 2 à 5 ans et grandissent par mues successives pendant lesquelles leurs ailes, collées au corps se développent progressivement. La larve, à son dernier stade (appelé nymphe) attend des conditions favorables pour sortir de terre. Lorsqu'elles sortent de terre, les nymphes cherchent un endroit à l'abri, sur une tige ou un tronc, pour muer une dernière fois et prendre la forme de la cigale que nous connaissons.

Nos pas, nous conduisent jusqu'à Katomeri une petite commune dans l'est de l'ile.

Une brêve leçon bien sympathique sur un métier à tisser.

 

LA CRISE GRECQUE UNE FAILLITE EUROPEENNE . Voici un documentaire SUPRENANT qui donne des pistes sur le « pourquoi » d'une crise en Grèce.

Ces hommes politiques, ces arrogants aux regards condescendants,  disposant de tous les moyens technologiques et humains pour les aider à prendre des décisions proportionnées et qui comme pour ce faire plaisir, font n'importe quoi ! Et, voici encore la France une fois de plus . Elle, la France  participe et génère une catastrophe humaine.

Quand arrivera le temps ou ces hommes seront sanctionnés   ? Sont-ils conscients, ces" Seigneurs  " ces " Gras du bide " qu'ils créent du malheur, des malheurs  , des catastorphes, la ruine de familles entiéres   ?

 

La culture de l'olivier en grèce.

Encore une fois en regardant autour de nous que voyons nous   ? La mer merveilleusement belle, le ciel d'un bleu intense et là tout autour : des oliviers. Alors, nous avons voulu en apprendre juste un peu plus.

Est-il vrai que cela est si bon pour la santé   ?

La Grèce pays de l'olivier. La Grèce, pays bénéficiant d'un ensoleillement important toute l'année est propice à la culture de l'olivier sur sa terre L'olivier a toujours été présent dans l'histoire de la Grèce de l'antiquité à nos jours. On trouve en Grèce des spécimens d'oliviers de plusieurs centaines d'années. La Grèce est le troisième producteur mondial d'huile d'olive. L'huile d'olive grecque s'exporte dans le monde entier et bénéficie d'une bonne réputation aussi bien par sa qualité que par ses arômes exceptionnels.

Près de 86 litres d'huile d'Olive sont produits chaque seconde dans le monde, soit 2,7 million de tonnes. 3 pays l'U.E. réalisent 80% de la production mondiale. L'Espagne, L'Italie et la Grèce produisent 97 % de la production totale de l'U.E. et 75% de la production mondiale d'huile d'olive. En Grèce l'huile d'olive fait partie intégrante de toutes préparations culinaires qui est un art de vivre et de cuisiner plébiscité par tout le peuple Grec. L'olivier et l'huile d'olive Grecque font donc véritablement partie de la culture et des traditions de ce pays .

LA CULTURE DE L'OLIVIER DANS L'ANTIQUITE

La culture de l'olivier aurait débuté il y a plus de 4 000 ans avant J-C, probablement en Crète, mais certains citent les Phéniciens comme ses premiers cultivateurs. Des amphores datant de 3 500 avant J-C ont été retrouvées sur l'île de Crête. Encore que l'huile d'olive n'était pas conservée dans des amphores mais dans des jarres. Des traces sur les murs des tombes royales égyptiennes attestent également d'une culture ancienne dans cette partie de l'Afrique du Nord. L'olivier c'est peu à peu étendu à travers la Méditerranée, au gré des civilisations et des conquêtes. Sous l'Empire romain, il permet aux conquérants de maintenir les pays conquis dans un certain calme en leur offrant de cultiver un produit à forte valeur ajoutée.

Symbole de force et de sagesse dans la Grèce antique, l'olivier et son huile sont alors les rois des jeux olympiques (les vainqueurs se voyaient offrir non seulement une couronne en rameau d'olivier ainsi que des jarres remplies d'huile d'olicve et leur prestige n'aura de cesse de grandir au fur et à mesure de leur expansion.

L'huile d'olive base d'une alimentation saine.

Le régime dit "méditerranéen" est un modèle d'alimentation répandu dans les pays du pourtour du même nom, surtout en Grèce, en Crète et en Italie du Sud. Il a fait l'objet de nombreuses études médicales. Il s'est avéré particulièrement bénéfique dans le maintien de la faible mortalité par maladies cardio-vasculaire des personnes qui s'alimentent de cette manière. Ce modèle d'alimentation outre les légumineuses, les fruits, les graines, les noix, utilise l'huile d'olive comme principale source de matière grasse. Ils font d'autre part une faible consommation de viande et de produits laitiers.

Retrouvez en détail ci-dessous les bienfaits de l'huile d'olive sur les différents organes du corps humain.

L'huile d'olive est l'aliment gras le plus digeste :

- il ne ralentit pas l'évacuation de l'estomac,

- s'oppose au reflux des aliments vers l'œsophage,

 - modifie pas l'acidité gastrique.

L'huile d'olive : favorise une évacuation douce, régulière et complète de la bile vésiculaire vers l'intestin, met le foie au repos pendant la durée de son action sur la vésicule biliaire, ne modifie pas la teneur de la bile en cholestérol et n'augmente pas les risques de calculs biliaires.

L'huile d'olive facilite la digestion intestinale des aliments "lourds" tels que les graisses. L'acide oléique, composant majeur de l'huile d'olive, rend celle-ci parfaitement assimilable par l'intestin. Toute l'énergie de l'aliment (9 kcal/g) est donc disponible pour l' organisme. En raison de son impact biologique, l'huile d'olive est l'aliment gras de choix dans les régimes de prévention des maladies cardio-vasculaires (infarctus du myocarde surtout) :

- cholestérol total inchangé voire abaissé,

- augmentation du bon cholestérol H.D.L.,

- baisse du mauvais cholestérol L.D.L.

Artères : La teneur élevée en vitamine E antioxydant de l'huile d'olive évite la formation des radicaux libres et, en conséquence, des plaques d'athérome. En abaissant l'agrégation plaquettaire, l'acide oléique de l'huile d'olive concourt lui aussi à prévenir et à réduire l'athéromatose (plus connue sous le nom d'artériosclérose).

Veines : L'acide oléique abaisse la viscosité sanguine et permet à l'huile d'olive de prévenir et d'éviter les thromboses.

L'acide oléique de l'huile d'olive est indispensable à l'os humain : à sa composition, à sa croissance normale. L'huile d'olive est le seul aliment gras qui favorise et maintienne une bonne densité osseuse des vertèbres chez la femme adulte.

Par la richesse et la proportion de ses composants, vitamine A, E active, acide linoléique et acide alpha linolénique, l'huile d'olive protège le cerveau humain du vieillissement et des agressions toxiques, immunologiques et virales.

L'olivier, ses fruits et son huile, font partie de l'histoire de chaque grec. Le pays compte 850 000 producteurs d'olives officiels. Dans les cuisines des Athéniens, trône une bouteille rapporté du village familial. Aux Etats-Unis, en Australie ou au Canada, pas un émigré ne saurait survivre sans les bidons que lui fait parvenir l'oncle ou l'ami resté au pays. Les grecs en sont en effet les plus gros consommateurs: plus de vingt-cinq litres par personne et par an.

On dit même qu'on reconnaît un vrai grec au fait qu'il vendra plus facilement sa maison que son champ d'oliviers.

Ce 2 juillet 2016. Mais reprenons maintenant la suite de nos errances.

Toujours au Paradis.

Ce : 6 juillet 2016 de retour à Νυδρί (Nidry) ce mouillage si tranquille et pourtant !

Le plan d'eau est toujours aussi calme aujourd’hui un petit vent souffle et rafraîchi le fond de l'air. il fait 38/40° . L'eau est chaude.

Et pourtant le 20 septembre 2011, ici il y a eu une tornade. Si, si tu ne me crois pas et pourtant voici un documentaire qui est éloquent. Nous avons été surpris en arrivant ici de trouver autant d'épave le nombre en est bien surprenant, voir trop important pour du normal. Souvent ces lieux tranquilles abritent quelques cimetières de bateaux, mais ici c'est de trop et en voici la raison attention il y a des images violentes.

L'explication pour moi de ce phénomène est simple, souviens toi, juste avant de venir ici nous étions à Prévéza un peu dans le nord. Grande mer intérieure  à forte proportion d'eau douce et peu de profondeur le plan d'eau fait je te le rappelle environ 30 Km de longueur une quantité importante considérable d'eau très chaude avec un pouvoir d'évaporation importante. Un peu de froid et la machine s'emballe voici la chose.

C'est une tornade des vents tourbillonant d'une violence que je ne souhaite vraiment pas croiser.

Ce matin, nous étions sur la rive juste en face, c'est-à-dire à l'entrée de la baie et voici quelques images bien plus apaisantes.

La coupe du monde de football.

Tu me connais   un peu maintenant et pour être plus précis le sport professionnel n'est pas ma tasse de thé.

Non, je ne vais pas préciser que pour moi, il est là triste continuité des jeux dans les arènes, ou encore un merveilleux écran de fumée qui cache les autres préoccupations que les peuples devraient prendre plus sérieusement.

Alors je me suis interrogé, pourquoi les Grecs,  ont été si contents du résultat de : France/Allemagne.

Moi je ne comprends pas et toi, tu comprends   ?                                                    

- Mais alors tu penses : qu'il y a eu un accord, Non ! Tu penses vraiment cela  ? C'est pas possible ! C'est comme si tu me disais que la Grèce était dans la même situation que la France, tu sais l'autre sujet qui ne fait pas de bruit, juste les résonances de ton porte monnaie qui lui, se vide.

Mais qui va me dire ou va tout l'argent qu'ils nous prennent ?   Les sommes sont  ENORMES, tu me dis: qu'elles reviennent aux banques   ?

Ah ! bon. . . Alors les banques ont prêtées de l'argent qu'elles n'avaient pas et maintenant, elles récupèrent les intérêts qui eux arrivent directement de  nos poches ?

Mais c'est une escroquerie ENORME cela non ?

Alors,  je commence à comprendre maintenant: Pourquoi le changement en France sur les conditions du travail et pourquoi la misère s'installe ailleurs.

Le voyage à cela de bon, c'est de pouvoir regarder autrement les évènements et surtout d'être sur plusieurs champs d'observation (pays). Alors,   parfois je regrette de ne pas être un fanatique du ballon rond et ainsi de pouvoir hurler avec les autres pour cette boule de cuir qui échappe aux mains du gardien.

 

Ce : 10 juillet 2016, mouillage. Ormos Varko.

Devant une plage ou quelques enfants jouent dans l'eau cristalline. Shundo laisse sa chaîne de mouillage pendre verticalement pas de vent ou si peu. Le soleil fait scintiller les eaux. Un peu plus loin sur la plage une Taverna a disposé sur le sable des chaises longues sous des parasols en fibre de palmier.

Le décor est posé maintenant écoutes pas de cri,   juste de nombreux des oiseaux se manifestent dans les arbres, eucalyptus et peupliers, ils bordent la rive et offrent une accueillante ombre rafraîchissante au-dessus du sable brûlant. D'autres voiliers sont a l'ancre. Voici le calme en ce mois de juillet, la Grèce possède une très grande diversité de côte avec d'innombrables baies (Ormos) et bien-sur  il est possible sans chercher vraiment de trouver des plages et de lieux dans la nature au calme et sans la foule.

 

Ce soir nous avons assisté a un petit spectacle

spectacle qui nous a renseigné sur ces oiseaux que nous entendions si bien en arrivant. Les étourneaux familiers de tous et surprenant par leurs comportements de masse et quelques fois envahissant. Bruyant dans la journée le soir avançant ils quittent les champs d'olives juste derrière la plage et partent pour la nuit se réfugier en des lieux de repos.

            Un peu d'information sur cet oiseau que nous connaissons tous et pourtant.

 

 

 

 

 

 

Étourneau sansonnet Sturnus vulgaris : Description morphologique : L'étourneau sansonnet est devenu l'un des oiseaux les plus familiers dans les régions tempérées, avec son corps rondelet, ses ailes courtes, triangulaires et pointues, sa queue courte et carrée. IL a une longueur de 17 à 22 cm pour un poids de 60 à 95 g. Son envergure est de 37 cm en moyenne. L'adulte en plumage nuptial est noir et brillant avec des reflets verts et rouge violacé, et moucheté de blanc sur le dos et le bas du ventre. Le bec est jaune.

L'étourneau marche ou trottine, plutôt que de sautiller. Son vol est énergique et direct, grâce à ses ailes et à sa queue courtes. Alimentation : Il est opportuniste et omnivore, son penchant pour les fruits cerises olives raisin fait qu'il est peu apprécié par les cultivateurs.

Nuée d'étourneaux

Cet oiseau peut être solitaire comme il peut aussi former des nuées de plus de 100  000  individus, qui s'organisent en dortoirs pour la nuit. Lorsqu'elle est grégaire, cette espèce donne un spectacle impressionnant à voir et à entendre, en particulier le soir quand les oiseaux viennent se percher dans des buissons ou les arbres, Originaire des forêts de feuillus, l'étourneau s'est établi au voisinage de l'homme : de grandes bandes (exceptionnellement jusqu'à un million d'individus), peuvent se former dans les centres des villes, où leurs fientes provoquent beaucoup de désagréments.

Comportement vocal : Le chant de l'étourneau est un pot-pourri à la tonalité aiguë, peu musical, entrecoupé de sifflements, de chants imités et de cliquetis. Chez l'étourneau, le mâle comme la femelle peuvent chanter. Cependant, la femelle ne chante qu'en dehors de la période de reproduction et son chant est plus stéréotypé que celui du mâle.

Le contexte social de l'utilisation de ces vocalisations diffère entre les sifflements et les gazouillis. Ainsi, les sifflements sont plutôt utilisés dans les interactions entre mâles tandis que les gazouillis sont plutôt utilisés dans les interactions mâle-femelle. Le chant des mâles est très variable, mais l'influence de ses variations sur le choix du partenaire sexuel par la femelle est encore mal connu.

Imitation vocale : L'étourneau est une espèce reconnue pour ses grandes capacités de flexibilité et d'imitation vocale.

Les étourneaux peuvent apprendre des vocalisations d'autres individus, mais aussi imiter des sons d'autres espèces, aboiement de chien, voix humaine. ou encore des sons de leur environnement non biologique bruits de porte, alarmes de voiture. Alors ne râle pas sur ton voisin ce n'est peut-être pas son véhicule qui te réveil pendant la sieste et surtout ne cri pas au feu si tu entends la sirène des pompiers peut-être ont-ils été dormir tout a coté d'une caserne de voitures rouges.

Ce: 12 juillet 2016. Nous avons quitter, les étourneaux, pour retrouver, les tortues. Πρέβεζα

Le canal de Lefkada, au fond le ferry blanc est utilisé comme pont. Horaires  pour les passages: 8h, 10h, 12h, 15h, le pont tournant est actuellement en rénovation d'ou l'utilisation de ce ferrie et de ces horaires restreints.

Et bien oui, tu as deviné nous sommes à nouveau à Prévéza.Πρέβεζα Cette grande mer intérieure abritant une faune si riche. Certaines baies si elles sont belles et sauvages non aucun point de ravitaillement.

- Alors nous allons refaire un peu le plein du réfrigérateur

- Profiter des magasins spécialisés dans le nautisme pour effectuer quelques améliorations techniques.

- La MTO nous promettant un coup de vent dans les heures a venir cette escale se justifie donc pleinement.

Rencontre: Gérard & Maryse à Πρέβεζα.

Gérard & Maryse sont des navigateurs Français.

Ils apprécient la Grèce et plus particulièrement l’île de Paxos, c'est une des +/- 1 400 îles que possède la Grèce. Elle est au sud de l’île de Kerkypa. Leur voilier est un allures 44 est un fin coursier et il est enregistré sous   le nom de" Paxos ".

Ensemble, nous passons d’excellents moments en échanges, riches non sans être teintés d'humour le tout à la sauce gentillesse. Nous les retrouverons en automne leurs voiliers est aussi basé à Kerkypa.

Ce: 21 juillet 2016, Nous prenons la machine à remonter le temps. Tu nous suis  ? à Νικόπολις

Mais, il faut t'avouer notre première tentative. C'était avant hier nous sommes parties de bonne heure et quatre heures après les pieds en marmelade, trempé de sueur, fatigué nous sommes rentrés, bien fatigués. Nous nous sommes trompés de route. Nous avons visité les champs.

Alors ce matin des 9H00 avec des chaussettes plus épaisses et du courage, nous repartons, nous ne rentrerons que vers 17H00 mais cette fois, nous avons bien trouvé la machine à remonter le temps. Je t'ai déjà parlé de grandes batailles navales sur ces côtes, c'est une des plus célèbre qui est a l'origine de la cité que nous allons visiter maintenant ensemble, mais prends un chapeau le soleil est là !

L'histoire, la véritable, avec ses acteurs aux noms célèbres. Commence  !

Bataille d'Actium. Le 2 septembre de l'an 31 av JC. Pendant la Dernière guerre civile de la République romaine, qui suit l'assassinat de Jules César, une grande bataille navale se déroule près d'Actium, dans le golfe de Ambracique. Elle met aux prises les forces d'Octave avec :

- 400 navires, 92  000  hommes, ( 80 000  soldats et 12  000  cavaliers )

et celles de Marc antoine et Cléopatre avec :

- 500 navires, dont 300 Romains et 200 Égyptiens, 112  000  hommes ( 100  000  soldats et 12  000  cavaliers) .

- Les Pertes seront estimées à : entre 5 000 et 13 000 morts.

Cette bataille voit la victoire d'Octave et cela marque la fin de la guerre civile. Par son ampleur et ses conséquences, la bataille d'Actium est généralement considérée par les historiens comme l'une des batailles navales les plus importantes de l'histoire.

Pour célèbrer cette victoire Octave va faire batir une ville, c'est : Nicopolis littéralement ( la cité de la victoire)

Voilà, nous y sommes la machine à remonter le temps, te fait, nous a fait atterrir sur ces terres environ: 180 ha une ville imposante avec tout le confort un acqueduc de 55 km est construit pour alimenter la ville d'une eau qui arrive directement des sources d'Agios Georgios sur le fleuve Louros.

 Νικόπολις:    Pour: 8 euros par personne, avec une réduction du prix du billet pour les citoyens de l'UE sénors (65 ans) et étudiants. Cela pour les sites archéologiques & des musées de 8H30 à 20H00. La réduction ramène le prix du billet à 4 euros et toujours avec la très grande gentillesse et les sourires des Grécs.

Alors pour terminer cette histoire, bien-sur il y a eu encore et encore des batailles et encore et encore des guerres, la ville va renforcer  ses fortifications  et pour finir, la ville sera évacuée  par tout ses habitants. C'est l'époque  de la fin de la domination de Rome ou presque.   Jules césar vient d'être assasiné, c'est le christianisme qui prend de l'importance, mais arrêtons là,   le soleil est bas sur l'horizon et illumine le ciel de couleurs rouges, la nuit avance et avec elle, d'autres songes, d'autres histoires.

 

Ce: 23 juillet 2016: « Ouah ! » S’exclamât Chantal, « c'est sympa ! » Ormos fanari. Ορποσ Φαναρι.

En arrivant dans la baie, face à l'étrave une belle plage de sable fin en arc de cercle. Des baigneurs des rires de plage, autour la protection n'est pas parfaite, mais le décor est là et c'est joli. La baie est ouverte sur le SO sur plus de 40%, et cela n'empêche pas la houle de rentrer, surtout l’après-midi avec le vent venant du large et qui se renforce suivant la saison  actuellement dés 15H00.

C'est un mouillage de beau temps, donc.

Particularité: une rivière aux eaux claires sort dans le sud de la baie, rivière active avec un courant formant à sa sortie une barre,  cette barre l’après midi devient dur en l'annexe et elle deviendra impraticable avec une mer levée (en annexe).

Dans ce cas le débarquement pourra se faire sur la plage plus au N en choisissant un endroit libre de baigneur. Cette rivière est suffisamment large et profonde pour permettre à de nombreuses embarcations ainsi que de petits voiliers d'y trouver un refuge dans des eaux paisibles.

La Grèce laisse dans l'imaginaire, des images créer par les films et les publicités:

C'est des maisons blanches aux volets et aux portes bleu azur, un décor très stéréotypé qui ici en mer Ionienne est bien différent. C'est une nature explosant de vivacité proposant une très grande variété d'arbres et de plantes et bien-sur d'animaux. La diversité, l'immensité des côtes offres aux visiteurs et vacanciers des variations étonnantes de paysage et en ce mois juillet, ce mois de pleine saison touristique bien qu'il y a sur la plage des baigneurs, ce n'est pas la foule.

Le tourisme pourtant trouvera dans cette baie et ailleurs de nombreux hôtels et appartements à louer, appartements le plus souvent dans de ravissant pavillon largement fleuri. Les plaques d'immatriculations des automobiles visiteurs sont: D, RO, I, GB. peu de Français, eux ils viennent ici en camping-car, certains sont juste derrière la plage sous les arbres.

La Grèce pays de la liberté bien devant tout les pays que nous avons visité laisse tout ce beau monde tranquille, pas de police, pas de gendarme. Tout ce passe tranquillement dans le calme et les sourires, je pense que pour un Français, c'est difficile a imaginer et pourtant tout va bien, tout se passe très bien.

J'oubliais il y a beaucoup de Grec en vacances ici, ils sont majoritaires et de loin, ils viennent en famille, peut-être des grandes villes comme Athènes pour prendre le frais et l'air pur. Athènes n'est pas très loin d'ici et elle doit étouffer ses habitants sous sa chaleur suffocante de l'été.

L'été = Καλοκαίρι. Tiens voilà un mot grec intéressant: καλοκαίρι, Kalo qui veut dire bon, beau et Kaipi prononciation kéri qui veut dire jour = Les beaux jours ( l'été ).

Ce: 26 juillet 2016: Encore un mouillage Extraordinaire, Protection 100 % à: γαιο παξοι.

Gaio sur l'ile de Paxoi, est bien connu et ce mouillage souffre un peu de sa popularité, mais, les eaux sont translucides, sont calmes et il y a de l'animation, sa popularité attire un nombre important de voiliers et des navires un peu plus grands surchargés de passagers. Qu'importe il fait magnifique beau, le site est grandiose et nous sommes ici en sécurité parfaite. Presque 1 km de longueur.

l'Ile de Paxos:   Longue d'environ 10 km, Paxos ne dépasse que rarement 2 km de large pour une superficie d'environ 25 km². Son point culminant se situe à 248 m d'altitude. La moitié des 3 000 habitants de l'île habite à Gaios, la localité principale située au sud-est. Gaios est un petit port de pêche bien protégé par deux îlots avancés, Panaghia et Agios Nikolaos.

Histoire Antiquité : Paxos a été sporadiquement peuplée et c'était une escale maritime dans les périodes où elle avait suffisamment d'eau. D'après la mythologie grecque, Poséidon aurait séparé Paxos de Corfou avec son trident afin d'y créer un nid d'amour pour lui-même et son épouse Amphitrite. L'île est devenue romaine en -148 avant notre ère mais sa population est restée grecque. Avec la christianisation, elle devînt byzantine et abrita un petit ermitage.

L'embleme de παξοι est un trident du devines pourquoi maintenant  ?

Moyen Âge : À partir du VIII siecle, Paxos subit les assauts des arabes venus du sud, des slaves venus du continent, et au XI siecle, des normands venus de l'ouest et là  et elle se dépeuple. L'ermitage est abandonné. 1204 la République de Venise en fait un port-abri et un poste de vigie pour sa flotte. Elle est reconquise d'abord par le Despotat d'Epire en 1231 puis par les Grecs impériaux entre 1269 et 1310, lorsqu'elle passe sous contrôle des Angevins du Royaume de Naples avec à sa tête  les d'hauteville (S) C'est famille de petit noble de Normandie, et ils  vont devenir  prince d'un royaume, celui de Naples, la famille viendra avec d'autres Hauteville combattre les Arabes  avec succès, brigandages, massacres. Les Arabes sont battus certains vont intégrer les troupes Normandes, pour continuer des guerres et surtout les pillages.

Cette victoire contre les Arabes est-elle à l'origine d'une idée qui devriendra: les croisades  ? Une autre source immense d'enrichissement   par le, les pillages, c'est une hypothése que j'avance, il faut s'enlever de la tête que la conquête de "la terre sainte" avait un objectif uniquement religieux, non encore une fois la richesse était l'objectif. Alors, les racines tu terrorisme actuel, viendrait-il de si loin  ?

Ce royaume va revenir à Venise en 1386, pour quatre siècles, ce qui la préserve de l'occupation des Turques. Cette occupation turque ± 400 ans qui envahie presque tout le territoire de la Grèce reste dans la mémoire des Grecs, comme un affront qui encore aujourd'hui demeure.

Histoire moderne : Alors qu'émerge le nationalisme grec au XVIII siecel, Paxos est occupée à nouveau par la France révolutionnaire. Du 2 Avril 1800 au 20 juillet 1807, l'île est occupée par la flotte Russe, accueillie en libératrice en tant que puissance orthodoxe. En 1807, la Russie rétrocède l'île à la France et boum encore un fois la France est là, mais ce sont les marins Britanniques qui y débarquent. Des combats navals franco-britanniques ont lieu dans les parages, et des patrouilles des deux camps se poursuivent parfois dans l'île, qui est aussi un repaire de contrebandiers. Au traité de Paris le 5 novembre 1815, Paxos est intégrée dans le protectorat de la (United States of Ionia), qui est rattaché à la Grèce le 21 mai 1864. La marine grecque y débarque le 2 juin 1864.

En 1939 1940, la marine de l'Italie fascite bombarde inutilement l'île, et en 1941 1943, elle y débarque et inclut Paxos dans un état fantoche, il Stato ioniano, mais en octobre 1943 les Italiens se retirent, et c'est la Kriegsmarine allemande qui occupe l'île, vidée de ses habitants. Après la guerre, une fois l'occupant parti, ceux-ci reviennent et reconstruisent leurs demeures : l'île reprend vie et retrouve la paix.

Avec la paix les envahisseurs aujourd'hui sont en maillot de bain, ils  arrivent avec leurs voiliers ou par les ferry, les tenues de camouflages d'aujourd'hui, ne cachent plus grand chose.

En 1423 le seigneur vénitien Adam II San Ippolito à construire un château, Cela afin de protéger l'île contre la piraterie.

Ce fort a été construit sur l'ilot Nikolaos qui avec Panayia forme un port abri encore aujourd'hui si agréable. Ce Fort a donc  protégé l'ile et une longue période de la prospérité a suivi, la caractéristique principale de Paxoi  était la production de l'huile d'olive. La demande était forte a l'époque et Venise pour satisfaire ses besoins a contribué financièrement à la plantation des oliviers.

Au centre de la photo l'indispensable réserve d'eau et ici comme souvent la récupération des eaux de pluie jouait un rôle important.

La nature en  600  ans là aussi a repris doucement du terrain cachant ces vestiges qui résistent si difficilement.

Ce: 31 juillet 2016 Gaois est en fête ! Qui me dira pourquoi.

Qui me dira pourquoi ? Des recherches sur internet, des questions mais pas de réponse, le fait est qu'hier-au-soir, il y avait d'abord un stand avec une distribution de nourriture et cela  gratuitement si, si    !

Un stand d'une vingtaine de mètre. Ensuite un orchestre ayant comme répertoire les musiques Grecs et aussi un groupe de danseuses et danseurs en costume traditionnel. Pourquoi ce 31 juillet   ?

Bon voici quelques photos, mais pourquoi  ? Ah ! J'enrage.

Ce: 2 aout 2016, Une promenade à pied.

Il faut bien préciser à pied, ce qui tenant compte des températures (chaudes, voir trés, très  chaudes) est quand-même en ce qui me concerne un  exploit, mais aussi, pour Chantal qui de retour au voilier n'a pas demandé son reste et a plongé dans les eaux cristalline et elle est resté tranquille toute la fin de journée.

Nous avons apprécié le paysage avec ses couverts végétaux tout aussi, pour leurs fraicheurs que pour ses couleurs pastels, c'est celles des oliviers, car ne pas oublier Paxois est encore de nos jours une île couverte par les oliviers.

Auraient-ils tous encore 600 ans      ?

Une halte, pour midi le temps d'un casse-croute et d'une micro sieste à l'ombre de cette chapelle à: 246 mètres, c'est  le point culminant de l'ile. Des trés petites routes ou des sentiers circulant au travers des champs en terrasse et ou les oliviers plongent leurs corps noueux difficilement  au travers des roches et des pierrailles, les chemins passent dans de petits hameaux aux maisons basses et en pierre elles sont  animées par  les poules et des potagers. Mais écoute c'est  le chant des cigalles qui lui domine, c'est tranquille la chaleur endort les être vivants.

Ce: 5 août 2016, Il fait beau , il fait chaud, le ciel est bleu.

Toujours au mouillage de: Gaois sur l’île de: Paxos. Cette fois c'est en scooter que nous avons dés 10 heure et jusqu’à 17h 00 parcouru, sillonner, les petites routes du Nord vers le Sud de l'Ouest en Est et sur plus de chemins et de sentiers de rocaille, de pierre que de véritable route.

Avec ce: 150 CC plus d'une fois la chute aurait du être, mais non de non, Chantal agrippée comme elle pouvait et moi aux poignées, nous sommes passés. Voici quelques photos. Maintenant que tu connais bien l'histoire de l'ile, tu vas pouvoir, là regarder comme nous bien différemment.

Cette route peut-être considérée comme une grande route presque un autoroute pour l'ïle.

Comme d'habitude une halte pour le midi,  là,  ou  tu es certains de trouver de l'ombre et des bancs. Tiens encore un mot Grec facile a retenir Naoς prononciation naos = église.

La-haut, nous avons monté.

Le paysage de là-haut est comment dire ?  Et bien regardes le visage de "ma" Chantal.

Direction maintenant vers la côte ouest.c'est grandiose.

Avec pour ceux qui veulent être tranquille des endroits . . .

Et pour le navigateur des endroits. . . Alors  !   Aide moi, je ne trouve plus les qualificatifs.

Ce: 9 août 2016 Après plus de 2 semaines a Gaios retour au calme.

Retour au calme et au silence. Les eaux de Ormos valtou sont toujours aussi paisibles, le silence n'est rompu que par les oiseaux   de mer qui survolent Shundo. Nous sommes seul au mouillage. Sur 2 mètres de fond en-dessous c'est: les posidonies.

En ce mois d'août, il existe en Gréce  des plages isolés, sauvages ou tu peux te promener sans rencontrer personne et ou le paysage pourrait être celui d'avant les hommes. Derrière la plage c'est les marécages encore plus loin des montagnes. Nous rentrerons tard avec le soleil couchant.

Un autre promenade nous conduit dans  des espaces ou les: Hérons immobiles, les Aigrettes par dizaine,  un Pélican solitaire et bien d'autres volatiles sont avec la flore sauvage, les hôtes exclusifs de ces lieux.

 

Ce: 11 aout 2016 nous voilà de retour à: Ormos Garitsas.

Ce qui est merveilleux dans cette région, c'est  que, de mouillage en mouillage les distances sont courtes, trés courtes avec des sites idylliques  de ceux qui te laissent dormir la nuit, d'autant plus que la nuit, le vent tombe, alors!  Le matin, tu te réveilles avec des eaux lisses et transparentes. 

Donc: 3 heures pour revenir ici entre la Citadelle et le moulin (Ormos Garitsas).

En soirée la pleine lune, éclabousse les eaux de ses feux.

La baie Ormos Garitsas  l'hiver est vide d'embarcation, le changement pour nous est spectaculaire, aujourd'hui au coeur de l'été, elle accueille chaque jour plus ou moins une vingtaine d'embarcation. Le mauvais temps en mer ou une mer levée sur la côte Ouest  offre  ici une escale agréable, la baie procure ici des eaux encore paisibles, même si de l'autre coté, la côte  qui est au vent les ondes sont plus ou moins hautes.  Dernièrement  plus de 50 bateaux principalement des voiliers se sont regroupés dans la baie pour attendre que passe un petit coup de vent d'Ouest.

J'insiste un peu, la protection est suffisante avec une bonne ancre, il faut éviter, là, ici, les ancres à sable qui peuvent s'engorger de posidonies.  Elle, la baie  pourrait devenir un piége par vent fort: d'Est. et même de: NE/SE.

Ce soir des bateaux plus particuliers sont avec nous.

Ce: 28 Août 2016. Le beau temps, mais sans les chaleurs caniculaires.

Les jours passent avec cette langueur douce et rêveuse du bonheur. C'est pour nous le moment  de mieux organiser notre vie ici.

Première grande décision: Nous achetons une voiture, le scooter c'est très sympathique, c'est ludique et nous le regretterons sûrement un peu, mais le danger reste présent et cela à chaque instant, glissades, percutions avec d’autres véhicules et c'est la direction : des urgences ! Dans ces conditions, la protection d'une carrosserie, le chauffage et ou la climatisation sont des points à ne pas négliger.

Quelques chiffres.

- Coût de la location d'un scooter pour une période de 210 jours: 699 €.   soit :  3,32 € pour une journée .

- Coût de la location d'une petite voiture pour une période de 210 jours: 3 880 €.   soit : 18,47    €  pour une journée .

- Coût de l’achat d'une Renault Clio incluant: assurance, plaques, vignette, garantie 6 mois: 3 200 €.

- Les inconvénients de l'achat: la gestion de l'entretien.

- Les avantages: C'est bien évidemment une revente possible. Les 7  premiers mois l'aspect financier (l'écart) avec la location est dérisoire, mais des cette période passée  l'économie est très importante.  Même en incluant l'entretien. Je compte 210 jours, 7 mois car pendant la période de l'été, nous serons en navigations. Acheter un véhicule en Grèce, n'est pas plus compliqué qu'ailleurs, seul l'aspect administratif est différent. Si tu t'interroges sur la chose contacte moi directement, il y quelques points à régler.

Deuxième décision: Nous restons a Kerkypa (Corfou pour les touristes) la vie y est agréable, les habitants accueillants, très accueillants et  c'est le pays le plus tranquille que nous avons visité, sans police ou presque, sans contrôle, sans caméra, etc. C'est le pays de la liberté. La ville de Kerkypa reste animée même l'hiver, actuellement il y a de nombreux concerts, c'est une une ville riche de ses habitants aimables et souriants  ! un climat ensoleillé, c'est la terre des Dieux, une terre bénite, inondée de soleil, alors que demander de plus    ? Nos Errances des mois passés nous confirment la gentillesse des Grecs. Mais, nous n'avons qu'un aperçu très parcellaire de la Grèce celui de la mer ionienne et cela jusqu'au nord  de l’île de Méganisi

La carte ci-dessous indique avec le cercle jaune, la zone de navigation de l'été, au-delà le terrain de jeu parait immense.

Nous avons tellement a découvrir encore  ! Alors il est possible des maintenant de tirer les premiers résultats de ces périgrénations avec quelques chiffres : 68 heures de navigations pour 288 MN soit  environ 530 kms. c'est peu en comparaison des navigations des années précédentes, mais cette année nous avions la contraite de revenir des la 15 aout. C'est peu et pourtant les mouillages abondants les eaux calmes derrieres et autour des nombreuses iles fait de ces navigations un réel bonheur.

TABLEAU DES CONSOMMATIONS.

C'est des escales, mouillages ( 20 ) plus ou moins longues. Toutes au mouillage, donc sans frais et cela te confirmes encore une fois donc que le mot "Plaisance" en Gréce à un véritable sens.

CARNET DE BORD SIMPLIFIE.

Un concert au pied de la citadelle avec : ΓΙΑΝΝΗΣ ΠΑΡΙΟΣ. Giannis Parios

Chanteur de charme, trés loin du cliché de: Zorba le Grec, c'est un chanteur d'aujourd'hui le charmeur de ces dames.

La Gréce d'aujourd'hui chante l'Amour, la Tendresse

Θυμάμαι μου `πες πως ποτέ       - Je me rappelle  tu me disais  que jamais

Jδε θα σε δω να φεύγεις je te verrai partir
στου δρόμου την διπλή γραμμή - sur la route la ligne double
για πες μου τι γυρεύεις, - tu me dis que tu me demandes
θυμάμαι, θυμάμαι. - je me rappelle, je me rappelle.

Σ’αγαπώ κι αναλαμβάνω - Je t'aime et j'assumes
ως τ’ αστέρια και πιο πάνω - en tant qu'une étoiles au dessus
να σε πάω κι ας πεθάνω - pour que tu partes et que je meurs
σ’ αγαπάω, τι να κάνω. - j'aime, que faire.

Θυμάμαι ακόμα τη βραδιά - Je me rappelle encore ce soir là
που μου `χε πει αντέχω - ou moi soumis
εγώ μονάχος τρέχω, - je  suis  comme un moine qui courre
θυμάμαι, θυμάμαι. - je me rappelle, je me rappelle.

Σ’ αγαπώ κι αναλαμβάνω - Je t'aime et j'assumes
ως τ’ αστέρια και πιο πάνω - en tant qu'une étoiles au dessus
να σε πάω κι ας πεθάνω - pour que tu partes et que je meurs
σ’ αγαπάω, τι να κάνω. - j'aime, que faire ?

Ce : 14 septembre 2016, Perturbations, visite.

Ce mois de septembre sans grande surprise est sous un temps, à ne pas mettre un navigateur n'importe ou   !

Orages, pluies denses, bourrasques de vents  parfois violentes.

Toute une nuit à rester en veille  dans cette baie,   c'est une mer avec des creux de plus d'un mètre et dans ces conditions, les bateaux décrochent et ce n'est pas sans inquiétude qu'un voilier passe par notre tribord dans le noir, dans le noir ou les éclairs nous font apparaitre sous les flashs ce danger imminent qui se dirige vers nous.  sous la pluie battante à quelques mètres, son occupant ne va réagir que quand son voilier  talonnera fortement à un mètre du mur.

Le petit matin c'est à notre tour: l'ancre décroche, nous partons, nous mettre sous la protection de la côte. Nous y retrouvons des eaux calmes.

Pendant cette période nous avons la visite, de nos enfants.  Evidemment pour elles, c'est une grande surprise : la Grèce sous la pluie  ! Mais, aprés tout c'est le mois de septembre quand même ! Le temps revient au beau, alors, c'est des baignades, des promenades et tellement de moment d'échanges.

Le beau temps est là ! Chapeau et lunettes de soleil indispensable.

Région de Paleokastrisa.

Ce : 21 septembre 2016, Ormos Potamou.

Orages, coups de vents, Nous, nous mettons en sécurité.

Raz-le-bol de jouer avec les nuages qui sont de plus en plus nombreux et sombres, voir tout noirs, nous rentrons à la marina avec 10 jours d'avance sur nos prévisions. Ainsi se termine le chapitre N°17.

L'hiver sera pour nous une deuxième saison dans ce port nous y avons retrouvé notre place.

J'ouvre le chapitre N°18. Hivernage 2016/17 Grèce à Kerkypa (Corfou).

 

 

 

- En haut a droite de ce chapitre, tu trouveras un menu défilant il te propose:

- d'autres chapitres,

- d'autres pays,

- d'autres régions, nous te souhaitons un bon voyage !

- Le chapitre, N° 18 est actuel, mais le N° 16 te raconte: Corfou.

 

Location

Bonjour, Vous avez du courage pour apprendre le grec. Je me permets de vous corriger un peu, vaut mieux partir sur une bonne base ! En grec il n'y a pas de b ou de d, donc on le forme avec deux lettres : μπ =Β ex μπροστα ou ο μπαμπάς (le père) et ντ=D ex ντομάτα. Aussi on dit ψαροταβέρνα Tout se décline, ο ανεμόμυλος mais μπροστα στον ανεμόμυλο(ν) en accusatif ! Bonnes navigations. Nous on compte les jours pour enfin partir

Le soucis vouloir aller trop vite et ne pas utiliser les outils informatiques comme le clavier virtuel de freeland. Mon clavier est un AZERTY classique. Alors merci pour ta re-lecture pointue. Autant ne pas raconter des sonneries. Mais je pense qu'il me faudra encore de longues heures avant de commencer à me faire comprendre et plus encore à pouvoir suivre des conversations. nous resterons encore plusieurs années alors j'ai un petit espoir. Merci. Mais, viens vite, . . . .Il fait bon ici.

Je suis intéressé de l'image que ce font des étrangers, de la Grèce. Le touriste de passage ne se fait qu'une idée superficielle. Quelqu'un qui reste longtemps, approfondi et sa perception m'intéresse ! Je vous avoue que je fais la même chose, en Italie. En tout cas je vous conseille le livre sur la Grèce de mon enfance, de Jacques Lacarriere "Chemin faisant", si vous ne l'avez pas encore lu. Je navigue un peu au sud de la Sicile, en juin et ensuite départ début aout, " για τα Επτάνησα"

Bonsoir. Connaitre, comprendre un pays et donc ses habitants demande du temps. Il y a tellement de fausses idées qui circulent. Je, nous allons prendre ce temps. Mais dis-moi : - Ou se trouve Επτάνησα ? - Je commande le livre. Attention l'Italie n'est pas la Sicile. Comme il doit y avoir plusieurs Grèce, il y a 4 Italie (s) comme il y a 4 provinces (pays avant) la réunification de ces provinces/pays si différents fait l'Italie d'aujourd'hui mais qui est jeune, tres jeune juste 155 ans un peu comme la Gréce qui elle aussi a du courir et surement bruler des étapes pour rentrer dans l'Europe, cette Europe qui . . . . .

C'est les 7 îles de la mer Ionienne, Corfou, Paxoi, Leukada, Ithaki, Kefalonia, Zakynthos, et une des petites, peut être Meganisi. C'est comme ça que les grecs nomment ces îles, Επτάνησα . Oui l'Italie est bien un patchwork. Je travaille avec beaucoup d'italiens depuis des années, et je connais un peu les particularités des régions. J'aime bien le caractère local et j'essaye de comprendre la Sicile cette année, et la Sardaigne l'an dernier.

Désolé le livre dont je parle est l'été grec. Chemin faisant raconte une randonné de plusieurs kilomètres à travers la France rurale, toujours de Jacques Lacarriere

Une tortue est χελώνα ou χελώνη en grec plus ancien. Ο δαυλός est une torche genre les bâtonnets qu'on allume pour signaler sa présence en cas de danger.

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