De Croatie vers les Pouilles en Italie

De Croatie vers les Pouilles en Italie

Posté par : Rene & Sabine
25 Juillet 2017 à 18h
Dernière mise à jour 25 Juillet 2017 à 19h
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De la Croatie vers les Pouilles, De Lastovo vers Vieste.

Dès les formalités de sorties bouclées avec les autorités croates, nous mettons en route Idemo pour une navigation de 60 miles.

D’abord au travers et ensuite au près par un vent de force 4 à 5, nous avançons bien aidés par un courant portant. En 9 heures, le tour est joué mais nous avons quand même été secoués sur la fin avec des creux de plus en plus creux de 2 à 3 m. Ce fut une belle traversée de l’Adriatique tout à la voile, nous sommes très contents, c’est assez rare pour le souligner !

 

Nous arrivons en soirée devant le port de Vieste, nous en sommes certains, c’est écrit en grand sur le phare !

Nous songeons un moment à nous mettre au mouillage au S de l’îlot de Santa Euphemia sur lequel se dresse le phare mais la houle est bien formée. Pour être à l’abri il faut mouiller dans un mouchoir de poche et dans de faibles profondeurs. Nous entrons donc dans le port, les pontons au SE sont tenus par différents concessionnaires, nous choisissons le premier à babord qui se présente à nous : Centro Ormeggi E Sub. On nous annonce un prix de 80 euros la nuit ! Pas possible, nous sommes prêts à négocier et de fait le marinero s’est trompé ! Pour nos 12,60 m en cette fin juin, le prix avant négociation est de 50 euros/jour et de 40 euros/jours après négociation. Ils sont bien ces Italiens, déjà nous ressentons plus de feeling qu’en Croatie ! Le ponton est sympa (eau potable, eau de rinçage, électricité), l’accueil de Catherine, la solide patronne, dont le bureau se trouve dans un bar, nous plaît beaucoup ! Nous repérons également des quais du côté SW, quelques bateaux s’y amarrent. Ils sont plus éloignés de la ville et ont l’air désaffectés. Il s’agit d’un projet de marina laissé à l’abandon pour non-conformité aux normes européennes. Pour nous, la ville est à quelques pas et dès le lendemain nous partons la sillonner. Nous découvrons avec plaisir la rue centrale commerçante, le marché de produits locaux, de beaux parcs, la superbe esplanade aux palmiers et un joyau de vieille ville, tout en ruelles typiques, escaliers, cathédrale, château, vieilles demeures et…. linge aux fenêtres. Les « Buongiorno » fusent, la musique italienne s’échappe des pizzerias et les gelaterias d’enfer nous font de l’œil. L’ambiance est bon enfant, familiale, les touristes sont essentiellement italiens. Nous tombons sous le charme !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

56 miles nous séparent de Bari. Nous longeons une très belle côte faite de falaises et de grottes, malheureusement aucun mouillage assez sûr ne nous permet d’en profiter. Bari est une ville moderne, plus importante, plus bruyante. C’est le centre commercial et administratif de la région des Pouilles mais avec un très beau front de mer que nous admirons depuis le mouillage dans le vieux port (Porto Vecchio). Le temps est très calme et nous posons la pioche à l’O de l’enrochement isolé, dans le sable et dans une eau plutôt claire. Baignade dans le vieux port au centre-ville, c’est assez anachronique mais bienvenu étant donné la chaleur caniculaire.

 

L’étape suivante nous mène à Monopoli. Là aussi nous passons 2 nuits au quai du vieux port, protégés de tout souffle d’air par l’imposante muraille de la forteresse. Heureusement, tout juste de l’autre côté, une plateforme et des rochers sont aménagés pour la baignade indispensable. C’est une très belle ville fortifiée datant du Moyen Age faite de ruelles et de placettes qui jouxte un vieux port de pêche de carte postale et la très belle cathédrale Maria Santissima della Madia.

   

Nous sommes amarrés devant un très grand catamaran, à bord un monsieur handicapé et deux dames. René fait tilt ! C’est Andreï, un navigateur slovène que nous avions rencontré au sud de la Turquie en 2005, à la fin de notre boucle. Depuis il continue à naviguer plusieurs mois par an en Adriatique et en Méditerranée. Nous buvons le coup dans son cockpit en nous remémorant le bon vieux temps et en se disant que décidemment la terre est grande et la mer est petite !

Nous avons une bonne place à quai, elle est gratuite, nous nous laissons donc tenter par une visite en bus local au village d’Alberobello, classé au patrimoine mondial. C’est un ancien village d’agriculteurs très typique à l’intérieur des terres, fait de maisons aux murs très bas et au toit en pierres plates très pointus dont voici l’histoire : Au 18e S, le roi de l’époque instaura une taxe d’habitation. Les modestes paysans eurent l’idée de dissimuler leur habitation en construisant des murs très bas, à hauteur de végétation, et de les chapeauter d’un toit en pierres plates facilement démontable. A chaque tournée de prélèvement de taxes par l’armée du roi, les paysans démontaient leur toiture, plus aucune habitation n’était visible depuis la route et la troupe passait son chemin. Depuis, ce mode de construction a perduré, les habitations sont plus grandes et chaque pièce est surmontée d’un dôme de pierres plates. Ces toits gardent la fraîcheur à l’intérieur et donnent un aspect unique au village d’Alberobello. L’italien qui nous a conté cette histoire n’a pas manqué de souligner qu’il y a 3 siècles déjà son peuple s’ingéniait à échapper aux taxes ! 300 ans d’expérience, ça ne s’invente pas !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons notre descente vers le sud et nous laissons tenter par une petite anse et une plage populaire à quelques miles de Brindisi pour une dernière baignade avant d’entrer dans le grand port commercial. Nous tentons de trouver un mouillage près des petites îles à l’entrée du port mais toute la zone est interdite. Le quai du centre-ville était jusqu’il y a peu gratuit mais des bornes électriques et des pendilles ont été installées et le quai est maintenant exploité. Le prix n’est pas encore bien déterminé, nous sommes passés en quelques minutes de négociations de 45 euros/nuit à 35 euros/nuit. Le prix de la marina était de 38 euros, nous avons finalement opté pour cette solution.  Brindisi est une grande ville, nous n’avons besoin de rien (quel luxe !), nous n’y resterons donc qu’une seule nuit.

Notre dernière escale dans la très belle région de « Puglia » sera Otranto, d’où nous traverserons vers Corfou. Elle sera de courte durée, car nous ne trouvons pas de place à quai, seul endroit protégé de la houle adriatique. Nous ne passerons donc qu’une nuit au mouillage trop exposé au vent et à la mer. Juste le temps de manger une dernière glace italienne, au pied de la très belle place fortifiée du front de mer, de passer une mauvaise nuit avant de reprendre la route des îles

Super commentaire sur votre passage en Italie. Mais, j'ai été surpris de lire que vous repartiez sur Corfou. C'est donc que vous revenez en Grèce. Le départ pour l'Atlantique n'est donc plus pour les prochains mois ? Amitiés à vous deux.

BONJOUR LES VOILEUX !! je recherche de la doc sur mon bateau ! un catamaran qui aurait un frère jumeaux de 11 M sur 6M20 et un grand frère de 15 M parait il !? son papa s appelle cnama de Martigues . ils sont naient en 1986 . J ai acheté ce cata l année derniere au port a sec de mortagne a un gros charlot et escrots a la fois ! double casquette pour le peu que je l ai cotoyé !pleins de promesse et une parole de fille de joie( excuse moi l expression !). d ailleus si vous le croisé evité le!! son nouveau bateau un moncoque se nomme PANONICA , MEFIANCE!!! . d avance merci et a bientôt sur l eau je l espere!!

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