Réforme de la division 224 - TEXTE OFFICIEL du Ministère

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Lucas custom (Catamaran)
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Réforme de la division 224 - TEXTE OFFICIEL du Ministère
sujet n°79890
{DT_ID=343}
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FIREBALL
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réponse n°74060

MDR
Le décret est publié au JO d'aujourd'hui 28 octobre 2004. Le texte que nous vous présentons a un formatage légèrement
différent de celui du JO, ce qui n'enlève en rien sa valeur juridique (Si! Si!) Je vous laisse en prendre connaissance, et c'est
promis, je vous présente une petite analyse d'ici la semaine prochaine.

En attendant, si vous voulez vous y coller Clin Ministère se sont donnés du travail, ce qui donne un texte que je n'ai pas (encore) trop envie de critiquer.

Certains pourront être déçus des choix techniques effectués. Si j'ai bien anticipé, ces choix sont le prélude à d'autres
modifications, et je verrais bien une réforme de la Division 225 (NUC) dans quelques temps. Sans oublier la réforme très
attendue du BPPV et du BPPN, qui devrait transformer le skipper professionnel en "Capitaine de Yacht".

Cordialement

Ariel

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JOUET 760
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réponse n°74087

Merci Ariel.

En vrac, rapidement !

- Que doit on comprendre par "un système permettant la remontée à bord d’une personne tombée à l’eau." ? C'est quoi, par
exemple ?

- La dérogation d'emport de survie pour les navires insubmersibles n'existe plus. Logique, puisqu'elle était fonction de la
catégorie de nav. J'ai passé commande d'un voilier insubmersible et dans sa communication le constructeur citait comme un
avantage, pratique et financier, l'existence de cette dérogation. Le voilier sera livré après le 1er janvier 2005. Puis-je annuler la
commande ? Sourire

- L'épinéphrine en dotation médicale pour nav côtière est un délire. C'est un produit difficile à obtenir, qui se conserve très mal
surtout dans les régions chaudes. Pourquoi de l'épinéphrine et pas de l'hydrocortisone, par exemple ? Là, je dubite grave...

A suvre...

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SUN ODYSSEE 37 (Monocoque)
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réponse n°74098

"Un système permettant la remontée à bord d’une personne tombée à l’eau" peut être, à mon avis, une drisse de spi non utilisée
mais à poste, ou le palan d'écoute de grand-voile, s'il est rapidement dégréable. Je trouve que le texte a raison de ne pas
imposer un matériel spécifique, puisque nous avons tous à bord des systèmes pouvant remplir ce rôle. Il faut simplement y avoir
pensé au calme, avant qu'un accident n'arrive, et je crois que c'est ce que souhaite le législateur : que l'on prévoit quelque
chose.

L'epinephrine et l'hydrocortisone ne sont pas interchangeables. Seule la première est un traitement de l'état de choc, les
corticoïdes nécessitant un délai d'action trop important (plusieurs heures), et agissant plus sur la cause de l'état de choc que sur
ses effets immédiats. C'est vraisemblablement pourquoi le texte ne mentionne les corticoïdes que par voie orale
(betamethasone)

Amicalement Clin

Régis sur ADOK

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JOUET 760
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réponse n°74099

Bonjour.

Je me suis mal exprimé au sujet de l' hydrocortisone. Je ne disais pas qu'elle a la même indication, je voulais dire qu'elle est au
moins aussi utile à bord, que ses indications sont fréquentes à bord, qu'elle se conserve sans problème, et dans ce cas pourquoi
l'une et pas l'autre ? On va voir la tête du médecin de ville chez qui on va devoir payer une consultation (merci sécu) pour lui
demander de l'épinéphrine...renouvelable tous les 3 mois !!!

Il faut se replacer dans le contexte de la plaisance française et imaginer tous les petits bateaux qui font une sortie de deux
heures le dimanche embarquer un tel produit, c'est du délire.

Cordialement.

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JOUET 760
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réponse n°74123

Bon,

je dubite toujours...

Le texte ne semble plus faire de différence entre un radeau classe II et un radeau classse V. J'ai mal lu ?

Merci.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74138

En 1992, j’avais écrit un rapport concernant le renouvellement de la pharmacie de bord. Ce rapport dénonçait évidemment la
non-adaptation de cette liste pharmacie aux réalités des plaisanciers.
12 ans plus tard, l’administration (poussée par le passage de nombreux bateaux sous pavillon belge) décide enfin de s’intéresser
au problème.
Le Conseil Supérieur de la Navigation de Plaisance me sollicite alors de nouveau et je propose des listes réactualisées à la lumière
de l’évolution des thérapeutiques, de mes nombreuses assistances aux courses au large, mais aussi à travers mon expérience
de marin professionnel.
Les listes proposées étaient basées sur l’éloignement en temps qui me semblait plus adaptée que l’éloignement en distance (20
milles d’un port ne correspond pas au même éloignement si l’on est à bord d’une vedette rapide ou a bord d’un voilier de pêche
promenade).
Validée par le Conseil Supérieur de la Navigation de Plaisance, ces listes ont ensuite subi l’avis d’experts et d’administratifs qui
ont trouvé bon de les dénaturer en en modifiant le concept, transformant les durées en distance, ajoutant des produits sans
qu’à aucun moment on sollicite mon avis dans cette décision finale.
On aboutit ainsi à des listes coûteuses, inadaptées à la réalité de la mer et avec des incohérences aboutissant à faire acheter
des antibiotiques aux plaisanciers naviguant à 7 milles des côtes. A une époque où on tente de refréner l’usage des
médicaments, on ne peut qu’être abasourdi par de telles décisions.
Je dénonce bien évidemment une telle évolution à laquelle je suis totalement étranger.
Il est désormais indispensable de revoir cette liste qui dans l’état est totalement inapplicable et de tenir enfin compte de l’avis
des pratiquants de terrain.

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FIRST 25
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réponse n°74145

Merci JY CHAUVE
je trouve la nouvelle reglementation tres timide, mais je suis revolté contre la liste des medicaments à embarquer.
Je navigue en principe le long des cotes et la grande traversée est la Corse. Je n'ai pas la place d'installer un bloc operatoire sur
mon bateau et de plus je ne suis pas medecin. J'achete donc les medicaments que je connais et que je pourrai employer sans
risques.
Désolé Mr le Ministre, mais je vais adapter la reglementation "liste des medicamnets" à mes capacités.
Et si je suis controlé je serai en infraction. La derniere reponse sera le pavillon Belge.
Jeff

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74174

Bonjour, Je navigue sur un voilier de 6.20m actuellement en 5eme catégorie. En parcourant le nouveau texte je constate que
mon bateau devra être équipé d'un "système de pompage conforme à la norme EN ISO 15083". Pouvez vous m'éclairer à ce sujet?
Une pompe seringue est elle suffisante? Faut il installer une pompe manoeuvrable de l'extérieur comme c'était le cas dans
des catégories supérieures? Merci de vos réponses!

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FASTOCHE
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réponse n°74272

Bonjour,

Votre bateau est déjà immatriculé, aussi la nouvelle réglementation, normalement, ne s'applique pas pour ce qui est des
dispositifs D'ASSECHEMENT - si vous me permettez cette variation sémantique - qui sont intégrés à la construction.

En principe toujours, vous ne changez pas non plus de matériel d'armement.

La question se posera pour un constructieur amateur, qui voudra rester sous pavillon français et remplir une déclaration sur
l'honneur qui respecte la réglementation (224) donc la norme (ISO 15083) . Là il achète la norme ou le CD rom de toutes les
normes, et pour un tel voilier (6,20 m cat. C) il trouve qu'il lui faut un dispositif d'assèchement principal au poste de barre et un
secondaire, chacun manuel électrique ou mécanique, de plus de 15 l/minute de capacité, assèchant tout compartiment d'un
volume supérieur à 10% du déplacement.

Ceci dit la principale caractéristique "technique" de cette nouvelle 224 est ... de ne plus trop l'être (sauf sur leGPL ?) puisqu'elle
fait systématiquement référence aux normes ISO (payantes, volumineuses, éventuellement mal traduites (bilge pumping =
pompage de cale, non ?)). Clin

Jean-Marc

jpg
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réponse n°74273

bonjour

c'est pas sur car la nouvelle règlementation fait une part à la construction des bateaux et les anciens bateaux ne sont pas
concernés, mais elle fait aussi une large part à l'armement en fonction de la distance de navigation et là, il me semble que tous
les bateaux sont concernés et que ceux qui ont du vieux matos d'armement non dans la norme n'ont + qu'à le changer

désolé

amicalement

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74283

Désolé d'être désagréable Jean Yves, mais je suis OK avec ce que dit Jeff.

Ta liste de produits est du type ; "j'ai mal au pied, j'me coupe la jambe". Comme tu l'as dit et répété, 60 % des problèmes
sont d'ordre traumatiques et sur ces 60% la grosse majorité se traduit par des "bleus", pardon des hématômes, qui se passent
tout seul avec le temps.

Sans doute suis-je une exception, mais en 30 ans de navigation, j'ai bien dû consommer l'équivalent de 250 cc d'alcool et
quelques comprimés d'aspirine. Sauf une fois où j'ai embarqué sur l'avis de mon toubib quelques spécialités adaptées à des
séquelles de coliques néphrétiques. point barre. Régulièrement, je suis obligé de balancer les produits obligatoires
périmés. Dans la formule précédente, il y en avait pour environ une centaine d'euros.

J'ai conscience qu'avec des enfants le pb doive s'analyser différemment.

A ma connaissance, il n'y a qu'un cas connu de langue coupée....et en course. alors, gare aux généralisations hatives. Je
n'ai pas fait d'études de médecine, mais de la biologie avec beaucoup de statistiques et de probabilités à la clé.

Avec la cargaison que tu nous obliges à embarquer, tu vas faire le bonheur des potars et le désarroi de la sécu car
évidemment, il y a les dates de péremption !!!! et leur gestion ....

Evidemment SI.... SI...... SI...... SI...... SI.......le mieux est de rester au port.

Afc

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74284

Bonjour
Pour ce qui concerne la liste, ce n'est pas du tout ce que j'avais proposé. Comme je l'ai écrit plus haut, je considère cette liste
comme inadaptée ( il n'y a même pas un produit contre le mal de mer).
Pour répondre plus précisément à ta remarque, je crois que le choix est simple: en avoir ou pas.
On peut très bien s'en passer en estimant, comme tu le dis, que l'on n'a jamais aucun problème en mer et que cela ne sert à rien,
comme on peut penser que cela ne sert à rien de boucler sa ceinture de sécurité puisque l'on n'a jamais eu d'accident.
Tout est une question d'appréciation.
Bien évidemment, la plupart des produits ne serviront jamais, mais il suffit d'un, une fois. J'imagine le désarroi, en mer, loin des
secours devant l'accident ou la maladie qui n'arrive qu'aux autres, face à quelqu'un qui souffre ou dont l'état s'aggrave et pour
lequel on n'a rien d'efficace pour le soigner...
Cette liste est d'ailleurs un vrai casse-tête, car contrairement à ce que tu penses, en mer tout peut arriver (même une langue
coupée) et la pharmacie doit pouvoir répondre à la plupart des cas, avec un minimum de produits coûtant un minimum.
C'est vrai qu'il faut renouveler les produits comme on renouvèle les fusées. A défaut de les balancer, je connais beaucoup de
gens qui naviguent dans des zones pauvres et qui offrent ces produits encore efficaces. Au-delà du désarroi de la sécu cela
peut faire le bonheur de malades sans ressources...
On peut bien sûr sortir du port sans pharmacie et sans radeau de sauvetage. Pourquoi embarquer un radeau qui coûte les yeux
de la tête puisque je n'ai jamais fait naufrage ?

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FIRST 25
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réponse n°74285

Je pense que ce n'est pas une valise de medicament qui peut resoudre le probleme.
Je ne suis ni toubi, ni infirmier et j'aurai du mal à utiliser convenablement tous ces medicaments.
Si je pars de Hyeres pour Poqueroles je ne prends pas de radeau mais si je vais en Corse c'est different.
Il y a deux problemes differents: le cout et la durée devie des produits une sale affaire de gros sous (desolé je n'ai pas
gagné au Loto) et la prescription (si je peux me soigner seul pour former des toubi) et pourquoi consulter à terre.
Aujourd'hui la secu et le reste se battent contre l'auto medicamentation et cette new reglt nous impose de le faire: je ne
comprends plus.
Jeff

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74286

Bien sur mais le sujet n'est pas de faire de l'automédication mais de disposer du médicament qui permettra au médecin contacté
par GSM ou autre d'agir à distance.
Pour ce qui concerne le coût, je pense que si l'on remet en cause le coût de la pharmacie, il faut remettre en question le coût de
tout l'équipement de sécurité qui dans 99% des cas n'est jamais utilisé.
Encore une fois, il ne s'agit pas de faire de l'automédication mais de permettre au médecin d'agir à distance.
Je connais une personne qui était au mouillage dans une petite calanque Corse un jour d'été. Elle buvait une canette de Coca.
Sans qu'elle s'en rende compte une guèpe est entrée dans la canette.En buvant, elle l'a piquée au fond de la gorge qui a gonflé
entrainant une asphyxie immédiate. Appel au médecin, aucun traitement d'urgence à bord, la personne est dcd.
La question est effectivement d'adapter la pharmacie à l'éloignement des secours, ce que ne fait pas du tout la liste publiée au
JO et que je dénonce.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74287

Mais oui Jean Yves, tu trouveras des tonnes de contre-exemples et l'on peut jouer au ping pong un cerain temps comme çà.

J'avais cru découvrir un nouvel esprit de L I B E R T E et de R E S P O N S A B I L I T E et je vois qu'en terme de
pharmacie embarquée c'est pire qu'avant.

Au dela de la pharmacie, si tu vas au large, il te faudra la possibilité d'envoyer et de recevoir des FAX, tu vois j'ai lu
ton bouquin fort bien fait sur la médecine à distance. ou bien à la limite, avec irridium ou ses alias, tu joindras ton
toubib. Mais tu t'équiperas si bon te semble, il n'y a rien d'obligatoire pour le moment. Donc c'est bien ce que dit Jeff,
tu te retrouves avec une valise de produits dont tu ne connais pas nécessairement l'usage ni les contre-indications.

Quant aux pays déhérités, ayant pratiqué la brousse, je peux te dire qu'ils ont une pharmacopée à nous faire palir,
seulement nos toubibs l'ignore, bien que bon nombre de nos molécules savamment isolées et réemballées, pourvoyeuses de
dollars en soient issues.

A propos des dons de nos produits périmés, tu me permettras seulement une question, - pourquoi sont-ils périmés pour nous et
pas pour eux ?- N'y aurait-il pas encore quelques histoires de dollards la dessous ?

afc

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74288

Cette discussion prend une tournure idéologique que tu me permettras de ne pas suivre.
Je te demande juste de croire que mon implication d'un moment dans ce projet de pharmacie de bord n'a été guidé que par
l'envie d'apporter mes réflexions et quelques compétences pour aider à faire quelque chose de cohérent et réellement utile pour
tous ceux qui naviguent.
J'ai tout fait pour en faire un minimum et au moindre coût. D'ailleurs, si tu as l'occasion de voir la trousse qu'emporte les gars du
Vendée-Globe, tu verras que le volume est quasiment celui d'un vanity-case, on est loin d'une valise...
Pour ce qui concerne la connaissance des produits, si nous avons mis en place des stages de formation au sein d'STW, c'est
justement pour cela, pour apprendre des gestes qui peuvent parfois sauver, connaitre le contenu de la trousse et l'usage des
différents produits utiles.
Cela me semblait une bonne démarche, cohérente et responsable.
Si tu sais parfaitement ce que tu dois embarquer pour ta sécurité médicale, alors bravo, c'est sûrement très rassurant pour tous
ceux qui naviguent sous ta responsabilité.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74290

JY, on va effectivement s'arrêter là.

Saches seulement que lorsque çà m'arrive d'embarquer des gens, je ne suis pas l'assistante sociale et je les mets au parfum
de ce qu'ils trouveront à bord. Ils sont parfaitement libres d'embarquer ou non puisque je n'en fais pas commerce et me
suis toujours limité à partager les frais réels, de bouffe, mouillage et gasoil s'il y a lieu. Ne mélangeons pas tout. Il y
a les pros, la course, les NUCs, la location et le locdu, vouloir tout mettre dans le même sac est une aberration.

S'ils ont une pathologie particulière, ils savent ce qui leur est adapté et l'apportent avec eux. S'ils sont sensibles au
mal de mer, ils savent qu'ils ne trouveront rien à bord de ce côté là puisque j'ai la chance de ne pas connaître et là
encore,ils apportent ce que bon leur semble.

J'ai bien noté que l'on a pas retenu tes propositions et je ne tiens donc pas pour avoir induit tes idées dans la nouvelle
règlementation.

L'important est que tout soit clair au départ et que l'on cesse dans ce pays de croire que les gens sont des demeurés
incapables de prendre leurs responsabilités. Nos amis belges et anglosaxons raisonnent différemment semble-t-il et ils
n'enregistrent pas davantage de problèmes ni d'accidents que nous, donc ..... le pavillon belge a encore de beaux jours
devant lui.

Afc

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74292

Mais où s'arrète la responsabilité et où commence l'irresponsabilité ? ...
Face à l'imprévu médical (accident ou maladie) (c'est bien de cela dont on parle), le chef de bord est pleinement responsable, il a
bien entendu obligation de moyens à défaut de résultats, que ce soit en droit français ou en droit belge.
A méditer sans doute...

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74294

Tu as raison, c'est pourquoi je suis en train de migrer vers linux.

Afc

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réponse n°74296

pour reprendre une phrase celebre très juste:

la médecine à bord est trop sérieuse pour etre confiée aux medecins à terre (et surtout dans les comités Théodules)

si on laissait la décision au commandant de bord?

amicalement

au fait il faudrait aussi embarquer un cercueil obligatoire à bord car il y a parfois des décès en mer et c'est pas + ridicule que la
pharmacie ubuesque française

Bruxelle, ma belle....disait la chanson

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74303

Je te signale que la réglementation Belge exige AUSSI une trousse de premiers secours.
Il est effectivement très facile de critiquer cette liste par ailleurs très critiquable, il serait plus efficace d'avoir un débat
constructif sur ce qui est nécessaire ou non d'avoir à bord dans une pharmacie. Serait sans doute intéressant d'avoir l'avis de
ceux qui ont suivi le stage médical STW....
Je suis bien entendu tout à fait ouvert à ce type de discussion positive.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74304

Ce qui est discutable n'est pas de refuser d'emporter un certain nombre de produits, c'est de l'obligation de se référer à
une liste pré-déterminée, dont la plupart des composants ne serviront jamais tout en coutant un maximum à tout le monde.

En d'autres termes, nous ne faisons pas tous des ronds dans l'eau dans le même sens.

Et nos démarches sont toutes deux cohérentes. simplement, il y en a une qui est coercitive et l'autre qui est libre.

Nos amis Belges doivent aussi emporter une boîte de secours mais on ne leur impose pas d'avoir une liste démesurée comme la
nôtre.

La mer est un espace de liberté, alors que l'on nous y laisse libres de choisir dès lors que l'on emmerde personne. Que l'on
fasse payer ceux qui foutent la merde ou font appel à une quelconque assistance est parfaitement normal par contre. Aux
assurances de savoir si elles couvrent ou pas.

Quand je parlais de linux plus haut, cela veut dire : liberté, bénévolat et partage contre coercition, dollars et
individualités. Une différence de philosophie de la vie.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74308

Si tu sais parfaitement ce qui risque d'arriver à toi ou à ceux que tu embarques pendant ta croisière et qu'en fonction de cela tu
connais les gestes de secours à faire et tu as choisi en connaissance de cause les accessoires ou produits efficaces, alors c'est
parfait !
Je comprends qu'il soit difficile d'accepter d'acheter des produits qui ne serviront sans doute jamais, mais comme je le disais
précédemment, c'est le même problème avec le radeau, les fusées, les brassières ou encore la ceinture de sécurité !
Une liste bien conçue doit être raisonnable et le choix des produits parfaitement justifié avec le mode d'emploi précis qui va avec.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai écris un Guide.
Il est évident que l'on ne pourra jamais faire face à toutes les situations en mer, essayons simplement d'avoir les moyens de
faire face aux situations les plus fréquentes.C'est le sens d'une liste, qui doit être construite par des gens qui naviguent et qui
ont une certaine expérience du sujet. Il n'y a rien de coercitif dans tout cela mais simplement un peu de bon sens.
Sortons de la philosophie et rentrons un peu dans le concret. La liste de premiers secours Belge ? Rien n'est indiqué, alors qu'est
ce que tu fais ? qu'est-ce que tu embarques ? Je suppose que, comme le sujet t'intéresse, tu as réfléchi à une liste. Ca serait
vraiment bien que tu nous la fasses partager.

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FIRST 25
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réponse n°74309

Hello JY pas de polemique. Tu n'es pas attaqué. Nous savons que ce n'est pas toi l'auteur de cette fameuse liste.
Nous ne refusons pas d'embarquer des medicaments mais la liste doit être raisonnable aux cas les plus courants.
Pour ton histoire de guepe,un promeuneur dans une calanque aura la même fin. Doit on imposer à tous une liste aussi mong que
le bras: promeneur skieur randonneur... Je suis pourtant d'accord que pour tous il faut une trousse de premier secour. Mais
une trousse raisonnable que nous pourrons employer convenablement.
je propose, si tu as une liste expose la. Donne le medicament et son utilisation. Nous pourrons ensuite discuter sur du
concret. Et puis cette liste sera peut être adopter par beaucoup (au moins les marins STW).
Merci JY
Jeff
Je ne refuse pas la securité maitrisée. Clin

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réponse n°74311

il est toujours inutile et mal perçu de défendre l'indéfendable

j'ai un moteur qui peut tomber en panne et provoqué ainsi la perte du bateau et de son équipage, donc suivant la
règlementation médicale à bord des bateaux valide en france je dois emporter un alternateur, une pompe à injection, un
embiellage, une culasse équipée, un démarreur etc en bref un deuxieme moteur sachant que si je ne suis pas meccano, il me
suffira d'appeler par radio un méccano qui me dira comment utiliser tout ça

c'est parfaitement débile comme la boite à pharmacie qui n'est plus une boite de PREMIER secours

c'est exactement comme quand on confie la conception d'une sécurité incendie a un pompier: un vrai désastre

heureusement que les autorités aéronautique sont un peu moins betes...

Dr CHAUVE, j'ai bien compris que vous n'etes pas responsable de la ligne Maginot concoctée aussi intelligemment par vos
confreres des cabinets ministériels, mais ne devenez pas le Vergez de la medecine nautique, il n'y a rien à gagner....à défendre
la stupidité

amicalement

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réponse n°74312

je suis sous pavillon belge depuis peu et je vais avoir une boite de premier secours que MON médecin traitant habituel qui
connait bien mon diabete et mon choléstérol me fait sur mesure avec certains autres produits d'emploi + général

mais je triche car quand je navigue, j'ai mon infirmière personnelle à bord........

amicalement

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74313

Eh bien nous y voila précisément JY.

si tu as fait un peu de stats et de probabilités tu dois savoir que la moyenne, même assortie de son écart type correspond à
une population et non à un individu en particulier, voire quelques individus.

Donc, je me garderais bien de proposer une liste qui m'a donné satisfaction mais qui peut être complètement à côté de la
plaque pour mon voisin. Laisse chacun libre de se connaître et de décider en fonction de ses propres expériences. Celles des
autres sont intéressantes aussi, mais n'en faisons pas le petit livre rouge imposé à tout le monde.

C'est pas parce que nous sommes contraints sur d'autres domaines qu'il faut en rajouter pour la trousse de secours. Ce genre
de raisonnement n'en est pas un.

Tu sais très bien qu'il y a des gens qui se prennent la seule planche qui trainait dans la gueule alors que d'autres
passeront éternellement à côté.

L I B E R T E point barre. Mais d'accord pour allumer ceux qui foutent la merde. C'est tout et çà fonctionne. Mais c'est
une autre tournure d'esprit.

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CATANA 431
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réponse n°74334

Quelques réactions, après lecture du fil.

1- réglement .vs. responsabilité : les vieilles habitudes ont la vie dure

L'ancienne trousse de pharmacie (était-elle "de premier secours" ?) était à l'évidence insufisante dès qu'on s'éloignait des
côtes, même si sa possession était suffisante pour être couvert vis à vis des AFMAR (esprit de l'ancienne réglementation)

Du coup le skipper, responsable (et selon le cas, de non assistance à personne en danger ou alors d'excercise illégal de la
médecine), percevait rapidement l'intérêt considérable du CCMM (consultation en mer, à distance, via les cross) comme
_conseiller_ du skipper/commandant pour traiter le problème médical. D'où l'intérêt de s'équiper d'une dotation connue du
CCMM dans laquelle l'urgentiste au bout du fil pouvait recommander de piocher. Mais cette démarche était facultative, à
l'initiative du skipper responsable.

Assez curieusement, alors que la nouvelle réglementation fait largement appel à la reponsabilité du skipper, la démarche
"dotation CCMM + consultation à distance" passe de facultative à obligatoire : il est obligatoire de posséder tout ça à
bord, il est obligatoire de les utiliser sur prescriptin du télé-médecin

2- sur la liste du nouveau 224-1

J'ai commparé attentivement le "200 miles" (le 224-1) et le "30 heures du port le plus proche" (la dotation B du CCMM). A
très peu de chose près (je ne suis pas médecin, mais je compare deux textes sans trop de problèmes) c'est la même chose.
Bien sur l'antinauphatique dégage (fallait oser !), l'antalgique majeur passe de Buprénorphine (c'est celui là qui
demandait une ordonance infalsifiable ? ) à Trolamine, le bethamethasone passe de 8mg à 2mg , la pommade antispetique
devient une pommade antibactérienne, et le coronarodilatateur passe de comprimés à spray, apparition d'un collyre
anti-inflamatoire et de l'aspirine (hemostase, pour la plongée ?), etc ...

A cette dotation B s'ajoute un guide médical ( ! ) et pas mal de conseils de bon sens que le skipper responsable avait déjà
trouvé ici et là, sur STW entre autre.

Donc rien de choquant pour le non médecin que je suis, si ce n'est que le truc facultatif est bien devenu obligatoire,
démarche complètement à l'opposé du reste du texte. D'un extrême on est passé à l'autre.

REMARQUE : Je ne parle que de la liste B (200 miles ou 30 heures, et bien d'accord que 30 heures c'est plus
fondé/responsable que 200 Miles, même si c'est moins mesurable donc plus contestable dans un PV).

3- sur le coût de tout ça

En gros une caisse (c'est gros comme une _ grosse_ caisse de bricoleur) de dotation B revient à 300 euros, à la charge
exclusive du skipper, sans surcharge pour la société. L'ordonance nécessaire pour obtenir ces médicaments ne peut faire
l'objet de remboursement par la sécu (au moment de l'acte : c'est pas une maladie, c'est pas pour une personne désigné
relevant de tel ou tel régime/caisse/...).
Ces 300 euro sont à renouveller tous les 3 ans (tiens! comme la nouvelle survie), si bien sur on a obtenu de son pharmacien
les produits les plus frais possibles.

4- liste CCMM .vs. liste réduite de JYC

Je n'ai aucune compétence pour juger de ces listes et de leur simplification (ce qui ne veut pas dire que je n'aimerai pas
comprendre). J'imagine que le CCMM, qui est le télé-médecin sur lequel on s'appuiera, a préféré s'en tenir à la liste sur
laquelle s'appuie sa compétence. Peut-on changer la liste sans impact sur le CCMM ?

Yves

PS : le lien qui envoyait, sur STW, vers les listes du CCMM ne fonctionne plus.

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Lucas custom (Catamaran)
Administrateur
Administrateur depuis 1997
réponse n°74335

Pour Yves,

C'est quel lien qui ne fonctionne pas ??

Merci

Team STW

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74337

Merci beaucoup pour cette réponse concrète et étayée qui nous sort un peu des considérations philosophiques précédentes.
L'idée de départ consistait à proposer une liste qui réponde efficacement et avant tout aux urgences. N'en déplaise aux
idéologues, je ne vois pas comment on peut savoir ce qu'il faut embarquer si l'on ne connait pas les situations qui peuvent mettre
la vie en danger. Malgré les clichés faciles mais choquants sur l'incompétence des médecins ou des pompiers (cf. textes
précédents), je persiste à penser qu'il faut effectivement avoir vécu ces situations d'urgence pour pouvoir en parler. Comment
savoir autrement ce que l'on doit embarquer? Effectivement si un jour on vit l'expérience d'un infarctus en mer (même près de
côte), que l'on a rien pour agir, que l'ami ou le parent décède, c'est sûr qu'à la croisière suivante, on emportera ce qu'il faut...
sans doute pour rien car le problème risque de ne plus jamais se produire... L'idée n'a jamais été de proposer des listes comme
ça au hasard ou pour des dollars (!), mais plutôt de recenser les accidents ou les maladies qui ont le plus de chance de se
produire à bord (il n'est évidemment pas possible de tout envisager!) et de proposer des traitements nécessaires selon le degré
d'éloignement des secours pour sauver des vies, soulager voire commencer des soins. Pour les urgences cela concerne
principalement les problèmes cardio-circulatoires (infarctus, hémorragie, état de choc), les réactions allergiques, cas qui peuvent
conduire très rapidement à la mort. Pour soulager, il semble utile d'embarquer des anti-douleurs adaptés à la graduationet au
type de douleur. Pour soigner des blessures, des désinfectants, compresses, pansements semblent indiqués. Pour les infections
vécues loin de terre (une crise d'appendicite par exemple), un antibiotique peut se révèler bien utile... Etc... Comme je l'ai déjà
dit, il est évident que cela n'a que peu de chance d'arriver, mais c'est déjà arrivé ! Il n'y a rien de coercitif dans tout cela mais
simplement la volonté d'apporter uné sécurité raisonnable à tous ceux qui partent en mer. Contrairement aux autres aspects
maritimes où l'on peut construire sa sécurité à partir de ses propres expériences, pour le médical, comme en général on a peu ou
aucune expérience, on est obligé de faire confiance à ceux qui estiment avoir une expertise dans ce domaine ET dans le
domaine maritime. Faut-il en faire quelque chose d'obligatoire ? cela se discute évidemment, mais face à une situation médicale
qui tourne mal, la liste obligatoire est une garantie de moyens qui n'existe pas dans le cas contraire.
Enfin, j'ajouterai que les stages de formation que nous avons mis au point pour vous, vont aussi dans le sens de la
responsabilisation que je souhaite comme vous. Car en mer, face aux traumatismes, les gestes bien faits comptent souvent
autant que les médicaments.

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JOUET 760
Inscrit forum
réponse n°74338

Bonjour JY.
"on est obligé de faire confiance à ceux qui estiment avoir une expertise dans ce domaine ET dans le domaine maritime."

C'est évident, et à moins d'être fou, c'est ce que l'on fait. Avec, en ce qui me concerne, beaucoup de respect et d'admiration
pour ton travail. Qu'il n'y ait aucune ambiguîté sur ce point.

Amicalement.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74340

Merci. J'ajoute que pour les bateaux de location immatriculés en Belgique, l'équipement de sécurité reste libre et sous la
responsabilité de l'équipage sauf la pharmacie de bord qui est obligatoire selon une liste bien définie (et contestable par ailleurs).
Il existe donc bien des listes ailleurs qu'en France.

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CATANA 431
Inscrit forum
réponse n°74341

Toujours à propos de la liste B (30 heures ou 200M), je me suis attaché à relever les différences entre les propositions du
CSNPSN (en ligne sur STW) et la nouvelle version de la D224 (en ligne également), histoire de me faire une idée.

Mis à part la disparition surprenante, dans la 224, de l'antinauphatique (et l'apparition de gants d'examen, tellement utile
par ailleurs pour bricoler Sourire ), je relève :

1- corticoide, injectable dans la proposition devient comprimés dans la 224

2- antidouleur puissant passe de Buprénorphine (eg. temgesic) dans la proposition à tradamol dans le 224

3- antidiarrhéique, passe de racecadotril (proposition) à loperamide (224), gélules dans les deux cas

4- pommade ophtalmo antibio (Kanamycin pommade unidose, proposition) devient collyre antiseptique en unidose (hexamidine, 224)

Plaisancier non médecin, j'apprécie le passage des corticoides (dans 1-) de la forme injectable à la forme comprimés
(encore que c'est plutot le malade qui appréciera mon geste), de même pour le 4- ou un collyre (en unidoses en quantité
suffisante) me parrait plus commode qu'une pommade, unidose également)

N'étant pas médecin, j'aimerai avoir votre commentaire (efficacité, commodité, adéquation) sur la pertinence de ces
modifications pour le milieu marin visé.

Dans une contribution précédente vous faites état d'une trousse simplifiée par rapport à celle de la réglementation, est-ce
que ça concerne la "B / 200 Miles / 30 h" ?

Enfin (mais peut-être est-ce hors sujet de ce forum là, faut-il passer sur le forum santé ?) ce qui est écrit sur le
traitement de l'état de choc par l'épinéprhine à 1 mg qui ne se conserve que dans la chambre froide - et en permanence -
d'un grand yacht) me pousse imanquablement à préférer la forme 0,3mg (conservation envisageable sur nos bords tant que l'eau
ne dépasse pas 25 °C). Sont-ce des traitements comparables ?

Yves.

PS : pour être exhaustif il faut mentionner que le "vivement recomandé .... médecin à distance" devient "ne peuvent être
utilisé que sur prescription du médecin à distance", et bien sur le "30 heures" qui devient "200 Miles" Clin

PS : je reviendrai ultérieurement sur l'accessibilité de ce télé-médecin maintenant obligatoire, par example depuis l'étranger

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74342

Pour ce qui concerne l'antinaupathique, c'est un oubli évident. Le fait de limiter au maximum les injections est une évolution à
laquelle je ne suis pas étranger, c'est d'ailleurs ce que je propose depuis longtemps dans les pharmacies pour les courses au
large dont Vendée-Globe. Pour l'anti-douleur, on connait les problèmes d'approvisionnement et de maintien à bord pour les
Morphiniques (Temgésic). Les opiacés (Tramadol) n'ont pas ces inconvénients, même si leur action anti-douleur est reconnue
comme moins puissante. C'est le côté pratique qui a été privilégié ici. Pour l'antidiarrhéique, certains médecins choisiront un
produit plutôt qu'un autre, Lopéramide (Imodium) se trouve partout dans le monde et est moins cher, c'est la raison du choix.
Le collyre antiseptique est d'action plus générale que l'antibiotique plus dirigé vers une infection spécifique. Le critère du coût est
aussi entré en jeu.
Ces choix auquels j'ai participé me semble une évolution raisonnable dans l'optique d'un usage maritime.
Je pense que la difficulté actuelle tient dans le fait que l'on a défini une zone de 6 milles à 200 milles qui oblige par exemple à
embarquer des antibiotiques quand on est à 7 milles du port, ce qui est inconcevable.
Pour l'Adrénaline, le problème de l'injection et de la conservation est une vraie difficulté. Il existe des formes qui se détériorent
moins rapidement à la chaleur mais chaque ampoule coûte 45 euros. Vu les commentaires précédents, je ne prendrais pas le
risque de me faire lyncher en soutenant ce type de proposition ! Je crois que la bonne solution serait ici de conseiller aux
personnes ayant des antécédents d'allergie grave de prévoir l'Adrénaline avant d'embarquer (ce qu'en général elles font en
partant en voyage).
On reparle de la responsabilité du skipper quand vous voulez....

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74356

Je crois Jean Yves que l'on s'est très mal compris.

J'applaudi des deux mains pour ton bouquin sur la médecine à distance ainsi que pour l'organisation de stages pour ceux que
çà intéresse.

Ce qui m'irrite beaucoup c'est le caractère obligatoire de la liste de préparations.

Perso, il y a longtemps que je suis équipé d'une BLU et selon que je peux ou non utiliser le GSM, j'ai testé une liaison
avec mon toubib via monaco radio et çà fonctionne. Pour la petite histoire, il a ton bouquin aussi. Par contre, notre liste,
ne correspond pas vraiment à celle que l'on nous oblige d'avoir qui comme le précise Yves n'est pas donnée. J'ai le CRR
depuis 1968 !

Tu ne m'as pas répondu sur la péremption des produits qui pourrait être différente selon la population qui l'utilise ! Je
n'en fait pas une question de philosophie, mais de même qu'il y a des fusées ou des survies qui fonctionnent encore de
longues années après leur date de peremption, un médicament (en dehors de ceux que tu cites plus haut) qui est au delà de la
limite est-il dangereux ?.

PS, il y a aussi de nombreux cas de fusées et de survies à l'intérieur des limites légales qui ne fonctionnent pas. Ceci
dit pour rétablir l'équilibre.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74358

Je voulais dire simplement que quand on sait qu'un produit va arriver à péremption dans les semaines ou les mois suivants, ou
qu'ils seront périmés au retour sur le bateau, il est plus utile de les donner aux populations locales que de les balancer à la
poubelle ( ce qui est d'ailleurs une vrai source de pollution quand on connait les tonnes d'antibiotiques et autres jetés ce cette
manière). Loin de moi l'idée que ces populations seraient les poubelles de nos médicaments périmés !
Pour ce qui concerne plus généralement les dates de péremption, la question est évidemment difficile dans la mesure ou les
laboratoires n'ont pas forcément prévu un usage dans les conditions difficiles de nos bateaux (chaleur + humidité). Quand je
récupère les trousses des coureurs après une Transat ou un Tour du monde, certaines sont en bon état, d'autres sont humides
et sales et par précaution je jette les produits qui pourraient être douteux, même s'ils ne sont pas périmés.
La date de péremption est un peu arbitraire et un produit peut rester efficace après ou impropre à l'usage avant selon les
conditions de conservation. Certains principes chimiques peuvent également être plus stables dans le temps que d'autre, mais
c'est une question que j'ignore précisément.
Je ne peux évidemment m'engager là-dessus et dire que l'on peut garder des produits après leur date limite, même si on sait que
les médicaments périmés récupérés par les pharmacies (Cyclamed) sont souvent envoyés dans les pays pauvres (système dont
je désapprouve le principe).
Si l'on veut apporter une réponse globale et rassurante pour tout le monde, je vois mal comment faire autrement que suivre les
seules indications disponibles: celles qui sont inscrites sur les boites et sur les plaquettes.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°74359

Ta réponse me va tout à fait.

Là où il fait chaud et humide, voir même chaud et sec la conservation est un problème. Les avancées technologiques sont
parfois trop rapides par rapport aux conditions locales.
A la fin des années 60 au Sénégal, le labo vétérinaire de Hann avait mis au point un vaccin contre la peri-pneumonie des
zébus lyophilisé qui devait se garder au congélateur......Or le Minsitre ou ses adjoints consommait le pétrole destiné aux
congélateurs de brousse....je te laisse imaginer la qualité du vaccin. En l'occurence qu'il s'agisse de produit véto ou de
médecine humaine ne change rien à l'affaire.

Pour revenir à un saine échelle des valeurs humaines, je me posais la question de la signification de "donner" un produit
dont tu n'as plus l'usage et ce d'autant plus que son destinataire ne saura probablement pas l'utiliser. Ta remarque sur
les antibiotiques est pertinente. On oublie aussi que nos produits sont faits pour des êtres fragilisés par leur système de
vie alors dans la zone tropicale ne survivent que les "costauds" génétiquement parlant. Leur véritable problème endémique,
c'est la bouffe et plus particulièrement les protéïnes sauf près des côtes évidemment.(poisson).

jpg
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TRAWLER + FORBAN
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réponse n°74377

bonjour

un adage ancien et d'une réalité évidente dit bien que cordonnier ne regarde pas au dessus de la cheville,
et que si le motoriste, le voilier et les autres corps de métier agissaient comme nos médecins, il n'y aurait plus de bateau..
Mécontent

il me semble aussi que l'utilisation du médicamente est de la responsabilité du médecin et que la fabrication, la conservation, le
stockage du médicament avant usage est plutot du domaine exclusif du pharmacien et aucun pharmacien n'a encore donné son
avis sur cette boite à pharmacie qui sera par obligation le + souvent utilisée sans l'intervention d'un médecin

amicalement

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Inscrit forum
réponse n°77432

Bonjour à tous,
Il était prévu un certain nombre de mesures correctives du dernier décret de janvier 05, et cela courant mars, (les revues
spécialisées l'ayant annonçé..), et surtout en ce qui concerne la pharmacie... compte tenu de la saison qui démarre,
l'urgence est là, qui a des informations ?
Merci. MDR

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ANTARES 9 OB
Inscrit forum
réponse n°77482

Bonjour,

Je surveille régulièrement le journal officiel mais je n'ai toujours rien vu de nouveau à ce sujet. Par contre j'ai été surpris de
trouver dans le n° de mars 2005 de la revue "Voiles et Voiliers" un article faisant état d'un nouvel arrêté concernant la division
224 :
- recommandations pour la pharmacie,
- compas obligatoire dès la catégorie côtière.
J'ai adressé un mail à la DTMPL , à l'adresse suivante : Division-224.DTMPL@equipement.gouv.fr, pour obtenir les références de
l'arrêté modificatif et il m'a été répondu que : « A notre connaissance l'arrêté modificatif n'est pas encore signé. »

Donc patience, attendons. Mais la saison a déjà débuté pour beaucoup ; il serait donc temps que cet arrêté soit signé.

JLT

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IROQUOIS MK2 A
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réponse n°77485

Bonjour,
Je serais très heureux d'avoir des éclaircissements au sujet des radeaux de survie. Si j'ai bien lu le texte, il y est fait référence aux radeaux de classe V
ou II, sans préciser leurs applications respectives, comme si l'un ou l'autre était équivalent. En deçà de 6M, pas de radeau, au delà, un radeau classe V
ou II, sans plus de précision. Or, dans les catalogues 2005 les shipchandlers redéfinissent des zones rappelant les anciennes catégories, avec des
radeaux spécifiques pour chacunes, y compris d'ailleurs pour les radeaux à la norme ISO 9650 avec des sous-catégories cotières, hauturières, etc...
Celà correspond-il aux textes, ou n'est-ce qu'une forme de "conseil" (voire de pratique commerciale ?) de la part des vendeurs ?
Quelqu'un a-t-il des lumières là dessus ?
Lucien

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ANTARES 9 OB
Inscrit forum
réponse n°78410

Bonjour,

L'Arrêté du 7 mars 2005 modifiant l?arrêté du 23 novembre 1987 relatif à la sécurité des navires vient (enfin ) d'être publié au
JO (14 mai 2005).

Deux choses à retenir pour le matériel de sécurité :
- le compas devient obligatoire pour une navigation au delà de 2 milles,
- la dotation médicale a été simplifiée et est "recommandée".

Le texe complet de cet Arrêté est disponible à l'adresse reproduite ci-dessous.

A+

http://www.journal-officiel.gouv.fr/verifier/getpdf.php?fic=../publication/2005/0514/joe_20050514_0111_0040.pdf.sig

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