Catamaran pour grand voyage???

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OCEANIS 42 CC
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Catamaran pour grand voyage???
sujet n°91651
Bonjour à tous,
A 67 ans, je pense repartir dans très peu de temps. J'ai vraiment une grande expérience de la nav en haute mer( 20.000milles dont 2 traversées de l'atlantique et la moitié en solo).Parcours effectués dans les années 75/80.
J'ai été un pro du nautisme:construction, entretien, gestion d'une base de loc..etc. Je ne suis dons pas un novice!!!
Pourtant, jai besoin de votre expérience personnelle.
Je regarde pour mon prog de nav autour du monde(plus en solo qu'accompagné)ce que je connais bien, c'està-dire les monocoques de 38 à 40 pieds, genre Dufour 385, 40, Océanis 40, 40CC, 411, ou encore Bavaria 2cabines...agés de qq années Pour rentrer dans mon budget.
Et puis, je me suis demandé si un petit multi dans les mêmes tailles(genre nautitech 39)ne serait pas encore plus agréable pour vivre à bord.Je fais donc appel à ceux qui pratiquent: Y -a-t-il des mauvaises surprises à attendre de cette opion en navigation, et lesquelles??
Il me semble que le conservateur d'allure est exclu?Comment sécuriser la fonction PA?Bref, dites-moi tout,sauf que cela prend de la place dans les ports, je l'avais déja remarqué!!

Merci à tous de vos contributions.
Cordialement,
Florentin
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KETCH
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réponse n°144382

Tout est dans l'expression "autour du monde"....
Par où???
Il y a des coins où un multi, qui plus est en solitaire, peut être un handicap.
Pour faire simple, l'autoroute classique des alizés, compte tenu des infos météos fiables que nous avons à disposition partout, est sans doute plus agréable à faire en cata.
Au delà des 30° N/S (plutôt Sud d'ailleurs) ça se discute!!!
On voit tout de même assez rarement des "tour du mondistes" en solitaire sur multicoque.
Quant aux régulateurs d'allure ils sont toujours en vigueur à bord d'unités de taille moyenne (en tout cas sur des mono), mais un PA electrique c'est quand même bien pour peu qu'on ait des sources de recharges electriques annexes : panneaux solaires, éoliennes...

Anonyme (non vérifié)
réponse n°144384

Bonjour Florentin,
moi aussi j'envisage le remplacement de mon monoque (Ovni 395) par un cata . Pour ce qui est de la sécurisation du PA , je n'ai pour le moment qu'une seule réponse : doubler le PA principal par un petit PA de secours sur la barre à roue .
André

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OCEANIS 42 CC
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réponse n°144389

OK merci déja pour ces premières contributions..Continuez!!!
Des précisions sur le "tour du monde"..En fait, peu importe la zone vis à vis des conditions que l'on peut rencontrer..3 exemples vécus:
Force 9 à 10 avec vagues de 6 à 9 mètres en méditerranée(en hiver)en 76, me semble -t-il, pendant 36 heures en fuite...Dur, dur..Ou encore 48h à remonter dans le gulf stream avec une tempête de nord(contraire)=comme en Med, vagues très courtes, escarpées et déferlantes, dur, dur,En revanche,fin de tempète en Atlantique, houle de 10m mais au moins 300m de crète à crète, super au portant...Sauf la visibilité qui a fait que l'on s'est retrouvé nez à nez avec le ferry des Canaries à 1 crète d'écart..Il a eu chaud et nous aussi.Cela pour dire que l'on est nulle part tranquille.Il n'empêche que ma ballade n'est pas précisément prévue pour m'emmener dans les 40° ou les 50°.
Cordialement,
Florentin

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CATANA 40
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réponse n°144398

apres 13 transats , 2 en catas et une pacifique sur mono , le cata le cata et encore le cata .ideal sous les tropiques , quoique que( capable selon model de faire des navs extreme) .. confort a l escale , rapide ( selon model )tropicat avec derive donc super securisant et rapide au pres .vive le multi ;plus jamais de mono en voyage pour moi

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réponse n°144404

Bonjour,
Pour un TdM par les tropiques, un cata c'est mieux dans 99% des cas, ce qui est chiant c'est le 1%...

A+ Sergio

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réponse n°144414
Sergio1 a écrit :
Bonjour,
Pour un TdM par les tropiques, un cata c'est mieux dans 99% des cas, ce qui est chiant c'est le 1%...

A+ Sergio

 Salut Sergio,

à comparer avec les pourcentages d'un mono, ils doivent être inverses je suppose : c'est mieux dans 1% des cas !!! et le reste du temps c'est ch....
Les monomaniaques vont être contents.
Moi je suis 100% catamaniaque, évidemment je n'irai jamais taquiner les glaces des pôles, même pour vérifier s'il en reste encore !

Il serait intéressant de savoir si certains sont passés du cata au mono et pourquoi ?

Le pilote automatique s'impose. Avec un alternateur d'arbre on traverse les océans sans démarrer le moteur. Idem avec un alternateur entraîné par une hélice (attention j'ai perdu une hélice, un cata ça tire fort à grande vitesse. Proscrire les manilles vissées et vérifier souvent les amarrages de l'engin.)

Bon vent à Florentin, c'est le bon choix

JF

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KETCH
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réponse n°144416

Les réponses sont intéressantes, en particulier comme toujours quand on attaque la comparaison cata/mono. C'est sans fin!!!!

Tout de même: il faut "un bateau pour un programme", désolé d'insister.

Je suis à 100% d'accord avec le choix du cata sur un parcours autour du monde par la route des Alizés au portant quasi tout le temps (99% du temps comme le dit si bien Sergio!!!). Il n'y a pas l'ombre d'un doute.

Maintenant, on peut aussi vouloir voir autre chose de temps en temps que des lagons émeraude, des plages de sable blanc et des cocotiers!
Une belle côte de granit dans le Maine ou la Nova Scotia , les "belles Provinces" Maritimes. Que dire de La British Columbia et même de l'Alaska l'été..... Sans parler de l'absolue beauté des canaux de Patagonie et de Terre de Feu. Et l'admirable Nouvelle Zélande (34° S/47°S).
Ca n'a absolument rien de surhumain, mais il faut le bateau adequat, surtout en solitaire et le choix alors se complique et n'est pas aussi évident.
Tout est une question de programme!
Amicalement.
Joël

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réponse n°144417

Pour répondre à Jean-François, effectivement, peu de skipper sont passés du cata au mono. Nous en avons tout de même rencontré lors de notre passage aux Testigos. Lui, passionné de voile, deuxième tour du monde en famille sur un Trinidad de chez Jeanneau. Premier tour du monde sur un cata plan Lerouge. Entre les Fidji et la Nouvelle Zélande, 60Nds établis, le cata sur une coque, les trois gosses à l'intérieur... Il s'est dit qu'il fallait arrêter les co..... Il a vendu le cata et acheter un mono d'accasion.

Je cite cet exemple juste pour alimenter le débat car il est probable que j'aurais un cata si j'en avais les moyens. Ceci dit en mono, en équipage réduit, la nuit, nous dormons souvent tous les deux, lorsque ça monte, nous prenons tout notre temps pour réduire... En cata j'imagine qu'il faut être beaucoup plus vigilant ou réduire à priori. De même qu'en cas de grand mauvais temps, toujours en équipage réduit, tu peux imaginer, lorsque l'équipage est complètement lessivé, de tout fermer et de laisser le bateau se débrouiller, cela me paraît problématique en cata... J'admets volontiers que le risque de rencontrer de telles conditions par les tropiques est faible.

En tous cas, pour ceux qui hésitent et qui n'ont pas l'expérience des multicoques, je recommanderais plutôt un cata tranquille. Les cata très léger pouvant faire par ailleurs le bonheur des plus expérimentés !

(Si je gagne au loto, j'aurais un mono pour les traversées, genre Halberg Rassy 45', et un cata pour les escales...

A+ Sergio

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CATAMARAN
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réponse n°144424
Ophir a écrit :
Bonjour à tous,
A 67 ans, je pense repartir dans très peu de temps. J'ai vraiment une grande expérience de la nav en haute mer( 20.000milles dont 2 traversées de l'atlantique et la moitié en solo).Parcours effectués dans les années 75/80.
J'ai été un pro du nautisme:construction, entretien, gestion d'une base de loc..etc. Je ne suis dons pas un novice!!!
Pourtant, jai besoin de votre expérience personnelle.
Je regarde pour mon prog de nav autour du monde(plus en solo qu'accompagné)ce que je connais bien, c'està-dire les monocoques de 38 à 40 pieds, genre Dufour 385, 40, Océanis 40, 40CC, 411, ou encore Bavaria 2cabines...agés de qq années Pour rentrer dans mon budget.
Et puis, je me suis demandé si un petit multi dans les mêmes tailles(genre nautitech 39)ne serait pas encore plus agréable pour vivre à bord.Je fais donc appel à ceux qui pratiquent: Y -a-t-il des mauvaises surprises à attendre de cette opion en navigation, et lesquelles??
Il me semble que le conservateur d'allure est exclu?Comment sécuriser la fonction PA?Bref, dites-moi tout,sauf que cela prend de la place dans les ports, je l'avais déja remarqué!!

Merci à tous de vos contributions.
Cordialement,
Florentin

Bonjour Florentin,
Nous sommes partis depuis 2003 pour une balade autour du monde en cata (BELIZE 43) et nous sommes actuellement en Nouvelle Zélande. En suivant les alizés et les infos météo, nous n'avons connu qu'un seul gros mauvais temps...dans le golfe de Gascogne (et parceque nous avions un engagement ferme sur un calendrier - grosse erreur!) - mais le cata s'en est très bien tiré.
Compte tenu du confort, non seulement en escale, mais aussi en navigation (beaucoup moins de fatigue que sur un bateau gité), quarts bien à l'abri - au sec -  dans la nacelle avec vision à 360°, c'est le bateau idéal pour voyager.
Quant au conservateur d'allure sur un catamaran, je n'en ai jamais vu  ! Toutefois, je suis en rapport avec www.hydrovane.com, qui fabrique ce type de matériel et prétend que ça marche...il y a des photos interessantes sur son site - mais j'attend d'en voir un monté et fonctionner (et ça coûte quand même 6000€ non monté !). Car, avec le pilote automatique, le gros problème  - surtout sur un catamaran, est la consomation d'énergie: 8 à 10 Ah - en fonction du vent et de l'état de la mer. Je suis équipé de panneaux solaires et d'une éolienne (+ un groupe de 6,5KVA - mais je n'aime pas l'entendre tourner!), et, la nuit c'est insuffisant, avec l'électronique et le radar (même en veille partielle) pour ne pas avoir à recharger les batteries.
Pour la taille du catamaran, 40' me semble un minimum pour pouvoir le charger sans perdre ses qualités marines - et ne pas se laisser séduire par les super catamarans très légers, qui vont peut-être vite (mais est-ce le but d'une balade?), mais surtout font très peur à leur skipper par gros temps! (et ne supportent pas la charge).
Je reste à ta disposition pour toute information complémentaire.
  
 

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CATAMARAN
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réponse n°144427

Bonjour,

Après 25 ans de pratique exclusivement monocoque ( croisières et régates), je suis rentré en religion du cata en 1998. J'ai acheté un cata sans même avoir jamais navigué sur ce type d'embarcation, mais j'étais convaincu que cela répondait à mon nouveau cahier des charges. Il a suffit de voir un cata me doubler sur la route de la Corse à paritr de Toulon avec silence et majesté à la nuit tombante. Car ce que j'aime avant tout dans le Cata, c'est cette navigation "debout" ( je veux dire par là qu'on vit à bord en mer ou au port comme à la maison : on marche, ) avec cette sensation puissante de glisse sous les pieds, comme s'il était poussé par un moteur sans bruit...

Pour faire court, je dirais que comme tous les convertis tardifs, je suis sans doute devenu un peu partial et je dois avouer que je n'ai plus d'yeux pour les monos lorsque je visite un salon sauf pour la beauté des formes des bateaux racés. Ce n'est pas du snobisme ou du mépris, mais le CATA a changé ma vision du nautisme. Et mon cata actuel sera mon dernier bateau.

Je n'ai pas (encore...) d'expérience transocéanique, mais il parait que naviguer en Méditerranée est, pour les hommes et les bateaux, plus dure que de traverser l'Atlantique, alors je donne tout de même mon avis, et je dirais que le Cata ne m'a pas déçu en aucune des circonstances rencontrées juqu'à présent, même s'il donne le meilleur de lui-même au largue dans des vents médiums, et qu'il est plus contrariant dans le tirage de bord avec des mers hachées ou dans les soupes méditerranéennes, mais quel bateau donne du plaisir à naviguer dans ces conditions ? Alors, même dans des mauvaises conditions, je pense que le CATA reste plus agréable.

Alors, bien sûr au début, j'avais peur de la culbute comme tous ceux qui viennent du mono, Mais il faut changer son référentiel nautique. Pour celà, je conseille le bouquin récent d'un américain que j'ai acheté sur le stand Multicoques Magazine du salon Nautic, dont le nom est simple " CATAMARAN, de  Gregor Tarjan. En plus cet americain est cata-francophile, et il dit tout, mais vraiment tout ce qu'il y a à dire et à faire sur un CATA. Sinon, vous avez aussi l'article d'un autre américain, en annexe que j'avais relu au moins 10 fois avant de prendre ma décision il y a 12 ans. Il vous convaincra peut-être comme il m'a convaincu.

Bon vent à tous.

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DRAGONFLY 920 EXTRÊME
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réponse n°144429

 Bien d'accord avec ça 17 ans de pratique en côtier et petites traversées, je ne reviendrais pas au mono sauf pour raison financières.

Les qualités sont: confort, vitesse même au près, être debout quand on le veut est en effet un grand élément de confort, pouvoir s'abriter en nav comme au mouillage, donne du confort mais permet également d'être frais et relativement reposé lorsqu'i faut manoeuvrer.

Par contre, je pense qu'il n'y a aucune chance de faire fonctionner un régulateur sur un cata en raison du volume du roof (même sur le mien au roof profilé), et des variations de vitesse et de vent relatif.

Un PA fonctionne très bien, le mien avec ces 20 ans gère toujours la bête quelque soit le temps, et la mer.

Les défauts sont les frais, et les efforts, importants tous deux

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réponse n°144448

Je suis un peu comme celui qui s'est fait vraiment peur une fois et qui est revenu au monocoque, sauf que moi ca s'est terminé à l'envers. Après, c'est difficile d'avoir confiance, et même si j'en refais volontiers, j'ai toujours l'écoute pas loin. Ceci dit, je crois que si on est à peu près sur d'avoir une météo maniable, sous les tropiques (j'y vis), le cata offre de très gros avantages. Mais pas n'importe lequel : les monstres genre Lagon 440 me sembleront toujours dangereux( et soit dit en passant vont peut être vite au près, sauf qu'il est à 70 degrés du vent..), car même sous les tropiques, on peut avoir des grains très soudains et brutaux tout à fait capables de mettre à l'envers de tels fardages. Par contre, grande confiance pour des catas opens (les carrés intérieurs, ca sert quasiment à rien), bas sur l'eau avec un grément raisonnables. Et pour ces régions, plus c'est simple de conception, mieux c'est. Vous passerez plus de temps au mouillage qu'à attendre l'arrivée d'une pièce introuvable et de l'homme qui la mettre en place.

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réponse n°144452

Bonjour François,
Tu pourrais stp nous expliquer comment tu t'es retrouvé sur le toit en cata ? Quelle mer, quel vent, quelle allure ?
Merci
A+ Sergio

Jfb
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PASSOA 50
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réponse n°144468

Bonjour à tous
Avant de partir faire le tour du monde , voici maintenant 10 ans, je me suis pose la meme question. J'ai fait de longues recherches, rencontrant d'autres plaisanciers, les patrons des chantiers concernes, devorant les recits des anciens , louant parfois pour de longues periodes les differents types de bateau avant de me decider....pour un mono !
Voici pourquoi:
Tout d'abord une corrrection me semble necessaire tant l'erreur est frequente. Pour comparer mono et cata, il ne faut pas comparer des bateaux a taille egale mais plutot des bateaux de prix egal. En gros , il ne faut pas comparer un cata de 40 pieds avec un mono de 40 pieds, mais un cata de 40 pieds avec un mono de 45 pieds. Dans votre cas, certainement pas un Dufour 385 avec un Nautitech 40. Un Nautitech 40 se compare avec un Beneteau 50 ou equivalent.  Les perspectives changent alors.
Ensuite, il faut considerer l'equipage. Les  equipages autour du monde sont majoritairement reduits: solitaires ou couples, rarement plus. Et a mon avis cela change tout. Comme certains avis ci dessus le soulignent, un cata est parfaitement capable d'affronter le mauvais temps. Mais a une condition, essentielle ! Qu'il y ait toujours quelqu'un a la barre. En raison des accelerations brusques, un pilote est vite depasse et devient alors incapable de maintenir le bateau dans un bon angle par rapport a la vague. Et la les ennuis commencent.
Meme dans la bande des alizes , des situations chaudes peuvent se produire. Dans une simple traversee de l'Atlantique par la route "facile" Canaries-Cap vert-Antilles, le vent peut dans un grain monter brusquement d'un ou plusieurs crans. Il faut anticiper, me direz vous. Bien sur. Mais comment fera alors le solitaire, de nuit,  brusquement tire de son sommeil par ses alarmes d'anemometre, se retrouvant sur le pont, grand voile haute, 35 noeuds dans les fesses, le pilote hurlant son desespoir. Comment alors sans personne a la barre, prendre l'indispensable ris ? Comment se mettre face au vent sans "cabanner" au passage du vent de travers ? Et apres, comme rester face au vent dans 4 metres des creux ? Moi, personnellement, je me vois mal dans cette situation. Alors faut il  naviguer sous 1 ou 2 ris ?
C'est ce que font des couples que je connais . Et le bel Outremer race devient alors aussi veloce qu'un vieux  Hallberg Rassy bien charge. Des peureux me direz vous ? Interrogez donc les couples navigateurs en cata sur leurs temps de traversee. Instructif leurs reponses. Et en equipage c'est finalement pareil. Regardez donc le classement temps reel des catas de l'ARC. Edifiant.
Personnellement, ma derniere traversee fut Fidji-Nouvelle Zelande. 1000 miles. 7 jours. Pas extraordinaire. Mais les catas partis dans la meme fenetre meteo ont mis 50% de plus: 12 jours. La raison : un anticyclone qu'il a fallu traverser. Les monos au moteur , les catas aux incantations a Eole: 500 miles au moteur , un cata ca ne sait pas faire. On n'est pas toujours dans l'alize.
Bonne chance dans votre projet.
Cordialement.
JFB
PS.: Important : apres 10 ans de navigations au long cours, ma femme est toujours a bord.

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réponse n°144479
Jfb a écrit :
.... En gros , il ne faut pas comparer un cata de 40 pieds avec un mono de 40 pieds, mais un cata de 40 pieds avec un mono de 45 pieds. Dans votre cas, certainement pas un Dufour 385 avec un Nautitech 40. Un Nautitech 40 se compare avec un Beneteau 50 ou equivalent.  Les perspectives changent alors.
Ensuite, il faut considerer l'equipage. Les  equipages autour du monde sont majoritairement reduits: solitaires ou couples, rarement plus. Et a mon avis cela change tout. Comme certains avis ci dessus le soulignent, un cata est parfaitement capable d'affronter le mauvais temps. Mais a une condition, essentielle ! Qu'il y ait toujours quelqu'un a la barre. En raison des accelerations brusques, un pilote est vite depasse et devient alors incapable de maintenir le bateau dans un bon angle par rapport a la vague. Et la les ennuis commencent.
Meme dans la bande des alizes , des situations chaudes peuvent se produire. Dans une simple traversee de l'Atlantique par la route "facile" Canaries-Cap vert-Antilles, le vent peut dans un grain monter brusquement d'un ou plusieurs crans. Il faut anticiper, me direz vous. Bien sur. Mais comment fera alors le solitaire, de nuit,  brusquement tire de son sommeil par ses alarmes d'anemometre, se retrouvant sur le pont, grand voile haute, 35 noeuds dans les fesses, le pilote hurlant son desespoir. Comment alors sans personne a la barre, prendre l'indispensable ris ? Comment se mettre face au vent sans "cabanner" au passage du vent de travers ? Et apres, comme rester face au vent dans 4 metres des creux ? Moi, personnellement, je me vois mal dans cette situation. Alors faut il  naviguer sous 1 ou 2 ris ?

 Mes expériences de cata se résument à ceux des autres (dont une traversée atlantique) et une location.
2 points auxquels j'adhère totalement :
- un cata de 40 pieds développe la puissance d'un mono de 45 pieds et nécessite donc des outils autrement mieux échantillonés et entre autre, les tours de bras !
- pour pouvoir anticiper (maître mot de la navapla), il faut être présent sur le pont. Pour un solitaire ce n'est pas forcement évident.

Alors quand on combine les deux, on s'aperçoit rapidement qu'un solitaire surpris dans une survente, de préférence de nuit et vers la fin de traversée,  peut rapidement se retrouver dans une situation délicate voir indésirable. Et à 67 ans, même en super forme, on doit savoir gérer ses effort et ses temps de récupération. Même le tour du laitier peut provoquer des désagréments.
La solution est facilement trouvée : embarquer des équipiers compétents, rigolos et un surplus de bonnes bouteilles. Ca posera rapidement un problème de charge utile, mais ça doit être gérable.
Si on veut naviguer en cata, je ne pense pas qu'il y ait d'autre solution pour les navs au long cours.

Un autre point est évidemment le problème de l'energie en nav : un pilote ça demande des batteries, qui demandent... un budget rapidement extravagant si on compare à un mono de même taille équipé d'un régul...
Alors si c'est pour bouffer du mille : le mono sans aucun doute. Et avec le réchauffement planétaire, on pourra même envisager des navs extrêmes dans de parfaites conditions.
Si c'est pour se la couler douce au mouillage et faire appel aux potes quand besoin est (1 mois par an ?) :  le cata devient une perle rare qui permet, grace à u équipement suffisant (panneaux solaires,..,) de tout se permettre, si on en a les moyens.

Bon d'accord ça ne fait pas vraiment avancer le schmil... mais on voit bien que "un bateau, un programme" c'est une réalité encore vérifiée. Et le programme ce n'est pas seulement les lieux où l'on désire aller, mais surtout la façon de le vivre.

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réponse n°144483
F-260 a écrit :
Je suis un peu comme celui qui s'est fait vraiment peur une fois et qui est revenu au monocoque, sauf que moi ca s'est terminé à l'envers. Après, c'est difficile d'avoir confiance, et même si j'en refais volontiers, j'ai toujours l'écoute pas loin. Ceci dit, je crois que si on est à peu près sur d'avoir une météo maniable, sous les tropiques (j'y vis), le cata offre de très gros avantages. Mais pas n'importe lequel : les monstres genre Lagon 440 me sembleront toujours dangereux( et soit dit en passant vont peut être vite au près, sauf qu'il est à 70 degrés du vent..), car même sous les tropiques, on peut avoir des grains très soudains et brutaux tout à fait capables de mettre à l'envers de tels fardages. Par contre, grande confiance pour des catas opens (les carrés intérieurs, ca sert quasiment à rien), bas sur l'eau avec un grément raisonnables. Et pour ces régions, plus c'est simple de conception, mieux c'est. Vous passerez plus de temps au mouillage qu'à attendre l'arrivée d'une pièce introuvable et de l'homme qui la mettre en place.

 

 Bonjour,
peux-tu préciser quel bateau et quelles circonstances ? Cela peut-être utile pour tous les navigateurs en cata.
Le confort d'un cata reste un atout important même dans le très mauvais temps, on y manoeuvre debout, sur un mono en pleine bagarre, on est au mieux à genoux, cramponné des 2 mains, en bottes et ciré.
Il est toujours possible d'amener ou de réduire la GV au vent arrière. Expérience d'une drisse cassée, la GV ne s'est pas faite prier pour descendre, le problème c'est de la rehisser dans les mêmes conditions. A ce sujet, dans les alizés, j'envisage de laisser la GV au repos (elle souffre beaucoup au vent arrière) et naviguer avec 2 focs tangonnés en ciseaux. Certains ont même monté 2 enrouleurs (voir Banik).
On aura beau dire, mais il est toujours plus facile de manoeuvrer sur un cata que sur un mono, en équipage ou en solo.
JF

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OCEANIS 42 CC
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réponse n°144484

Bonjour à tous,
Merci pour vos réponses diverses et interessantes.Cela avance petit à petit, aussi, je vais éssayer déliminer certains paramètres.
Oublions les 67 ans que je porte, en pleine forme, évidemment, mais aussi, objectivement (pour l'instant), avec la force et la résistance de beaucoup d'hommes plus jeunes...Là n'est pas la difficulté. Pour la nav en haute mer, le solitaire sera sans doute plutôt la règle, sinon ce serait accompagné mais sans aide réelle.Mon expérience personnelle m'a montré que je suis plus à l'aise seul à bord que préoccupé par la situation éventuelle de mon équipage,même par beau temps.
Ce qui m'interesse particulièrement dans vos interventions,c'est la question de la gestion des manoeuvres sur un cat(moins de 40' de toute façon)en particulier la prise de ris.C'est vrai que sur un mono,on a toujours le temps,on peut prendre son temps, pas de panique dans les manoeuvres,c'est ce que je démontrais à mes "clients"(charter et école).Est-ce vraiment différent en multi ou bien n'-est-ce que le résultat d'une appréhension non fondée??Je m'interroge, tant j'ai rencontré de marins persistant après des années de nav dans des comportements nautiques inappropriés..Certaines habitudes ou idées recues ont la vie dure.
A vous lire, j'ai de plus en plus envie de cata,mais, évidemment, le prix,quoique, en cherchant bien, à état équivalent, ça peut se jouer à 20% près...
Dans mon cas, la capacité de charge n'a pas d'importance.J 'ai l'intention de voyager léger.Dans mes précédents périples, javais fait l'erreur de vouloir emmener de quoi faire face à tout problème, résultat des courses, j'avais à bord presque un bateau de rechange...Ce qui ne sert à rien, car de toute façon le jour où on a vraiment besoin d'une pièce, c'est celle que l'on a pas(exemple dans mon cas, plus de moteur pendant un mois pour cause de rupture de l'accouplement élastique de 10 cm d'épaisseur)HaHaha, allez, fini de rigoler, continuez à m'écrire, c'est sympa et utile, et pour les fanas de mono, autour de 40' vous penseriez à quoi?Dufour Bavaria,Hanse,Oceanis 40 ou 411, ou autre,tout ça tourne d'occase relativement récente ente 80 et 120000 E
Merci d'avance, à plus
Florentin

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KETCH
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réponse n°144487

Il était prévisible que l'eternelle discussion entre partisans du cata et du mono allait ressurgir à cette occasion!!!

Je vois quand même avec plaisir arriver des contributions bien étayées et "raisonnables" un peu plus en faveur du mono.
Les inconditionnels du cata sont (désolé pour cette expression un peu rude) toujours un peu "integristes" et j'ai souvent remarqué qu'ils vivaient aussi entre eux. C'est dommage.

Certes le concept existe depuis la nuit des temps (Polynésiens) , mais si ce moyen de locomotion était universel et parfait, ça se saurait....
Statistiquement : je dirais que sur une "vraie" navigation autour du monde et non pas uniquement de part et d'autre de l'Equateur, les catas représentent en gros 10% des voiliers.
On les rencontre en très grand nombre dans la Caraïbe. Je pense même qu'ils sont majoritaires et, plus encore, de manière écrasante dans la flotte de charter.
C'est également le cas, à une bien moindre échelle, dans le Pacifique Tropical: c'est un peu nouveau mais on rencontre de plus en plus de catas (familles jeunes avec enfants) entre Panama et l'Australie. Et ça se passe d'ailleurs en général très bien.
Idem pour la flotte de charters en Polynésie ou Nouvelle Calédonie.
Dans l'Indien aussi bien sûr pour ceux qui poursuivent leur periple.
Mais au delà, c'est la misère: aux USA (deux côtes on n'en voit pour ainsi dire pas), de même vers le Brésil, Argentine, Chili.
Afrique du Sud, idem.
NZ, Australie: la proportion que j'indiquais de 10% sans doute.

On en revient donc toujours en fait au "PROGRAMME"et à l'équipage.

Et toutes les idées émises dans les dernières contributions doivent être prises en considération.

Par exemple,une idée reçue à laquelle il faut tordre le cou c'est la vitesse: j'y adhère totalement pour le vivre quotidiennement. Sur de longues distances il n'y a aucune différence entre cata et mono (je me demande même si le cata n'est pas légèrement plus lent tout bien considéré), mais ceci en fait n'a strictement aucune importance.
Quelle importance en effet quand on est parti pour un Tour du Monde!! Un bateau de voyage moyen va à 6/7 noeuds, point final!!!Il y a toujours des exceptions bien sûr.

Pour résumer ma pensée, à moi, personnellement, et que je partage, mais vous l'aurez compris!: en navigation "toutes latitudes" seul ou à deux je dors quand même mieux dans mon mono!!!
Joël

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réponse n°144491

 Pour Florentin...

- Certains disent qu'un cata hauturier, c'est 42' minimum pour des raisons de stabilité (bien que des unités bien plus petites aient effectué de grandes traversée évidemment)

- Ton budget me paraît un peu juste pour un cata récent équipé TdM (Ce n'est que mon avis bien sûr...)

- Par contre tu passes très bien avec un mono de 40' d'occas. Allez, je vais être provocateur, n'importe quel modèle pourvu qu'il soit en bon état et que tu t'y sente bien... (On parle bien de TdM par les Tropiques n'est-ce pas ?) 

A+ Sergio 

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réponse n°144492

Il n' y a pas que les iroquois qui se retournent, il y a des exemples récents de Catana Léopard Outremer, meme si les bateaux flottent à l'envers ce n'est pas suffisant pour sauver les équipages. à chaque fois des erreurs supposées ou confirmées de l'équipage, ancres flottantes 2 fois.
j'en tire comme conclusion qu'il faut etre plus concentré sur un cata qui pardonne moins les erreurs humaines

si par ailleurs on tire un trait sur les zones hors alizés, sur le petit temps, sur le plaisir de serrer le vent, sur l'esthétique d'un monocoque, l'apéro sur une terrasse sur le quai à quelques metres du bateau il y a pleins de gens heureux autour du monde

à 100 120 000 € yapa bpc de catas de 40 pieds d'occasion !!

par ailleurs si je faisasi un charter d'une semaine aux BVI je prendra surement un cata mais pas pour une longue nav

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réponse n°144495
Ophir a écrit :
Est-ce vraiment différent en multi ou bien n'-est-ce que le résultat d'une appréhension non fondée?? 

Il ne faut tout de même pas penser que le  Cata va culbuter à la moins risée. Sinon, en effet, il vaut mieux prendre un mono.

Je vous propose ce texte extrait du document joint à ma précédante contribution :

CHAVIRAGE
 
Il est regrettable que certains monocoques soient perdus sur les océans, sans laisser de trace. 
Lestés comme ils sont, les monocoques coulent. En revanche, les multicoques ne portent pas de ballast, ils sont donc  extrêmement difficiles à couler.

Si la probabilité de couler est égale à celle de chavirage, il faut choisir le chavirage parce que l'équipage d'un cata renversé est habituellement secouru dans cette époque moderne en raison de satellites et Balises EPIRB.

Mais les risques sont ils égaux? Plus de lecture et certains calculs préliminaires éventuellement
m'ont convaincu qu'ils sont probablement à peu près égaux. Certes, les catamarans de course sont
sujets à un renversement, parce que, pour gagner, il est nécessaire de faire voler une coque autant que possible afin de réduire la traînée hydrodynamique. En revanche, lorsque la voile de croisière moderne, les catas ne vont jamais lever une coque. En outre, les CATA de croisière sont conçus pour être extrêmement difficile à renverser. Une mesure désintéressé de sécurité vient de la Lloyds : les taux d'assurance pour l'océan bien de catamarans de croisière: les tarifs pour les multicoques et monocoques sont les mêmes. Le fabricant britannique de catamarans, Prout, avec quelque chose comme 20 années en affaires et plus de 1000 bateaux de croisière construits et dans le monde entier, prétend qu'elle ne connaît pas de chavirage de ses bateaux.

J'ai finalement accepté que le retournement est extrêmement improbable après j'ai fait quelques calculs pour un Cata Polyester moderne de croisière de 34 'de longueur x 18' de largeur. Avec un triangle avant de 100% et une GV haute bordés le long de l'axe du bateau, pour simplement lever une coque il faudrait 35 noeuds de travers. Nous savons tous qu'il est pratiquement impossible de se trouver dans un telle situation dans un vent de travers élevé, car les marins de croisière commence à prendre des ris dans des vents d'environ 20 noeuds peu importe la taille du bateau.

J'ai refait les calculs avec des ris et des voiles débordées, et conclut qu’il faudrait 70 nœuds de vent pour lever une coque. Dans ce type de météo, je serais sans doute amarré à une ancre parachute sans voiles et j’aurais le profond désir d’être ailleurs.

La mer peut faire chavirer un CATA de croisière essentiellement par croche pieds. En particulier, Un Cata peut chavirer s'il ne vas pas à la bonne vitesse par rapport aux vagues, surtout s'il a tendance à enfourner, tout cela dans le très gros temps

Je me rappelle la discussion avec le regretté Gérard Danson d'OUTREMER, qui imposait à ses Catas de longs appendices avant et arrières pour garantie un comportement marin.

Alors, j'en viens au problème des catas péniches, lourds, aux surfaces mouillées énormes et au fardage monstrueux. C'est bien pour le charter mais ce ne sont pas des bateaux de grands voyages, et dans ce cas là vaut peut-être ? mieux un monocoque.

Rappelons nous aussi l'apport des courses au large qui ont montré tout l'intérêt des bateaux légers et rapides, un 60 pieds moderne est tout de même très proche du multicoque en terme de poids et de largeur.

Mais bon, ce qui est important c'est d'aimer son bateau et d'avoir confiance en lui, ce qui est le cas de la plupart des contributeurs, je pense. Si on a des doutes sur la sécurité offerte par un Cata, il vau mieux ne pas y aller, le stress n'est pas bon conseiller en bateau.

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réponse n°144498

Salut Joel,
c'est vrai que dormir est la seule position confortable en mono, sinon pour vivre il n'y a pas photo.

Les intégristes ne sont pas du côté que tu penses, parce que naviguer à 30° de gite en ciré bottes et embruns la nuit, il faut quand même vouloir se faire mal.
Les américains sont traditionalistes, mais le jour où ils vont réagir et comprendre qu'on peut naviguer plus confortablement, ils vont vite inverser les statistiques.
La vitesse est secondaire en grande croisière et si les catas ne font pas des étincelles, c'est justement parce que les équipages sont prudents et n'hésitent pas à réduire la voile, par exemple la nuit. Ils ont compris depuis longtemps qu'il est très difficile de gagner un demi noeud en vitesse de croisière générale sur un tour du monde. Il n'empêche qu'un demi noeud de mieux sur une transat c'est un jour et demi d'escale de gagné.

Dans les comparaisons mono-cata, il faut quand même forcer pour trouver un avantage au mono, sauf peut-être le prix d'achat et le prix des marinas. En ce qui concerne la sécurité extrême, les catas qui se retournent on les retrouve, les monos pas sûr.

Mais bon, ce n'est que mon avis, je ne cherche pas à convaincre et j'ai de l'admiration pour ceux qui naviguent en mono parce c'est souvent moins confortable.
JF

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réponse n°144500
A.belmin a écrit :
Bonjour Florentin,
moi aussi j'envisage le remplacement de mon monoque (Ovni 395) par un cata . Pour ce qui est de la sécurisation du PA , je n'ai pour le moment qu'une seule réponse : doubler le PA principal par un petit PA de secours sur la barre à roue .
André

 ce n'est pas la seule reponse possible:doubler le PA,mais par un second identiques!!!!!!!!!!!!! a poste et de preferences prét a installeren 2 minutes!
a part ca ,,,effectivement ,je ne voit pas trop!!

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réponse n°144502
helico26 a écrit :
Sergio1 a écrit :
Bonjour,
Pour un TdM par les tropiques, un cata c'est mieux dans 99% des cas, ce qui est chiant c'est le 1%...

A+ Sergio

 Salut Sergio,

à comparer avec les pourcentages d'un mono, ils doivent être inverses je suppose : c'est mieux dans 1% des cas !!! et le reste du temps c'est ch....
Les monomaniaques vont être contents.
Moi je suis 100% catamaniaque, évidemment je n'irai jamais taquiner les glaces des pôles, même pour vérifier s'il en reste encore !

Il serait intéressant de savoir si certains sont passés du cata au mono et pourquoi ?

Le pilote automatique s'impose. Avec un alternateur d'arbre on traverse les océans sans démarrer le moteur. Idem avec un alternateur entraîné par une hélice (attention j'ai perdu une hélice, un cata ça tire fort à grande vitesse. Proscrire les manilles vissées et vérifier souvent les amarrages de l'engin.)

Bon vent à Florentin, c'est le bon choix

JF

 comme tu en parle,je te le dis,je suis passé du cata au mono
pourquoi:j'avais un cata de 50 pieds,excellent et sur;;;;;;;;;;;mais couteux!!
obligations pour moi de l'exploiter en charter pour financer l'entretien(couteux!!)
donc la seule et unique raison pour laquelle je suis revenu a un monocoque (plus petit de surcroit),c'est l'argent!!!
pour le reste,,il n'y a pas photos,,un cata c'est le top ,et c'est trés sur si il est assez grand et pas en surcharge!!
francis

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KETCH
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réponse n°144509

Bonjour Hélico 26

Je me doutais bien que le terme employé "integriste" allait en faire bondir certains!!! C'est effectivement trop fort et injuste, j'en conviens. Mais quand même, il y a un peu de vrai là dedans. Bref.
 
Explique moi pourquoi il y a encore 90% environ des voileux qui choisissent le mono. Je parle bien sûr d'équipages réduits (2) et sur l'ensemble du Globe. Ca fait beaucoup de masos, non???

Et puis la plupart ne naviguent pas d'est en ouest gentiment poussés par les alizés.

Pour parler des américains ils constituent de loin la flotte la plus importante des "globe flotteurs".

Tu me parles de gite à 30°, OK, mais c'est uniquement si je remonte, par exemple, l'alizé de Calédonie vers Tahiti. Il me semble, en lisant ton profil, que tu souhaites faire le trajet inverse vers Nouméa en partant de France. Dans ces conditions je serais aussi confortable que toi.
Je viens juste de faire Cape Town / Raiatea quasiment vent arrière. Le bercement doux et régulier de mon bateau était effectivement un délicieux somnifère.
Mais une autre année j'avais fait par obligation, Trinidad/ Salvador non stop à la gite ; on pourrait en reparler avec un cata: ça ne doit pas être si confortable que ça!!! Certains heureusement, assez haut sur l'eau,  sont moins soumis aux chocs assourdissants de l'eau sur le plancher du carré.

Alors: le programme, encore le programme, rien que le programme!

J'ai de nombreux amis propriétaires heureux de catas, français, sud af, néos etc...Ils sont en général ravis de leur voilier et naviguent dans des régions où ils se sentent en sécurité. 
Je les ai parfois à bord pour des trajets qu'ils ne souhaitent pas faire avec leur propre bateau.

Joël

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réponse n°144510

Ne t'inquiètes pas Joel,
je ne suis plus trop en état de bondir.

Juste je peux préciser pourquoi je préfère le cata : je suis sensible au mal de mer et bien depuis que je navigue en cata, je n'y pense plus.
Evidemment je ne fais pas le malin en début de nav, mais je peux dire que c'est le meilleur remède que je connaisse. Les femmes et les enfants apprécient aussi.

Encore un avantage du cata, décidément on n'en sort pas !

JF

Anonyme (non vérifié)
réponse n°144512
Bonsoir à tous
Je suis assez d'accord sur les intégristes, mais à l'envers. Je ne connais pas le pourcentage de cata mono, mais il n'y a pas photos, le mono est seigneur en nombre. Moi je suis passé du mono au cata. Pour rien je ne changerais. La vie à plat, le repos plus facile à récuperer, la place, la vitesse gage de sécurité et j'en passe. >La plupart des personnes qui possédent un mono n'ont jamais essayé un cata dans des circonstances difficiles, mais je suis d'accord que certains pensent  ne pas se tromper. J'ai déjà vecu de tres gros coup de vent sur un mono, et je peux dire que réduire la toile quand on a de la gite est Rock and Roll, sur cata le fait d'être à peu pré à plat facilite quand même bien les choses. Mais bon, ce genre de discussion est sans fond, dans les deux sens on trouvera toujours des arguments infaillible pour pour prouver sa bonne fois, je pense qu'il faut faire un essai pour avoir un jugement crédible et se donner une idée, mais dans de grosses conditions. En ce qui me concerne, toutes les personnes qui ont navigué avec moi on pratiquement toujours un avis plus que favorable aprés nos naves. Je sors pas mal en manche en hivers et je ne croise pas beaucoup de monos! Par contre c'est vrai que le prix n'est pas le même, mais si on se demerde je ne suis pas vraiment sûr que sur le temps les frais sont plus important sur un cata que sur un mono.
Pascal

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réponse n°144519




Bonjour,

Je navigue en mono mais je suis bien tenté par le cata et les agréments de la vie à bord qu’il apporte. Je comprends de cet échange très documenté et argumenté que :

-         le choix du cata est bien adapté à une navigation en équipage dans des latitudes modérées avec si possible une bonne couverture météo

-         le spectre d’utilisation d’un mono dont la taille à budget égal est plus importante que celui d’un cata est plus large mais que cela se paye par un inconfort plus grand en navigation.

-         Les temps de croisière sur les longues traversées sont équivalents

 

C’est donc bien le programme et le sentiment de tolérance au risque en mer qui feront le choix in fine.

ISTOS




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réponse n°144523

Toujours ce viel argument du mono qui coule et du cata qui retourné est une plate forme acceuillante !!    Les 2 accidents sont aussi graves  sauf qu'il est plus facile, si l'on peut dire, de monter dans son BIB à partir d'un mono. Avce un cata retourné, les rares survivants auront bien du mérite à larguer le BIB et ce serait trop tard pour mettre dans le BIB, vhf gps, vivres supplémentaires.

ok pour les nombreux avantages du cata mais faut pas pousser quand meme !

 

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réponse n°144531

Bonsoir,
Beaucoup partent du principe qu'un mono est plus sûr qu'un cata, à mon avis c'est vrai si on navigue dans les glaces, là il vaut mieux un mono en métal, mais dans toutes les autres conditions, je prétends qu'un cata de croisière est aussi sûr qu'un mono de croisière.
Là où un mono va passer, un cata passera aussi et dans un meilleur confort pour l'équipage.
Ce n'est pas parce qu'un mono est sensé se redresser après chavirage qu'il est plus sûr. Un mono se retournera bien avant un cata dans des conditions extrêmes.
Et là où il y a danger pour un cata,  un mono ne sera pas à la fête.

Alors cessons de faire peur aux plaisanciers et il y aura peut être plus de catas. Le fort pourcentage de monos par rapport aux catas n'est pas un argument valable. On n'a pas forcément tort parce qu'on est moins nombreux et il suffit d'attendre un peu et le pourcentage s'inversera, les multicoques sont simplement partis plus tard que les monos, mais ils sont en train de rattraper le retard.

Arrêtons également de dire qu'un cata c'est valable uniquement aux Antilles, il y en a des centaines qui traversent les océans (même les "caravanes flottantes". Certains s'aventurent dans les zones froides et on ne constate pas une hécatombe.

Dans tous les programmes, à part l'exploration polaire, le choix d'un cata est possible. En tous cas c'est le mien.

A chacun ses convictions
JF

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réponse n°144538

Effectivement aucune contribution ne mentionne les réactions d'un catamaran pris dans du mauvais temps et obligé de se mettre à la cape sèche ou non.On parle à un moment de fuite et d'avoir une bonne vitesse,mais quelle est la bonne vitesse pour ne pas sancir?..
Peut etre n'est il pas de coutumes de se mettre à la cape sur cata !!!
J'ai personnellement la pratique de gros cata bien tranquille 47 pieds et 54 pieds,je n'ai jamais été dans l'obligation de me mettre a la cape.Au bas ris avec un équivalent de tourmentin à l'avant cela se passe bien même avec une tramontane à 45 kts.
Alain

Doelan1 a écrit :
Df a écrit :La qestion  à laquelle je n'ai pas de réponse c'est par très gros temps ( vent +mer) quelles sont les expériences en matière de cape ou de fuite sur un cata de 40' Toute personne pouvant me donner une expérience vécue de cette ou de ces situations me rendront service
Ophir a écrit :
Bonjour à tous,
A 67 ans, je pense repartir dans très peu de temps. J'ai vraiment une grande expérience de la nav en haute mer( 20.000milles dont 2 traversées de l'atlantique et la moitié en solo).Parcours effectués dans les années 75/80.
J'ai été un pro du nautisme:construction, entretien, gestion d'une base de loc..etc. Je ne suis dons pas un novice!!!
Pourtant, jai besoin de votre expérience personnelle.
Je regarde pour mon prog de nav autour du monde(plus en solo qu'accompagné)ce que je connais bien, c'està-dire les monocoques de 38 à 40 pieds, genre Dufour 385, 40, Océanis 40, 40CC, 411, ou encore Bavaria 2cabines...agés de qq années Pour rentrer dans mon budget.
Et puis, je me suis demandé si un petit multi dans les mêmes tailles(genre nautitech 39)ne serait pas encore plus agréable pour vivre à bord.Je fais donc appel à ceux qui pratiquent: Y -a-t-il des mauvaises surprises à attendre de cette opion en navigation, et lesquelles??
Il me semble que le conservateur d'allure est exclu?Comment sécuriser la fonction PA?Bref, dites-moi tout,sauf que cela prend de la place dans les ports, je l'avais déja remarqué!!

Merci à tous de vos contributions.
Cordialement,
Florentin

Bonjour Florentin,
Nous sommes partis depuis 2003 pour une balade autour du monde en cata (BELIZE 43) et nous sommes actuellement en Nouvelle Zélande. En suivant les alizés et les infos météo, nous n'avons connu qu'un seul gros mauvais temps...dans le golfe de Gascogne (et parceque nous avions un engagement ferme sur un calendrier - grosse erreur!) - mais le cata s'en est très bien tiré.
Compte tenu du confort, non seulement en escale, mais aussi en navigation (beaucoup moins de fatigue que sur un bateau gité), quarts bien à l'abri - au sec -  dans la nacelle avec vision à 360°, c'est le bateau idéal pour voyager.
Quant au conservateur d'allure sur un catamaran, je n'en ai jamais vu  ! Toutefois, je suis en rapport avec www.hydrovane.com, qui fabrique ce type de matériel et prétend que ça marche...il y a des photos interessantes sur son site - mais j'attend d'en voir un monté et fonctionner (et ça coûte quand même 6000€ non monté !). Car, avec le pilote automatique, le gros problème  - surtout sur un catamaran, est la consomation d'énergie: 8 à 10 Ah - en fonction du vent et de l'état de la mer. Je suis équipé de panneaux solaires et d'une éolienne (+ un groupe de 6,5KVA - mais je n'aime pas l'entendre tourner!), et, la nuit c'est insuffisant, avec l'électronique et le radar (même en veille partielle) pour ne pas avoir à recharger les batteries.
Pour la taille du catamaran, 40' me semble un minimum pour pouvoir le charger sans perdre ses qualités marines - et ne pas se laisser séduire par les super catamarans très légers, qui vont peut-être vite (mais est-ce le but d'une balade?), mais surtout font très peur à leur skipper par gros temps! (et ne supportent pas la charge).
Je reste à ta disposition pour toute information complémentaire.
  
 

 

 

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KETCH
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réponse n°144552

Pour en terminer de mon côté (car de toute façon on ne trouvera jamais le voilier idéal,parfait en toutes circonstances et receuillant 100% des suffrages) il me semble que l'analyse courte, simple,limpide et objective de Istos devrait répondre à la question posée au début par Ophir.
Joël

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réponse n°144615
Littlewing a écrit :
Toujours ce viel argument du mono qui coule et du cata qui retourné est une plate forme acceuillante !!    Les 2 accidents sont aussi graves  sauf qu'il est plus facile, si l'on peut dire, de monter dans son BIB à partir d'un mono. Avce un cata retourné, les rares survivants auront bien du mérite à larguer le BIB et ce serait trop tard pour mettre dans le BIB, vhf gps, vivres supplémentaires.

ok pour les nombreux avantages du cata mais faut pas pousser quand meme !

 

 

 Bonsoir,
Jean, la flotabilité ce n'est pas un argument mais une réalité ! Tu as raison de souligner que dans le cas du mono ou du cata l'accident est dramatique, à cela prét que par une grosse mer je ne vois pas ou il serait plus difficile de monter sur un radeau de survie à partir d'un cata qu'mono . Le cata lui  Flotte, et aprés tu peux recuperer divers materiels à l'interieur par les trappes de survies si jamais tu n'as rien prevu dans des bacs etanche alors que si ton mono est au fond  t'as bonne mine. Sur ce fil il y a une personne qui c'est retourné, il suffit de qu'il nous explique ce qui est arrivé aprés l'accident, si vraiment ce fut plus difficile de monter sur un bib ou si il est resté sur son cata retourné. De toute maniere que tu navique sur n'importe quel bateau , tu auras toujours un risque, mono ou cata, mais voilà, tu restera toujours campé sur tes raisons parce que simplement tu n'aimes pas le cata, et moi sur les miennes car j'apprecie et que jusqu'à maintenant malgré quelques coup de tabacs je ne me suis jamais senti en danger, mais en même temps je n'ai jamais non plus pris de risques! Une derniere chose, concernant ceux qui pense qu'en mono finalement on va plus vite qu'en cata, je pense pas qu'lis aient vraiment beaucoup navigué sur deux pattes. Moi tous les ans je monte chez les Rosbif en avril, on est deux bateaux, un mono de de 50 pieds et moi. On part à douzes heures d'intervale, depuis 4 ans je ne suis arrivé qu'une seule fois 3 heures aprés lui, trop peu de vent, pourtant je pars toujours à 8 à bord alors que bien souvent ils ne sont que 5 ou 6 maxi à chaque fois.
Pascal

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réponse n°144624

 Salut à tous,

Dans ce genre de débat je crois qu'il ne faut pas essayer de convaincre les propriétaires de catas ou de mono, chacun possède un type de bateaux en fonctions de ses critères propres.

Ces discussions intéressent surtout ceux qui n'ont pas encore encore franchi le pas, qui hésitent.... Et là il faut être prudent sur nos affirmations. (Je parle de grand voyage)

A ceux-là personnellement , je dirais, que s'ils ont les moyens de se l'offrir, vive le cata ! Les conditions de vie à bord sont globalement incomparablement meilleures. Mais il ne faut pas laisser croire, comme j'ai cru le lire sur ce fil, qu'ils seront autant en sécurité en cata qu'en mono, là c'est une contre-vérité ! (Je parle toujours de navigations hauturière en équipage réduit)

C'est l'une des raisons qui fait que l'on rencontre très peu de solitaire en cata (je n'en connais personnellement aucun) alors qu'ils sont nombreux "à tourner" en mono. Par contre j'ai plein des copains qui se régalent durant leurs traversées sur des catas performants, mais avec des copains voileux, madame voyage en avion car elle s'est fait peur. Beaucoup embarque un troisième équipier pour les grandes nav...

Ceci dit si j'avais les moyens j'aurais un cata (mais la nuit je dormirais sans doute moins tranquillement)

A+ Sergio

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réponse n°144626
Potdudiabl a écrit :
Effectivement aucune contribution ne mentionne les réactions d'un catamaran pris dans du mauvais temps et obligé de se mettre à la cape sèche ou non.On parle à un moment de fuite et d'avoir une bonne vitesse,mais quelle est la bonne vitesse pour ne pas sancir?..
Peut etre n'est il pas de coutumes de se mettre à la cape sur cata !!!
J'ai personnellement la pratique de gros cata bien tranquille 47 pieds et 54 pieds,je n'ai jamais été dans l'obligation de me mettre a la cape.Au bas ris avec un équivalent de tourmentin à l'avant cela se passe bien même avec une tramontane à 45 kts.
Alain
Doelan1 a écrit :
Df a écrit :La qestion  à laquelle je n'ai pas de réponse c'est par très gros temps ( vent +mer) quelles sont les expériences en matière de cape ou de fuite sur un cata de 40' Toute personne pouvant me donner une expérience vécue de cette ou de ces situations me rendront service
Ophir a écrit :
Bonjour à tous,
A 67 ans, je pense repartir dans très peu de temps. J'ai vraiment une grande expérience de la nav en haute mer( 20.000milles dont 2 traversées de l'atlantique et la moitié en solo).Parcours effectués dans les années 75/80.
J'ai été un pro du nautisme:construction, entretien, gestion d'une base de loc..etc. Je ne suis dons pas un novice!!!
Pourtant, jai besoin de votre expérience personnelle.
Je regarde pour mon prog de nav autour du monde(plus en solo qu'accompagné)ce que je connais bien, c'està-dire les monocoques de 38 à 40 pieds, genre Dufour 385, 40, Océanis 40, 40CC, 411, ou encore Bavaria 2cabines...agés de qq années Pour rentrer dans mon budget.
Et puis, je me suis demandé si un petit multi dans les mêmes tailles(genre nautitech 39)ne serait pas encore plus agréable pour vivre à bord.Je fais donc appel à ceux qui pratiquent: Y -a-t-il des mauvaises surprises à attendre de cette opion en navigation, et lesquelles??
Il me semble que le conservateur d'allure est exclu?Comment sécuriser la fonction PA?Bref, dites-moi tout,sauf que cela prend de la place dans les ports, je l'avais déja remarqué!!

Merci à tous de vos contributions.
Cordialement,
Florentin

Bonjour Florentin,
Nous sommes partis depuis 2003 pour une balade autour du monde en cata (BELIZE 43) et nous sommes actuellement en Nouvelle Zélande. En suivant les alizés et les infos météo, nous n'avons connu qu'un seul gros mauvais temps...dans le golfe de Gascogne (et parceque nous avions un engagement ferme sur un calendrier - grosse erreur!) - mais le cata s'en est très bien tiré.
Compte tenu du confort, non seulement en escale, mais aussi en navigation (beaucoup moins de fatigue que sur un bateau gité), quarts bien à l'abri - au sec -  dans la nacelle avec vision à 360°, c'est le bateau idéal pour voyager.
Quant au conservateur d'allure sur un catamaran, je n'en ai jamais vu  ! Toutefois, je suis en rapport avec www.hydrovane.com, qui fabrique ce type de matériel et prétend que ça marche...il y a des photos interessantes sur son site - mais j'attend d'en voir un monté et fonctionner (et ça coûte quand même 6000€ non monté !). Car, avec le pilote automatique, le gros problème  - surtout sur un catamaran, est la consomation d'énergie: 8 à 10 Ah - en fonction du vent et de l'état de la mer. Je suis équipé de panneaux solaires et d'une éolienne (+ un groupe de 6,5KVA - mais je n'aime pas l'entendre tourner!), et, la nuit c'est insuffisant, avec l'électronique et le radar (même en veille partielle) pour ne pas avoir à recharger les batteries.
Pour la taille du catamaran, 40' me semble un minimum pour pouvoir le charger sans perdre ses qualités marines - et ne pas se laisser séduire par les super catamarans très légers, qui vont peut-être vite (mais est-ce le but d'une balade?), mais surtout font très peur à leur skipper par gros temps! (et ne supportent pas la charge).
Je reste à ta disposition pour toute information complémentaire.
  
 

 

 

 Bonjoura tous,
je voudrais  partager mon experience et donner mon avis .
j'ai subi des vents de 55 nds pres du détroit de messine avec mon lagoon 380 ,
j'ai du prendre la fuite le long de la botte italienne .
dire que je me sentais en total sécurité serait mentir , non que je n'avait pas confiance en mon bateau mais uniquement parce qu'il faut etre inconcient pour pour penser que avec un tel vent rien ne peut vous arriver ,surtout que lorsque l'anemometre passe a 55 nds vous n'etes pas sur que cela ne va  pas continuer a augmenter !
j'ai descendu la grande voile, laisser un petit bout de genois et je m'appuyais au moteur pour toujours garder le controle du bateau.
Bien sur je n'ai pas été dormir mais je pense que meme en mono je n aurai pas trouvé le sommeil !
personnellement je me sent plus en sécurité en cata et ce pour plusieurs raisons
Les DANGERS en mer sont nombreux et il n'y a pas que le retournement dans les surventes qui nous guetes
1 les OFNI qui lorsque vous les rencontrés en mono peuvent vous casser le quille et la le mono se retrouve a l'envers !
2 l'homme a la mer : les maneouvres en solitaire ou en équipage reduit sont beaucoups plus sésurisantes en cata , ayant pratiqué les prisent de ris en mono et dans la grosse mer , je me rapelle avoir laissé l'empreinte de mes ongles sur quelques mats auquels je me suis agrippé !
3 LA FATIGUE , tout le monde sait que le froid , la fatigue et le mal de mer finissent par vous faire faire des erreurs qui peuvent vous mettre en danger .

Mais malgré tout ca , ce n'est pas la longeur du bateau ou le nombres de coques qui fait le bonheur du marin !

Bon vent a tous
Maurice

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réponse n°144630

 Maurice,

Tu as confiance en ton bateau et tu le mènes bien, c'est entendu ! Cependant, en te lisant, un néophyte pourrait penser qu'un Lagoon 38 est apte à affronter le grand mauvais temps. Je ne pense que cela soit juste, même si, bien mené, il peut en réchapper.

Des vents forts (comme ceux que tu indiques) ne sont pas forcément un problème. Ce qui tue les bateaux c'est souvent la mer, pas le vent! Quelle mer as-tu rencontrée lors de ton expérience ?

D'autre part, combien de temps as-tu subi ces conditions difficiles ? Combien étiez-vous à bord ? Tu te serais vu à la barre trois jours d'affilé ? Penses-tu que tu aurais pu tout fermer et laisser le bateau se débrouiller ?

Encore une fois ce n'est pas pour convaincre qui que ce soit, c'est juste pour faire réfléchir ceux qui n'ont pas encore de bateau ...

(Il y en a un qui rigole, c'est Florentin qui a provoqué une belle empoignade )

A+ Sergio

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réponse n°144631

Salut Sergio,
explique-nous pourquoi il serait plus dangereux de naviguer en équipage réduit en cata qu'en mono ?
Sur un cata on fatigue moins et on récupère mieux, où est le problème ?
Sur un cata de croisière on ne navigue pas avec l'écoute de GV dans les dents, et le pilote fait le boulot au moins aussi bien que sur un mono. Quand il faut reprendre la barre pour limiter les embardées, il en sera de même sur un mono.

Je persiste et je signe un cata n'est pas plus dangereux qu'un mono. Les conditions dangereuses pour l'un le seront aussi pour l'autre, le monocoque ne supprime pas le danger.

Dans de très mauvaises conditions l'équipage d'un cata sera moins fatigué et on sait que l'état de fatigue est le principal facteur de détresse.
Je ne cherche pas à convaincre les inconditionnels du mono, je donne simplement mon avis d'utilisateur de cata. Il ne faut pas non plus répéter sans cesse des lieux communs et je veux rassurer les navigateurs qui envisagent de passer au cata.
Allez-y, vous ne le regretterez pas.

Je parle de tous les catas de croisière actuels à partir de 11m50 (plus c'est long plus c'est bon) en évitant les trop lourds et les trop légers pour la grande croisière.

Voilà mes conclusions après 25 ans d'expérience sur différents catas.

Pour Florentin,
la meilleure solution pour le PA c'est de doubler l'installation, un de chaque côté. Comme ça même si tu perds un safran (ça m'est arrivé) pas de problème.
Mais bon, on ne peut pas partir avec tout en double, la chasse au poids est une bonne préoccupation, surtout sur un cata, surtout dans les extrémités.

JF

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LAGOON 380 S2
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réponse n°144633

Salut Sergio,
dabord qu il n'y ai pas de mal entendu , mon intervention n'est absolument un conseil de navigation dans le mauvais temps c'etait juste pour répondre a quelq'un qui demandait de raconter ses expériences par gros temps .

Pour répondre a ta question nous etions 5 a bord avec 4 equipiers non experimentés a qui je n'aurait pas confié la barre pour aller dormir !
ce fut un coup de sirrocco qui a duré une douzaine d heure mais j'ai pu trouvé un abrit aprés 6 heures de nav .

La mer etait grosse sur la fin houle de 2 A 3 metres et deferlait legerement . le bateau est parti plusieurs fois au surf a 20 nds route surface sous pilote mais moi a coter de la barre au cas ou ! il a toujours tenu son cap .

aprés j'ai rentrer presque  tout le genois et il n'a plus depasser les 15 nds au surf

je n'ai jamais fait de traversée plus longue que 4 jours et ce jamais connaitre de veritable tempete . Devoir m'enfermer pendant trois jours dans mon bateau et attendre la fin du mauvais temps cela je n'ai jamais vecu et je ne suis pas presser de le vivre !

Je pense que mon bateau est loin etre l'ideal pour cela et pour le tour du monde que j'envisage d'ici quelques années je le ferai sur un bateau plus grand (mais en cata ) meme si beaucoups de personnes on fait le grand tour avec un 380 et en équipage réduit !

j'espére que ton bateau n'a pas subi de dommage avec le cyclone en polynesie et félicitation pour ton beau voyage

bon vent a toi 
Maurice

 

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réponse n°144636

Salut Jean-François,

Encore une fois je suis d'accord pour dire que le cata est le meilleur compromis pour le grand voyage, et je ne dirais pas qu'un cata est plus dangereux qu'un mono, mais :

- Dans le mauvais temps, si tu ne peux plus barrer (pilote et équipage HS) tu risques d'être assez vite en difficulté, en mono, à la cape sèche tu pourras tenir plus longtemps...

- Concernant la réduction de voilure, tu es obligé d'être plus vigilant à moins de naviguer très sous-toilé (ce que font beaucoup d'équipage réduit la nuit en traversée)

- et enfin dans des mers très fortes et très abruptes (que je n'ai jamais rencontrées) tu as le risque, certes minime, de te retrouver sur le toit. C'est arrivé on ne peut pas, ne pas le prendre en considération.

Tout ceci se gère et n'est pas du tout rédhibitoire, mais on ne peut pas dire à un néophyte que le cata et le mono c'est pareil sur le plan sécurité !

A+ Sergio

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réponse n°144637

 OK Maurice,

Bon écoute, si ton Lagoon ne te convient pas je veux bien échanger ! mais c'est bien pour te rendre service hein ! 

A+ Sergio

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réponse n°144652

Sergio,
quelques détails de mon expérience. Cata Solaris 42 dans les années 80.
J'ai essayé de prendre la cape courante face à une mer déferlante en allant à Madère, je n'ai pas réussi, le cata se mettait en travers  alors  j'ai continué à tirer des bords, mais avec 180° d'un bord sur l'autre à la louche, c'était inutile, j'ai fait demi tour et pris la fuite : allure tout à fait confortable sur un cata. Je n'ai jamais eu l'impression d'être à la limite, même face aux déferlantes, mais il ne faut pas tenter le diable.
Une autre fois, entre Antilles et Açores, j'ai pris un retour d'est tellement fort qu'il était impossible de laisser un bout de toile dehors. J'ai tout amené, l'équipage dans le carré. Le cata livré à lui-même se met en travers de la lame et bouchonne. Au début j'aidais avec le moteur sous le vent, mais finalement le cata s'en tirait aussi bien tout seul. En 24h on a dérivé de 25 milles.
C'est venu d'un seul coup, au début j'étais pas fier, mais ensuite j'ai admiré la manière dont le cata se comportait, et il était toujours possible de vivre presque normalement à bord. Le cata se comporte un peu comme une plume ou un bouchon, il échappe à la force de la mer en montant sur les vagues.
J'ai pris d'autres mauvais coups à plus de 50 noeuds, si la mer est longue comme en Atlantique ça navigue encore et vite avec peu de toile (sauf au près). En Méditerranée, la mer est trop courte et cassante, là il faut arrêter les frais, j'amène tout et j'avance doucement au moteur.
Voilà, il y a sans doute des situations encore bien pire, mais je dois admettre que le comportement des catas est surprenant et au final rassurant. J'étais content de ne pas être sur un mono, pas pour la sécu, il serait passé aussi, mais pour le confort, on surveille tout bien à l'abri au chaud.
Voilà, ça vaut ce que ça vaut, mais pour moi je reste sur cata. Depuis et avec d'autres catas, je n'ai plus jamais rencontré des conditions aussi difficiles, heureusement. Mais il faut admettre que c'est possible dès lors qu'on traverse l'Atlantique et attention à la Méditerranée qui lève rapidement des vagues cassantes.

C'était pas le sujet, mais si ça peut aider, c'est déjà ça.
Bon vent à tous, mais pas trop fort
JF

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CATAMARAN
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réponse n°144656

On peut faire au moins deux constats à partir de ce débat :

D'abord, que chacun à sa propre conviction de son bateau idéal, et c'est tant mieux.

Ensuite, qu'il y a toujours cette idée solidemnt et culturellement ancrée que le multi est moins sécure que le mono.

Plus précisément, que la présence d'une bonne quille de quelques tonnes est la clé d'une sécurité optimum.

Or, il est clair que tous les utilisateurs de Catas qui témoignent ici, ont rencontré des conditions dures, mais n'ont jamais ressenti cette mise en danger systématique du Cata dans du très gros temps. Alors peut-être qu'il faut penser cyniquement que ceux qui ont connu cette limite ne sont plus là pour témoigner, mais je ne pense pas, je crois vraiment que cette idée est un a priori facheux, que peut-être des architectes ou des matheux pourraient définitivement lui tordre son cou. 

La  probabilité de rencontrer du très très gros temps capable de mettre à mal un cata en bon état et bien conçu est tout de même faible et personne ne souhaite le rencontrer et il n'est pas sûr qu'un mono résistera mieux à ce péril. Alors, baser son choix sur l'hypothétique vague scélérate est respectable car sans doute basée sur le principe de précaution si cher à la civilisation d'aujourd'hui, mais la précaution ultime est peut-être de ne pas naviguer.

C'est pour cela que je disais au début de ce forum qu'il fallait, pour adhérer au CATA, vaincre ses à priori et changer son référentiel nautique

Enfin, contrairement à ce qui a été dit, je croise parfois et je connais des navigateurs solitaire en CATA, sans parler d'Antoine pour citer le plus emblématique.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°144664
Bonjour à tous.

Sergio, tu sais, des solitaires en cata il en existe. Antoine sur un 40 pieds, le globe flotteur en alu, bateau relativement lourd et pourtant je crois qu'il en est à son 3 eme tour du monde, et des tempetes il en a essuyé aussi malgré qu'il les evite au maximun, et aussi notre ami Baami, il est en mer rouge, et lui aussi est solitaire, moi même je navigue souvent en solo, et bien d'autres. Quand tu es dans un coup de vent, si tu te mets à la cape tu peux t'assoir à table et souper,  aller domir pour récuperer, je l'ai fait sur le mono et le cata. Sur le mono, sincerement il te faut extrement d'experience pour pouvoir recuperer, sur un cata c'est different, mais encore faudrait il que tu essaies les deux dans les mêmes conditions.
On pourra te donner tous les exemples du monde que tu n'y croiras toujours pas, mais peut être que tu as raison, je reconnais qu'il y a des accidents en cata alors qu'en mono jamais un fait divers de ce genre n'arrive ! En plus, quand tu penses au temps passé sur l'eau à naviguer et le temps au mouillage, il n'y a pas photos. Enfin, moi, de toute facon que ce soit en navigation ou au mouillage je ne suis pas prét de changer !
Pascal

Anonyme (non vérifié)
réponse n°144665
Sergio1 a écrit :

- Dans le mauvais temps, si tu ne peux plus barrer (pilote et équipage HS) tu risques d'être assez vite en difficulté, en mono, à la cape sèche tu pourras tenir plus longtemps...

- et enfin dans des mers très fortes et très abruptes (que je n'ai jamais rencontrées) tu as le risque, certes minime, de te retrouver sur le toit. C'est arrivé on ne peut pas, ne pas le prendre en considération.

Tout ceci se gère et n'est pas du tout rédhibitoire, mais on ne peut pas dire à un néophyte que le cata et le mono c'est pareil sur le plan sécurité !

A+ Sergio

 Qui aurait expérimenté l'ancre flottante de type ParaTech (grande surface adaptée au bateau ) gréée à la proue pour mettre le bateau face à la vague et aux déferlantes ?
J'en ai acheté une avant de partir avec l'Ovni; je n'ai heureusement jamais eu à la mettre en oeuvre ....
La base de données DDDB (Drag device data base de Victor Shane) semble faire etat de nombreuses experiences positives . Le Vagnon du multicoque de croisiere parle d'un Catana 44 qui se serait retourné par l'arriere mais dont l'ancre flottante aurait été gréée sur une seule coque au lieux des deux...

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OCEANIS 42 CC
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réponse n°144667

Chers amis,
Je vous suggère d'arreter là cette discussion, fort interessante au demeurant, mais qui finira par tourner au pour ou contre le catamaran en général, ce qui n'était pas l'objet du post original.J'ai pris note de nombre de remarques qui méritent réflexion.
En définitive, en dehors des arguments plus ou moins objectifs, il y a un point sur lequel il n'y a pas photo(cest Sergio qui le dit)ça commence à m'amuser de voir à quel point une innocente?? question suscite le débat....Cela dit, félicitations à tous pour la courtoisie de vos interventions, ce qui n'est pas toujours le cas sur les forums publics.
Bonne nav à tous,
Amicalement,
Florentin

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réponse n°144670

Bonjour Colyande,
alors là un grand merci, en quelques lignes tu as résumé tout ce que j'essayais de dire maladroitement depuis le début.
Je n'ai plus rien à ajouter maintenant.

Ah si, au sujet de l'ancre flottante, je n'y suis pas favorable sur un cata, ça va l'obliger à affronter la mer, alors qu'il doit faire l'inverse : esquiver les coups.
Et dans ce sport le cata se débrouille mieux tout seul. Et l'équipage est à l'abri à l'intérieur au lieu de prendre des risques sur le pont.
A réserver éventuellement aux catas qui peuvent aller très vite voire trop, à sec de toile (cata de course, mât aile) et uniquement pour les ralentir.

JF

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KETCH
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réponse n°144671

Florentin, as tu tes réponses???
Je pense que oui, quoique certains n'ont pas tout à fait saisi que tu voulais naviguer  en solitaire et sur de très longues distances (plusieurs semaines au large sans abri proche pour se reposer).

J'avais oublié, en effet, Antoine que j'ai eu à la maison à Nouméa lors d'une de ses longues escales chez nous et que j'apprécie beaucoup.
Son exemple est très instructif effectivement et pourrait permettre de clore ce débat bien intéressant: si on suit son exemple, il a choisi un catamaran en strongal qu'on pourrait qualifier d'"indestructible".
Simplissime, un "peu" lourd (je le vois difficilement se mettre sur le toît), pas très rapide mais certainement pas angoissant. Il a beaucoup d'espace dont une cabine entière faisant office de studio.
Quant au programme: il a choisi logiquement l'autoroute des alizés; on peut tourner dans ce sens plusieurs fois sans rencontrer vraiment de problème à condition de faire comme lui : une gestion intraitable des conditions météos avec les moyens les plus sophistiqués  dont nous disposons actuellement tout en restant attentif aux coûts (ce qu'il fait remarquablement).
Il se permet des incursions de part et d'autre des tropiques (il était récemment en NZ) , juste ce qu'il faut. Et quand il veut aller plus loin il navigue sur le BDA (bateau des autres).
C'est un malin!!!
Bien amicalement.
Joël

  

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privilège 465 (Catamaran)
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réponse n°144675

Si si on a très bien compris que tu as du mal à admettre qu'un cata navigue mieux et plus souvent à l'endroit qu'à l'envers et en solitaire et sur de longues distances aussi.
Quant aux prévisions météo c'est valable aussi pour les monos.

Il faut arrêter de nous asséner des arguments qui n'en sont pas sous prétexte qu'il est difficile de trouver des avantages au mono.
La prudence s'impose à tous et on est conscient que si un jour la mer veut nous avoir, elle nous aura, compris mono et cata. Elle ne choisit pas ses victimes !
JF

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KETCH
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réponse n°144680

"Tolérance" est un des plus jolis mots de la langue Française.
Joël

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réponse n°144685

oui, sauf quand on sent comme un reproche
C'est un mot qu'on brandit quand quelqu'un n'est pas de notre avis, le problème c'est qu'il est valable dans les 2 sens, et que celui qui l'utilise doit commencer par se l'appliquer à lui-même.

En tout cas c'est un joli nom pour un bateau, mais difficile à porter.

Bon on s'égare (du Nord)
JF

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