avoir de l'estime

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Anonyme (non vérifié)
avoir de l'estime
sujet n°78124
Avez vous lû le Monde de ce jour : risque de brouillage GPS pour les raisons que vous n'êtes pas sans ignorer. D'ou la necessité d'accélerer le programe "Galiléo", à des fins civiles. Nous sommes déjà brouillé avec les USA qui ne comprennent pas notre "position", résultat dans nos bateaux celle-ci va devenir incertaine ! Ca me donne envie de couper l'électronique de bord et de naviguer à l'estime, pas vous ? Ce serait trés formateur, mais pas provocateur pour nos amis américains pour qui je conserve néanmoins une certaine "estime".
Anonyme (non vérifié)
réponse n°66059

Je n'ai pas retrouvé l'article dont tu parle sur le
site du Monde, tu pourrai nous en dire plus...???

Si tel est le cas, le différentiel va revenir au gout
du jour et la couverture sera sans doute étendue...

Si (encore une fois) Galiléo revient sur les devants de
l'actualité je crois cependant me souvenir que son
utilisation est prévue payante. Encore un coup de
tiroir caisse...!!!

Heureusement, il y a encore des positions qui ne
dépendent pas de l’oncle Sam et l'estime est dans notre
constitution….( :-))

André

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66060

Le Monde du 13/03/2003 rubrique "actualité"
section "Europe".

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66061

Merci Jacques,

Je cite le monde :

‘’le signal émis par l'ensemble du réseau de 24
satellites américains, ce qui signifie que la précision
du GPS civil (le signal du GPS militaire est, lui,
crypté) passerait de quelque 20 m ou moins à environ
100 m. Une telle "dégradation" affecterait tout le
système GPS civil à travers le monde’’

Bon, si la précision est de cet ordre, sa ne va pas
changer grand chose pour nous, même si le monde est
pessimiste : yapalfeu .

André

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FIREBALL (Monocoque)
Membre cotisant
Administrateur depuis 1998
réponse n°66062

J'ai lu qq part qu'il existait un appareil
(certainement un système de guidage de missiles)
permettant un positionnement automatique astral.

En toute sincérité, est-ce bien nécessaire d'utiliser
des satellites artificiels pour se positionner, alors
que la nature a déjà positionné des astres dont la
position est globalement vachement bien estimée,
gratuitement, sans entretien...

Alors, qui c'est qui s'y colle, à mettre en place un
récepteur universel de bruit de fond galactique, pour
procéder à un positionnement aussi précis que celui des
GPS?

Cordialement
Ariel

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66063

Les sous marins, il ya quelques temps et pourquai pas
encore actuellement, étaient équipé d'un périscope à
visé astrale qui permettait en faisant sortir
uniquement le périscope, de viser à une grande vitesse
les étoiles apparentes et d'éffectuer automatiquement
un point de la même manière que le navigateur Lambda.

Evidement, le système fonctionne sans doute mieu dans
le pacifique qu'en Iroise .....

Bravo pour ton système Ariel, si il faut des
volontaires pour aller mettre un couche de peinture
blanche sur ces nouveaux amers, je suis la... (:-))

André

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66118

Bien sur mais c'est bon sang!!!

Avec l'électronique embarquée dont nous dipos(er)ons,
il serait pas très compliqué de programmer un petit
logiciel à qui on donnerait l'info de la hauteur de
telle étoile, mesurée avec un sextant automatique
(genre lunette fixe avec bouton) qui permettrait, avec
quatre ou trois étoiles, de donner une position
immédiate, gratuite, soumise, pour l'imprécision,
à.... pas grand chose. En effet l'horizon peut être
recalé par un niveau horizontal automatique dont la
moyenne permettrait de s'affranchir du tangage,
l'heure, à l'age du quartz est exacte. Il suffit de ne
pas se tromper d'étoile!

Qui veut se lancer dans la réalisation industrielle?

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JOUET 760
Inscrit forum
réponse n°66133

Bonjour,

cette question me laisse perplexe. Perso, j'ai appris à
naviguer avant le GPS et je n'en ai pas à bord de mes
bateaux en croisière, volontairement, après avoir
essayé. C'est un choix, je trouve que déjà qu'en mer on
a tendance à n'avoir rien à faire, si en plus on ne
fait même plus le point, c'est moins amusant. Je n'ai
rein contre ceux qui ne jurent que par le GPS, je fais
comme je veux, c'est tout. Ce qui me laisse perplexe,
c'est qu'à lire la question (ce serait formateur), il
semble que certains plaisanciers, utilisateurs de GPS,
ne sachent plus faire le point sans lui, ni tenir
l'estime... Si c'est vrai, c'est dommage. D'autant que
si, suivant le conseil donné par l'auteur du sujet, ces
plaisanciers "s'y mettent", ils découvriront sans doute
qu'un point en vue de terre fait avec un compas de
relèvement est encore plus précis qu'une position GPS,
que c'est plus amusant et plus valorisant, et qu'en
fait, comme beaucoup de choses à bord, le GPS n'est
qu'un accessoire, dans le vrai sens du mot, c'est à
dire quelque chose qui est (très) loin d'être
indispensable...

A +

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WESTERLY BERWICK
Inscrit forum
réponse n°66134

Pas d'accord sur la précision du relèvement au compas.
Il peut être précis mais à beaucoup de conditions
(entre autre d'avoir une bonne courbe de déviation)
mais pas aussi précis que ce le GPS pouvait donner
jusqu'à présent (5 à 20 m). D'autre part il faut avoir
de quoi relever. Certes, si l'on a pas de quoi relever,
on a pas besoin d'une précision extrême vu qu'on est en
principe dans beaucoup de flotte. Par contre très très
grande prévision dans l'utilisation des alignements et
200 % d'accord sur le fait qu'il faut savoir naviguer
sans GPS, cela me semble le b.a.-ba...

Nikolaz

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JOUET 760
Inscrit forum
réponse n°66141

Bonjour,

1- il n'existe pas de courbe de déviation pour un
compas de relèvement, ce serait un non-sens, puisqu'une
telle courbe est fonction de l'emplacement du compas à
bord;

2- Je parle de précision obtenue, pas de précision
théorique. 4 mètres avec un GPS, c'est quasiment
impossible à reporter sur une carte papier. Je
maintiens que la pratique des relèvements d'amers et
d'alignements donne une meilleure précision en pratique;

3- J'ai écrit 'en nav côtière'. On suppose la présence
d'amers, évidemment.

Amicalement.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66143

Salut,

Il est donc d'un grand interet en navigation côtière,
de préparer sa navigation (papier ou électronique) et
de repérer les alignements permettant de connaitre sa
variation. Opération à éffectuer à chaque changement
de route car la déviation varie suivant les
emplacements à bord mais aussi par rapport au cap du
navire.

En faisant route sur un alignement, vous vérifirez même
la variation du compas de route...!!!

W=CV-CC..... et.... W=ZV-ZC... (:-))

Avoir une table de déviation pour un compas de
relèvement n'est pas trés utile, mais la connaître est
une bonne chose.

Jean-Marc: on compte sur toi pour la future régate...???
A vous lire,

Nous sommes un peu loin de l'estime puisque nous
bavassons sur de la nav côtière...

A vous lire,

André

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66144

Qui s'est déjà amusé à évaluer ce que représente l'épaisseur du trait de crayon sur la carte ?

Je suis bien d'accord avec Osmose.

D'ailleurs, à quoi sert une précision de 5 mètres sur un canote qui en fait 12 ?

Laissons donc le cul des mouches tranquille.

André

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Inscrit forum
réponse n°66145

je ne voudrais pas envenimer le debat, mais vous faire
part d'une situation reelle.

mon action se situe dans la baie de bourgneuf entre
l'ile de noirmoutier et le continent

mon challenge etait de faire pornic - fromentine (en
passant sur le gois : environ 2.80m souligne avec des
bancs de sable a 3m souligne) cela doit passer avec un
bato a 1.80m de tirant d'eau dans les coeff superieurs a 95

1ere experience : nous etions 3 : 1 a la barre, 1 avec
le compas de relevement et le 3eme a la table a carte .
nous l'avons fait et ce ne fut pas facile (ceux qui
connaissent le coin reconnaitrons le peu d'amers
disponible) et nous n'avons pas eu plus de 5mn de libre
sur environ 2h.

2emme experience : j'avais prepare ma route sur le pc,
telecharge les waypoints dans le gps et je suis passe
seul etant a la barre en suivant ma route sur le gps
sans aucun soucis (chose que je n'aurais jamais pu faire
seul a l'estime, meme avec un pilote a la barre)

Hors ligne
WESTERLY BERWICK
Inscrit forum
réponse n°66149

Bien loin de moi l'idée de faire du mal aux mouches
(après on a du souci avec la SPA et tout et tout....),
je ne faisais qu'un simple commentaire sur la précision
de certaines méthodes dans le positionnement. Tout à
fait d'accord aussi sur le fait que 5 m de précision et
rarement indispensable. Juste un dernier mot sur le
fait de se passer de courbe de déviation pour un compas
de relèvement : c'est s'accorder une erreur de
plusieurs degrés dans un relèvement, alors dans ce cas
ils faut un sacrément gros crayon bien gras, même sur
une routière pour absorber l'erreur. On fait rarement
un relèvement dans 40 endroits différents du bateau,
pourquoi ne pas en privilégier 2 (un pour chaque amure)
et s'épargner ainsi une erreur de plus.

André, d'accord pour utiliser l'alignement pour trouver
la variation, mais si on veut le faire simplement, il
faut le faire avec courant et dérive nuls.

A vos points,
Nikolaz

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66153

Je ne comprend pas ''il faut le faire avec courant et
dérive nuls'' Nikolaz...???

Observer la variation sur un alignement n'est pas
incompatible avec le courant ou la dérive, le seul
élément qui empêcherai de l'observer et la
visibilité...!!!

André

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66154

tu attaques fort Nikolaz dès le matin !

La largeur du trait de crayon n'est pas anodine sans pour autant avoir recours à une grasse mine de labo.

Je suppose que tu n'es pas un obsédé du taille crayon et que tu n'as pas non plus un "aiguisoir" à mine en permanence.

Prends une mine courante de 0.5mm déjà passablement cassante. Avec une carte de détail au 1/20.000 ton trait représente déjà 10.000 mm, soit 10 mètres ....la longueur de ton bateau....pas une patte de mouche ():o)))) Alors sur une routière ton trait, c'est un cargo !!!

Les gus qui sur un jeu de trois relèvements obtiennent un point unique ont beaucoup de chance, déviation ou pas.

Dans le technique, et je sais qu'à l'hydro c'est pareil, le premier cours concerne l'interprétation de l'erreur .... affaire de chapeau.

Pruneau, je salue la technique de ce que tu appelles toi-même challenge qui a nécessité une expérience préalable pour mener à bien la seconde en solo, je gage que les pratiques du lieu faisaient cela sans instrument aucun avant l'arrivée du moteur. Les pêcheurs d'Audierne qui sévissent dans le raz de sein, à la ligne à main passent à vue dans des endroits pas possibles en tenant leur ligne d'une main et la barre de l'autre !!!

Aux Scilly, je suis un adepte des petits mouillages déserts et crois moi, il vaut mieux ouvrir les yeux que le GPS pour fréquenter certains d'entre eux. A chacun ses challenges et ses joies de naviguer.

André

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66156

Bonjour,

Pour Pruneau:

Pourquoi télécharger les WPT du PC au GPS ? Il existe
des répétiteurs sur tous les softs de navigation
indiquant le cap à suivre ... à moins que le GPS ne
soit portable dans le cockpit pour éviter de quitter la
barre...

Pour AFX / Nikolaz:

Si l'on veut comparer CC et CZ pour établir une courbe
de déviation, il est évident, amha, de le faire sans
courant ni dérive. Nikolaz a raison, me semble-t-il...

Hors ligne
WESTERLY BERWICK
Inscrit forum
réponse n°66158

A propos de GPS et des Scillys

Comment un journal comme «bateau» qu’on aurait pu
croire sérieux se permet d’insérer des publicités en
imaginant faire croire que c’est du documentaire ?
Comment ont-ils pu oser intituler cette
publicité : «Histoire vécue» ? Je vous raconte :

Bateau du mois de mars, on nous raconter l’histoire
d’un gars qui est visiblement un baroudeur des Scillys
où ce qu’il y a plein da cailloux. Pauvre malheureux
qui a vu changer sa vie grâce à MaxSea car, au lieu de
faire tout le tour pour faire Tresco/Sainte Maries, il
peut maintenant couper au plus court. Je me demande
comment faisaient les pêcheurs de Narval sans GPS, sans
PC et sans MaxSea
Allez, sans rancune, j’aime bien «bateaux» quand même,
faut juste trier un peu…

André afc : haaa, l’affutoir, que de souvenirs.

André fcx : si tu n’as pas un taximètre à bord tu ne
peux évaluer l’angle entre la ligne de foi de ton
bateau et l’alignement suivi, angle qui est très
rarement nul (vent,courant). De ce fait tu ne peux pas
en déduire ton cap vrai…

Nikolaz

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66159

Bonjour à tousses.....

J'ai des difficulté à vous comprendre sur les
alignements.

Un alignement, on est dessus ou on ne l'est pas; Qu'il
soit ou non repéré sur la carte, il a une valeur en
azimut vrai qui est invariable et que l’on appelle
relèvement vrai (ZV)..

Si l’on est dessus, on peu le relever avec son compas
de relèvement et l’on obtiendra un azimut compas que
l’on appelle relèvement compas (ZC). Si l’on est à
côté : ouvert à droite ou à gauche, inutile de le
relevé ou alors pour un seul des deux amers mais dans
ce cas, il n’y a plus d’alignement.

Par comparaison du relèvement vrai (ZV) et du
relèvement compas (ZC), on obtiens la variation (W)….
W=ZV-ZC.

La variation (W) est la somme de la déclinaison et de
la déviation…. W=D+d

La déclinaison (D) dépend du lieu et de la date, elle
se calcule en fonction des données de la carte.

La déviation (d) est supposée inconnu ou manquant de
précision. Certain compas en particulier de route,
possède une planchette de déviation valable pour ce
compas, à cet emplacement et dans une configuration
électromagnétique de référence (celle du jour
d’établissement de cette planchette).

C’est pourquoi il est utile et fortement conseillé de
vérifier aussi fréquemment que possible, la valeur de
cette déviation par observation d’un alignement.

W=ZV-ZC donc D+d=ZV-ZC donc d=ZV-ZC-D

Cette opération, habituellement utilisée pour le compas
de relèvement, est aussi utilisable pour le compas de
route si l’on arrive à maintenir la ligne de foie du
navire sur l’alignement. Dans ce cas, remplacé Z
(symbole du relèvement) par C (symbole du cap) et
effectuer la même opération.

W=CV-CC donc D+d=CV-CC donc d=CV-CC-D

Les grands navires qui sont équipés de gyrocompas ne
manquent pas de vérifier cette déviation aussi souvent
que possible, sur des alignements en vue de terre, et
sur le couché du soleil en navigation hauturière.

Pour Musardeur : Le courant et la dérive n’ont rien à
voir dans ce calcul, si ces deux critères sont utiles à
connaître pour la bonne marche du navire, ils sont
inutiles pour l’observation de la déviation…

Je ne connais pas le CZ… ???

A vous lire,

André

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66160

André, tu as raison. Magnifique application de la
formule fondamentale de la navigation à l'estime:

Capitaine de Vaisseau = capitaine de Corvette + Whisky

ou

Cv = Cc + W

(ne pas trop forcer sur le whisky si on n'est pas
capitaine de vaisseau)

Nikolaz, bonjour. Tu as aussi raison, mais tu ne fais
pas la même chose qu'André. Lui se met sur
l'alignement, puis pointe le nez de son bateau vers
l'alignement. Toi, tu le suis, en crabe si il y a
dérive ou courant.

Pour en revenir aux Scilly, de Trescoe à Saint-Mary, à
marée haute, il n'y a pas de problème. A mi-marée, le
chenal fait plein de détours et est mal balisé. Alors,
si on le connait bien, si on a navigué pendant des
années desus avec un copain qui connaissait, pas de
problème. On sait à quelle distance des quelques
balises il faut passer, et comment arrondir les
tournants. Si c'est la première fois, un GPS interfacé
avec la carte électronique, cela rassure, et peut-être
même que cela peut aider.

Amitiés à tous.

Olivier

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66161

André CFX, comme fais-tu pour maintenir la ligne de foi de ton voilier dans l'axe de l'alignement avec une précision convenable si tu as du courant traversier ?

Même sans courant, c'est pas gagné à +/- quelques degrés, ne serait-ce que parce que la ligne de foi du compas est un peu fixée au pif sur son fût par le ship du coin qui l'a posé :-) ... en tout cas pas à mieux que quelques degrés.

Je me suis "amusé" à vérifier de temps en temps mon compas de route. Affligeant ! Jamais reproductible à mieux de 5 degrés en fonction du jour de l'endroit et de paramètres ingnorés. Et pourtant c'est un gros, beau, précis et tout et tout. Alors, si je dois absolument me mettre très près des cailloux dans un endroit que je ne connais pas, c'est "à vue" ET au gps-carto. Ceinture ET bretelles :-)

Bof, je suggère d'être réaliste, et d'admettre qu'à la main et à l'oeil il est tout de même assez rare de faire un point qui te permette de taquiner les cailloux si on n'est pas un "pratique" du coin qui connait leur emplacement par-coeur. ça pourrait amener quelques débutants qui nous lisent à se mettre sur les cailloux par excès d'optimisme :-) J'ai pas encore cassé , mais je me suis souvent fait peur comme cela par le passé (avant d'avoir un moyen de vérification électronique).

Robert.

Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°66162

> Les gus qui sur un jeu de trois relèvements
obtiennent un point unique ont beaucoup de chance,
déviation ou pas.

Oh, que non, parce qu'ils courrent le risque de se
leurrer sur la précision de leur point, genre "mon
point étoile parfaitement, il n'y a donc pas d'erreur,
je suis parfaitement positionné, et c'est OK si je
passe à 10m du danger".

Par exemple, 3 relèvements d'amers situés à des
distances identiques, à 60° l'un de l'autre, avec une
erreur constante (tiens? la déviation, par exemple?)
peuvent étoiler parfaitement, à une forte distance de
la position réelle.

La taille du chapeau n'est qu'un indice sur la
précision du point, ce n'est PAS une garantie (erreur
communément répandue).

Hors ligne
JOUET 760
Inscrit forum
réponse n°66165

Le message de Prunneau est édifiant. Comme si les
mouillges dont il parle étaient déserts avant le GPS !

Pour Hubert (bonjour Hubert) et les autres, lorsqu'on
se positionne au compas de relèvement, on peut aussi
utiliser le sondeur qui peut donner une précision
complémentaire, selon le lieu.

Je ne serais pas aussi catégorique que vous,
d'expérience, sur la déviation des compas de
relèvement, qui sont finalement très peu perturbés, en
tout cas sur un bateau plastique ou bois, lorsqu'on les
utilise debout dans le cockpit.

Je ne sais pas quel âge vous avez, ni quelle expérience
vous avez de la nav côtière sans GPS et autres Loran
C... Moi, j'ai toujours navigué ainsi, en Med et en
Bretagne nord, sans soucis et avec beaucoup de plaisir.
Je ne nie pas que le GPS apporte un confort et une
sécurité supplémentaire, je dis juste que ce n'est pas
un instrument indispensable et que perso, je trouve
plus amusant de ne pas en avoir, ce qui n'engage que
moi. Mais j'ai vu des skippers aguéris renoncer à une
(courte) traversée (200 M) sous prétexte que leur GPS
était en panne !? Là, je ne peux pas comprendre.

Bonjour André. Quelle régate ?

A +

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66166

Bonjour Robert,

Dans mon intervention ci-dessus, j'ai préféré rester
dans une généralité qui ne se voulait précise que par
l’application théorique.

Evidement, l’application maritime n’est pas toujours
très aisée, mais lorsqu’elle est applicable : ne pas
hésiter. Essayer tout de même dans un port ou une baie
très abritée ; Même si la valeur est approchée, il est
nécessaire de la prendre en compte.

Comme tu le précise, je considère que sur les unités de
moins d’une quinzaine de mètres, les compas de route
sont rarement et suffisamment précis pour tenir un cap
au degrés prés ; Une valeur de cinq degrés peut être
considérée comme habituelle.

Une planchette de déviation ne doit d’ailleurs pas
dépasser cette valeur si le travail de compensation est
bien fait. Encore faut-il avoir un compas
compensable… !!!

Comme en toute chose et plus particulièrement dans le
milieu maritime qui nous intéresse, il est obligatoire
de connaître les limites des systèmes que l’on emploi.
Pour les connaître, il faut les évaluer.

Aller taper sur la tête des crabes avec son bateaux en
utilisant un ‘’moyen’’ de positionnement qui n’a pas
été évalué devrait être considéré comme passible d’une
bonne fessée… !!!

Mais bon, on est en démocratie… ( :-))

Pour finir, un petit point par segment capable pour
faire abstraction de la variation….. !!!

A vous lire,

André

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66167

Salut Jean-Marc, nous avons répondu en même temps.

La régate: http://www.sail-the-
world.com/forumSTW/quest_answers.cfm?
quest_id=5735&topic_id=34&st _row=1

Pour Hubert : D’où l’intérêt de l’alignement ou à de
rare exception prés (précision des sondes), la position
sera toujours plus fiable qu’avec un point classique ou
le cercle d’incertitude (habituellement réservé à la
nav hauturière) à toujours une interprétation
discutable.

Faire un point par trois relèvements qui se croisent
parfaitement est considéré dans certain milieu comme de
la tricherie…. !!!

A vous lire,

André

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66169

Pour comparer les méthodes d'estime, une évaluation de
la précision ne serait pas inutile.

Un calcul d'erreur, cela fait intervenir non pas
l'erreur extrême, mais la moyenne quadratique des
erreurs (RMS ou round mean square),

(racine carrée(Somme(erreur au carré)))/nombre d'erreurs

Pas commode d'écrire une formule mathématique ici !

(\sqrt{\sum_{i=1}^N (\delta r_i^2)}/N

pour ceux qui connaissent le TeX !

Pour un relèvement, on peut estimer une précision de (+
ou -) 2°, soit 1/20 radian. Si l'amer est à 200m, cela
donne une précision de 10 m. Si l'amer est à 1 M, le
précision tombe à 100 m.

Pour le GPS, non brouillé, l'eereur quadratique moyenne
est nettement inférieure à 10m, de l'ordre de 3 à 4 m
avec 5 ou 6 satellites. Ce qui ne signifie pas que la
probabilité d'une erreur de 20m soit nulle. Celle d'une
erreur de 50m est pratiquement nulle.

Pour une alignement, la précision est donnée par
l'acuité visuelle, 1', soit 3/10000 radian. Ce qui
compte, c'est la distance du repère de l'alignement le
plus éloigné. Avec 5 M, la précision est de 3m, et de
6m dans le cas extrême d'un repère à 10 M.

Conclusion, dans les cailloux, se fier d'abord aux
alignements. Les relèvements ne donnent de bons
résultats que sur des amers proches. Le GPS donne
généralement des résultats plus précis, que les
relèvements permettent de confirmer.

Bien sûr, quand il n'y avait pas de GPS, on se
débrouillait, avec l'estime, les points gonio, le
sondeur. Moi aussi, j'ai réussi à trouver l'entrée de
la passe Sud de la Gironde avec 500m de visiblité, et
après une traversée de 200 M sans voir la terre, ou à
rentrer dans l'Aberwrac'h avec une visiblité de 30m, à
l'estime et au sondeur. Ce n'est peut-être pas ce que
j'ai fait de mieux, et je suis bien content maintenant
d'avoir GPS et radar dans des situations analogues. Il
y a suffisamment d'épaves au fond de la mer pour
témoigner de la glorieuse incertitude de l'estime pure.

Olivier

Hors ligne
JOUET 760
Inscrit forum
réponse n°66170

Olivier,

à part la dernière phrase : " Il y a suffisamment
d'épaves au fond de la mer pour témoigner de la
glorieuse incertitude de l'estime pure." qui me semble
purement subjective et tendancieuse, je suis tout à
fait d'accord avec toi. Encore une fois, je n'ai pas
voulu dire que la précision des
méthode 'traditionnelles' est théoriquement meilleure
ou aussi bonne qu'avec un GPS. Ce que j'affirme, par
contre, c'est que dans la pratique, le résultat obtenu
est aussi bon, sauf bien sur dans les circonstances
extrêmes où on ne peut observer aucun amer, ou si
l'estime a trop vieilli. Cela tient aux méthodes de
report sur les cartes, au fait que souvent les cartes
sont fausses (par rapport au GPS), à la taille de la
mine de crayon, etc... Pour aller plus loin, je pense
que bien des plaisanciers qui osent certaines routes au
GPS, routes qu'ils n'auraient pas prises 'avant', se
trompe lourdement, en ce sens qu'à condition bien sur
de savoir naviguer à l'estime, ils auraient réussi
aussi bien sans GPS. D'ailleurs, le GPS ne fait pas de
calcul de hauteur d'eau, ce qui dans les zones à marée
est aussi important que la position si on veut taquiner
les crabes.

Encore une fois, le GPS apporte confort et sécurité, ne
serais-ce que parce qu'il rassure et qu'il reste
redoutablement efficace dans certaines circonstances où
l'estime, trop vieille, ne peut être rajeunie par des
observations fiables. Ce serait ridicule de le nier.
Reste que ces circonstances sont tout de même assez
rare en nav côtière, puisque c'est bel et bien de nav
côtière dont il s'agit ici.

A +

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66171

Robert dit deux choses très justes

1 - entre deux possibilités il met "ET", c'est évident qu'avec les moyens dispos on ne va pas s'en priver sous réserve d'avoir une carte parfaite pour la nav aux instruments (cf André fcx). L'important est de ne pas se tromper dans l'ordre des priorités.

2 - pour se maintenir pil poil sur un cap à +ou- x degrés. A +ou- 5° sur un voilier dans nos tailles, faut déjà y tâter. Je me souviens sur un cargo il y a une trentaine d'années, le Commandant m'avait permis de m'essayer quelques minutes. Le répétiteur du gyro comportait une démultip^lication en 1/10 de degré....désastre. Il réenclancha vite le pilote automatique. Bien qu'à l'époque il fasait le point au sextant. C'est lui qui m'a appris d'ailleurs.

En fait les alignements sont essentiellement faits pour être suivis soit dans l'axe de la ligne de foi sans dérive d'où qu'elle vienne, soit en crabe si l'on doit compenser et là, ce sera tout l'art de l'homme de barre.
Et quand on l'a dans le dos (j'allais dire autre chose), c'est une autre paire de manche (on n'imagine rien siouplait) !

Pour Nikolaz, il y a belle lurette que je ne lis plus les papiers dont tu parles et plus récemment, j'ai aussi fait comme Robert pour d'autres papelards dont les auteurs ne semblent pas toujours comprendre ce qu'ils racontent.

Alors au moins sur le forum, on apprend toujours quelque chose au gré des avis des uns et des autres.

André

Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°66172

pour osmose :

je n'ai jammais parle de mouillage, mais d'effectuer
une traversee dans un chenal qui zizague entre les
parcs a huitres, les bancs de sable, les rochers et qui
n'est praticable que dans certaines conditions (coeff
eleve, pas de houle, bonne visi, etc...)

le but de mon propos n'etait pas de faire l'apologie
d'un systeme ou d'un autre, mais simplement de signaler
qu'une nav realisable a l'estime en equipage pouvait
l'etre "aussi" grace au gps en solitaire.

Hors ligne
JOUET 760
Inscrit forum
réponse n°66174

Effectivement Pruneau, je ne sais pas pourquoi j'avais
compris qu'il s'agissait de mouillages. Sorry.

A +

Anonyme (non vérifié)
réponse n°66175

Je m'étonne qu'yves et/ou Jacques ne se soient pas encore manifestés au sujet de la détermination de la déviation du compas, qu'il soit de route ou de relèvement.

Il suffit, à tout moment (à condition qu'ils soient visibles évidemment) de viser soleil, lune planète ou étoile et de noter à la fois le cap (ou le relèvement) et l'heure.

J'ai cru comprendre que nous avions maintenant tous un ordinateur à bord. Même si ce n'est pas le cas, il suffit de noter les deux valeurs et l'astre visé. On peut même se payer le luxe de faire autant de mesures que nécessaire dans tous les azimuts disponibles et de faire toutes les analyses des moindres carrés à tête reposée (pour Olivier) au carré (attention au rhum quand même)comme au salon.

Depuis, quelques jours, c'est génial sauf dans le sud parait-il - pour une fois).

Ce sera beaucoup plus facile qu'avec un alignement. et avec le logiciel de Jacques, ce sera un jeu d'enfant de calculer l'azimuth vrai de l'objet céleste et ce sans passer par les stades de corvettar + whisky ou capde veau. (cf rubriques techniques)

André

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