Cuba – de Santiago à Cienfuegos

Cuba – de Santiago à Cienfuegos

Posté par : Jean
10 Mayo 2026 à 17h
Última actualización 11 Mayo 2026 à 22h
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J’ai repris la mer. Une étape riche en émotions.
De nouvelles rencontres, de nouveaux amis… qui resteront dans mes pensées et dans mon cœur.
Je me sens bien en mer. C'est calme. Le bateau marche mieux.  Il a été débarrassé de toutes ces algues et coquillages qui s'étaient accumulées à Luperon.


 


Marea del Portillo

24 heures plus tard, me voilà à Marea del Portillo, un tout petit village à la fois simple et accueillant.

Les barques de pêche,


Le mouillage est vaste, parfaitement abrité de tous côtés. Ici, la vie est rurale : agriculture, élevage, un peu de pêche… Rien à voir avec l’ambiance animée de la marina de Santiago, où la musique, les bières et le rhum rythmaient les soirées devant chez Pochito.
À Marea, c’est le calme. Mais les réalités du pays sont les mêmes : pénuries de sucre, de lait, d’essence… et donc très peu de transport.
Le midi, j’ai pris pension chez Dora, sur les conseils avisés de Cathy, Tom, Joëlle et Yves. Elle m’attendait avec impatience. Une belle rencontre de plus.

Dora et sa famille,

La lessive qui sèche,


Je suis désormais le seul bateau dans cette grande baie. Marie et Romain, arrivés avec leur voilier de Cienfuegos, sont déjà repartis après une courte escale.

Petit café sur Sara, avec Marie, Romain et leurs équipiers,


Les journées s’écoulent au rythme des balades dans la campagne… sous une chaleur bien présente.

La rivière,

Les cultures,

L'élevage,

Ballade à pied,


Avant mon départ, Dora me prépare un grand panier de légumes — tomates, oignons, poivrons, bananes plantain — avec, en prime, un petit cadeau.
Des gestes simples qui marquent.

Beau panier de légumes,

Un petit cadeau fait maison,


Je quitte le mouillage à la tombée de la nuit, cap sur les Jardins de la Reine. Le vent, encore soutenu ces derniers jours, semble vouloir se calmer.
Une nuit en mer m’attend. Tracker et AIS sont en route.

Navigation tranquille, mais il faut surveiller de près les fonds et bien suivre les chenaux presque balisés. Cela rappelle les navigations dans les lagons du Pacifique.
Arrêt à la Caya redonda

 

 

Un petit grain de temps en temps,


J’en profite pour tester l’alarme de mouillage. Verdict : je n’ai pas dérapé… donc difficile de dire si ça marche vraiment ! Mais tout est sous contrôle.
Magnifique baie!

 

L'entrée de la Cayo Redonda


Mais le vent va faiblir dans les prochains jours pour un longue période. Je ne peux pas me permettre de brûler du gasoil. Il n'y en a plus a Cuba. Il faut naviguer a la voile....
Je quitte trop rapidement ce beau mouillage pour faire route vers Cienfuegos.

 

Ciguaterra ? dans le doute, je n'en mangerai pas,



Encore une belle navigation en solitaire. J'attends un peu le vent en début d'après-midi. Puis un vent bien plus soutenu dans la nuit. 25 nœuds par le travers. Ça pulse. 7 noeuds de vitesse toute la nuit.
Les thermiques près de Cienfuegos ne sont pas ceux que j'attendais. Il me faut tirer des bords dans un petit vent quelques heures de plus.

Cienfuegos

 

Entrée dans la rade de Cienfuegos,


Encore une autre facette de Cuba.
Ici, Pierro me sert de guide. Installé depuis quelques mois, il connaît parfaitement les codes locaux et me fait vivre à la cubaine.
Hier, nous avons traversé la ville chacun avec un sac de charbon sur l’épaule — aujourd’hui indispensable pour cuisiner.

 

La traversée de Cienfuegos,


La soirée qui a suivi, en compagnie de ses amis cubains, restera mémorable.
Ambiance, rires, musique… on en a même oublié de prendre des photos.
Très vite, je me sens dans le bain.

 

Plus de carburant, transport à cheval, 


Le lendemain matin, en buvant mon café sur la place, je rencontre Maite… qui me connaît déjà,


Encore Cathy, qui a balisé mon chemin de belles rencontres.
Cienfuegos continue de se dévoiler, toujours accompagné de Pierro — célèbre youtubeur (chaîne YouTube https://youtube.com/@ ) et compagnon de route haut en couleur.


Cienfuegos est une ville classée au patrimoine mondial. Belle, élégante… mais aujourd’hui désertée par les touristes, comme une grande partie du pays.
Grâce à Pierro, la vie ici est simple. Il est devenu plus cubain que les Cubains. Entre nous, les “bromas” fusent.
En immersion quasi totale, mon espagnol progresse — même si les conjugaisons restent encore un vrai défi… et que quelques mots de portugais viennent souvent se glisser au milieu.
On me dit toujours que je parle le portañol!
Et on me demande souvent si je suis portugais ou brésilien.

Une nouvelle étape se prépare : Jean-Louis va bientôt me rejoindre.
Nous repartirons ensuite ensemble vers le Guatemala.
Il a prévu d’apporter dans ses bagages des objets utiles pour les Cubains.


 

 

Je laisse Sara au bon soin de Pierro et de Tabasco,


Je pars en taxi collectif pour aller  à l’aéroport et découvrir la capitale,

Ubicación

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