De l'Espagne au Portugal
Vigo ne nous a pas séduit… on est repartis dès le lendemain vers Baïona. On nous avait dépeint une station balnéaire sans charme dans laquelle se trouvait une réplique de la Pinta, une des caravelles de Christophe Colomb. Nous avons pris la direction de Baïona essentiellement pour visiter ce bateau. Mais en arrivant nous avons été surpris par la beauté de cette petite ville dont le vieux centre est très bien conservé. La Pinta est beaucoup plus petite que nous l’avions imaginée, la visite est rapide et séduit beaucoup les enfant… nous aussi, un peu. Nous y avons mouillé une nuit devant la ville et sommes repartis le lendemain vers le Portugal sous la pluie, avec une mer croisée et sans vent.
Baïona:




Notre première étape portugaise a été le port de Viana do Castelo, une très jolie ville en pleine préparation de sa fête annuelle. Nous avons été très agréablement surpris par l’accueil portugais (qui change beaucoup de l'accueil espagnol...) : tous sont souriant, gentils, francophones pour beaucoup et francophiles pour les autres. La vieille ville vaut le détour, avec de multiples façades en azulejos et de très belles églises. La montée à l’église Santa Luzia en funiculaire également, mais le clou du spectacle a été pour nous la visite du Gil Eannes, un ancien bateau-hopital destiné aux pêcheurs de morue à Terre-Neuve. Ce bateau à l’abandon à la fin de son service en 1984 a été restauré par des passionnés. On peut en visiter aujourd’hui les cabines, les postes de commandes, la salle des machines, les salles dédiées aux examens médicaux et même le bloc opératoire ! Passionnant ! J’avais avec moi un gamin (Guillaume) transporté dans la bande dessinée de Tintin, les yeux écarquillés et touchant à tout!












Le Gil Eannes:





le bistouri électrique!


Nous sommes repartis dans l’après-midi du jeudi dans un brouillard à couper au couteau ! Nous voyions les autres bateaux se détacher dans la brume au dernier moment ! Sachant que l’endroit est jonché de casiers, la navigation s’annonçait difficile. Nous nous étions organisés ainsi : l’un de nous allait à l’avant pour s’affranchir des bruits du moteur (il n’y avait toujours pas de vent… ça fait une bonne semaine que ça dure…) et tenter de détecter les bruits des moteurs d’autres bateaux, ainsi que pour effectuer une veille visuelle en particulier pour les casiers. Heureusement, le brouillard s’est levé au bout de 45min. Nous sommes arrivés à Povoa De Varzim dans la soirée. Cette destination n’a pas un charme fou mais le port nous a été conseillé par un de nos voisins de ponton de La Rochelle pour caréner.


A l’heure où je vous parle, nous devrions sortir le bateau dans une petite demi-heure et découvrir la flore et la faune qui a élu domicile sous la coque depuis 1 an !
AC
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