Fallait pas
publié le 02 Septembre 2004 03:04
Jaimerais vous faire part dune petite aventure qui heureusement cest bien terminé.
Quittant la baie de Propriano en Corse javais pour projet de marrêter au petit port de Figari. Pour senfoncer au fond de cette
baie en suivant les amer et étudiant bien la carte il ny avait pas trop de problèmes pour arriver à lentrée du port. Lorsque je
pointe le bout de mon étrave à lentrée du chenal, jentends une voix au porte voix qui me dit avec un fort accent
Corse: «Partez il ny a plus de place » Je me dit en moi-même quelle curieux sens de lhospitalité ? Bref remarquant un petit coin
abrité derrière un petit bout dîle ou deux voiliers avaient déjà planté leurs pioches, je me décide à mon tour den faire autant.
Malheureusement les places étant comptées après plusieurs essais infructueux (pas assez de dévitage) je fais demi tour et me
rengage dans le chenal. Lalarme du sondeur sonnant de tant en tant il sagissait de faire le même jeu de piste que pour laller.
Ce qui devait arriver arriva ! Malgré une vitesse de un ou deux nuds je sentis le bateau simmobiliser gentiment au milieu de
cette passe. Javais la quille plantée dans le sable. Marche arrière assez forte, rien ny fait ! Jétais bel et bien échoué ! De plus,
un petit vent de 8à 10 nuds me poussait dans le mauvais sens. Mon annexe nétant pas encore gonflée je réfléchissais à tous
les moyens pour me sortir de cette passe inconfortable. Le temps de gonfler lannexe pour aller mouiller une ancre un peu plus
loin pour frapper un bout au bout du mat me paraissait long a mettre en uvre. Je pourrais aussi essayer de me pendre en bout
de baume pour faire gîter le bateau. Apres toutes ces réflexions je me décide dappeler la capitainerie du port qui se trouvait à a
peine 200mètres. (Avant de déranger le 16 il fallait que je sois sur que je ne puisse faire autrement par contre je craignait que
le vent forcisse.) Apres une dizaine de tentatives jobtiens quand même le capitaine du port. Je lui explique que je demande
assistance. Il me répond : «-Il ny a pas dassistance ! » je lui réponds « Mais je suis échoué. » Sa réponse fut digne dune bande
dessinée : «Fallait pas ! » Heureusement Eole avait du entendre mon appel et un petit coup de vent fit pivoter le bateau ce qui
permit de me dégager en marche arrière.
Jespère seulement que ce Monsieur qui à des fonctions de capitaine aura un jour besoin dassistance en mer. Peut être que cela
le fera réfléchir. Cette aventure cest bien terminé grâce à la chance. Cela aurait pu plus mal ce passer et un simple zodiac avec
un moteur un peu puissant aurait pu me tirer daffaire.
Amis plaisanciers si vous passez par la baie de Figari surtout ne vous échouez pas

















A mon avis tu as eu de la chance que le pitaine ne se dérange pas. Je pense à la facture qu'il t'aurait sans doute présentée s'il
l'avait fait!!
Derrière l'ile, faut attacher une amarre à un arbre, et planter sa pioche à l'arrière. Pas d'évitage.
L'ancre pour te débourber, t'as pas besoin de l'annexe pour la porter: ou tu as une ancre alu qui se porte à la nage (avec
palmes), ou tu as une ancre lourde et tu utilises ta bouée couronne comme flotteur. Ca marche très bien, mais je suppose bien
sur que l'eau est "baignable", ce qui est le cas à Figari en été!.
Dites donc, avez vous regardé la carte avant de vous engager?
Je connais bien le coin et rares sont les jours en période estivale où il n'y a pas un bateau de location qui va au sec...
Le capitaine de port n'est pas un marrant, c'est vrai mais il faut aussi le comprendre avec tous ces appels au secours!
Quand il n'y a pas d'eau, le sondeur ne peut 'être qu'en alarme...
Ouais, il est TRES difficiel de mouiller derrière l'ile. Une amarre à terre sur un arbre? Mais il n'y a pas d'arbre là! La zone avec de
l'eau derrière cette ile est très restreinte. Avec 2 mouillages ça doit le faire. Je n'y suis pas arrivé cet été.
Par contre, je ne comprends pas comment tu as pu te planter? La carte est explicite: pas d'eau en dehors du chenal. Pour
entrer, c'est le 36,5°, et pour sortie le 216,5°. En dehors de cela, point de salut. Même au pied de la tour génoise où il y a des
mattes partout.
Définitivement, Figari me fait chier. Le capitaine n'est pas sympa, les algues sont de mauvaise tenue et la baie ouverte
largement sur le sud ouest, rarement confortable à part 2 places derrière l'ile toujours occupées. Je me dirige maintenant vers
Paragnalo (ou ququchose comme ça) plus au sud avec des fonds bonne tenue et plein de rochers pour se tenir à terre et peu de
monde et pas de capitaine chiant.
Cest ma faute cest ma faute cest ma très grande faute !!!
Mais que le marin qui ne cest jamais fait piéger lève le doigt.
Pour information si je navais par regardé la carte je ne serais même pas arrivé jusqu'à la misérable bouée indiquant lentrée du
port. Je tiens à préciser que cest en revenant de ce labyrinthe de derrière lîle que je me suis arrêté dans le sable.
Cétait seulement pour éviter un bateau que jai abattu légèrement vers le fond du golf. (Fallait pas !!) Il est sur que sil y avait
eu une houle de Sud ouest et un vent supérieur je ny serait pas allé mais par expérience je sais que les bons mouillages doivent
parfois se mériter. Pour finir jai été mouiller sous la tour Génoise en évitant les pavés
Mais tout ceci nétait pas le sujet. Je voulais seulement dénoncer lattitude dun capitaine de port qui envoie chier tout le monde
(apparemment il est connu et je ne suis pas le seul) Je voulais surtout dire aux autres Figari attention danger !!!.
En aucun cas jattendais une leçon de morale de « capitaines » très sur deux !
Personnellement jaime la mer car elle remet lhomme à sa juste dimension. Javais rêvé de plus de solidarité et de convivialité de
la part des marins. Si je navais pas navigué un peu plus loin jaurais été sûrement déçu ! Mais je ne suis pas la pour refaire le
monde jexprime juste un ressentit.
Fallait surtoutr pas...aller en CORSE
puisqu'ils ne veulent pas de nous, les "estrangers", il faut leur foutre la paix.J'ai
débarqué les cartes deCORSE depuis dix ans, et ne m'en porte que mieux: à côté, SARDAIGNE, magnifique, et bon accueil, l'ile
d'ELBE, super sympa, et super accueil.Dans le même trip que le tien: à MACINAGIO, la dernière fois que j'y suis allé, (10 ans) ils
faisaient mieux que de t'avertir à la VHF pour te décréter indésirables: ils tendaient carrément un filin d'acier à l'entrée du port.
Quand tu arrive de nuit, c'est super sympa!!! Non puisque ces gens là ne veulent pas de nous, il faut les laisser entre eux.
Dommage, car je reconnais que l'ile est magnifique, pour la voile, mais pour l'instant, impossible. Mais rassurons nous, la mer est
grande, et il y a plein de coins aussi jolis sinon plus, sur la carte, où là, les gens veulent bvien nous recevoir et nous accueillir.En
résumé<, la CORSE, oui, mais... surtout sans les CORSES
Pour aller en Corse, mieux vaut choisir les mois de mai ou juin. Le beau temps est établi, les brises aussi, les mouillages ne sont
en arrivant après 19 ou 20 heures ou le
pas encore trop encombrés, et on peut même trouver une place de port (gratuite!
samedi après midi jusqu'au lundi. C'était encore le cas à Propriano cette année en avant saison, mais avec le nouveau port, les
règles du jeu risquent de changer...
Quant au port + mouillage de Figari, je suppose que vous parlez de la calanque de Pianotoli Caldarello? Il suffit de regarder une
carte pour voir que ce coin est à déconseiller, hors grand beau temps et petit T.E ou D.I (enfin, c'est mon opinion et je la
partage) D'autant qu'en plus des récifs (pas tous cartographiés au bon endroit!) et des bouées (certaines mal placées!) il y a
certains jours des myriades de planches à voile ou... des hydravions.
Quant au capitaine du port, vous avez eu de la chance qu'il réponde. La plupart du temps le bureau est vide, à l'exception d'un
gros chat. N'empêche qu'après avoir moi aussi détesté la Corse pendant des années, j'y suis retourné récemment et ai eu la
chance de tomber sur des gens charmants. Comme ce pêche-promenade de Valinco qui m'a aidé spontanément et gratuitement
alors que mon moteur s'était arrêté en plein port. Ou ce petit vieux au bord de la route de Sartène qui nous a offert une poche
de canistrelles.
http://christian.navis.free.fr/
En Corse jai rencontré beaucoup de sortes de personnages et je pense que les cons sont partout autant chez les corses
quailleurs. Jy ai trouvé des gens très sympathiques et serviables Le sens de mon sujet na jamais été tourné contre les Corses.
Je dénonce lattitude dun individu qui aurait pu me répondre avec courtoisie au lieu de se foutre de ma gueule surtout pour un
monsieur qui a le titre de capitaine de port. Pour moi la première qualité dun marin est lhumilité car on ne sait jamais ce que
demain nous réserve. Dailleurs jaimerais bien voir ces grandes gueules ou ces donneurs de leçons lorsquils sont en difficultés ils
doivent sûrement rabattre leur caquet. A moins que cela soit les même qui fasse Hyères Porquerolles par force deux et qui ont
appris la mer par correspondance ?
Bref je ne vais pas encore polémiquer. Comme je lai dit plus haut, cest sur que cétait gonfler de saventurer où je suis allé mais
la mer était plate et pratiquement pas de vent. Comme cétait mal cartographié jespérais un petit coin agréable pour planter ma
pioche et non ma quille. Mais comme je le redis les mouillages de rêve doivent souvent se mériter. Heureusement laventure cest
bien terminé. Jai essayé davertir mes amis plaisancier en leur disant faut pas ! Si ma mésaventure peut servir a quelquun tant
mieux mais de grâce arrêtez les sirènes sur les il fallait que ou yavequa ou fallait faire
Merci à tous