Les Bahamas - Nassau & Les Exumas

Les Bahamas - Nassau & Les Exumas

Posté par : Francine
06 Décembre 2018 à 13h
Dernière mise à jour 06 Décembre 2018 à 21h
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Les Bahamas –Nassau & les Exumas

Le 26 novembre nous accueillons ma petite sœur Nicole et son homme José, qui débarquent à l’aéroport de Nassau. Nous refaisons un petit tour en ville avec eux. Cela nous permet de découvrir de jolis jardins, le musée de la piraterie, le palais du gouverneur, que nous avions ratés. Un petit tour à « Paradise Island », pour nous imprégner de ce luxe complétement artificiel… et boire quelques cocktails.

      

Le musée de la piraterie

Un jardin dans Nassau

      

 La maison du gouverneur, le marché touristique, maisons typiques de Nassau

Paradise Island, un autre monde  !

 Retrouvailles devant des cocktails

Le 28 novembre, nous quittons cette ville bruyante vers les Exumas. La route intérieure par le grand banc des Bahamas passe par une zone peu profonde où sont indiquées sur la carte de nombreuses têtes de coraux. Nous dévions un peu pour passer ente le « White Bank » et le « Yellow Bank » où la profondeur est plus importante et les têtes dangereuses moins nombreuses. Toute cette navigation se fait avec des profondeurs de 2 à 7 m pas plus. Un bon vent d’est-nord-est souffle et nous avançons bien, apparemment à une vitesse idéale pour le poisson. Très vite, José qui a envoyé une ligne remonte une bonite, puis peu de temps après une dorade, ensuite un poisson que nous n’avons pas identifié et que nous avons rejeté à l’eau, nous en avions de toutes façons assez. C’est inhabituel pour nous ces pêches abondantes et nous sommes ravis ! La bonite finit au barbecue le soir au mouillage et la dorade dans le frigo… Nous ne la mangerons pas, hélas, car notre frigo ne tient pas le choc quand il fait si chaud et qu’il est très chargé, elle tournera à notre grand désespoir ! La prochaine fois nous salerons ou fumerons le poisson !

      

Scènes de pêche avec un barracuda

Les Exumas sont un chapelet d’îles qui s’étendent sur plus de 100 milles, la plupart sont désertes, d’autres privées, certaines abritent de petits villages de pêcheurs, de rares sont un peu plus touristiques et on y trouve marina, complexe hôtelier et des hébergements de type bungalow. Les ressources sur ces îles sont plutôt limitées. Une ou deux épiceries permettent de se ravitailler. Le décor est magnifique, plages de sable blanc, fonds turquoise à bleu pâle. Les habitants sont particulièrement gentils et accueillants et cela fait passer la note. Tout est extrêmement cher : du simple ravitaillement aux repas ou boissons dans les restaurants. Pour manger plus économique, ou devrais-je dire moins cher, il faut trouver la maison de la cuisinière qui cuisine pour les habitants de l’île. Là on arrive à acheter un plat tout prêt et délicieux pour 10 à 13 $, que l’on mange à l’abri d’un arbre dans la cour de la maison.

      

 Déjeuner chez l’habitant à Staniel Cay, le fils de la maison vient s’installer à notre table.

Chaque île dégage une ambiance particulière, ou offre une attraction.

Le premier soir nous mouillons à Highbourn Cay, une île privée mais qui abrite une marina un peu isolée mais plutôt accueillante. Nous y débarquons en annexe pour trouver le vendeur BTC (Fournisseur de téléphonie mobile bahamien) local et lui demander des explications car nos cartes SIMS ne fonctionnent pas. Après quelques manipulation le problème est résolu (par un simple transfert de nos unités achetées en datas), nous ne comprenons pas pourquoi nous avions l’impression que cela fonctionnait avant ? Peut-être étions-nous à chaque fois connectés sur la Wi-Fi des marinas ?

       

 Ambiance sympathique à la marina d’Highbourn Cay

En descendant plus loin dans le sud, on traverse un parc national où de nombreux mouillages offrent des bouées pour les visiteurs. C’est  le cas à Shroud Cay où nous nous arrêtons pour la nuit. C’est une « No Take  Zone ». Il est interdit de prélever quoi que soit de la faune locale, sous peine de lourdes amendes, voire de la saisie du bateau, ou l’expulsion pure et dure du pays… Pas de pêche pour José, mais de splendides baignades pour nous, bien que nous ne voyions pas trop de poissons, à part des barracudas à l’œil torve.

Baignades sur des plages désertes

Staniel Cay est une île habitée avec village typique et des attractions touristiques. On y trouve plusieurs magasins d’alimentation… Enfin, dans de petites maisons, une grande pièces aménagée d’étagères offre un assortiment rudimentaire de conserves, et une ou deux armoires réfrigérées où on peut trouver des produits frais ; si on a la chance de ne pas arriver trop longtemps après le passage du cargo de ravitaillement. Des habitations sont aménagées pour les touristes dans de jolis bungalows colorés. Un yacht club permet de se ravitailler en eau et gasoil si besoin, mais n’offre aucune autre facilité ; tout cela pour 2.5 $/pied/nuit, une fortune !  Le bar-restaurant du yacht club est très sympathique, nous y buvons quelques bières, mais nous préférons aller manger chez l’habitant sur les conseils de Nixon (un habitant disert avec lequel nous avons échangé). Nous arrivons un peu tard, tous les habitants sont déjà passés, et il ne reste qu’une portion de ribs pour quatre… c’est copieux ! Cela fera l’affaire pour midi (Philippe et José sont un peu restés sur leur faim  !). Nous nous rattraperons le soir dans un des restaurants locaux.

 

   

   

Staniel Cay, l’école, les bungalows fleuris, la bière locale, le magasin d’alimentation

La plus célèbre attraction de Staniel Cay est « Thunderbolt Grotto », la grotte où fut tourné un James Bond « Thunderball »(« Opération Tonnerre », en français). Elle est située sur une petite ile face au débarcadère ou au mouillage. On y accède par diverses ouvertures, certaines ne débouchent à l’air libre qu’à marée basse. La visite vaut vraiment la peine ! L’eau y est d’une belle couleur bleu vert éclairée, par les ouvertures et le dessus qui est ouvert vers le ciel. De jolis poissons de toutes les couleurs nagent avec vous et on s’attend à voir apparaitre Sean Connery à tout moment ! L’endroit est très visité et si vous avez l’occasion d’y aller avant l’heure du rush, c’est idyllique d’en profiter tout seul !

   

Thunderbolt Grotto

A Little Major Spot, un îlot au nord de Staniel Cay, se trouve un joli mouillage aussi très fréquenté car sur la plage vit un groupe de cochons nageurs. C’est aussi une attraction locale et toute la journée, les yachts et petites embarcations locales déversent les touristes sur la plage. Après une première visite comme les autres, nous retournons voir ces pauvres cochons au coucher du soleil, une fois que tout le monde est rentré. Ils sont fatigués  et se sont endormis sur le sable ! Seuls quelques courageux et les petits viennent à notre rencontre. Nous remarquons que les plus gros sont tous des femelles, les mâles ont dû être écartés car trop agressifs, il ne faudrait pas abimer quelques touristes !

      

L’attraction touristique avec les « Nabila » qui se font photographier avec les cochons, hi hi hi !

 Ouf ! Le soir, le calme est revenu, on peut roupiller tranquillement sur la plage !

Black point est la grande baie où l’on mouille au nord à Great Guana Cay.  C’est également un joli village, plus authentique que Staniel Cay car moins touristique. Le site est magnifique, l’île est peu large et on s’y promène  entre océan et lagon. Un restaurant donne directement plein ouest sur le banc des Bahamas. On y déjeune face à la mer turquoise, ou le soir, on y admire le coucher de soleil. Au petit quai de débarquement les femmes vident et nettoient les poissons ramenés par les hommes dans la matinée. Cela attire petits requins- nourrice, raies et autres voraces qui ne se fatiguent pas trop à chasser. On retrouve ces requins dans tous les lieus de débarquement ou marina. C’est entretenu par les agents de tourisme, qui en font une attraction comme à Staniel Cay où ils les attirent afin que les touristes puissent les caresser… ça a la peau dure ces bestioles !

Le magnifique mouillage de Black Point

Raies et requins viennent récupérer les déchets de poissons au débarcadère

      

 Le village typique de Black Point, l’école, et divers bâtiments «officiels»

 Great Guana Cay, côté océan, côté lagon

 Qui dit mieux comme nuances de bleu ?

Nous finissons notre périple vers le sud des Exumas à Little Farmer Cay, le village est très isolé, l’île abrite une piste d’atterrissage,  on se demande pourquoi, car il n’y a vraiment pas grand-chose sur cette île, peut être en prévision du développement d’une activité touristique. Nous y arrivons tard et visitons l’île à la tombée de la nuit, attaqués par les moustiques. L’île subit une panne électrique et le préposé local se promène avec une grande perche de poteau en poteau pour tenter de réparer. Nous nous amusons bêtement à voir la lumière s’allumer et s’éteindre tout au long de la soirée. Le coin est mal pavé et il n’y a vraiment pas beaucoup d’eau (c’est surement la cause de cet isolement), nous apprécions notre dériveur !

Débarquement sur la plage du petit village de pêcheurs de Little Farmer Cay

 En remontant vers Nassau nous faisons une dernière étape à Allans Cay un archipel de  plusieurs cailloux isolés, qui en plus du site idyllique, abrite une colonie d’iguanes. Le mouillage est magnifique dans une petite anse par 1.5 à 3 mètres d’eau, des récifs de coraux où pullulent de jolis poissons de toutes les couleurs et où on peut apercevoir en snorkeling  un requin s’éloigner ou une raie nager gracieusement. Nous allons mouiller dans le fond  de cette petit anse car un gros yacht occupe déjà la place.  C’est amusant de marcher autour du bateau à marée basse, il ne reste plus que 20 cm d’eau dessous.

   

La plage aux iguanes, Free Vikings au mouillage de South Allans Cay

 Le 24 novembre nous voilà sur la route du retour à Nassau car Nicole et José repartent en avion après-demain. Nous sommes descendus vers le sud au près serré, et devinez quoi. Nous remontons vers le nord-ouest au près serré !

La pêche marche bien, après plusieurs barracudas remis à l’eau à l’eau pour cause Ciguaterra , José remonte une belle bonite, malheureusement elle se décroche avant que nous arrivions à la monter à bord ! C’est rageant, nous avions déjà l’eau à la bouche !

   

   

L’équipage en pleine action

Nicole et José nous quittent déjà  ; comme le temps passe vite ! Merci à tous deux de cette visite et de ces si bons moments en famille. Vous nous manquez déjà !            

L’escale des Bahamas nous a permis de renouer avec les eaux turquoises et transparentes et combien  ! On y replonge dans l’ambiance caraïbe… mais caraïbe riche  ! La vie est très chère ici, comme je le disais précédent et ce n’est pas seulement dû au besoin de tout faire venir d’ailleurs. La proximité des USA fait de cet archipel la destination favorite des riches américains de Floride, et le niveau de vie s’en ressent. Sans parler des mesures fiscales  ! Ce n’est pas forcément néfaste pour la population locale même si le contraste avec les touristes est saisissant. Leur niveau de vie est parmi les meilleurs, sinon le meilleur de de tout l’archipel antillais avec un salaire moyen de 1400 €. C’est le seul pays du Commonwealth britannique à  ne pas être très pauvre. Les gens  sont très accueillants et même si c’est parfois un peu dur à suivre pour notre porte-monnaie, nous y avons passé de très bons moments… Nous y reviendrons sûrement, nous n’en avons exploré qu’une toute petite partie  !

Après un réapprovisionnement, un plein d ‘eau, nous reprenons la mer vers l’arc antillais dès le 26 novembre, en effet cette navigation qui va à l’encontre des vents dominants (les alizées), n’est pas facile à négocier et il faut profiter du créneau météo qui se profile.

Mais je vous en dirai plus dans le prochain billet !...

 

 

 

Emplacement

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