De Porto à Lisbonne
La nav’ de nuit s’est bien passée. C’était la première fois que nous faisions une nav’ à 2 seulement ! Chacun était néanmoins aux aguets pendant que l’autre faisait son quart. Nous sommes arrivés à Nazaré crevés et groggy… un lendemain de garde en somme !
Nous sommes allés à la marina la plus proche de la ville et avons très bien été accueillis (et le prix des machines à laver défie toute concurrence : 1,50 euros! ). Nazaré est un très joli petit village de pêcheurs, dont il subsiste quelques « coutumes ». Le front de mer a cependant été envahi par les touristes et ce n’est qu’en s’enfonçant dans les ruelles que l’on retrouve cette atmosphère. Les femmes sont pour certaines en costume traditionnel (jupe arrivant au genou, pleins de jupons en dessous, chemisier à carreau, coiffe en tissu et chaussettes de laine remontant en dessous du genou ! Sexy !). Certaines vendent du poisson séché sur la plage. Le clou du spectacle survient lorsque l’on a grimpé les marches qui mènent au dessus de la falaise et que l’on découvre le panorama de cette baie.






Le lendemain de notre arrivée, nous sommes partis pour les iles Berlangas, en face de Peniche. Le vent s’étant enfin levé et nous avons pu hisser les voiles ! Mais la houle courte et creusée a eu raison de mon estomac… Les iles sont magnifiques, la roche rouge est éclairée par le soleil de la fin de journée. Un petit détour par le sud de l’ile à la recherche d’un mouillage nous a permis de découvrir des grottes impressionnantes. Finalement nous avons pris un coffre devant le château. Ces coffres sont en théorie réservés aux pêcheurs et aux bateaux amenant les touristes aux grottes. Le premier coffre que nous avions pris appartenait en effet à l’un d’eux. Nous avons donc pris un autre coffre un peu plus loin, laissé vacant pour la nuit. Finalement nous avons encore changé de coffre dans la nuit (les yeux à peine ouverts) : nous heurtions de façon rythmée et assez désagréable la barque de pêcheur amarrée au coffre à coté de nous.





Nous sommes repartis le lendemain matin pour Cascais, le Saint Tropez portugais. Phénomène météo assez connu dans le coin, mais pas par nous : nous avons fait toute la traversée au moteur (le vent se fait bien rare en ce moment) mais passé le cap de Cascais, tout d’un coup, nous avons eu 19 nœuds au portant (on a eu de la chance, d’autres plaisanciers nous confieront plus tard qu’ils ont pris 33 nœuds au cap). Nous nous sommes mis au mouillage à nouveau, parmi des dizaines d’autres voiliers. Pas simple de trouver sa place ! D’autant plus que l’on annonçait un fort vent pour les nuits à venir (23 nœuds, rafales à 30). Nous nous sommes mis un peu en retrait des autres bateaux et avons mouillé toute la chaine ainsi que le cablot. Le mouillage a bien tenu, aucun des autres bateaux n’a dérapé. Le moteur de l’annexe a bien fonctionné (c’etait notre deuxième crainte, étant assez loin du port) même si le bitoniau semble s’être à nouveau barré (ce sont mes seules notions de mécaniques…) et qu’il faudrait re-démonter le carburateur (1h30 de boulot) pour virer ce bitoniau qui ne sert pas à grand chose… Bref nous avons pu débarquer à Cascais sans problème. C’est une jolie petite station balnéaire, entre Saint Jean-de-Luz et Saint-Tropez, avec de très belles maisons du début du siècle.

Le lendemain nous sommes allés en bus à Sintra. Cette petite ville accrochée à la montagne jouit d’un microclimat… mais pas comme on le pense. Il ne s’agit pas d’une ville où le soleil brille 360 jours par an, mais au contraire d’une cité au dessus de laquelle il y a en permanence (ou presque) un nuage chargé d’humidité. Ici le microclimat idéal consiste à ressentir de la fraîcheur ! Les nuages s’accrochent à la montagne et on peut voir depuis Cascais ce long « âne » recouvrir comme un couvercle équipé d’un brumisateur Sintra et ses alentours. Lorsqu’on cuit littéralement à Lisbonne (comme en ce moment même, j’en suis à ma quatrième douche de ponton de la journée, il est 15h !) c’est en effet génial ! Les rois et les aristocrates portugais ne s’y sont pas trompés, ils ont établi à Sintra leur résidence en rivalisant de fantaisie architecturale. Les demeures et palais sont tous plus dingues les uns que les autres. Nous avons visité le palais national, le palais da Pena et le château des Maures. Le tout dans un dénivelé de plus de 500 mètres en tongs bien sûr ! Les palais de Sintra auraient lancé la mode des azulejos au Portugal. Magnifique !








L'"âne" au fond au dessus des montagnes, depuis Cascais, vous le voyez?
Nous sommes repartis le lendemain pour Lisbonne, 15 milles, dont une bonne partie sur le Tage !
AC
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Cednat33
6 Septembre 2016 - 8:18am
Bonjour, je viens de voir