Gomera-La Palma
Samedi 21 novembre 2015, achat de pile pour les lampes frontal, remplissage des cuves d’eau et fixation de dernière minute pour éviter aux objets de valser en cas de fort tangage… 10 heures, pile à l’heure fixé d’avance (précisons suisse oblige), nous larguons les amarres…

C’est jolie, tous ces fruits et légumes… mais le filet se révèlera pas tout à fait au point…
A peine sortie du port, le vent est là, nous sortons la génois tangonné (voile d’avant), Hrmanito file droit…
2 heures plus tard déjà les 1er soucis ; l’hydro générateur (hélice dans l’eau servant à fournir de l’électricité) affiche un message d’erreur. Julien s’active, revoit pour la n ème fois tout le circuit, … rien à faire. Nous arrivons à la pointe sud de Tenerife, il est l’heure de décider : « on continue, avec le risque de devoir utiliser le moteur pour faire de l’électricité et donc de s’imposer une escale au Cap Vert pour ravitailler et réparer ? » ou « s’arrêter à San Miguel avec l’espoir de réparer d’ici 2 jour (la météo n’étant pas favorable au départ passé cette date), sachant que les fabricants ont leur bureau fermé le week-end ? ».
Nous décidons finalement de continuer... Le vent se lève, nous enlevons le tangon, réduisons la voile, … le bateau file à 8 nœud (très bonne vitesse).
21 heure, Julien se prépare pour faire le 1er quart de dodo… mais voilà, qu’il entend un drôle de bruit… il chercher… cela vient du « local technique », il ouvre… la plaque en fonte du secteur de barre sur laquelle l’autopilote vient se fixer s’est cassé… pas le choix, nous devons faire demi-tour, avec des vents à 25-30 nœud et une mer bien formé (c’est-à-dire avec des grosse vagues).
Finalement, nous arriverons au lever du jour à la Gomera, après une « longue nuit ».
Après 1 jour passé à récupérer, nous cherchons la meilleure option pour réparer. Et nous découvrons au moment du repas, que nous avons également perdu la table extérieure cette nuit ; très certainement avalé par la vague qui a fini sa course dans le cockpit, en mouillant le barreur jusqu’à la taille (moi, évidemment).

Après la casse

Le plan

La réparation… Travail de pros, vous trouver pas ??
Après ces aléas, rien de tel qu’une belle randonnée pour se remonter le morale.

Les pièces en inox ont été faite par « Victor », un local qui fait du travail en or, dans les délais malgré sa surcharge de travail. Pour l’hydro générateur on prend contact avec le fabricant, on essaie ceci, cela,…. Rien ne marche, la décision est prise de partir comme cela, car nous avons rendez-vous à la Martinique le 18 décembre et qu’il nous faut environ 21 jours pour traverser (et on est déjà le 30 novembre).



Rameurs qui se prépare à partir pour la traverser de l’atlantique, au départ de la Gomera. Ils en auront pour 60 à 90 jours avant de toucher terres, Ils sont fous….
Mais voilà, la météo n’est pas à notre goût pour retenter un départ, et ne semble pas s’améliorer prochainement… on n’arrivera pas à temps pour croiser ma sœur (qui est censé nous rejoindre à la Martinique pour une durée de 2 semaines)… soucis, soucis…. Que faire….
Par chance, elle réussit à annuler son vol, en se faisant quasi entièrement rembourser (merci AIR France). Ouf, un souci en moins. Etant coincé au port par la météo, nous profitons d’aller visiter l’île de La Palma (on ne l’avait pas encore vu).


Là, après encore plusieurs essaie, nous décidons (après l’accord du fabricant) finalement de renvoyé l’hydro générateur en France pour réparation, et ça, ça sera toute une histoire… Pourquoi les choses sont toujours si compliquer à gérer à l’étranger…
En attendant, on va visiter. Il faut 5 à 6 jours ouvrables pour envoyer le colis, 2 jours minimum pour réparer, 3 semaines pour le retour. La douane espagnol aime bien retenir les colis à Madrid ; Car, à ce niveau les Canaries ne sont pas en Europe, eh oui…
La Palma



On se croirait presque en Suisse.

Santa Cruz de la Palma.


Los Cancajos ; Très jolie promenade en bord de mer

Un pêcheur bien installé. La photo est trompeuse, il y a de l’eau en bas


Playa Salemera : des petites embarcations au bord de mer, une paillote qui sert d’excellent poisson à bon prix, le tout ne se voit pas depuis le haut de la colline…

Un jus de canne à sucre, son goût ressemble à de la pâte à milan, miam…

Un complexe à touriste énorme au milieu des cultures de banane.

Le vieux phare de la pointe sud de l’île (Punta de Fuencaliente)

Le nouveau phare, juste à côté.

Ici les nombreuses places de village sont décorées dans un style particulier

Les routes sont creusées dans la roche, de manière très verticale…

Un drago

Le plus grand observatoire d’Europe… Julien est aux anges

La vue depuis la Crêt du cratère, dans le parc national de La Caldera De Taburiente

Cela donne presque envie d’aller chez le dentiste, non ?
Après 10 jours passés à La Palma, nous reprenons la mer en direction de Santa Cruz de Tenerife, où on récupérera Ludivine, Bastien et Carole (L’équipage avec qui on avait rendez-vous en Martinique).
La suite au prochain épisode…
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