Piraterie & Co...!!!

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Anonyme (non vérifié)
Piraterie & Co...!!!
sujet n°79348
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Anonyme (non vérifié)
réponse n°71266

Expérience vécue et rapportée par un membre STW:

...... Une frayeur au large de la Mauritanie avec un bateau qui s'est approché de nuit, je n'avais pas mis les feux, j'ai changé
plusieurs fois de route et il changeait pour s'approcher.... ne répondait pas à la VHF, ils ont fini par répondre quand ils étaient à
200m mais avaient un discours incohérent, nous demandant combien on était à bord.... bref ils ont fini par partir mais un autre
bateau a été embêté plusieurs jours plus tard par le même bateau et il a lancé un mayday.... la marine Française avait un
bâtiment sur zone et ont fait route ce qui les aurait fait partir ?

La traversée la plus dure a été celle de la mer des Caraïbes, 7 jours et 29 heures pour 1200 miles..... toujours entre 25 et 40
noeuds de vent avec grosse mer..... je suis passé très loin des côtes pour les piratages.... un voilier s'est fait attaquer en
quittant Grenade et en se rendant sur les Testigos pendant que nous traversions, le skipper a été tué par balle.... un bateau
local avec 2 moteurs de 200 cv qui s'est approché pour demander de l'eau et qui a ouvert le feu....

Et nouvelle frayeur en quittant les Galapagos, à environ 300 miles, un gros bateau sans doute de pêche a fait route sur nous a
fond, j'ai changé de route et lui aussi.... Il s'est stabilisé à 1 miles derrière nous et 5 hommes sont montés dans une grosse
barque et sont venus sur nous..... arrivés a 100 m ils ont fait signe avec un bidon en criant agua... nous sommes 4 a bord, je
suis resté sur le pont avec le médecin de Noirmoutier et ai laissé une fille a l'intérieur avec la BLU allumée sur le canal de
détresse.... je lui ai demandé de passer un bidon d'eau sans se montrer et leur ai lancé le bidon, ils ont alors demandé des
cigarettes, puis des journaux et des DVD pornos, puis ils sont partis, je pense que le fait de ne pas avoir vu la 4e personne les a
incité à la prudence, ne sachant si il y avait des armes à l'intérieur .... Très désagréable....

André

Anonyme (non vérifié)
réponse n°71281

Bonjour,

Ma copine et moi nous sommes porter acquéreur d’un catamaran de 37 pieds Antigua 37 de 1992.

Je suis aller le chercher en Martinique a Le Marin avec un Skipper et un équipier, nous avons remonter le bateau jusqu’a St
Martin (nous voulions le ramener jusqu’au canada via la rivière Hudson) nous avons du renoncer a notre projet a St Martin car le
temps ce gâtais dans l'atlantique (tempête tropical... ouragans ?

En préparation) donc nous avons sortit le bateau et préparé pour affronter les moments difficiles qu’il pourrait vivre dans les
prochains mois.

Je vous écris pour vous faire part d'une expérience que nous avons vécu durant le trajet Martinique - St Martin. Après deux
jours de navigation nous avons brise le vit de mulet nous avons donc fait escale en Dominique pour contacter une compagnie de
st martin pour avoir la pièce en main lors de notre arriver a St Martin, puis nous sommes repartit au moteur et avec le génois
seulement (on ne pouvais utiliser la grande voile étant donne le bris du vit-de- mulet)

Voila j’en suis rendu au point que je voulais vous raconter. C’était mon premier voyage de voilier en mer (un peu fou acheter un
cata de ce prix sans expérience de la voile c’est ce que les gens disent) je me sent très bien en mer. Je respirait et me sentais
très bien même avec des vents de 35 noeuds
J’ai confiance au bateau il réagit très bien et ce fut magnifique a part ceci :

Nous étions trois a bord du bateau, moi, un co-équiper et le skipper. C’était le 10 juin à 21h39 très précise. C’était mon quart et
les deux autres dormaient dans la carre nous étions très exactement a 63 deg 05756 W et 17 deg 38607 N entre les îles de
STATIUS et SABA. J’étais assis sur la chaise de pilotage et regardais vers l’avant. Nous étions sous pilote automatique NKE et
l’envie me prit de fumer une cigarette. Je n’avais plus sur moi de quoi me satisfaire donc je suis allé dans la carre prendre un
paquet de cigarette. Je n’avais pas de feu non plus et j’ai fouillé dans les armoires de la cuisine. Le tout ma pris environ 5
minutes. Je me dirigea alors vers la porte patio pour sortir du carre et me rendre a l’extérieur pour reprendre mon quart sur la
chaise de pilotage a ma grande surprise deux latino arrivèrent par l’arrière tout près du flotteur bâbord. Ils m’aperçurent et
contournèrent le bateau par l’arrière en me criant STOP THE BOAT !
Tout de suite j’ai réveillé le skipper et mon coéquipier. Les gars (2 latino) nous répétaient d’arrêter le bateau. Nous savions très
bien a ce moment que c’était des pirates. Ils étaient dans un Boston Whaler de 26 28 pieds peint complètement en blanc et pas
vieux du tout le boston whaler.

Ils étaient équipé de deux moteur hors bord de grande puissance aussi peint en blanc aucune immatriculation sur le bateau.
Rien de rien pour les identifier.
Le skipper courut dans le bateau et sortit un spot de 500 000 chandelles rechargeable que j’avais acheter 1 mois auparavant en
préparation pour le voyage. Ce faisceau croyait moi lorsque on la en pleine poire il aveugle pendant 5 secondes. Le skipper
pointa le faisceau sur eux directement et partout sur leur bateau pour trouver des indices.
A partir de ce moment ils ont sembler très nerveux et jamais ils ne sortirent d’armes. Ils ont alors pris la fuite.
Nous avons éteint nos feux de navigation pour ne pas leur donner la chance de revenir sur nous durant ces brèves minutes
j’étais déjà préparé pour fabriquer des cocktail Molotov avec la jerrycan pleine d’essence pour notre moteur hors bord de
l’annexe. De plus j’avais été chercher la gaffe pour en accrocher un, si il tentaient de monter a bord.

Voila en gros notre attaque de pirate. Bien sur une fois arriver a St Martin, j’ai été au douanes rapporter la tentative avortée
dont nous fumes victime.

Durant mon séjour a St Martin je me promenais sur une artère commerciale quand mon attention fut retenu sur une boutique qui
vendait des habits de policier et des badges diverses qui sont copie exacte des insignes qu’arboraient les policiers. Je me suis
mit a penser qu’elle auraient été ma réaction si nos pirates avaient jouer dune mascarade déguisés en policier. Je crois que
j’aurais mordu.

Alors conclusion ; habiller en policier ou pas si on me dit d’arrêter mon bateau jamais je ne l’arrête si je ne suis pas tout prêt d’un
port.

De plus a savoir si j’apporte des armes a bord la réponse est non car il ne faut pas oublier que eux aussi ont des amis et des
parents (la vengeance est douce au coeur de l'indien).
Bien qu’ils étaient une cible facile dans leur embarcation je n’imagine pas le paquet de problèmes que j’aurais dut vivre après
avoir descendus ces deux gars, alors le fameux spot est une bonne armes et je crois que les cocktail Molotov, et les fuses de
détresses font un beau feux d’artifices dans un boston whaler. De plus pour les récalcitrants qui tente de monter a bord, le
poivre de Cayenne ou une bonne décharge électrique peut calmer les plus téméraires.

Voila mon Histoire. Voila ma première expérience sur mon premier bateau. Croyez moi les pirates ça ne m’empêche pas de dormir
et je suis plus déterminé que jamais a rejoindre mon bateau au plus vite car je suis revenu a Montréal sans lui et moi et ma
copine liquidons tout ce que nous possédons et partons bientôt le rejoindre.

Merci de m'avoir lus et Bon Vent !!

Anonyme (non vérifié)
réponse n°71976

Apparemment la piraterie ou vandalisme etc...ne s`arrange pas avec le temps bien au contraire, de nouveaux cas sont
frequents. Dans le LN de ce mois le voilier Ganesh rentre carrement par l`Afrique du Sud pour eviter la mer Rouge.
J`ai lu des attaques par-ci par-la... Peut-etre un sujet a mettre a jour sur STW?

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Lucas custom (Catamaran)
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Administrateur depuis 1997
réponse n°71977

Hello JR,

Tu as raison quand à la mise à jour de ce sujet "chaud" dans beaucoup de parties du globe. Comme tu as pu le lire dans
l'excellent article de A Fichoux, c'est d'ailleurs le but initial Sourire

Pour ce faire, je t'encourage à prendre contact avec André Fichoux ( redaction@sail-the-world.com ) afin de lui communiquer les
récits d'attaques que tu as pu lire par-ci par-la. Il te proposera sans doute de les passer en publi sur STW.

Amicalmeent

Alain

Team STW

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Lucas custom (Catamaran)
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Administrateur depuis 1997
réponse n°72278

Vendredi après-midi, 23 avril. Un bateau de la compagnie pétrolière ChevronTexaco navigue paisiblement sur le fleuve Bénin,
dans l'État du Delta, au Nigeria. Il ramène neuf travailleurs de la société qui viennent de rouvrir des puits près de la ville de
Warri. C'est alors qu'éclatent des coups de feu. Cinq des passagers, plus deux membres d'équipage, perdront la vie dans cette
embuscade menée par un gang armé à bord de navettes rapides. Le gouverneur de l'État a offert une prime de 75 000 dollar
s pour toute information permettant de capturer les criminels. Face à la recrudescence des attaques fluviales et maritimes, le
président Obasanjo a également renforcé les patrouilles dans les zones sensibles. Les actes de piraterie et les prises d'otages
sont légion dans la riche région pétrolière du Delta du Niger.
Le Bureau international des affaires maritimes (IBM), dans son rapport annuel 2003, signale que les attaques contre les bateaux
ont triplé l'année dernière au Nigeria (39 actes criminels), ce qui fait des eaux du pays une des zones les plus dangereuses du
monde. À l'échelle du continent, l'IBM enregistre également une augmentation des incidents avec 93 attaques, contre 78 en
2002. Parmi les États les plus exposés à la piraterie maritime et fluviale, outre le Nigeria, le Sénégal a connu 8 incidents en 2003,
la Tanzanie 5, la Guinée 4, l'Angola et le Ghana 3. L'IBM souligne une diminution des attaques au Gabon, en Côte d'Ivoire et au
Cameroun. Lagos et Dakar sont les ports africains les plus périlleux pour les marins.

Le profil des pirates est très variable. On retrouve des bandes très organisées, mais aussi des individus mi-pêcheurs mi-bandits
et des contrebandiers qui sautent sur les proies faciles. « Ils sont actifs du Sénégal à l'Angola, explique le ministère français des
Affaires étrangères. Leurs attaques, d'une extrême violence, se déroulent généralement lorsque les navires se trouvent au
mouillage. Les pirates nagent sans bruit jusqu'à l'embarcation, montent à l'abordage et en prennent possession en quelques
minutes. »

La plupart de ces actes visent d'abord les pétroliers et les porte-conteneurs dont les cargaisons sont pillées. Mais les plaisanciers
sont loin d'être à l'abri. La France encourage ses navigateurs à être particulièrement vigilants lorsqu'ils passent par le golfe
d'Aden et la côte somalienne. Et à ne pas accoster, sauf obligation commerciale, car « les risques de prises d'otages sont
importants ». Notamment de la part des factions somaliennes qui n'hésitent pas à demander des rançons. L'IBM conseille pour sa
part de ne pas s'approcher à moins de 100 milles des côtes de cette région.

En fait, de nombreuses bandes organisées sévissent en permanence dans la Corne de l'Afrique et se « sucrent » sur les navires
qui alimentent en marchandises les ports de Dubaï et du Yémen. Plus généralement, les autorités françaises recommandent un
certain nombre de mesures pour éviter d'être la proie des pirates. Elles consistent notamment à assurer des tours de garde
dans les ports les plus sensibles et d'éviter le cabotage de nuit.

Ce phénomène de piraterie maritime ne semble pas près de s'arrêter tant que les pays africains ne se doteront pas de moyens
de surveillance plus performants. L'IBM recommande aux propriétaires de navires et aux compagnies de transport maritime de
s'équiper du sytème Ship-Loc qui permet de suivre la localisation des bateaux par satellite et de donner l'alerte en cas d'attaque.
Et d'installer Secure-Ship, un équipement constitué d'une alarme très puissante et d'une ceinture électrique qui entoure
l'embarcation et propage un courant de 9 000 volts lors des tentatives d'assaut. À bon entendeur, salut !

Pascal Airault

http://www.jeuneafrique.com

Anonyme (non vérifié)
réponse n°72676

A vos traducteurs automatique ou manuel pour cet article ramené par Gérard Voisin MDR

Anonyme (non vérifié)
réponse n°72971

Merhaba...

voıla une histoire que j ai glane sur un ponton fınıke (turquie).

Julien le heros est en route de la reunion sur son 31 pieds en acier...en solo...Apres 45 jours de mer depuis les seychelles, il
longe la cote yemenite a l'est d' Aden...nous sommes en novembre 2003...

Soudain il se fait accoster par des soi-disant pecheurs...qui le menacent avec une arme a feu et couteaux...les pirates montent
a bord. ils sont tres mefiants car ils n'imaginent pas les navigateurs en solo...au-vu du peu de richesses a bord du bateau de
Julien ils decıdent de l'enlever, direction somalie...ils obligent julien a descendre les voiles, a demarrer son perkins et vogue la
galere car Julien est lui sur la barque, equipe d un diesel et de tonneaux de fuel...

heureusemet le perkins de julien rend l ame dans des volutes de fumees et de gerbes d'eau (eclatement de l echangeur)...les
pirates adoptent une nouvelle conduite...ils fouillent et s'emparent d'objets de valeur..laissent le Gps, prennent de l'eau...entre
marins...julien leur donne ses euros...et bye bye bonne route, on se serait presque fait la bise.

conclusions, les pirates sont les pecheurs qui ont des etraves rondes...les etraves pointus sont les vrais pecheurs, julien les a
rencontres aussi et a pu avoir du poisson...les pirates enlevent aussi maintenant, et apres ranconnent...a mon avis ıl a longe la
cote trop tot...mais entre somalie et yemen ca traverse sans-arret pour dıvers traffıc...

julien est a bon port apres avoir remonte cool la mer rouge....

PS..julien est membre STW

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réponse n°77163

Ca ne s'arrange pas..... Vue ce jour sur Noonsite une attaque meutriere dans les eaux du Yemen. Attaque des pirates avec
armes automatique et riposte d'un des deux voiliers attaque avec un ...calibre 12. D'apres le recits plusieurs attaquants
grievements blesses....

http://www.noonsite.com/Members/doina/R2005-03-14-1

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Lucas custom (Catamaran)
Administrateur
Administrateur depuis 1997
réponse n°77260

Attaque de deux voiliers au large du Yemen le 8 Mars 2005.

Article Noonsite.com - traduction rédaction STW PH.Boyer)

Cette attaque s?est produite à seulement 30 Miles au large des côtes du Yemen à la position 13°28? N et 48°07? E vers 17 h
locale..

Le 8 Mars 2005, les voiliers MAHDI et GANDALF faisaient route de conserve cap au Sud-Ouest en direction d?Aden, à environ 30
Miles des côtes du Yemen. Ils venaient de Salalha (OMAN). Voici leur récit :

« Vers 9h, deux bateaux hors-bord, d?environ 8m avec trois hommes à bord de chacun, passèrent sur notre arrière à environ 25
n?uds. Une ou deux heures plus tard, ils revinrent, l?un d?eux s?approchant de très près en nous examinant attentivement. Le
second passa loin sur notre avant. Ces bateaux n?étaient pas d?évidence en train de se livre à une activité normale comme
pécher ou promenade. A ce moment nous nous trouvions au sud d?Al Mukalla, Yemen. Cette zone est bien connue pour les
nombreuses pirateries commises et nous étions attentifs à tout ce qui sortait de l?ordinaire.

Vers 16h, nous voyons deux bateaux approchant du Sud-Ouest. Ce sont deux vedettes d?environ 10m, avec un franc-bord plus
élevé. Ils se dirigent droit sur nous à grande vitesse, 4 hommes visibles à bord de chacun. Ils se séparent à environ 200m, l?un
d?eux se dirigeant vers le bâbord de MAHDI et ouvrant le feu sur le cockpit.

L?autre bateau ouvre carrément le feu à l?arme automatique et arrose nos deux voiliers, avec plus d?intensité vers GANDALF. Le
feu était dirigé vers les cockpits avec l?intention évidente de nous tuer !

Le premier bateau vire brutalement, s?approche de MAHDI par l?arrière et nous aborde. A cet instant, armé de mon fusil 12mm
chargé de balles 00, j?ouvre le feu sur leur bateau, les forçant à baisser la tête ce qui les empêche de nous tirer à bout portant.
Je ne sais pas si j?en ai touché un, mais le pilote se couche derrière la console de direction. Au bout de trois cartouches, leur
moteur commence à fumer. Je me précipite vers l?avant pour tirer sur l?autre bateau. J?aperçoit alors Jay Barry sur GANDALF
aborder l?autre et le couper presque en deux en le retournant.

Je fais demi-tour pour tirer de nouveau sur le bateau à l?arrière de MAHDI. A cet instant, ils s?éloignent en direction de GANDALF
qui se trouve sur nôtre côté à environ 30 mètres. L?étrave des pirates percute l?arrière de GANDALF et deux hommes se
dressent pour sauter à bord. Ce fut leur erreur : je les abats tous les deux. Leur bateau vire et je tire sur le pilote ; je ne suis
pas sûr du résultat car ils se sont déjà éloignés et il ne s?est pas effondré comme les deux autres.

MAHDI et GANDALF s?éloignent à pleine vitesse afin de mettre le plus d?eau entre nous et les pirates. Dès que nous sommes
hors de portée, nous regardons en arrière et voyons les deux bateaux à la dérive et apparemment désemparés.

Si Jay sur GANDALF n?avait pas eu la présence d?esprit d?éperonner l?un des assaillants, les suites de cette attaque auraient été
différentes. En effet, s?ils n?avaient qu?à nous canarder de loin à l?arme automatique et à nous mettre en pièces. Nous avons eu
beaucoup de chance ! Nous avons immédiatement commencé à émettre des Mayday en VHF sur le 16 et sur les fréquences HF
dont deux communiquées par les Garde-côtes Américains quelques jours plus tôt. Les forces de la Coalitions en mer Rouge sont
supposées veiller ces fréquences d?urgence. Il n?y a eu aucune réponse hormis un cargo sur le 16 qui s?approcha et surveilla les
deux bateaux pirates désemparés pendant un moment, puis fit route de conserve avec nous pendant 3 ou 4 heures jusqu?au
crépuscule afin d?être sûr que tout irait bien.

Les pirates étaient bien organisés et armés. Ils y a eu au minimum 4 bateaux impliqués. Ils ont dû mettre en place une ligne de
surveillance au large du Yémen à environ 60 Miles, de sorte que si vous passiez par là dans la journée ils ne pouvaient vous
manquer. Les deux attaquants nous ont paru venir du Sud.

Dans le passé, on a supposé que ce problème de piraterie au large du Yémen était le fait de pirates Somaliens. Devant le
nombre et le type des bateaux impliqués, et la direction d?où ils venaient, ceci semble exclu dans le cas présent. Le problème
empire et commence à être dangereusement mortel. Il faut espérer que le Gouvernement Somalien prenne la mesure du
problème et prenne les dispositions nécessaires. Au minimum, il faudrait que les bateaux puissent se grouper en convoi à
Salalah, Oman et faire ensuite appel quelque part au Sud-Ouest de la côte Yéménite à une escorte des autorités.

11 Mars 2005

Rodney J. Nowlin, retraité USN

Oilier MAHDI

Anonyme (non vérifié)
réponse n°77303

Etre armé à bord... plus qu'un choix c'est à mon avis une question de principe (se défendre ou non). En tout cas il est bon de
savoir que quelque fois ca fait la différence puisque dans le cas ci-dessus la chance n'aurait pas suffit à se débarrasser des
assaillants.
Quant oux "risques" liés à la présence d'une arme à feu à bord, c'est comme le reste, à mon avis, une simple question de
responsabilité et de bon sens : s'il est totalement idiot d'être armé pour caboter gentiment dans les cyclades, il en va tout
autrement dans certaines zones nettement plus "chaudes"...
Et qu'on ne me parle pas de législation ou autre ; une situation aussi périlleuse que celle vécue par les voiliers MAHDI et
GANDALF au large du Yemen se passe de tout débat sur ce sujet.

(à mon humble avis, naturellement) Clin

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FIREBALL
Membre cotisant
Administrateur depuis 1998
réponse n°77309

Outre la question morale (que chacun gère à sa façon) et la question juridique (la seule fiable est celle du pas-vu pas-pris), je
m'interroge sur la capacité d'utiliser une arme à feu.

Encore faut-il savoir s'en servir, l'entretenir, la mettre en état de tirer, charger, viser et appuyer.

Donc ... s'entraîner au tir.

A quand une formation STW "Tir sur cible mouvante en situation d'isolement" ? Sourire

Cordialement

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CATAMARAN
Inscrit forum
réponse n°77312

Le fusil ou la carabine ne me semblent pas appropriés. le fusil il faut vraiment tirer de près, et avec la carabine
difficile d'être précis sur un bateau (même par pétole ça bouge un peu).

L'idéal c'est le lance roquette genre truc soviétique, simple, efficace et certainement dissuasif.

Je propose un achat groupé pour réduire les frais. Qui a un contact du côté de la mafia russe (sinon albanaise) ?

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Inscrit forum
réponse n°77319

Les armateurs des gros tankers et autres portes containers qui passent le detroit de Malaca, entre la Mlaysie et l'Indonesie
n'ont jamais (jusqu'a ce jour) accepter d'adopter la solution qui consiste a armer leur bateaux. Il doit y avoir une bonne raison
pour ca.
Je suis assez d'accord avec ce qui a ete dit plus haut, etre arme d'un fusil, ou d'une carabine, abord d'un bateau et riposter
lorsque l'on est agresse par des gens armes de Kalchnikov demande une grande abilete. Un fusil a pompe c'est 40 metres de
portee efficasse max et une carabine sur un voiler qui bouge...et en face des gens qui vous arrose avec des pleins chargeur de
Kalchnikov...Je vois pas bien le tableau en faveur des voileux...
Ou alors Ok pour le lance grenade, voir le bazooka, la au moins si on touche il n'y a pas photo.... Sourire

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CATAMARAN
Inscrit forum
réponse n°77328

Dans ce cadre-là, il y a un avantage certain aux bateau aciers : 3/4 mm d'acier doux c'est déjà un bon blindage. On évitera
les hublots de coque, et les salons de pont à remplacer par une tourelle de char renault modèle 1917 (ça doit encore se
trouver à la casse sinon devant certains monuments aux morts (on y trouve également des petits obusiers très maniables, par
exemple sur la place de Tourette ou St paul de Vence)).

Trêve de délire, une réponse plus réaliste consiste à naviguer en convoi dans les zones à risques en impliquant si possible
les autorités locales (plus facile avec un convoi) ou (plus au large) des marines étrangères (française à Djibouti,
américaine, australienne ...).

A force de décourager la piraterie, on peut espèrer que les pirates se tournent vers d'autres activités, qu'on puisse à
nouveau se sentir libre en voilier.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°77330

C'est bien ce que je disais, c'est vraiment une question de principe : à chacun les siens Clin mètres. Quant à l'aptitude au maniement d'un pétard quel qu'il soit, c'est comme le reste, tout s'apprend, mais le maître mot
reste la prudence et le sang froid (c'est le cas de le dire MDR )
Mais bon, je suis comme vous, je préfère parler réglages que calibre SourireSourireSourire
Bon vent à tous

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DYNAMIQUE 52 SL (Monocoque)
Inscrit forum
réponse n°77331

Le sujet des armes à bord est réellement un problème personnel que chacun doit se poser en fonction de sa zone de navigation
et de la constitution de son équipage. Je me garderai bien d'avoir une position définitive sur le sujet. S'il est sur que dans les
zones de piraterie institutionnalisée et lourdement armée, une arme à bord ne doit pas faire grande différence. Ailleurs, face à
des pêcheurs/pirates occasionnels mais potentiellement dangereux, on ne sait jamais cela peut sauver une vie. Le tout étant de
sortir l'arme avec circonspection. Malheureusement ou plutôt heureusement, peu d'entre nous ont l'expérience de ce type
d'affrontement où l'intimidation silencieuse peut ne pas suffire et une arme discrètement sortie ou à proximité mais visible, faire
la différence... Gérard Borg, circumnavigateur (je crois bien qu'il a inventé le mot) impénitent, journaliste aux défunts " Cahiers
du Yachting " et créateur de l'encyclopédie "Nauticus" que les plus âgés doivent forcément avoir dans un coin de bibliothèque,
abordait lui aussi ce sujet. Il conseillait pour sa part, si l'on faisait le choix de s'armer (ce qu'il ne préconisait pas forcément), de
se doter d'un fusil à pompe qui a son utilité à la chasse et peut devenir une arme d'auto-défense très efficace pour les cas
désespérés, ceux où plus aucun argument, plus aucune négociation n'est possible. Pour avoir vu les dégats occasionnés par ce
type d'arme (voir les riot guns qu'utilisent les policiers américains dans les films d'action) je pense que si j'avais à faire un choix
c'est vers cette arme que je me dirigerais. Mais bon, là encore je n'y suis pas et il me faudra encore du temps pour franchir le
pas. D'autant que la chasse c'est plus ça, il devient de plus en plus difficile de tirer une chèvre sur un ilot désert. Elle appartient
toujours à quelqu'un (tout fout le camp mon bon monsieur !) qui sans doute n'hésiterait pas à vous tirer dessus croyant avoir
affaire à un pirate, etc. etc. On ne s'en sort plus. La même réflexion divise largement la communauté des navigateurs
américains, malgré l'image qu'on nous présente dans les médias, tous ne sont pas d'accord pour avoir des armes à bord, bien au
contraire. Bon, il faut que j'y aille, j'ai séance de tir au ball trap du coin suivie d'un entraînement paint ball et en fin de soirée un
parcours de chasse à l'arc (c'est plus silencieux pour les voisins).

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FIREBALL
Membre cotisant
Administrateur depuis 1998
réponse n°77334

Je pense que, si le choix du bord est d'être armé, il serait important que le chef de bord dispose d'un pot d'arme.
Je précise que contrairement à une idée reçue, le port d'arme n'est pas interdit. Il faut simplement justifier d'une raison valable.
La navigation dans des eaux à fort taux de piraterie peut être un cas justifiant une telle autorisation. A voir.

En toute hypothèse, si le bord est armé, les conditions d'entreposage de l'arme (ou des armes, soyons logique) sont identiques:
Dans une armoire sous clef, les munitions stockées à part.

Et attention aux difficultés douanières. La plupart des pays auront du mal à accepter l'idée que vous rentriez chez eux avec des
armes de première catégorie. Encore plus si vous vous armez en matériel un peu plus offensif.

Cordialement

T37
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TRISMUS
Inscrit forum
réponse n°77352

Salut,

Contrairement à ce que pense « chac »,
Les pirates, dans leur grande majorité, sont des lâches qui s?attaquent à des faibles.
La moindre résistance les fait fuir.
Ils ont lâches mais pas stupides...
Pourquoi prendre un mauvais coup quand on peut dépouiller tranquillement un mouton ?
(Les loups ne s?entre-dévorent pas entre eux.)
Ils sont des professionnels du « coup » sans risque et s?apparentent aux péripatéticiennes qui exposent leurs charmes quand
ils exposent leurs armes.
Vivement que tous les voiliers soient armés, car alors, je pourrais naviguer sans risque.
Mais si nous allons ou voulons aller dans des contrées « exotiques », peut-être faut-il en payer le prix ?
Naviguer en convoi, naviguer armé ???
Comme dirait un ami : Moi ce que j?en dis : Bof !
A+, RV.

Vic
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BILOUP
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réponse n°77355

Contrairement à beaucoup, je suis pour les armes,et je sais m'en servir de part une de mes professions mais le problème d'en
avoir à bord, se passe lors des escales. Je ne vous détaille pas les péripéties si vous les déclarez à votre arrivée dans un port,
avec le risque que l'on vous les confisque. Les cacher à bord est une possibilité, mais gare aux problèmes (prisons, saisie du
bateau, etc...) si la douane tombe dessus, de plus, si vous les cachez pour que ces gentils fonctionnaires ne les découvrent,
vous aurez également du mal à les sortir rapidement en cac de problèmes. MDR
Maintenant, les rigolos qui veulent investir dans un lance-roquette, type Law ou autre, malgré son efficacité réelle, vous n'avez
qu'un seul coup possible. Faut pas rater sa cible, et vu le prix (1.785 ?), vous ne savez pas en acheter plusieurs pour vous
entraîner dans votre jardin... MDR Sans compter, la tête du fonctionnaire lorsque vous déclarez à l'escale, votre artillerie.....
En conclusion, une Kalash AK 47, vaut 165 ?, rouille, mais est très efficace, de même qu'un fusil à pompe calibre 12, qui lui
existe en inox (cf : les Coastaguards US en sont équipés).

Maintenant, les pirates existent sur la route et vous carjackent votre voiture dans nos belles villes. Qui est armé en ville
européenne???? Clin

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Inscrit forum
réponse n°77356

Ma suggestion d'utilisation de lance roquettes ou bazooka etait une boutade...Mais je pense que certain n'en ont pas bien saisi
le sens....

Philippe

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CATAMARAN
Inscrit forum
réponse n°77357

Les tarifs sont HT ou TTC ? Vous semblez être belge (me trompe-je ?). En France les fusils à pompe sont interdits depuis qq
années, pirates ou pas (pour les autre armes c'est encore pire, loi de 1939 (une bonne année)).

En théorie, sur un bateau on doit respecter la réglementation du pavillon pas de l'escale. En pratique c'est plutôt
l'inverse qui a l'air de s présenter et pas besoin d'aller loin pour s'en rendre compte.

Un français qui possède un bateau belge (ça se généralise) peut emmener partout dans le monde un fusil-mitrailleur acheté à
Liège ?

Anonyme (non vérifié)
réponse n°77363

"Ma suggestion d'utilisation de lance roquettes ou bazooka etait une boutade...Mais je pense que certain n'en ont pas bien saisi
le sens...."

Oui, je crois aussi.... C'est à mûrir de rire... Mais on y vient: des mecs avec des bateaux riches qui vont dans des eaux pauvres,
prêts à balancer des missiles mer-mer si on intente à leur bien. Si pas contents pas y'alller, voilà tout.... Mais n'iraient-ils
pas en fait un peu aussi pour ça ? Histoire de ramboter un chouïa...

Anonyme (non vérifié)
réponse n°77366

je pense que toutes les considerations pseudo communiste ou pseudo babac ol que le pirate est un pauvre bougre sont de la
foutaise. ce sont des criminels sans srupules ayant deja en general du sang sur les mains. organise en bande armee qui
terrorise ranconne , pille et tue non seulement les navigateurs et surtout la population locale.
alors n'ayez aucune pitie avec ce genre de personnage.
maintenant avoir des armes a bord , c'est une evidence si on sait s'en servir et surtout si on sait qu'on n'hésitera pas a s'en
servir . plus grosse elles sont mieux c'est .

la meilleure parade est d'appliquer la methode que l'on utilisait pour traverser le sahara lorsque les attaques etaient frequentes
lors des traversees vers le mali ou laniger
1 il faut savoir que vous etes reperes avant meme d'etre parti .
alors le premier principe lors de votre derniere escale avant d'entrer dans la zone dangereuse .
ne jamais dire que vous y aller . pas meme a l'ambassade de france ou au militaire au mouillage , ces gens sont espionnes en
permanence et n'ont bien souvent qu'a raconter lors de leur rencontre que les potins.
ne pas montrer quel jour ont va appareiller , mentir mentir sur votre destination etc....ne pas se renseigner sur les conditions
de la traversee, si la route est sure etc... partir de nuit tout feux eteints sans avoir prevenu personne surtout pas les autorités.

en mer , si vous voyer un bateau , un avion a base altitude changer de cap , changer la vitesse navigation de nuit tout feux
etients et ne garder pas un cap zig zager . si vous constater une deuxieme reconnaissance , imediatemetn faites demi tour.

et toujours se faire plus gros que le boeuf ; tout est bon , manequin fausse arme , faux bazzokas etccc
ne pas oublier que le coup de la panne est vieux comme le monde . pas de sauvetage du pauvre pecheur en difficulte ou en
manque d'eau .
si vous voyer un bateau suspect , prenez une attidute menacente. affaler mettre le moteur et se mettre en position pour alller
a leur rencontre et etre pret a les aborder pour les couler .
vous pouvez egalement tirer sans hesiter des coups de semonce si vous etes equipe ./
si votre morale vous en empeche , tirer de gros petard qui parte et qui peuvent faire croire a des balles tracantes tires de votre
fusils de bois, il y a des petards qui ressemblent a s'y meprendre a des tirs de mitrailettes , viser les avecs des lasers ,etc...
preparer des coctails molotofs tres efficaces sur un bateau en bois
un autre truc , maintenan t que des voiliers americains ont reussi a liquider quelques uns de ses salopards , arborer le pavillon
americian et vous verrez qu'ilsvous laisseront tranquilles ( demander dans un port de commerce en afrique pourquoi on attaque
pas les equipages janponais qui rentrent a leur bords dans la nuit noire sur les docks deserts.

la mer n'est pas un domaine reserve au pauvre mais bien un espace commun a tout le monde y compris aux riches , au tour du
mondiste et autres .

Anonyme (non vérifié)
réponse n°77370

Monsieur Pie,
C'est super la voile vue comme ça... Bien violente, bien couillue...
Bien sauvage... Bien glauque.... Vive le Moyen-Age... Mais si, la terre
est plate, on vous dit...

Anonyme (non vérifié)
réponse n°77382

c'est vrai qu'il y va fort le garçon !
on a plus qu'à remplacer nos tangons par des canons de 75mm si je comprend bien... Clin et que quoi qu'il en soit, le jour où on en a réellement besoin, il vaut mieux agir que baratiner...

Ciao

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CATAMARAN
Inscrit forum
réponse n°77436

Plusieurs remarques. Dabord le fait d'exhiber des fausses armes est à double tranchant : on peut être sûr que l'adversaire
n'hésitera pas à tirer si il se trouve à portée. La règle avec les armes à feu c'est si on la montre c'est pour tirer celui
qui fait de la gesticulation est plutôt mort que vif.

Sinon en dehors du choix d'avoir une arme à bord, quels sont les droits d'un plaisancier français ou européen à ce sujet ?

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Inscrit forum
réponse n°77437

Il semblerait que de + en + de navigateurs decident de faire le tour (grand tour...) par l'afrqiue du Sud. C'est pas rien mais
dans la mesure ou rien n'est fait par les autorites pour proteger en convois les voliers passant cette zone dangeureuse entre la
Somalie et le Yemen, c'est peut etre la meilleure solution.

Philippe

Anonyme (non vérifié)
réponse n°78428

Salut à tous.

Personellement j'ai opté pour le pistolet CO2... On a qu'à le faire voir pour dissuader, et puis, pour les douaniers... pani
pwoblem... et puis si ça se corse, un tir ne tue pas mais impressionne beaucoup Sourire un spot 1,000,000 de candelas ou plus
permet de voir qui vient et les empêche de voir comment on est équippé ou combien on est... un coup de CO2 en l'air peut
accompagné le spot...

Il y a aussi le condom contenant 2 tasses d'essence qu'on balance et qu'on active avec une fusée de signalement... le poivre
cayenne excellent... et on termine à la machette... Sourire un peu fou tout ça mais bon... on y songe...

Anonyme (non vérifié)
réponse n°79265

Malgré les risques encourus par les plaisanciers tour-du-mondiste, il y a à mon grand désespoir que très peu de navigation en
escadre (type rally) organisés. Si plusieurs organisations (transat des alizés, ARC,...) couvrent la transat jusqu'aux caraibes,
très peu existent au-dela càd prècisement dans les zones couvertes par la piraterie.

Nous avons noté deux organisations:
- la transpacifique en continuation de la 'transat-des-alizés': départ en janvier 2007 depuis les caraibes jusqu'à Papetee. Rien de
prévu à notre connaissance au delà de Tahiti, si ce n'est un retour en cargo.
- Blue Water Rallies (tour du monde complet en 2 ans et organisé tout les 2 ans seulement ...tant pis si vous voulez partir
d'Europe en 2006). Pour portefeuilles solides, puisqu'il faut compter bien au delà de 10.000 Euros pour se joindre au groupe.

A quand un rally TDM STW???

www.transat-des-alizes.com

www.yachtrallies.co.uk

Anonyme (non vérifié)
réponse n°79311

Bonjour

Le dossier Piraterie & Co est mis à jour des cartes 2004 donnant répartition géographique des attaques déclarées... Mécontent

Avous les commentaires qui ne devraient pas manqués et merci au GW pour son aide toujours précieuse... Clin

Bon vent,

André.fcx

Anonyme (non vérifié)
réponse n°79539

Vu sur Ouest France... Clin Des pirates s'emparent d'un cargo de riz

Huit cent cinquante tonnes de riz et dix marins ont disparu, lundi, au large des côtes somaliennes. La piraterie et le terrorisme
sont des menaces auxquelles sont, de plus en plus souvent, confrontés les armateurs.
Le cargo MV Semlov, affrété par le Programme alimentaire mondial (Pam) a été pris d'assaut par les pirates alors qu'il croisait au
large de Mogadiscio, la capitale somalienne. Selon le Pam, les dix membres d'équipage ont été pris en otages.

Le cargo transportait 850 t de riz (un don de l'Allemagne et du Japon) destinés aux victimes du tsunami du 26 décembre qui avait
touché les côtes africaines de l'océan Indien. Le MV Semlow, battant pavillon des îles St Vincent et Grenadines, se rendait à
Bossaso, au Puntland (extrême pointe de l'Afrique de l'Est), dans une région réputée dangereuse où les actes de piraterie sont
nombreux.

L'arraisonnement du bateau du Pam est le sixième incident du genre depuis le 31 mars, impliquant des pirates armés qui, dans au
moins trois cas, ont pris l'équipage en otage. Le dernier incident remonte au 6 juin, au large de Mogadiscio. Trois hommes armés
à bord d'un petit hors-bord avaient ouvert le feu à l'arme automatique sur un cargo. Répondant à l'appel de détresse de
l'équipage, un navire militaire américain, l'USS Gonzalez, était intervenu en tirant des fusées éclairantes et au canon de 50 mm,
faisant fuir les assaillants. Le 14 juin, le Bureau international maritime avait lancé un avertissement aux navires transitant par
l'océan Indien leur demandant de passer le plus loin possible des côtes de la Somalie en raison d'une augmentation des actes de
piraterie dans cette zone.

http://www.ouest-france.fr/ofetranger.asp?idDOC=231097&idCLA=3637

Anonyme (non vérifié)
réponse n°79541

Bis... MDR

La peur d'un 11-Septembre maritime

Des pirates malais interpellés par la police vont être conduits en prison. Les spécialistes de la sûreté maritime s'inquiètent des
possibles liens entre bandits des mers et terroristes.AFP

Terrorisme oblige, il faudra désormais montrer patte blanche dans les ports et sur les navires. L'organisation du commerce
international maritime (OMI) a adopté il y a un an un catalogue de mesures destinées à protéger les navires et les ports.
Embarcations puissantes, armes de guerre, les pirates font un retour en force dans les eaux agitées du commerce international.
En mars, le Tri Samudra, un navire transportant des hydrocarbures raffinés a été pris d'assaut par un commando de trente-cinq
hommes dans le détroit de Malacca, au large de la Malaisie. « Les pirates, ce n'est pas une nouveauté en Asie », observe Olivier
Halaoui qui travaille pour Secopex, une société française spécialisée dans les questions de sûreté. « Mais cette opération se
distingue de celles que l'on a pu connaître par le passé. Les agresseurs étaient nombreux et ils disposaient d'un lance-roquettes
antichars. » Les spécialistes de la piraterie sont intrigués. En décembre 2004, le tsunami avait ravagé les villages côtiers d'Asie
du Sud-Est. Comment les pirates ont-ils pu reconstituer leur flottille ? Où ont-ils trouvé leurs armes ? « On peut imaginer une
alliance entre des groupes terroristes et certains pirates », poursuit Olivier Halaoui.

Un 11-Septembre sur mer ? On n'en est pas là. Seule certitude, les autorités américaines font le forcing pour sécuriser les
grandes voies maritimes par lesquelles transite l'essentiel du commerce international. En juin 2004, l'Organisation du commerce
international maritime (OMI) a ainsi adopté un nouveau code de sûreté : l'ISPS. Une vraie révolution dans un secteur où les
pavillons de complaisance, équipages sous-traités et paradis fiscaux sont à la barre depuis plusieurs années. Changement de
cap. Plus question de flâner sur les quais. Les uns après les autres, les grands ports s'équipent de systèmes de
vidéosurveillance, grillagent leurs accès, améliorent la traçabilité des marchandises. En France, c'est l'École nationale de la
marine marchande de Nantes qui assure la formation à la sûreté des marins et du personnel administratif. Obligation pour les
armements de former un officier de sécurité (ship security officer). Responsabilité identique pour les ports.

« Une contrainte supplémentaire »

Efficace ? « Pour l'OMI, tout va bien », s'agace un professionnel du transport maritime. « En fait, de nombreux ports restent des
gruyères. On y entre et on en sort facilement. J'en ai fait l'expérience. » La Chine traîne des pieds et certains pays africains
s'inquiètent du coût de ces mesures. « Même à bord des navires, c'est d'abord considéré comme une contrainte
supplémentaire », reconnaît Hubert Ardillon, un officier de marine marchande qui commande un pétrolier. L'homme sait de quoi il
parle pour avoir été lui-même victime d'un attentat. Octobre 2002, il navigue sur les côtes du Yémen à bord du Limburg. Sur le
pont, les marins bulgares voient une embarcation filer au ras des flots. Quelques instants plus tard, le pétrolier est secoué par
une explosion et un marin trouve la mort. Pendant plusieurs mois, les navires ont déserté les terminaux du Yémen, les primes
d'assurance ont explosé. « Un bateau, c'est une cible. C'est aussi une arme. On peut l'utiliser contre des installations
portuaires, » souligne Laurent Galy, qui pilote les formations à la sûreté à l'École nationale de la marine marchande de Nantes.

Reste que le message a parfois du mal à passer au sein des équipages « Tout le monde dormait lors de ma première
intervention », se souvient Hubert Ardillon. « J'ai dû innover. Aujourd'hui, je cache des boîtes de chocolat vides sur le bateau et
je leur donne l'aspect de bombes. Les hommes doivent les trouver. »

Quant à l'Europe, elle est aux commandes pour assurer la supervision de ces mesures de sûreté. « Les intérêts maritimes
européens et pas seulement américains sont visés, » rappelle Willem de Ruitter, le patron de l'Agence européenne de sécurité
maritime, qui promet que des inspections seraient mises en place, en septembre, par la Commission européenne dans les vingt-
cinq États membres.

Patrice MOYON

http://www.ouest-france.fr/ofetranger.asp?idDOC=231100&idCLA=3637

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KETCH
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réponse n°79543

Je me permets de déborder un peu du sujet tout en y restant.
Pour faire une constatation amère.
Du haut de mes quarantes piges passés, je me souviens avoir entendu pas mal de fois les spécialistes du "tiers monde"
tirer la sonnette d'alarme quant aux répercutions inéluctables du conflit nord/sud, ou très riche/très pauvre, si vous
voulez. Ca a du démarrer dans les années 60, si j'ai bonne mémoire, cette préocuppation au sein du monde occidental.
Un des plus fervents "sonneurs" d'alarme fut René Dumont, personnage un peu trop oublié, qui écrivit "L'Afrique noire est
mal partie" en 1962. C'était l'année de ma naissance. Et déja l'on dénonçait les absurdités de nos relations avec les pays
pauvres.

j'ai pour projet de rejoindre un jour l'océan indien avec mon Sangria. Via le Golf d'Aden.
Cela ne sera peut-être plus possible.
Et comme les politiciens pour qui nous votons préfèrent travailler en aval, j'imagine bien les mers étroitement surveillées
comme le sont nos routes maintenant. Bel espoir !

Je voudrais devancer les critiques que l'on pourrait m'adresser, en avouant que la planète est suffisamment immense
pour qu'on y trouve encore plein d'endroits merveilleux. Et cela va être encore le cas pour longtemps. Néanmmoins, je
tenais à élever la voix sur ce sujet pour le moins révoltant puisqu'on nous a prévenu maintes fois. Les pirates d'antan
s'attaquaient aux cargaisons d'épices. Ceux d'aujourd'hui visent des produits comme le pétrole.
Drole d'impression cette comparison avec une époque si lointaine qu'on croyait révolue.

Merci d'avoir pris un peu de votre temps afin de m'écouter.

Laurent.

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réponse n°80243

mon humble avis:

Je pense qu'avoir des armes factices (ou des jouets; le CO2, c'est un jouet) est une belle erreur! Un assaillant ayant déjà l'arme
au point aura certainement le réflex de tirer le premier, et dans ce cas là... vous lui jeter votre bout de bois en lui disant qu'il est
méchant?
On dit toujours qu'il ne faut jamais sortir une arme si l'on a pas l'intention de s'en servir!

Enfin, outre la question morale de s'armer ou non. Si votre choix est de l'être, optez plutôt pour un fusil à pompe qui est d'un
entretien très rudimentaire, existe en version inox (donc chromé) et il est possible d'enlever le limiteur à 3 coups pour mettre 5 à
7 cartouches selon les cas, l'usage en est aussi simplissime. Il pourra toujours servir à à la chasse aussi car c'est à la base un
fusil de chasse, certe mauvais, mais on est pas là pour faire l'ouverture de la galinette cendrée...
Sinon, le bon vieux Colt 45 (vous savez? celui de Magnum!) avec ses 7 coups et un canon "basse compression" qui permet de
tirer même rempli d'eau. Et d'un calibre... convaincant! (11,43mm)
Dans les 2 cas, vous pouvez utiliser des cartouches de signalisation qui agissent comme n'importe quelle fusée éclairante.

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Inscrit forum
réponse n°80954

Salut à tous, je m'adresse à vous en temps que chargé de la commission de sécurité STW , à la lecture de l'excellant article
et surtout des nombreuses réactions sur la piraterie , je vous propose d'organiser pour ceux que cela intéresse une
information sur le CODE de SURETE MARITIME dit code ISPS .

ATTENTION c'est très très ardu et cela ne concerne en réalité que les navires de commerce ou les bateaux" SOLAS" .
Tous les grands ports internationaux sont maintenant sous code ISPS, ce n'est pas pour autant que la totalité des accès est
des marinas de tourisme le sont. Par exemple en régions parisienne existent plusieurs " enclaves ISPS" .

Et même avec toutes ces procédures en faites commerciales (mis en place par les USA en guise de protectionisme) la piraterie
ne c'est jamais aussi bien portée.
Je vous conseil d'aller sur mon portail de la sécurité aquatique SALVANOS .org ,vous y trouverez des infos sur l'ISPS.

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FIREBALL
Membre cotisant
Administrateur depuis 1998
réponse n°81616

Ce genre de conseil a le don de m'énnerver. En effet, vous recommandez de préparer un empoisonnement.
Ce qui mènera la personne qui vous aurait suivi devant la Cour d'Assises, pour une procédure criminelle, (empoisonnement).
Je rappelle tout de même que certains pays conservent la peine de mort.
Et que les préparations empoisonnées ne touchent pas toujours les personnes à qui elles sont destinées.

Mais que la sanction est identique au regard de la loi.

Autant le coup des dragées fuca destinées aux gabeloups un peu trop envahissants est une très bonne blague, autant
l'empoisonnement d'une bouteille de champagne est à proscrire, tant pour le risque pénal que pour le risque humain.

Enfin, par comparaison, l'empoisonneur ne pourra jamais bénéficier de l'excuse de légitime défense.

Bon vent.

Vic
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BILOUP
Inscrit forum
réponse n°81617

Ben oui, c'est vrai que tout le monde, il est beau et il est très gentil..............................

Anonyme (non vérifié)
réponse n°81618

Cher Maitre A .Dahan

c'est vrai c'est une idée un peu risquée , ben tant pis faisons nous racketter sans rien dire pare ces pirates d'eaux troubles ,
peut etre meme tuer en certaines eaux et que ceux qui le font rigolent bien des poireaux que nous sommes .
Je retire mon post pour eviter de donner certaines idées à certains qui auraient pu la mettre en application aprés s'etre fait
pirater une fois et mes excuses pour ce post un peu trop expeditif .

bon vent tout en espérant qu'il reste des cotes encore hospitaliéres
Guismo

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SPENCER
Membre cotisant
Inscrit forum
réponse n°111870

bonjour,
je viens moi aussi d'etre pirate au venezuela , le 27 janvier, dans une zone reputee si sure que je suis le premier cas de
piratage depuis trente ans en ce lieu.Où ca??? aux testigos devant playa real.tellement sur de ma securite je n'avais pris
aucune precaution particuliere habituelle.mon fusil etait bien planqué et mon pistolet lance fusée etait dans un equipet.
pas d'argent a bord car ma caisse de bord etait vide.
bagare contre les quatre assaillants qui me surprennent dans mon premier sommeil .ll est dix heures du soir.je reagis mais je
passe les details que je developperai plus tard dans un recit.au final les pirates sont en fuite ma femme est saine et sauve moi
j'ai pris trois coups de feu . un dans le cou un autre dans le ventre avec perforation de l'estomac de l'intestin et du foie.
le grand trimaran americain ,Soixante pieds immatricule au texas,(je ne cite pas son nom par amitie pour tous mes amis
americains) a prefere faire le mort mouille a peine a 50 m de Sundance.
je m'en suis sorti mais je regrette bien de ne pas avoir eu Madhi ou gandalf a mes cotés.
miraculeusement vivant presque sans sequelle 1 mois apres cette mesaventure je n'ai pas encore fini de reflechir .
je voudrai seulement dire aux GRAND YAKA et aux IL AURAIT FALLU de tous poils qui n'ont jamais ete en situation de tourner
sept mille fois dans leur bouche leur langue agile avant de tirer des conclusions, de donner des conseils , d'ecrire des livres.
merci a tous ceux qui ont vraiment vecu de telles situations de le raconter .

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SANTORIN AMEL (Monocoque)
Inscrit forum
réponse n°111873

Voilà donc une situation vécue...

Je te souhaite d'abord un prompt rétablissement tant physique que moral.

Quand tu en auras le coeur, écris ton histoire.

Maintenant, pas de panique à bord, j'ai plusieurs cas de "piratage" en ville et admis aux urgences même dans des villes réputées
champêtres...

Mais pour avoir eu ma tante attaquée au riot gun par les plus grands malfrats que mon pays ait connu( elle est la seule
survivante de leur escapade criminelle) , je connais l'état psychologique dans lequel vous devez être. Il faut du temsp pour se
remettre.

Courage.

Dany

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SPENCER
Membre cotisant
Inscrit forum
réponse n°111898

salut ,
je fait malheureusement partie du culb des piratés et des miraculés.
je suis en accord total avec votre analyse.
je suis en france pour finir de me remettre en forme apres avoir pris deux balles dans le corps .
je me donnes six mois et je retourne surmon bateau pour ma onzieme année non stop de navigation
a bientot sur la mer ou par mail. Clin

Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°113065

Et voila ce qu'il se passe en ce moment Mécontent

Le Ponant est un trois-mâts de luxe de 88 mètres de long, qui appartient à une filiale de l'armateur CMA-CGM.
Les pirates ont pris d'assaut le grand voilier de luxe français alors qu'il croisait au large de la Somalie et du Yémen
vendredi. Revenant des Seychelles, le navire se dirigeait vers la Mediterranée. Les pirates retiennent 32 membres
d'équipage, dont 20 Français et 10 Ukrainiens environ.
«L'équipage est sain et sauf», a affirmé l'armateur français CMA-CGM, propriétaire du voilier, en milieu de journée dimanche.
Une équipe d'intervention a été dépêchée à Djibouti en cas d'échec des négociations avec les pirates. L'équipage du «Ponant»
serait bien traité».

Une intervention en cas d'échec des négociations. Au troisième jour de l'abordage par des pirates du voilier de luxe «Le
Ponant», au large de la Somalie, une équipe française du GIGN est arrivée à Djibouti et se tient prête à tenter une
opération de sauvetage.

Le contact a été établi dimanche entre l'armateur du navire et les ravisseurs, qui retiennent 32 membres d'équipage, dont 20
Français et une dizaine d'Ukrainiens. On ne connaît pas les exigences des pirates, qui seraient, selon l'état-major des
armées, au mouillage à quelques encablures du village de Garaad, sur les côtes somaliennes. Plus tôt, un haut responsable de
l'administration du Puntland avait affirmé, de manière erronée, que le yacht faisait route vers le port d'Harardere (500 km
au nord de Mogadiscio), l'un des principaux repaires des pirates.

Selon le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, «l'affaire risque d'être longue». «Il faut que notre contact soit
fructueux et il faut faire tout pour qu'il n'y ait pas d'effusion de sang», a déclaré le ministre dimanche. Interrogé pour
savoir si la France était prête à payer une rançon aux pirates, Kouchner, qui a participé à une réunion en fin de journée à
l'Elysée avec Nicolas Sarkozy, a répondu: «Nous verrons bien».

Le gouverneur de la région de Bari, en Somalie, s'est dit lundi matin favorable à cette intervention. «Je pense qu'il
pourrait y avoir des morts pendant l'attaque, mais il est vital de tuer les pirates et d'en finir avec eux pour la paix dans
les eaux somaliennes», a-t-il expliqué.

Après avoir déclenché le «plan pirate mer» , qui prévoit «la mobilisation de tous les moyens disponibles sur zone», François
Fillon déclarait dimanche «privilégier la protection de la vie des personnes qui sont à bord». «Donc tous les canaux de
discussion sont ouverts pour essayer de résoudre cette affaire en essayent de ne pas utiliser la force» a-t-il précisé samedi.

Les côtes somaliennes sont réputées pour être l'une des principales zones de piraterie dans le monde. La marine française a
ainsi été amenée à assurer l'escorte de bateaux affrétés par le Programme alimentaire mondial (PAM) au profit des
populations somaliennes, fin 2007 et début 2008. Deux navires du PAM avaient été victimes auparavant d'attaques de pirates
somaliens.

( source le figaro.fr )

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