La Colombie, un pays à découvrir

La Colombie, un pays à découvrir

Posté par : Paul et Dom
22 Janvier 2020 à 00h
Dernière mise à jour 22 Janvier 2020 à 17h
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Bonjour les amis !

Notre vidéo en ligne sur : https://youtu.be/VTlYMrU5yTQ

Grande comme deux fois la France, avec sa « côte d’Azur » au nord, l’Amazone au sud, 2 grandes chaines de montagnes qui la traversent… Avec des noms aussi célèbres que Bogota, Medellin, Cartagena des Indias, Escobar ou Bolivar, la Colombie est aujourd’hui un des pays à visiter « à tout prix » : elle est élue par le guide du routard  « première destination 2020 » ! Et il y a de quoi faire !

Nous avions un mois devant nous, et il a fallu faire des choix. Bien des destinations intéressantes ont été abandonnées au profit de quelques-unes. Voici un petit aperçu de nos découvertes  :

SANTA MARTA. Après un 25 décembre passé en pleine mer, nous arrivons à Santa Marta, ville industrielle et touristique de près de 1,2 millions d’habitants. Ici, comme ce sont les grandes vacances (novembre – février), les touristes affluent, majoritairement Colombiens, souvent de Bogota. Le quartier central est assez calme dans la journée, très animé le soir, avec beaucoup de charme : rues hyper colorées, bruyantes, une foule de gens dehors, et une population jeune, jeune, jeune. Des vendeurs ambulants de café et de mangues à tous les coins de rue, des tas de bistrots et restaurants sympas (calle 19), une cuisine inventive et un coût de la vie avantageux pour nous (dîner 10 € au restau, mais on peut manger une brochette sur le trottoir à 2 €)… A la marina, rencontre de Français (heureux) installés en Colombie, de voyageurs en partance pour Panama, mais aussi découverte de l’activité trépidante (et très sonore, musique à fond) des sorties en mer à la journée, à des tarifs européens cette fois, mais les Colombiens adorent ça ! Nous profitons de toute cette ambiance, d’autant que la marina est très confortable.

 

LES BOCAUX. Dom a rapporté un stérilisateur de France pour que nous puissions refaire « le coup des bocaux » pour le Pacifique. Reste à trouver quelqu’un qui veuille bien nous les remplir. Après avoir vérifié que notre stérilisateur fonctionne bien sur la prise 220 du quai, nous contactons au petit bonheur la chance un restau dans lequel nous avons bien mangé, et nous y rencontrons Naja, qui accepte avec joie cette mission en cuisinant avec sa mère Laura, vénézuélienne. Pour nous c’est formidable, nous allons manger en plein Pacifique de la sopa de ocumo, du pabellon et autres délices cuisinés maison !

LE DESERT DE LA GUAJIRA. Pour le nouvel an, nous choisissons de partir 3 jours dans le désert et nous faisons bien car c’est sans doute le moment le moins chargé en touristes. Nous laissons de côté le chemin de la Ciudad Perdida des Indiens Kogi où les groupes s’engagent à la queue-leu-leu. Pour aller dans la Guajira, nous sommes obligés de passer par une agence et un 4X4 et un chauffeur, car les itinéraires sont des pistes qui varient selon la saison. C’est un désert en bord de mer, au point le plus septentrional de l’Amérique du sud. Les couleurs sont sublimes,  la végétation aussi : acacias, cactus, mangrove ; les oiseaux en grande quantité : aigles, pélicans, hérons, grues… La vue d’une grande colonie de flamands roses dans une lagune nous laisse sans voix. Ce sont les indiens Wayuus qui habitent ce désert, la population indigène la plus importante en Colombie et au Venezuela : 500 000 personnes environ sur les 2 pays qui ont résisté aux envahisseurs. Ils vivent d’élevage (chèvres, vaches), de pêche, d’artisanat (les fameux « Mochila »), mais leurs conditions de vie nous laissent perplexes...

De Santa Marta à Cartagène, nous naviguons une vingtaine d’heures dans des conditions difficiles : mer agitée et vents forts : cette zone de navigation est en effet connue sous le nom du « Cap Horn des Caraïbes », et il le porte bien. Dom est malade, mais nous allons vite comprendre qu’elle va devoir faire face pendant une semaine à une intoxication alimentaire qui va l’affaiblir et réduire le nombre de photos !

CARTAGENA DES INDIAS

Arriver à Cartagena par la mer, c’est quelque chose ! La petite cité coloniale abritée derrière ses remparts semble résister avec peine aux beaux gratte-ciel qui abondent tout autour. Ceux-ci sont d’ailleurs construits sur une petite bande de terre de 500 m de large qui ferme la baie, et nous les contournons pour aller nous amarrer au Club de Pesca (prononcer cloub) : impressionnant ! La cité, de jour, est littéralement asphyxiée par les voitures et l’activité touristique. Ici, ce sont bien des gens du monde entier qui déambulent, assaillis par les vendeurs de rue. Et même si la ville est jolie, ça gâche un peu notre plaisir. En revanche, le soir venu, quelle activité ! Quelle vie ! Vraiment envoûtant !

BOGOTA

Bogota fut fondée à 2 640 mètre d’altitude parce qu’à l’époque on croyait que la chaleur rendait stupide (!). Mais à 4° de latitude nord, elle bénéficie d’un climat plutôt chaud.  Aujourd’hui, ce sont près de 8 millions d’habitants qui y vivent. Nous nous installons 2 jours dans le vieux quartier touristique de la Candelaria. Joli, sympa, intéressant ! Des visites guidées de 3 heures sont proposées gratuitement par les associations locales, et nous découvrons avec effarement 60 ans de la vie tumultueuse et violente du pays, de 1948 à nos jours (voir la série Narcos qui apparemment n’exagère pas). Notre guide locale est une jeune femme de 24 ans montée sur ressorts, pleine de vie et de rêves quelque peu idéologiques, qui vient juste de connaître la paix, et qui nous détaille tout cela avec force conviction et énergie. Comment peut-on être Colombien et heureux après tout ça ? Le secret c’est la famille et l’instant présent, nous dit-elle.

VILLA DE LEYRA, BARICHARA ET LE BOYACA

Villa de Leyra nous touche au cœur. Nous découvrons cette petite cité coloniale parfaitement conservée de nuit et lui trouvons un charme et une paisibilité particuliers. Nous pourrions y rester 3 jours, d’autant que nous sommes logés dans un Airbnb tranquille et sympathique. Barichara se mérite, encore 4 heures de route pour y arriver (vitesse moyenne sur les routes de Colombie : 50 km/h), mais ça vaut le coup. Ici on mange de la viande et peu de fruits et légumes, c’est un pays d’ élevage ! Nous rentrons vers Bogota par le Boyacà, une région magnifique qui vaut qu’on la traverse.

LETICIA

Nous avons réservé notre dernière semaine pour Leticia, 4° de latitude sud, pointe sud de la Colombie, au bord de l’Amazone et à la frontière du Pérou et du Brésil. Nous avons même fait venir via des amis français le médicament anti-palludéen qui convient à cette zone tropicale. Malheureusement, une embrouille sur nos billets d’avion (payés en ligne, bloqués, non confirmés jusqu’à la veille du départ) nous fait louper le coche ! Trop difficile ensuite de s’y prendre la veille, aussi bien pour les vols que pour les excursions sur place que l’on ne nous propose qu’en espagnol. Nous devons donc renoncer et choisissons du coup de partir vers Panama où les formalités du passage du canal nous attendent : plus nous les ferons tôt, plus nous aurons le choix de la date.

Notre voyage en Colombie se termine avec ce regret de ne pas avoir vu Leticia, ni Medellin, ni la région du Guaviare : autant de destinations que nous vous recommandons de mettre à votre programme si vous êtes tentés par le pays.

Nous ne saurions trop vous dire si la Colombie va bien (en tout cas elle va mieux), si le trafic de drogue a disparu ou s’est seulement déplacé aux frontières, si tout le pays est sûr (apparemment, on nous a souvent invités dans les grandes villes à ne pas dépasser certaines limites de rues), si les gens sont traités égalitairement, s’ils pauvres, riches, heureux, ou pas. En tout cas la vie y est très agréable, les gens très gentils, portés par une énergie positive, et encore heureux de voir des touristes qui viennent visiter leur pays.

LES BOCAUX, 2. Quelques jours avant de partir pour Panama, nous sentons dans un des coffres une drôle d’odeur : il faut vérifier les bocaux. Et oh désespoir, 22 d’entre eux ne sont pas restés hermétiques. Tout est à jeter, et nous voilà tout à coup obligés de refaire nous-mêmes la cuisine dans notre espace plutôt restreint ! Adieu cuisine vénézuélienne, bonjour saucisses lentilles, bœuf haricots rouges, et couscous de poulet. Nous nous organisons bien, mais la chaleur déjà accablante en milieu de journée rend l’épreuve assez difficile ! Mais bon, nous voilà rééquipés ! En route pour Panama !

A bientôt et merci de vos nouvelles !

Paul et Dom

Pour vous donner un aperçu de la colonisation occidentale de la Colombie dès le 16è siècle, nous vous recommandons la lecture de « La femme du cartographe » de Robert Whitaker.

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