SAVIEZ-VOUS QUE LES SARGASSES ONT LEURS PRÉDATEURS ?

SAVIEZ-VOUS QUE LES SARGASSES ONT LEURS PRÉDATEURS ?

Posté par : Sylvie et Patrick
11 Mai 2023 à 15h
Dernière mise à jour 11 Mai 2023 à 17h
493 vues
Flux-RSS

Nous allons bien. Malgré notre grand silence depuis le 4 mars dernier !

Quand nous ne naviguons  ni excursionnons:  baignades avant le petit déj et le déjeuner. Ensemble s’il vous plaît ! Si! Si! 
Et sieste. 
Eau à 28° . Air 32° à l’ombre. Tout est dit …ou presque! Allez, partageons!

La Caraïbe !

Affaler les voiles dans un lagon turquoise

Jeter l’ancre devant sa plage de sable blanc…

Amarrer votre dinghy à un cocotier…


Photo 1 Cariacou notre 2ème ile                   Photo 2 SandyIsland notre 3ème ile

Découvrir, installés là comme par magie, des petits restaurants de plage…

Y commander langoustes grillées et/ou fricassée de lambis, le mollusque antillais présent sur toutes les cartes.

Photo 1 Ressort de Mayreau. Croix du Sud au 1er plan.     

Photo 2 Baie de Sauteurs (Grenade). Croix du Sud au fond, au centre.

Ajoutez la musique qui va bien…

Et le rhum décliné au choix sous toutes ses formes

Laisser effluves et papilles faire  le reste!

C’est la carte postale espérée des marins métropolitains pour oublier la grisaille de leur hiver.

Le rêve tant fantasmé des navigations tièdes antillaises.

 

Il y a une ombre sur les flots

Qui s’appelle sargasses

Depuis la transatlantique, nous nous sommes tristement habitués à croiser sur nos routes enchanteresses les immenses bancs de cette algue frisée et dorée.

Pourquoi tristement parce qu’elles signent la pollution des agricultures intensives comme la chlordécone des bananeraies (côté arc antillais) ou les phosphates et nitrates qui suivent la déforestation (côté Amazonie).

Les courants et les vents accumulent les sargasses sur les côtes.
Un désastre économique et écologique.

En séchant, les algues dégagent une odeur  d'œuf pourri, émettent des gaz toxiques ammoniac, hydrogène sulfuré.

Problème de santé publique pour les autorités: irritations des yeux, du nez, des oreilles, de la gorge, démangeaisons cutanées, nausées voire problèmes digestifs. N’en rajoutez plus !

Certaines plages doivent être fermées, des locaux évacués tellement les algues sont nombreuses à certains moments de l'année.
La pêche est particulièrement touchée lorsque les quantités d’algues empêchent les moteurs de  fonctionner. 

L’espèce  humaine bien sûr n’est pas la seule affectée.

Faune et flore locales également car dans ces zones de sargasses, l’oxygène diminue.
Les tortues par exemple voient leur accès à la plage se compliquer et la chance de survie des petits au moment de rejoindre la mer au moment de l'éclosion des œufs, se réduire.  

La nature est prévoyante

Les sargasses ont leur prédateurs

Les lambis

Ce conque rose des Caraïbes Lobatus gigas) est un mollusque, géant à la porcelaine somptueuse, inscrit dans la culture amérindienne.  
Ses nombreuses variations de rose, pêche et beige en fond un élément de décoration prisé, voire de musique.

Mais surtout, sa chair est présentée comme  incontournable des assiettes touristiques au même titre que la langouste.

L’absurde est justement là: Les lambis mangent les sargasses. Ils en sont même très friands. 
Hélas, sur-pêchés, ils sont devenus insuffisants pour nettoyer l’océan. 

Malgré les interdictions strictes, tant dans les Antilles anglophones que dans nos départements de la Guadeloupe et de la Martinique, les lambis sont au menu de bon nombre de restaurants ou dans les bacs de surgelés.

Les locaux pêcheurs et restaurateurs préfèrent pour un gain immédiat, prendre le risque de la « clandestinité ».
Ils exterminent avec la complicité de l’économie touristique le mollusque qui jonchaient il y a encore quelques décennies les fonds, à moins d’1m.   

Les touristes dans leur quasi majorité, je crois, ne le savent pas. En toute bonne fois, ils achètent, consomment du lambi, échangent des recettes…
 

La pêche est réglementée mais c’est un sport national partagée par toutes les îles anglophones ou francophones que de contourner la réglementation.

Quand on sait ouvrir les yeux, les cimetières de coquilles vides de lambis jonchent toutes les criques, voir même les sites les plus prisés: les Tobago-cayes pour ne citer qu’eux.

Il faut bien que les pêcheurs aillent déverser en douce ces carcasses compromettantes; car même le transport des conques vides est interdit.

Pour lutter contre les sargasses, des systèmes de barrages et des bateaux de ramassages des algues se sont développés ces dernières années. Ils se chiffrent en milliers puis en millions d’euros.

Néanmoins, ils ne représentent pas des solutions durables.

Adopter des pratiques agricoles plus vertueuses et tenter de préserver les lambis semblent être des premières pistes pour limiter la prolifération de ces algues. 

Pour les touristes: Arrêter de consommer des lambis, prédateurs des sargasses.

A bord de Croix du Sud, nous avons été éduqués par d’autres navigateurs et tel le colibri nous faisons notre part en n’en mangeant pas.
À notre tour de partager avec vous  « découverte » et engagement.
En votre âme et conscience.


Selon la loi de l’offre et de la demande touristique nous pourrons contribuer à nous débarrasser des sargasses en arrêtant de consommer des lambis.

Depuis notre arrivée dans l’Arc Antillais, nous n’avons pas vu le temps passer.

Ci dessous, un mini pêle-mêle des photos de mars, pendant le séjour de Jean-Pierre, ami, voisin et régatier à l’YCIF, le club de voile presque en face de notre (ex)maison sur l’île de Vaux (78) .

 

Le « problème caraïbien », lol, est désormais le nombre de bateaux copains et les invitations qui vont avec. Et la situation a bien « empiré » avec notre arrivée en Martinique!

La nouvelle vie sociale en la Caraïbe sera le thème de notre prochaine Newsletter.

Joli mois de mai à toutes et à tous.

Emplacement

Vous devez vous identifier pour laisser un commentaire : cliquez ici pour vous connecter .

Le site de la Grande Croisière...