Mouillage

Mouillage

Posté par : OLIVIER
13 Juillet 2019 à 00h
Dernière mise à jour 13 Juillet 2019 à 21h
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Mouillage

 

            Le mouillage. Ce terme maritime a fait déjà couler beaucoup d’encre mais je vais essayer de vous en parler un peu.

Souvent, et c’est paradoxal, on mouille pour se mettre au sec, après une journée de mer humide par exemple. Attention aussi au marnage car on pourrait être encore plus vite au sec qu’on ne le pense. La quille doit toujours rester avec de l’eau dessous et pour cela garder un pied de pilote, ce dernier n’ayant jamais le pied au sec et c’est dommage pour lui qui voulait pourtant s’y mettre, mais c’est la dure loi des mers.

Un mouillage bien cool c’est bien celui de Porto Santo !

Après trois jours et demi de mer, arrivée de nuit sous le vent de l’ile, étrave dirigée vers la grande plage, l’ancre file à l’eau sous les étoiles dans le chuintement doux des vagues sur le sable. Un petit coup en arrière pour faire mordre un peu, sept mètres de fond de sable parfait pour la Kobra, je rallonge à quarante mètres de chaîne plus un bout amortisseur et la nuit est à nous !

Les voiles sont rangées, feu de mouillage allumé, seul bateau de la grande plage… Repos !

Les yeux ouverts dans la couchette à admirer le ciel étoilé par le panneau de pont, ça ne dure pas bien longtemps et je m’endors, béat…

Voilà un vrai mouillage tel qu’on le rêve, mais pourtant ça existe !

Deuxième mouillage dans le port de Porto Santo, mêmes fonds de sable mais on est un peu plus nombreux et on garde bien nos distances d’évitage. Le doux ballet des annexes agrémente nos journées trépidantes. Une petite inspection de coque en plongée, des mouettes quémandent quelques croûtons et un petit poisson amical nous rend visite et finit nos miettes de pain rassis.

Un mouillage c’est comme être sur une petite île déserte, une vie en autonomie relative où il faut pourtant se ravitailler de temps en temps. On compte les litres d’eau, les watts, la nourriture et les livres qu’il nous reste à lire. Un peu de réseau wifi et c’est le bonheur. Le temps passe et l’on se couche à la tombée de la nuit. Et pour bien dormir sur ses quatre oreilles (mon équipière en a deux aussi) il faut une bonne ligne de mouillage, mais ça c’est une autre histoire.

A ploufff

L’équipage de Danton

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