Tenerife et La Gomera
Nous quittons Gran Canaria pour Tenerife, une belle traversée de 50M nous attend. Avant nous devons faire face à un petit imprévu au moment de quitter le mouillage de Las Palmas, au moment de lever l’ancre, je m’aperçois que le guindeau force énormément. Et pour cause l’ancre est prise dans une espèce de grosse corde/branche, heureusement Olivier du bateau Ra Phoros est dans son annexe et peut larguer tout ce bordel avec une gaffe, ouf ! Merci Oliv !
La nav qui suit est parfaite, belles conditions, mer plate et 15 nœuds de vent, le bateau file vers Santa Cruz où nous arrivons en début de nuit sous une pluie fine, l’arrivée est magnifique ! La marina est beaucoup plus sympa qu’à Las Palmas, il y règne un parfum de grand voyage, avec beaucoup de français et de bateaux en partance pour le Cap Vert et les Antilles. Le lendemain est consacré à la découverte de la ville de Santa Cruz, avec son auditorium assez chouette en forme de vague qui déferle, son marché animé et ses rues à l’ombre des arbres exotiques. La ville est très calme et ça fait bien plaisir après la très bruyante Las Palmas qui est quand même la 4eme ville d’Espagne. Nous pratiquons le sport favori des gens qui voyagent en voilier, chasser le wifi pour pouvoir donner des news et aussi glandouiller sur le net !


Le lundi soir nous récupérons Anne, la maman d’Anne Claire qui vient nous faire une visite jusqu’au dimanche et nous mangeons dans un resto de tapas pour fêter ça.
Le mardi nous nous baladons sur l’ile en voiture : au programme La Laguna (l’ancienne capitale de l’ile classée à l’unesco), la pointe de Hidalgo et ses énormes vagues et la petite ville de La Orotava avec ses jardins tropicaux qui surplombent l’Atlantique.




Les deux jours suivant nous faisons des randos sur l’ile. Le mercredi nous remontons une vallée dans les monts Anaga au nord de l’île, les paysages sont superbes avec beaucoup de cactus, des amandiers, des avocatiers, des manguiers. Nous ferons d’ailleurs une petite récolte de tout ça avant de redescendre.



Le jeudi nous partons pour le Parc National du mont Teide pour faire aussi une rando. Ce parc est le plus visité d’Espagne et on comprend vite pourquoi quand on parcourt la route qui monte dans les pins vers le fameux parc. Au détour d’un virage, le Volcan El Teide se dévoile enfin, avec ses 3750m de haut il est en fait le point culminant de l’Espagne (on vous apprend des trucs hein !). Les paysages sont magnifiques, lunaires et arides et c’est que ça caille là haut, il fait 10 degrés au pied du volcan, il y a même de la neige au sommet ! Bizarre de se dire qu’on aura plus aussi froid avant un bout de temps (et vous ça pèle en ce moment en France ou quoi ? mouahaha). La rando que nous faisons est superbe, nous montons en fait sur le point culminant de la caldeira qui ceinture le parc national, là haut à 2700m, la vue sur tout le parc et le volcan est incroyable.


Après 2j d’affilée de rando dans les pattes, on est bien claqués et les 2 jours suivants nous finirons de visiter Tenerife en voiture, avec une petite dégustation de vin du coin en prime.
Le dimanche, la maman d’Anne Claire nous dit au revoir et à très bientôt puisque nous retrouvons ses parents au Cap Vert mi-novembre. De notre côté nous filons vers La Gomera, avec une nav que nous ferons en 2 fois, avec en prime quelques baleines pilotes entre Tenerife et La Gomera. Nous passons la nuit de lundi au mouillage juste à côté de San Sébastian, nous ne dormons quasiment pas, le mouillage étant très rouleur (les bouteilles volent par terre dans la nuit…).

Du coup nous allons au port le lendemain matin, où nous retrouvons aussi plein de français. Sur le ponton nous croisons un bateau jaune en alu que nous avions déjà croisé quelque part mais nous ne savons plus où. Après discussion avec Pascal et Françoise les proprios du fameux bateau, on s’aperçoit qu’on le connaît bien ce bateau, il était à Oléron cet hiver pour la préparation de leur tour du monde, le monde des tourdumondiste est petit ! Nous faisons une nuit de bébé après les deux précédentes qui nous ont laissé sur les rotules !
Le lendemain mercredi nous décidons de louer une voiture pour découvrir l’ile qui paraît il est très verte et luxuriante avec plein de belles randos. Une fois les clefs de la voiture en poche nous retournons sur le bateau pour préparer le pic nic et prendre les affaires de randos, au menu de l’aprèm le point culminant de l’île. C’était sans compter les imprévus de la météo ! Nous croisons en effet Mickael et son fils Victor, des bretons de Saint Brieuc sur un Sun Odyssey 40 L’Actéon, qui nous disent qu’ils partent le soir même pour le Cap Vert parce que plus tard ça risque d’être chaud avec une belle perturbation qui descend très sud et pourrait apporter du vent fort dans le nez et qui repousserait le départ d’une bonne semaine minimum. De notre côté, les parents d’AC nous rejoignent le 14 à Mindelo au Cap Vert, si on ne veut pas les louper va falloir prendre vite la décision de partir. Du coup branle bas de combat sur Maracudja, téléphones, ordi et tablettes en main nous allons choper la météo dans un bar. Les fichiers grib sont sans appel, si on veut partir dans des conditions sereines sans se faire branler la gueule pendant une semaine, il faut partir le soir même ! Je demande à Simon (un copain de mon école d’ingé qui a de la bouteille !) de jeter un coup d’œil aux fichiers et de me dire ce qu’il en pense. Il confirme : « ça serait pour moi, je partirai maintenant ! » (Merci à Simon notre routeur !). La décision est prise nous partons donc le soir même avec Mickael, Sandrine et leurs enfants du bateau L’Actéon ! Du coup après midi marathon, il faut faire les courses, les pleins d’eau et de gazoil, les réparations de dernières minutes et la cuisine pour les prochains jours, chaud chaud chaud ! Autant vous dire qu’on était tous les deux tendus comme des strings, on avait l’impression de partir complètement à l’arrache pour notre plus grande traversée jamais effectuée… La suite au prochain épisode !
G
Vous devez vous identifier pour laisser un commentaire : cliquez ici pour vous connecter .

















