Loin de la terre surgit le monde - Fabrice Amedeo - Editions Plon - Note de lecture

Loin de la terre surgit le monde - Fabrice Amedeo - Editions Plon - Note de lecture

Posté par : LIVRES DE MER
24 Septembre 2021 à 05h
Dernière mise à jour 24 Septembre 2021 à 05h
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Note de lecture :

Une clé pour ouvrir ce livre : dans une des dernières pages, Fabrice Amedeo a écrit “J’habite à terre, mais je suis habité par le large”. Très beau livre tout en descriptions, ressentis, émotions.

Après une première partie de vie professionnelle passée en tant que journaliste au sein du Figaro, Fabrice vit sa passion avec la mer. Son objectif au travers de ce livre : « Partager les expériences uniques vécues au large pour témoigner de la voie qu’offre l’océan pour renouer avec le monde. »

Il a rédigé une immense description de la mer et du ciel contemplés  et ressentis par un marin solitaire, voilant en tour du monde. Riche en mots et en images. Trouée de réflexions mentales de toutes sortes, familiales, sociales, environnementales, politiques, philosophiques. Tout ce qui peut venir à l’esprit pendant des heures de navigation. Avec de multiples citations, évocations littéraires, philosophiques ou autres. Superbe écriture, inlassable.

Pour lui  :  Quelle plus belle expérience de la nature et du monde que les crépuscules derrière les cumulus dans le ciel alizéen ?

Il nous fait partager :

La palette des couleurs croisées au cours de ses périples autour du monde, que nous vous laissons découvrir…

Les levers et couchers de soleil, les crépuscules, les vagues des mers du sud où les teintes de gris évoquent la mort et le fait de ne s’être jamais senti aussi vivant que dans ces latitudes australes

La poésie des nuages, avec un chapitre entier consacré aux descriptions de la panoplie exhaustive des nuages existants et de la météo impliquée.

Ses voyages intérieurs, et sa quête métaphysique… (Pour lui le large est métaphysique…)

La puissance des sentiments ressentis en mer « Il n’y a rien de plus fort que le puissant sentiment de solitude éprouvé à proximité du point Nemo dans le pacifique, ce point de la surface des océans le plus reculé de toute terre. »

Et le fameux « sentiment océanique ». Être dans une situation de dépendance totale à la merci d’éléments qui nous dépassent et nous rappellent notre fragilité tout en ayant étrangement le sentiment d’être éternel. La sensation de faire un avec le tout. Quelque chose d’unique…

« La course au large est quelque chose d’impitoyable mais aussi une drogue dure. Nous quittons la terre pour voyager seuls face et avec nous-mêmes. Au large on renoue avec la palpitation de la nature, avec le battement du monde. »

Ce marin-écrivain ou l’inverse ne s’arrête jamais ! Livre immense, comme le monde qu’on traverse avec lui. 

 

Brigitte Eude et Françoise Tran pour la commission Livres De Mer

Réécriture Thérèse Collet

 

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