CUBA

Posté par : Miguel
13 Mars 2015 à 21h
Dernière mise à jour 10 Août 2015 à 09h
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1° mars 2015
Partis de JAMAÏQUE, Montégo Bay  le 26 février à 7h 30 du matin, nous avons jeté la pioche à CUBA, Cienfuegos à Midi le 28 février. 2 jours et demi de nav. pour 270 Miles, dont 14h de moteur faute de vent. Les autorités sont venus à bord à 12h30 (médecin et capitaine de la marina) Puis à 14h ce fut un autre responsable des autorités qui, ganté, a rempli tous les papiers à savoir :le despacho (libre circulation), contrôle des guardafrontera, liste des passagers, fiche complète du bateau, inventaire du matériel (TEL.. GPS VHF etc…), déclaration des douanes, contrat deservice de la marina, avec l’appendice pour l’ancrage. Après un contrôle succin du bateau (équipés et coffres) il a quitté le bord à 16h. avec 85 euros pour les frais. En fait 90 car pas de monnaie. Après avoir salué, 2 bateaux amis retrouvés là, nous sommes allés à terre chercher nos documents tamponnés ainsi que notre reçu.


Mercredi 4 mars
Après avoir promené un peu  dans cette charmante cité de Cienfuego, nous avons lundi dernier, déjeuné dans un resto pour touristes avec duo musical  Repas+3 Bières+café =25 euros pour deux. Grosso modo  3fois le prix que  nous avons payé ce mardi. Le matin nous étions allés au marché aux légumes  où nous payons en pesos Cubains, bien moins cher  que de payer en pesos  convertibles le « CUC ». Il faut savoir que deux monnaies existent l’une  théoriquement réservée aux étrangers le « CUC » qui peut être convertie en  dollars ou en euros, l’autre aux cubains, elle ne peut servir qu’à Cuba.  Avec 100€ on a 1O8 CUC et avec 100€ on a 12 000 pesos.

Centre de Cienfuego le Che est partout

Le parc Jose Marti

 

Ci dessous: le Che  a gaughe,  le capitaine à droite : Normal ?

 

Marché de Cienfuego

Lundi 9 mars
Jeudi, avec un couple de français que nous avions brièvement rencontré en  Haîti, nous sommes  partis en taxi « Chrysler de 1955, avec un moteur  Perkins» pour Trinidad. Eux, sont allés loger, chez la famille d’un  pécheur qu’ils avaient connus dans un mouillage avant Trinidad ; nous,  nous avons pris une chambre dans un petit hôtel sympa, et ce pour 25 CUC  soit : l’équivalent en euros.

Un tresto de Trinidad

En promenade dans Trinidad

Trinidad la casa de la musique

Evidemment, la grande majorité des restaurants ont leur groupe musicos de 2 à 6, avec les inévitables Guantanamera, Besame mucho, A Mi Manera (version sud américaine) et Hasta Siempre Commandante (Che Guevara). Un peu comme la rengaine Djobi Djoba, Banboleo ; des Saintes maries de la mer. Ce fut la même chose le lendemain à la Havane. Même principe même musique d’un resto à l’autre. Par contre, pas le même accueil, pas les mêmes prix, pas la même qualité et surtout, à la Havane, une pointe d’arnaque, si possible. Bref, la capitale. Trinidad, classée, patrimoine culturel de l’humanité, avec ses rues pavées sinueuses et sa culture métis, restera un bon souvenir. Le lendemain, nous prenions un taxi pour la Havane, en compagnie de deux femmes argentines afin de partager les frais. 25€ par personne. La route jusqu’après Cienfuego, fut par contre un mauvais souvenir. Le jeune chauffeur, lançait sa trapadelle à tout berzing, sur une route sinueuse, mal entretenue où à tout moment surgissent des charrettes à chevaux ou des voitures qui les doublent, il est vrai, que les voitures sont forts rares. Cette rareté engendre des dangers supplémentaires, car à la sortie d’un virage, pris généralement un peut trop à gauche, le face à face peut être inévitable. Par la suite, une autoroute à 3 voies rectiligne où l’on croise, au maximum, 3 véhicules par minute, offre, mis à part les nids de poules, une sécurité toute relative. Arrivés à la Havane, centre historique/ « Taxi pas cher ? » « No Gracias ! » « italiano ? Espagnol ? » « No Françès ! » Ce fut les mêmes questions, les même réponses des dizaines de fois. Jusqu’à ce qu’un italo-cubain, nous accoste gentiment devant son échoppe en travaux. Nous acceptons de le suivre, à travers les rues défoncées et les immeubles délabrés du centre. Il connait un particulier qui vient de refaire sa maison à neuf, pour faire des chambres.  Le couchage (chez l’habitant se multiplie à Cuba.) Dans quelle galère me suis-je fourré, me disais-je, à mesure que nous avancions. Finalement arrivés devant la porte de « Mamy »d’où l’on pouvait apercevoir l’intérieur quitch mais propre, nous nous sommes dit pourquoi pas ! Surtout  après avoir vu tous les petits sigles qui signalent les chambres d’hôte, devant les taudis. Nous avons demandé le prix et visité la chambre et le reste de la maison. C’est OK pour nous. Toujours en compagnie de notre chevalier servant, nous sommes allés à la banque, retirer des CUC. Chemin faisant, nous en avons appris un peu plus sur le centre historique de la Havane, grâce aux explications de notre guide bénévole et de par ce que nous découvrions à mesure que nous avancions. Pour avancer, nous avons avancé. Tous le reste de la journée et le lendemain nous nous avons marché, marché et encore marché dans toutes les rues ou presque. Puis nous avons pris le bus (la Guagua) pour nous rendre au terminal national acheté notre billet de retour pour Cienfuego. Là, altercation avec le chauffeur qui nous faisait payer le transport en CUC, donc 24 fois plus cher qu’en Pesos. Après m’avoir vu converser avec les flics à qui j’avais demandé des renseignements, il a accepté, à contre cœur, de m’en rendre….une partie. Finalement la station d’autobus que l’on nous avait  indiquée, n’était pas la bonne. Celle-ci est réservée aux cubains. Retour au centre. Nous avons repris la Guagua mais…dans le mauvais sens : nous étions en banlieue. Après être descendus, nous avons pris les taxis, qui nous ont conduits à la via 23. Là, aux bureaux de « viazul »nous avons acheté nos billets pour le retour du lendemain. Le parc zoologique étant juste à coté, nous en avons fait la visite. Là encore, deux prix. Un pour les cubains un autre pour les étrangers. Pas grand-chose à voir dans ce parc. La moitié des espaces sont vides d’animaux mais il y a tout de même, encore les pancartes à poste. Et nous avons encore marché  marché même après notre retour au centre, jusqu’à l’heure du diner. Juste une halte pour la douche et rebelote, repas médiocre avec musicos puis dodo. En nous levant, nous avons constaté avec étonnement, que nous avions fait pratiquement le tourdu cadran.

 


Pharmacie rue piétonne

Grand théatre de la Havane

Castillo de los Tres rey - le Malecon-la cathédrale

Devant la bodeguita

Mardi 10 mars
Partis dimanche, à 14h15 de la Havane, nous sommes arrivés à bord à 18h. En fait à 17h les cubains ont reculé d’une heure, l’heure légale. Ce qui fait que nous n’avons plus que 5h d’écart avec la France. Nous avions réussi le tour de force de rentrer le boat dans un trou de souris, à la seule place disponible du port. Place que nous avons eue de justesse, après maints palabres, ce qui nous à permis de partir en laissant le bateau en sécurité. Nous en sommes partis pour regagner le mouillage, après avoir fait le plein d’eau et de gasoil.

Notre chambre de la Havane:  kitch!kitch!

Mardi 17mars 2015

Nous avons quitté Cienfuego le dimanche 15 à 7h du matin. Les jeunes gars de la police des frontières sont venus à bord, nous porter le « despacho » pour Cayo Largo à 6h 30. Nous sommes partis en compagnie de « Brezounec » un bateau français. Moteur jusqu’à 10h 30 puis bon vent jusqu’à Cayo Guano de l’Est où nous avons mouillés à proximité du phare. Le mouillage n’est pas de bonne tenue car sous la fine couche de sable c’est la caye. A 23h suite aux rafales d’un coup de « norther » nous dérapons. Et nous ne sommes pas les seuls ; je remouille sous 30 nœuds, même punition même motif ; derrière nous la caillasse. Pour ne pas passer la nuit à surveiller ce mouillage, nous avons mis le cap sur Cayo Largo plus tôt que prévue. C’est à allure réduite, avec juste un petit bout de génois, que nous avons navigué toute la nuit pour arriver au petit matin devant la bouée d’entrée du chenal. Arrivés à 8h, dodo jusqu’à 11h puis d’un coup d’annexe, en compagnie de Guy nous sommes allés au port faire notre entrée.

Iguane de Cayo  largo

vendredi 20 mars 2015

Nous avons quitté Cayo Largo hier à 8h 30. Nous avons pu faire notre « despacho » la veille. Depuis deux jours, il n’y a pas un souffle de vent. C’est parfait au mouillage mais pour naviguer … Cayo larguo, île touristique envahi par les hôtels 4 étoiles, du tourisme tout inclus ; c’est sympas, mais il n’y a pas grand-chose à faire.

Yahoo avait bloqué l’accès à la boite mails de Joce. Pour éviter une tentative de piratage. « êtes vous l’utilisatrice  d’un ordinateur de Cuba dont l’adresse IP n’est pas celle habituellement utilisée etc… » Pour aller faire un tour à internet, au seul hôtel équipé de la WIFI et essayer  de récupérer les mails, 8  euros aller – retour. Accès à la WIFI 8 euros pour une heure. Connexion hyper lente, nous avons juste pu réinitialiser sa messagerie, son portable ayant été reconnu. De là nous sommes allés, en compagnie de Guy et Nicole, dans un restaurant proche de la marina, 20 euros. Un autre Cuba.

Heureusement, ici à Cayo Rosario, où nous sommes actuellement, nous avons acheté 3 grosses langoustes aux pécheurs de passage, pour 9 CUC= 9 euros, est ce sans monnayer. Je les ai cuisinées sauce curry. "BREZOUNEC"  était échoué depuis quelques heures. Nous sommes allés tenir compagnie à son équipage, en attendant la marée haute, puis après avoir pu se déséchouer, Nicole et Guy sont venus à bord manger les langoustes. Maintenant, nous sommes invités à 14h, par les pécheurs, à manger un Pargo énorme et encore des langoustes. Le plus dur c’est de tenir jusque là sans manger.

La tornade est passée près

mercredi 25 mars 2015

Après 6 jours passés hors du temps, et aprés être passés à coté d'une tornade; nous voilà de retour à Cayo largo où nous avons désormais le réseau téléphonique. Quant à internet, il va falloir refaire le circuit pour aller à l’hôtel. Hors mi quelques signes du 21eme  siècle, on a l’impression en visitant Cuba, d’avoir fait un bon de 50 ans en arrière. Même les pécheurs  de Cayo Cantiles payés quelques dizaines de dollars par mois sont équipés de panneaux solaires qui font fonctionner le congélateur et de par la même la VHF et l’antenne parabolique avec télévision. En fait ces pécheurs sont les gardiens du parc qui comprend en plus l’Isle de Cayo Rosario. Des Kms de plages désertes jonchés, hélas, par endroits, de débris de toutes sortes, pur produits de notre société de consommation. Les chaussures, tongs, bouteilles, boites et caisses plastiques, emportés par vent et courants, souvent en provenance d’Haiti où le tout à la mer est quasi culturel, sont regroupés en tas pour être brulé par ces gardiens. Ils entretiennent également les 2 ou3 sentiers des îles. L’un d’entre eux nous a emmené jusqu’au lagon où vivent flamants rose et crocodiles de mer. Hélas le lagon était à sec. Nous n’avons pas vu les flamants (on connaît bien), les crocodiles, de toutes façons plus facile à voir de nuit. Nous n’avons pas vu les singes qui sont plus au nord. En revanche les iguanes géants et les espèces de ragondins qui fournissent avec les cochons, la viande aux personnels nous ont gratifiés de leur présence.

Il doit falloir avoir le cœur bien accroché pour manger cet espèce de gros ras mais bon…nous mangeons bien les langoustes… Question de culture et de coutumes.

Voilà notre séjour à Cuba va s’achever. Je vais prendre la météo avec Skyfile  sur   « globalmarinenet.net » et selon toute vraisemblance nous mettrons le cap sur l’île de Guanaja au Honduras. On va zapper l’escale aux îles Caïmants car les formalités sont apparemment, pour nous, trop contraignantes (encore en anglais) et de plus nous n’avons pas de réservoir à eaux noires : obligatoire. 

lundi 30 mars 2015

La carte touristique nous donne droit à 1 mois à Cuba. Après il faut faire une prolongation de séjour : 50€. Nous devions faire la sortie internationale le 28 mars car nous sommes arrivés le 28 février lequel n’a que 28 jours. En fait ce n’est pas un mois mais 30 jours sans prolongation. Donc nous faisons notre sortie aujourd’hui, ce qui nous permet d’avoir une meilleure météo, car depuis deux jours c’est 25 nœuds et plus. Comme il faut venir au port pour faire les papiers, nous y sommes depuis hier après midi, plus tranquille car au mouillage, c’est moins sécure.  Par contre nous y seront ce soir car je ne pense pas que les autorités nous laisse une demi journée de plus. Nous partirons demain matin à 7h, direction Guanaja au Honduras. Ce qui fera 7h de rab à Cuba. Le vent devrait tomber un peu demain après midi.  

 

 

 

Emplacement

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