Arc Antillais : l'île de la Dominique

Arc Antillais : l'île de la Dominique

Posté par : Guylaine et Max
11 Mai 2017 à 02h
Dernière mise à jour 01 Juin 2017 à 12h
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La DOMINIQUE

 

PREAMBULE : nos news letters de l'Arc Antillais  ne respectent la chronologie de notre périple pour des raisons de simplification. Aprés la déconvenure de la Barbade en décembre 2016, nous sommes venus en Martinique puis en Guadeloupe avant de redescendre sur l'archipel des  Saintes puis l'île de la Dominique et retour en Martinique. Puis, nouveau départ vers la Dominique, l'archipel des Saintes, la Guadeloupe et Antigua. De là nous sommes repartis vers la Guadeloupe, les Saintes et la Martinique.

Cette new letter concerne nos différentes escales sur l'île de la Dominique.

La Dominique est une île indépendante du Commonwealth. Son niveau de vie est très bas. Elle fait la joie des amoureux de la nature par son authenticité et est pour le moment un peu préservée du toursime de masse. Il n'y a pas d'aéroport internationnal et pas de port pour le plaisancier traditionnel, seulement des bouées auxquelles s'accrocher sur Portsmouth et Roseau la capitale. Il existe un port à Roseau pour les paquebots de croisière. La Dominique compte environ 75 000 habitants pour une superficie de 751 km2. Elle est très montagneuse, avec beaucoup de manifestations volcaniques  (sources chaudes, fumerolles, etc.) et on n'y a pas trouvé assez de terrain plat pour construire un aéroport international et seuls viennent des petits porteurs sur un aéroport régional.

Découverte un dimanche par Christophe Colomb en novembre 1493 (ce qui lui vaut son nom), elle fut convoitée par les Français pour sa situation géographique entre la Martinique au sud et la Guadeloupe au nord. Les Anglais, pour des raisons également stratégiques voulurent déloger les Français à plusieurs reprises. La guerre fit rage pendant plus d'un siècle. Mais, c'était sans compter sur les indiens Caraïbes et leur goût de l'indépendance. Connaissant leur île,  ses montagnes, sa végétation, ils harcelaient sans discontinuiter les envahisseurs si bien que Français et Anglais découragés mirent un terme à leur colonisation en attendant des jours meilleurs. Les combats reprirent par la suite, avec des moyens plus importants  et les Caraïbes furent repoussés à l'intérieur de l'île. La Dominique revint aux Anglais en 1793. Les Caraïbes furent regroupés dans une réserve sur la côte au vent.

C'est avec Nadine, Ghislaine et Hector que nous découvrons la belle et sauvage "Dominica" le 16 février 2017. Nous prenons une bouée à Portsmouth après avoir été accueilli par les "Boats-Boys" qui sont .maintenant les guides officiels regroupés au sein "Portsmouth Association Yachts Services" (P.A.Y.S.). Nous leur réservons une excursion dans Indian River pour découvrir ce décor amazonien le lendemain.

C'est en barque avec des rames que nous découvrons la rivière. Seuls sont autorisés les rames ou le moteur électrique, ce qui sauvegarde ce décor majestueux.

Cette cabane a servi de décor dans le film "Pirates des Caraïbes" (la sorcière)

.    La rivière serpente à travers des arbres gigantesques qui font le paradis des oiseaux.

En amont d'Indian River, un estaminet au décor alliant les matériaux naturels et la végétation, est installé qui fait lui le bonheur de certains en offrant des jus de fruits et une  boisson qu'ils nomment Dynamite ! Je vous laisse imaginer le contenu !

Le lendemain toujours avec notre guide, nous partons pour la découverte du parc national. Nadine teste la solidité des lianes !

Notre guide nous fait découvrir la cannelle qui est l' écorce d'un arbre et nous explique également que l'emblème de la Dominique est le perroquet vert que l'on peut voir sur le drapeau national. Que dorénavant c'est un oiseau protégé et qu'il est formellement interdit de le manger. Le chant des oiseaux nous accompagne dans cette balade mais il est difficile de les observer.  Les arbres de cette forêt sont impressionnants et d'une grande diversité. Il y a le gommier blanc au bois dense dans lequel les  pêcheurs leurs pirogues. La vie sauvage foissonne avec de petits mamifères comme l'agouti et l'opossum. Les lézards sont nombreux et jouent à cache cache avec les visiteurs.

Fleur sauvage.

Dans les terres de la Dominique couvertes de verdure, jaillissent des fumerolles,   des cascades, des sources sulfureuses.   Nadine hésite, l'eau n'est pas chaude !

Mais après la marche dans la forêt, quelle bonheur de pouvoir se rafraîchir !

Dans les Caraïbes la nuit tombe vite et dès 18h00 c'est le noir. Il nous faut revenir au bateau.

 

 

  Maisons très colorées dans le village.

Laissons Nadine, Hector et Ghislaine pour le moment, nous les retrouverons en Martinique et continuons sur la Dominique lors d'une autre escale.

Nous sommes à Roseau la capitale et nous avons retenu  un guide. Le matin c'est la  pluie qui nous accompagne donnant au paysage un aspect mystérieux.

Puis nos pas nous conduisent à Emerald Pool, piscine naturelle et étonnante.  Une gorge  très étroite que l'on remonte à la nage,   taillée naturellement  dans la roche volcanique, aboutit à une cascade. Nous nageons à la file indienne. C'est assez impressionnant avec le courant !

Notre véhicule circule sur des routes improbables. Les fortes chutes de pluie ont raviné le terrain et par endroit la route s'est affaisée quelques métres plus bas. En 1979 le cyclone David frappait de plein fouet la Dominique et aujourd'hui encore nous pouvons apercevoir les  stigmates de ce désastre.

L'habilité manuelle de la population est étonnante : Ici un aquaduc entièrement construit en bois. Très bel ouvrage !

 Trafalgar Falls nous attendent, des chutes  d'environ 80 m Sur le chemin, un arbre : le caféier. Ses fleurs sont odorantes et au pied de l'arbre, nous pouvons ramasser, goûter, des gousses et des grains de café :

 

 

 

 

Lors de cette dernière escale des amis suisses Sylvia et Ulrich nous rejoignent sur leur voilier. Nous avons fait leur connaissance à Ténérife, leur  route croise souvent la nôtre et c'est avec grand plaisir que nous convoyons ensemble. Nous nous rendons avec eux à Champagne Reef qui mérite son nom grâce aux bulles dégagées par l'activité volcanique sous marine. On y nage au milieu.  Ici de magnifiques calamars se donnent à voir dans leurs plus belles parures :

Notre bateau "Légende du Val" photographié par Ulrich et Sylvia à Roseau.

Nous avons beaucoup aimé la Dominique, par son côté naturel, encore à l'abri des flots de touristes que l'on peut voir dans d'autres îles, les gens y sont très accueillants et nous y avons  admiré des paysages étonnants.

 

 

 

 

 

Emplacement

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