----Journal de bord 2014-2015----Des Grenadines à la République Dominicaine

----Journal de bord 2014-2015----Des Grenadines à la République Dominicaine

Posté par : Miguel
19 Novembre 2014 à 01h
Dernière mise à jour 05 Juin 2015 à 09h
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PREAMBULE

Le10 octobre 2014,nous sommes allés à Paris en voiture, chez les enfants à Joce. Après quelques jours passés en leur compagnie et après avoir fêté dignement les 60 ans de Mamie Jocelyne et les 8 ans de Maelys sa petite file, au resto chinois avec toute sa petite famille et la famille de sa belle fille, le lendemain le14 à huit heures ,nous avons prix le taxi direction Roissy. Nous avons atterri à Fort de France où nos amis Pierre et Annie nous attendaient depuis une bonne heure. Retard, et bagages oblige. Pour l'occasion ils avaient réquisitionnés la voiture d'un ami ainsi que celui ci. Nous sommes restés a bord de troll le bateau de Pierre et Annie Pendant les deux jours qui ont précédé l'arrivée des enfants. Pour nous venir en aide, ils se sont coupés en quatre. Ils nous ont emmenés un peu partout en annexe et le deuxième jour, nous avons faits la quasi totalité des appros. Ce fut un long parcours du combattant sous une chaleur tropicale Le plus difficile étant de transporter du camion de livraison ( Carrefour, livre ) du quai au bateau et de ranger tout cela dans des coffres inappropriés à un séjour aussi long pour 7 Personnes. Rien que pour Caser les 80 litres d'eau minérale les 24 litres de lait plus la Bierre, le Coca cola ,  les jus d'orange Conserves de toutes sortes, les pâtes, riz etc. Sans oublier les indispensables éponges, P.Q et autres. Bref plus que pour les traversées que nous avons fait avec Joce.

Fort de france le 16 octobre

Bienvenue à bord du lagon 39 cata loué par les enfants. L'idée première étant de venir nous rejoindre à Curaçao. Mais les 5 billets pour la famille coutaient aussi cher que le total, vol et location, pour la Martinique. Alors cette option fut prise et Papy et Joce ont changé leur vol retour à Curaçao pour Fort de France. C'est ainsi que nous les avons accueillis à l'aéroport avec plus d'une heure de retard sur l'horaire ce qui me causa quelques discutions animées avec le taxi.

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Aracées de fatigue et de chaleur la première nuit, commencée au restaurant par les petits, se passa sans problème.

Le 17 octobre 2014

Apres le petit déjeuner,  ce fut le briefing pour la prise en main du  bateau,  le complément des appros le plein d'eau et départ du Marin à 16h, direction le mouillage de Ste Anne. Premier bain, premières vrais impressions de vacances pour chacun d'entre eux.

 

 

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18 octobre 2014

7h30. Nous avons quitté le mouillage pour Ste Lucie.  Mer belle, pas de vent,  arrivés au moteur  à RodneyBay. Achat de quelques fruits et légumes au rasta sur sa pirogue pendant que le fils prépare les darnes de la bonite péchée dans le canal. 2 autres prises de poissons inconnus ont été remis  à     l’eau avant notre mouillage sur bouée à la soufrière face aux deux pitons. Belle plongée où tout le monde c'est extasié sur les fonds sous marins pendant que le capitaine surveillait le cata. Les rangers sont venus réclamer leur taxe. Nous leur avons fait comprendre que nous avions déjà payé l'amarrage, que nous n’avions pas de monnaie ou de dollars EC. Ils doivent repasser.

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Le 19 octobre

Les rangers ne sont pas revenus hier au soir, à 6h du matin, nous avons largués les amarres pour Bequia. Toujours pas de vent la grand voile sert juste à appuyer les moteurs. Personne de malade et à 16h toute la troupe est dans l'eau.

20 octobre

Nous sommes allés faire le change, les formalités d'entrée, quelques complément de provisions. Les enfants n’ont pas voulu  se promener plus longtemps.

Après le repas, direction Petit Nevis. Mouillage, baignade,  plongée. Pendant que le pitaine gardait le bateau tout le monde est descendu à terre. Visite de courte durée car bouffés par les moustiques.16h départ pour Mustique (cette fois c'est l’île) amarrage sur bouée obligatoire et paiement de la taxe pour 3 nuits, 60 €. C'est bien l'île des milliardaires mais c'est un peu prohibitif. Le lendemain au retour du snorkeling une assiette de crêpes les attendait. (Une surprise de Papy appréciée de tous)

 

 

 

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Plein d'eau à Bequia. Kilian est le préposé à la traduction

 

 

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Visite rapide à Petit Nevis

22 octobre 

Nous sommes restés deux jours à mustique. 7h départ pour les Tobagos Cays. Arrivée et mouillage devant petit  bateau à 11h 15. Le comité d accueil ne nous laisse aucun répit. Surprise la où nous avions mouillé l'année passée en toute quiétude, c' est foison de bouées. Les rangers comme de coutume viennent pour la dime.

 

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 Sur les hauteurs de Moustique

 

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Sur la plage de Moustique

 

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Tobagos Cays: entre Petit Bateau et petit Rameau

 

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24 octobre

Hier mauvais temps tous les bateaux sont partis, nous sommes les seuls au mouillage. C'est à noter sur les tablettes, seul ou presque au Cays (on aperçoit 2 mats de l’autre côté (dans la piscine face au reef). Ce matin départ pour PSV

 

 

24 octobre

Nous voici à Petit St Vincent depuis 9h30, les enfants sont allés à terre avec Joce tout le monde a pris masques et tubas mais ils n'y a pas grand-chose à voir à par les bordures de plage. Ils ont fait une tentative pour entrer un peu plus dans l'ile mais nos possible, propriété privé. Une autre pour rejoindre le reef et y faire une plongée,  mais trop loin et trop de clapot.Quand ils sont arrivés les crêpes les attendaient.

 

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25 octobre

8h Départ pour union j'ai enfin fini par mettre une voile. Le génois nous emmène gentiment a 4, 5 nœuds  jusqu'à Union où nous sommes restés jusqu'à 15h après que toute la petite troupe soit allé visiter, faire quelques emplettes et un tour à la wifi pendant que je surveillais le mouillage. Nous avons également fait un plein d 'eau les avis sur le petit village typique de Clifton ont étaient très partagés. Ce qui est somme toute un peu normal, au moins pour les enfants, car, à part notre brève incursion à Bequia pour les formalités, Ils n'ont eu aucun vrai contact avec les populations locales depuis leur arrivée. Jusqu'alors tout était aseptisé. Après maintes tergiversations de Kilian, sur le lieu de mouillage, nous avons pris une bouée payante évidemment, à Carénage, au nord de Mayreau. Personnellement, j e n’étais pas très chaud pour passer la nuit dans ce mouillage trop fréquenté en saison et où les fonds pour la plongée ne sont pas terribles comparés au sud.

 

 

 

 

26 octobre

Nous voici toujours à Mayreau mais à Saline Bay au sud.  Normalement  Hermes « bateau amis » et sa petite famille devrait nous rejoindre. Je n'ai pas très bien dormis. Je connais trop bien le mouillage du nord idyllique, donc plus qu'encombré en saison où tous les cons mouillent n'importe comment et où les accrochages entre bateaux et skippers ne sont pas rares. De fait si le mouillage n'était pas surchargé, 2 bateaux ont jeté leur pioche en dépit du bon sens. Heureusement que le vent est resté plus où moins stable si non , l’accostage avec l'un, était inévitable. Le fait d'être les premiers et qui plus est sur bouée nous aurait donné raison mais bon!... Si j’avais été seul, donc pas pressé de changer d’endroit, je serais resté en place obligeant ainsi le gros cata de loc à faire des courbettes pour lever son ancre qui était désormais sous notre étrave. Nous avons essuyé un joli grain avant notre départ pour Saline bay .où nous sommes arrivés à 11H.

27 octobre 2014

La famille d’Hermès nous à rejoint hier en fin de matinée. Nous voici cette fois à deux cata de retour aux cays,  mais cette fois ci dans la piscine par 2m de fond. Il fait un temps superbe et tout le monde est ravi. Hier toute la petite troupe est montée au village de Mayreau. Papy gardait le bateau. Le soir les guitares ont ronflées sur le bateau de Christian et Patricia.

28 octobre

Après avoir fait plongées sur plongées quelques fois tous ensembles et quelques fois seulement le  petit fils et le fils, lequel veut absolument rendre utile et efficace le lasso à langoustes qu’il a confectionné et finalement cassé et perdu;  nous avons levé l’ancre à 11H30 afin de ne pas payer une journée de plus 1h après nous étions à Mayreau, pour passer la nuit de nouveau à Saline Bays. Replongée et retour de celle-ci ravis. Hermès quand à eux sont partis pour Union.

29 octobre 2014

7h départ pour Béquia. L’ambiance est morose c’est maintenant le chemin du retour. De toute évidence Kiki aurait voulu rester un jour de plus aux Tobagos. Mais nous n’avons pas la météo et mieux vaut  être un ou deux jours d’avance en Martinique où il y a, si le temps le permet de beau x mouillages à faire. De toutes façons, nous pouvions faire une halte ou deux avant le mouillage du soir à Béquia. Un petit tour dans le fond de la baie de Canouan, nous auraient pris qu’une demi heure, de  même si nous avions fait une approche au sud de Canouan  devant la caille où était mouillé le gros yacht  cargo, il y avait deux beaux site de plongée pourtant mentionnés comme tel sur le Patuelli.  Bon que fait on ? on va la ? on va la ? « Demande à Kiki qu’il demande à sa mère » Re bible « patuelli »; re tergiversation pour atterrir à Friendship bay . Mouillage de jour sympa un peu rouleur. Personne a voulu faire un tour de plongée. Dommage car s’il y a plusieurs clubs de plongée c’est certainement pour une bonne raison, bien qu’en bouteille ce n’est pas la même qu’en « snorkeling »  mais si on va pas voir on ne sait pas. Arrivés au mouillage de Lower bay à Bequia à 15h30 là, tous le monde avec masque et tuba. De retour « C’est le plus bel aquarium que nous ayons vu jusqu’à présent ».

 1 Novembre

Nous sommes restés deux nuits à Bequia, dommage que les enfants n’aient pas voulu faire un tour de l’ile dans les taxis collectifs, (camionnettes à ciel ouvert avec des bancs). Tour que nous avions fait l’année passée, qui est peu onéreux et vraiment sympa. Deux enfants sont même restés à bord. De la même façon qu’il est plus que regrettable que nous  ne soyons pas arrêtés à st Vincent. A l’aller, avec un temps de demoiselle, je leur avais fait voir en faisant un petit détour, la baie de Cumberland et de Wallilabou où fut tourné « Le pirate des Caraïbes. Ces baies sont sauvages et magnifiques, avec de beaux fonds. Je leur avais proposé  de leur payer le resto du français qui a récupéré  une partie du décor et qui aurait laissé à chacun un souvenir impérissable. Je serais, comme je l’ai souvent fait, resté à bord surveiller, annexe et bateau. Mais  ils ont préféré, écouter Christian, qui s’était trouvé par hasard  l’année passée, en même temps que nous à Cumberland et qui bien évidemment  n’avait pas mis un pied à terre de peur d’être agressé. Qu’elle connerie d’avoir préféré les « on dit que..» plutôt que notre vécu. D’autant que cela nous aurait, coupé la route, comme initialement prévu. Résultat 12 heures de nav. Avec une sortie short de St Vincent. Un peu plus dure que d’ordinaire        (j’usqu’à 40 nœuds de vent, sur une mer hachée). Pour éviter d’affronter, mer et vent où bien évidemment, on n’avance pas, je mets, après avoir bien réduit, cap un peu plus à l’ouest. Sans les considérations du fils qui trouve que l’on s’écarte trop de la route, j’aurais mis grand largue pendant les premiers milles. Nous aurions gagné en vitesse et en confort et nous avions tout le temps de récupérer la route. Au lieu de ça nous avons séré le vent, ce qui m’obligea à mettre les moteurs et à rester dans l’inconfort jusqu’à presque la moitié du canal. Il est vrai que ce Cata est peu toilé  (70 m~) et que sa maitrise demande un peu de pratique. Il n’en demeure pas moins que la ligne droite n’est pas le moyen le plus rapide et le plus confortable, en bateau, pour aller d’un point à un autre. Ce matin départ en même temps que « Hermes » de St Lucie Roadney Bay à 8h pour l’Anse Caritan ,à quelques dizaines de mètres, de notre mouillage de départ. L’ambiance est morose, heureusement ce soir apéro sur « Hermes », dont l’équipage prend l’avion demain, cela détendra un peu l’atmosphère.

2 novembre

Nous voici à Grande Anse d’Arlet, tout le monde est parti plonger. Hier Annie de Troll avait organisé une soirée « soirée guitare évidemment » sur le cata de l’un de ses amis. Nous lui avions pourtant dit que nous n’étions pas sur, d’arriver samedi ou dimanche et après tout, si nous leur devons une fière chandelle, je ne puis obliger les enfants, à aller gratter la guitare sur un bateau dont ils ne connaissent pas  les proprios ; vacances et détente de la famille d’abord. C’est une question qui ne ce serait même pas posée si hier, quand  au large de la Martinique, j’ai proposé de rallier les Anses d’Arlet, Kiki n’avait préféré Ste Anne. Résultat ce matin ; tous avaient la dégoure. Pas de tergiversation : si cela vous convient à midi  nous serons à la bouée, nous reviendrons ici passer la dernière nuit demain.

Bouée que j’espère ne pas avoir à payer, quand j’ai vu le zodiac des gars du pseudo port, tourner autour du bateau, j’ai fait le mort.

 

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Sainte Lucie Rodney bay

 

3 novembre

Nous sommes partis des Anses d’Arlet à 7h : arrivés à l’Anse Caritan à 10h30. Malgré les innombrables casiers qui minent littéralement cette route, nous avons bien marché, toujours au moteur, avec l’appui de la grand voile, en passant derrière le Diamant. Il fait toujours beau et l’on peut remercier le ciel que ces quelques jours de vacances pour les enfants, se terminent comme ils ont commencé.

4 novembre

Voila nos bagages et nous même sommes sur Troll. Hier soir Pierre et Annie nous ont emmené de quoi faire l’apéro de l’au revoir que nous avons fait sur « Tilapia » rebaptisé pendant ces 17 jours « Gite à plat. » A midi restaurant et cadeaux pour mon anniversaire. L’attente du départ fut longue pour tout un chacun. Il n’y a pas grand-chose à faire à la Marina du Marin. A 16h30 le taxi nous a enlevé avec un gros pincement au cœur toute la petite famille, destination la métropole.

5 novembre

Parcours du combattant : hier je suis allé chez une dentiste de la marina. Je devais y retourner aujourd’hui pour extraire ma dent. Aucune confiance en mme Grossin, si, si c’est son nom ; mme Gros nibards est Hongroise et son cabinet est comme elle bizarre. Puis ce fut la course aux billets d’avions. Impossible de les prendre par internet ça ne fonctionne pas et en plus il n’y a pas d’imprimante pour sécuriser les 1000 euros. Nous sommes allez en compagnie de Pierre et Annie à terre dans une agence de voyage qui voulait nous faire passer par St Martin – Vancouvert- Curaçao. Elles ne connaissaientt pas  la compagnie Inselair qui fait les vols St Martin – Curaçao. Sur mes indications et après une heure et demi d’attente (elles voulaient, ces charmantes jeunes femmes, que nous revenions l’après midi alors que nous avions payés) Nous avions enfin notre facture.

Fort de France St Martin- Guadeloupe- Grand Case 653,96 €

 St Martin Philisburg – Curaçao 424, 36 €

Reste à payer les taxis du Marin à l’aéroport  de Grand case à Philisburg et de l’aéroport de Curaçao au bateau un petit total de 1 300 € sous toutes réserves. Car si le boat n’a pas quitté le site de gardiennage nous en seront quitte pour hôtel et re-taxi.

6 Novembre 2014

Nous venons juste, de récupérer 3 pence Infesté de moustiques.et les emmerdes commencent. Les batteries sont HS la pompe à pied ne fonctionne plus et ma dent infectée qui me fait souffrir depuis 3 semaines m’a déclarée un abcès de belle qualité. Il va falloir trouver un dentiste pour l’arracher mais avant il faut essayer une fois de plus de résorber cet abcès. Il fait 30 la  nuit et 36 le jour dans le bateau. Sans  ventilo c’est dur. A part ça tout va bjen , reste la  nostalgie des beaux jours passés en famille.  Nous espérons qu’il leur restera que des bons souvenirs en tête et que la reprise n’a pas été trop dure.

8 Novembre

 Les  batteries services sont bien HS. La pompe à pied aussi. Apparemment il n’y a plus suffisamment de batteries chez Budjet ou Island water world. Sauf dépareillées, très chères et encore je n’arriverais pas à mes 300 amp. necessaires. Mon dos est en compote et ma dent…sans commentaires.

10 novembre

Je suis allé demander à la directrice du chantier, si elle connaissait un bon dentiste. ça tombe bien me dit elle je vais voir le mien à 10h. A 11h 30 j’étais de retour au bateau avec 1 prémolaire et 100 dollars en moins.

  

Jeudi 13 novembre

Hier nous sommes partis toute la matinée pour chercher des batteries et une bouteille de gaz propane vide (pas de butane) Aujourd'hui toute la matinée pour la faire remplir en plein soleil il n’y avait plus de gaz sur l'île j’avais le n°39. A 2 bouteilles maximum à remplir par personne 2h d’attente. C’est le pote d’un ouvrier du chantier, qui m’a servi de guide et de taxi pour 10 €. Reste à trouver les batteries (pas de batteries sans entretien sauf les batteries gel.) Puis faire un coffre pour la bouteille de10 l. Ensuite faire un montage à la mord moi le noeud pour raccorder à la gazinière. Todo ben , nous ka allé, nous ka mâché. y despues nous ka pati. Mais avant il faut que je trouve un système pour remplir les pitites bouteilles sans faire tout sauter. 

Mardi 18 novembre

            Grasse à des copains de bateau, habitués du chantier, qui connaissent la zone technique de Curaçao par cœur et qui avaient loué un véhicule chez l’habitant, j’ai pu enfin trouver des batteries services 100 AMP (marine sans entretien). Ils m’ont trimbalé un peu par tout pour acquérir ce dont j’avais besoin. Les batteries sont à poste, le contrôleur de celles-ci également, le joint spi du propulseur fuit toujours même avec une huile plus épaisse, je l’ai remonté comme ça. De toutes façons pour ce que je m’en sers. En partant en mai, si je peux, je démonterai le sabot du renvoi d’angle, pour le faire réparer en France. L’antifouling et fait et nous mettons à l’eau à 10h ce matin.

 

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Jeudi 27 novembre

 

 

                Nous avons changé notre destination initiale, qui était de partir sur la Colombie et laisser le bateau à Carthagène. Le fait de partir un peu tard en saison, ne nous met pas à l’abri des coups de vent sur le Cabo de la vela, réputé pour être l’un des 10 endroits les plus dangereux au monde. On le surnomme le Cap Horn des Caraïbes. Il faut donc être attentif à la météo, si l’on veut le passer tranquilou, tranquilé . Bien que dans le sens est-ouest, il représente moins de danger. Nous avions une bonne ouverture météo mais avec un risque de vent fort aux abords du cap. Il aurait fallu partir plus tôt, mais nous n’étions pas prêts.

                Alors plutôt que d’attendre au port, une hypothétique ouverture météo en cette saison ; nous avons préféré partir pour la république Dominicaine. En montant plein nord, à part le dernier jour au pré serré, nous aurons 15 nœuds est ; tout au long du voyage. Nous larguerons les amarres à 14h pour le mouillage de Fuik Baay au sud est de Curaçao en compagnie de deux autre voiliers et le lendemain direction Casa de campo en R . Dominicaine.

Lundi 1° décembre

La traversée c’est effectuée dans les conditions prévues. Nous sommes arrivés dimanche matin à 8h devant la marina après une nuit un peu ventée. 25 nœuds au pré séré, deux ris et plus de 6 nœuds de moyenne. A 9heures, 2 marinèros sont venus nous chercher, 3 autres nous attendaient au total 5 nous ont aidé à l’amarrage. Les jolies demoiselles de la capitainerie, nous ont souhaité la bienvenue et nous ont demandé d’attendre les autorités. Une demi-heure après, la douane, l’immigration, les autorités portuaires, l’armée, l’anti drogue, la direction générale des impôts internes (taxe tourisme), tout ce beau monde c’est présenté au bateau dans une foire indescriptible. Chacun voulant être le premier pour l’inspection ou pour compléter le formulaire. Nous étions dimanche. Le gars de l’anti drogue « votre bateau et clin, vous avez une bonne tête, ce n’est pas la peine que je fasse venir le chien. Donnez moi seulement una propina. » (pouboire). Quatre heures après, alors que nous allions accueillir le bateau ami qui arrivait (Hé oui, pour une fois nous étions les premiers, sur les 3). C’est le gars de l’agriculture qui est venu pour la visite sanitaire. Il est reparti avec les poubelles et 25 dollars US contre un reçu de 20 dol. Total 120 dollard US pour entrer en R.Dominicaine.

 

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mercredi 3 décembre 2014

Ici la marina coûte une fortune. 45€ Par jour et nous ne pouvons même pas étendre le linge. Cela dénote et nuit à l'image de marque de la marina. Bref nous sommes emprisonnés chez les riches avec des yacht de luxe et des gardiens partout.Demain nous louons un véhicule et promenade aux alentours pour également, voir l'autre marina, plus proche de l'aéroport car nous rentrons en France le 19 retour Le 29.

 Samedi 06 décembre 2014

Avec des amis de voyage nous sommes allés, avec un carito ,« les petites voitures de golf à moteur » sur les hauteurs du rio Chavon « Altos de Chavon », puis nous sommes descendus déjeuner à la plage journée amusante, beau point de vue sur ce promontoire touristique ou une copie de nos amphithéâtres romains à été construite il a une vingtaine d’année. Mais surtout beaux points de vue sur les luxueuses villas qui jalonnent le parcours.

 

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Dimanche O7 décembre

Casa de campo : des centaines d’hectares dédiées aux richichismes résidents étrangers avec des facilités pour sortir mais des restrictions incroyables pour y entrer et toujours les luxueuses villas de plusieurs centaines de m2 qui bordent les routes et des gardiens partout. Nous avions avec nos amis loué un véhicule, traditionnel cette fois ci, pour nous rendre, après avoir visité la fabrique de cigares et fait le tour de la ville de La Romana, à Bayahibe. C’est de là que partent tous les « Days Charters » pour l’ile de Saona haut lieu touristique du parc national au sud est de la R. Dominicaine. Des dizaines et des dizaines de bateaux en tous genres qui déversent leurs flots de touristes au bout de l’ile. Ils ne sont pas prêts de nous y voir au mouillage. D’autant que dès que l’on bouge, il faut faire auprès des autorités, une sortie et une entrée, même pour faire 2milles.

                Après le repas, une des visites les plus épiques qu’il nous est été donné de faire. Environs 4 Kms à l’arrière de petites motos sur un chemin montant, caillouteux, pour aller visiter l’une des curiosités de la région. Un gouffre au fond duquel stagne une eau d’infiltration limpide. Réservoir naturel pour la ville. La moto OK, le fond du trou noir, très peu pour moi, je ne suis pas descendu jusqu’au bout. D’autant que j’entendais les vociférations de nos motoristes qui se disputaient et  le bruit des motos qui allaient et venaient. Nous étions dans la forêt au milieu de nulle part, tout aurait pu nous arriver. Le meilleur comme le pire. Personne n’est à l’abri d’une agression ou d’un accident. L’accident nous y avons pensé tout au long du parcours. Plus particulièrement au début, en monté, Joce et moi en équilibre précaire à trois sur la moto. Nous avions commencé le périple avec une moto chacun. Mais avant de quitter la route : les flics. Aucun des passagers n’avait de casque. Je me suis dit nous sommes bon ! Eh bien non ; ils ont réquisitionné la seule moto dont le chauffeur n’avait pas de casque et ont demandé à la passagère, Joce en l’occurrence, de monter sur la mienne. La voilà prise en sandwich entre le chauffeur et moi. Quel paradoxe, deux passagers sans casque sur la moto, ce n’est pas important du moment que le conducteur porte le sien.

 

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 Mercredi 10 Décembre

Nous avons passé 3 jours au beau mouillage de L’ile de Catalina. Avant notre départ de Casa de campo il nous a fallu faire, à la Marina de guera  « un despacho » c'est-à-dire une permission de sortie pour la destination suivante. Arrivé à cette destination, il est nécessaire d’en faire un autre pour la suivante. Contrairement à ce que nous avait indiqué le militaire, s’il y a bien un poste de l’armée sur l’ile, ils n’ont pas l’autorisation et pas de tampon, pour établir un despacho. Il faut retourner sur nos pas, pour aller quémander le sésame à la ville de Romana, à 6milles delà  où nous étions. Mouiller au milieu du fleuve encombré par les corps morts des days charters locaux et autres, mettre l’annexe à l’eau et attendre que le commandant appelé par ses hommes veuille bien se réveiller promptement. Arrivés à 8h nous sommes partis à 10h. Pas de vent, moteur nous avons pris une bouée à Boca Chica, à 16h : 19 Dol US à côté d’un voilier canadien. De toutes façons nous n’avions pas le choix, nos tentatives sur les autres étant veines, les attaches étant rompues, ce sont les marinèros qui nous ont placé à celle-ci. 

A notre départ de Casa de Campo discussion acharnée pour ne pas payer les 994 galons que nous aurions consommés. Une heure et demi de tergiversations et contrôles divers avec appel au sous chef qui appelle le chef qui appelle etc.. Du coup nous avons zapé le prix de la journée qui est de plus de 10 dol. que celui annoncée lors de notre arrivée. Quant à l’ile de Catalina si le  mouillage était tranquille hier et le premier jour il n’en fut pas de même lundi. Il nous a fallu mouiller plus loin sur la caillasse avant de reprendre notre place pour la nuit, l’ancre dans le sable. Un bateau de croisière déversait des centaines de passagers sur  le sable immaculé où les attendaient autant de chaises longues avec ou sans parasol et nous gênions  les allers et venues des chaloupes.

 

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 Bateau de croisière à Catalina

                                                                  

 

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 Catalina les transats attendent les touristes

 

Vendredi 12 decembre

L’AGRESSIONet oui après y avoir plus ou moins échappé durant toutes ces années, la nuit dernière, celle de mercredi à jeudi, nous y avons eu droit. Couchés relativement tôt, à 1h ¼ Joce se lève pour satisfaire  un besoin naturel, en profite pour fermer le hublot du carré resté ouvert. Réveillé, je l’imite et satisfait au même besoin. Une heure et demi, nous ne sommes pas encore tout à fait rendormi, un bruit de clapot bizarre se fait entendre. Joce  « on dirait qu’il y a quelqu’un près du bateau » je lui réponds non c’est le clapot. Après tout c’est souvent que des pécheurs, passent  prêt du bateau mais la méfiance est de mise, car même si ce sont des pécheurs, que font ils si prêt à cette heure. Nous restons aux aguets le bruit est maintenant plus distinct. Je regarde par le hublot qui donne sur le cockpit, personne ; pas plus de bruit. Je me recouche et reste tendu prêt à bondir. 

Comme toujours la porte de la descente est montée bloquée et laisse passer l’air d’un espace de deux mains, entre elle et le dessus tiré, personne, à moins de bien connaitre le système, ne peut passer son corps sans bruit si l’alarme est enclenchée. Précaution indispensable, qui s’est avérée par la suite, efficace. Les bruits se font plus distincts, je regarde par le hublot du cockpit, toujours vide en même temps que je me lève pour saisir la machette, toujours à poste, au pied de la descente. Si quelqu’un est monté à bord pour pénétrer dans le bateau il passe nécessairement dans le cockpit.

 

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L'espace entre la porte et le dessus de la descente: en eau à droite l'alarme.

Là tout va très vite, en même temps que j’entends Joce crier « il y a quelqu’un, il y a quelqu’un » et taper sur l’autre hublot (elle venait d’apercevoir  des jambes, sur le tableau arrière) Que deux hommes ont sautés dans le cockpit et de suite l’un deux, passe la main pour essayer d’ouvrir la porte. Je me mets à hurler, mais rien y fait, il insiste. Dans le même temps je donne des coups de machettes en prenant soin de rester sur le coté. Je ne veux pas me présenter à eux  de face, car j’ignore s’ils ont une arme à feu. En fait mon vis-à-vis avait un couteau. Couteau que j’ai évité de justesse, qui fit une belle entaille sur la cloison et qu’un coup de machette bien appliqué fit tomber à mes pieds. La dans un éclair, c’était lui ou nous. Mon agresseur n’avait plus d’arme, c’était le moment de le neutraliser. En pleine poire la machette est partie. je venais d’ouvrir la porte déclenchant l’alarme, pour avoir plus d’espace afin de mieux porter mes coups. L’un associé à l’autre, fit fuir mon agresseur et ses comparses, des gamins de 16 à 17 ans, bien gaillards et agiles comme des singes, qui regagnèrent la petite ile en face, à la nage. 

 

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Les coups de machette ont laissé des traces sur la porte de la decente

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Le coup de couteau qui m'a manqué a laissé une belle trace sur la cloison.

 

Curieusement il n’y avait pas de sang, trace de la bataille, c’est sûr qu’il a du en perdre, car vu les entailles que j’ai fais sur le dessus de la porte, il a surement du avoir des plaies ouvertes, notamment au visage mais il a sauté si vite à l’eau, que le sang n’a pas eu le temps de s’écouler, à moins que dans ma précipitation ce soit le coté non tranchant de la machette qui l’ai atteint. Les cris et l’alarme ont alerté le gardien, lequel a téléphoné aux autorités et nous a aidé à nous mettre au quai d’accueil de la marina. Il était hors de question de rester sur la bouée. Après la police, arrivée rapidement, ce fut la marine de guerre. Tous sont partis en canot sur la petite ile de « La Piedra », à la chasse aux malfrats. Ils sont revenus moins d’une heure après avec un jeune, menotté dans le dos, qu’ils m’ont demandés de reconnaitre. Ce que bien évidement je n’ai ni pu, ni voulu faire. « Nous verrons demain pour la déposition. Bonne nuit » Il était 4h1/2 du matin

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Au fond la petite île de la Piedra qu'ils ont regagné à la nage.

Samedi 13

 Aujourd’hui à la demande des autorités de la marina, qui insistent pour que la plainte soit déposée (un bateau sur bouée, vide de ses occupants, s’était fait dévaliser la semaine dernière) car elle les aiderait dans la recherche de la sécurité etc…J’ai passé une bonne partie de la matinée au commissariat de la ville, une maison à moitié délabrée, 3 pièces en enfilades. L’accueil, puis une autre contigüe à un dortoir à la porte mal fermée car cassée et ou le seul bureau n’a que trois pieds. Le genoux du policier qui prenait des notes (Sic ?) faisant office de  quatrième. C’est là qu’assis sur un banc de pierre, seul mobilier à part le bureau bancale, nous avons vu défiler, les plaignants, la P.M. les gardes municipaux et nationaux, en attendant la police d’investigation et Judiciaire, qui n’a pas voulu officier puisque je ne suis pas blessé et que je suis incapable de reconnaitre nos agresseurs. Je devais retourner après midi à la maritime je m’y suis refusé

Jeudi 18 decembre

Les sacs sont prêts(petits). Nous prenons l’avion ce soir pour le pays, passer Noël en famille. Retour prevu le 29. L’épisode de l’agression est loin derrière. Le jeune homme arrêté, aurait  balancé ses copains, mais ces derniers courent toujours

Lundi  4 Janvier 2015

Nous sommes rentrés de France le 29 au soir avec 3heures de retard sur l’horaire prévu. Nous avions eu 2 heures de retard à l’aller avec un repas exécrable, là 3 heures. Merci Air France. Nous avions prévenus les loueurs, qui au demeurant sont à poste toute la nuit, le véhicule nous attendait. Nous sommes arrivés à bord à 11 heures et demi ; R.A.S. Le lendemain nous prenions la route pour la presqu’ile de Samana à Las Terrenas.

L'hotel à Las Terrenas

 Les environs de Las Terrenas

La baie de Samana 

Le 31 fut calme petit resto et 11h couché. Le feu d’artifice m’a réveillé : « Bonne Année mon Cœur » puis redodo. Il faut dire que nous avions tous deux un bon rhume, qui ces jours ci, n’a fait qu’empirer avec fièvre et toux. Le 1° nous sommes montés à travers des paysages magnifiques à Los Limon (sans nous arrêter sur le site de la cascade (bof !) puis Samana, Las Galeras et retour à Samana où nousattendait Dennis un garçon sympathique connu suite à notre mésaventure par STW. Après le déjeuner retour à Las Terenas. Le lendemain direction nord ouest Nagua, Carrera, Cabarete, Le nord est plus aseptisé, pour la clientèle anglophone. Tout est en anglais For Sale, Lunch etc.. Il m’a fallu faire preuve de persuasion pour avoir le menu en Espagnol. De là, direction Puerto Plata puis Santiago et enfin Boca Chica via Santo Domingo. Nous sommes arrivés épuisés mais ravis à 20h. Epuisés car conduire dans les banlieues des  villes, où aucune règle de conduite est appliquée. Les voitures, les camions, les motos, les cars chacun double où il peut et où il veut. Traversent routes et quatre voies sans prévenir en faisant quelques fois de brusque écarts pour éviter un trou béant Il faut dire que bon nombre de plaques d’évacuations des eaux au milieu des routes, manquent à l’appel et sont partis à la refonte.  

 

 

 

 

 

 

 

A Las Terrenas

Samedi 10 janvier 2015

Notre départ de Boca Chica a été repoussé 2 fois, à cause de ce rhume contracté en France et qui c’est transformé peu à peu en bronchite carabinée. Si les quintes de toux sont moins fortes et moins fréquentes, la fièvre ne me quitte plus depuis une semaine et cela commence à devenir inquiétant avec un 38°5 constant. Malgré cela nous avons pris la mer jeudi 10 pour rallier Las Salinas où nous nous trouvons aujourd’hui. De toutes façons que je sois assis et couché à naviguer ou attendre dans la même position, que le temps passe ; autant naviguer.

Il a fallu faire des prouesses de persuasions, pour avoir le « Despacho » sésame de sortie, qui fut établi la veille pour le lendemain et que les gardiens ont bien voulu me donner à 7h15 au lieu de 8h30. Résultat nous sommes arrivés juste à la tombée de la nuit en ayant fait un peu plus de 6 nœuds de moyenne. Dans la nuit un 45 Nœuds de vent sous  grain, nous a fait déraper jusqu’à l’étrave du bateau hollandais, parti la veille de Boca Chica ; juste, juste. Il a fallu remouiller 2 fois sous le grain pour être à peu prêt sur que ça tienne. La lampe torche, du père Noël, c’est heureusement, avéré d’une grande efficacité pour ne pas jeter la pioche n’importe où. Une nuit à faire les quarts  au mouillage.

Dans l’après midi, nous avons récupéré, sous les rafales, l’une des deux seules places disponibles, dans ce petit port ; au moins on ne se mouille plus dans le clapot pour rejoindre le bord. Précaution utile, car Joce prend le relais avec un rhume qui fait suite à la toux qu’elle à trainée depuis la France. « Système des vases communicants ». L’année commence bien.

 Mercredi 14 Janvier 2015

 Après avoir obtenu le sacro saint " despacho" que je suis allé chercher de l'autre côté du mouillage en moto taxi  "moto concho" à 8h du matin, nous avons largué les amares à 9h pour Barahona, seule ville dans le coin pour faire la sortie internationale. Arrivés à Barahona à 15h. Mouillage triste contrairement aux formalités. Il fallut mettre l'annexe à l'eau et nous voilà rendu un demi mille plus loin sur le quai délabré, aux ferrailles agressives, des autorités portuaires. Heureusement, il n'y avait pas de houle si non !!! Pour monter sur le quai ce fut un peu sportif. Les présentations furent faite: untel immigration, untel douane, les autres marine de guerre, le port, l'agriculture et j'en passe une demi douzaine d'autorités sympatiques et joviales. Normal les gringos vont arrondir leur fin de mois. De suite, quand j'ai demandé où l'on pouvait faire du gazoil, le préposé à l'immigration s'est porté volontaire pour nous enmener dans son véhicule. Comme nous n'avions pas prévus de bidons dans l'annexe, l'armée lui préta un bidon de 60 litres , qu'il chargea dans le coffre de sa voiture. Et nous voilà partis en ville, d'abord pour l' officine de change, puis à la pompe et retour au port. avec 3 pesos pour les taxes portuaires sur le gazoil. Nous sommes retournés à bord pour aller chercher des bidons pour transvaser les 60 litres.
Les proprios d'ACAPELLA, le bateau hollandais que l'on croise depuis Boca Chica, arrivés un peu avant nous, nous ont gentiment prétés quelques bidons, ce qui facilita le transbordement. C'est l'officiel de l'immigration, civil bien habillé, qui avec un de l'armée effectua une partie du transvasement, en aspirant le tuyau pour siffoner. Résultat: gazoil dans la bouche, sur les pompes et sur le pantalon. Je leur vins en aide pour finir. 
> Après s'être lavé les mains, il retourna à sa voiture et sur le capot de celle ci, nous tempona les passeports en ayant toutefois pris, auparavant, le soin de nous delester de 20 Dolards US. La même somme nous fût réclamée, évidenment sans reçu, pour le "despacho" de sortie internationale. L'un, les avait bien mérités l'autre non.
DIMANCHE 18Janvier 2015
 Nous avons quitté Barahona Jeudi matin et après avoir fait escale pour la nuit, au charmant mouillage de l'ïle de Beata, nous voici depuis hier, après 26 h de nav. à l'ïle à vache en Haïti. Juste avant notre départ du mouillage, nous avons eu la visite de la marine de guerre. Ils n'ont pas été gourmants  ils ont voulu juste un peu d'eau. Il est vrai que j'avais pris les devants, en leur offrant une boite de Dolipran, en date limite. Par contre ici, c'est le défilé incessant des jeunes en pirogues, qui proposent leur services ou qui viennent vendre toutes sortes de produit. En dehors de ça, la planque du pirate Morgan est un mouillage super sympa quand les moustiques n'attaquent pas.  

 

Emplacement

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