décé à bord
publié le 10 Mars 2008 22:25
j'ai la tristesse de vous informer du décé de jean-jacque Neuts, membre de STW, terrassé par une crise cardiaque à bord de son
bateau samedi dernier (08/03/08)
Jean -Jacque avait été mon équipier pour une transat retour de martinique cet été. Attachant sympathique et efficace il
realisait alors un rève de jeune retraité, puisqu'il etait officiellement mis en position de retraite pendant la traversée. Adieu donc
jean jacque et merci pour tout.
merci surtout de n'etre pas mort 6 mois plus tot, pendant la traversée! cela peut parraitre cynique et égoïste mais par dela ma
peinne c'est à ça que je pense , ça n'enlève rien au respect que j'ai pour toi Jean-jacque et je sais que tu me comprends.
je me souvient d'un livre trés poignant, "mourrir dans les alizés", ou une femme et son fils ont du faire face au décé du père
skipper en pleinne traversée de l'atlantique, et il avait bien fallu agir malgrés le chagrin.
alors je pose la question: que faire en cas de décés d'un membre d'équipage loin de toute côtes? quels procedures faut il suivre?
que faire du corps... et j'en oublie
adieux Jean-Jacque

















D'un coté pratique en cas de mort lors d'une transat ou dans un secteur éloigné de tout rivage à moins de disposer d'une solide
chambre froide, il reste que peux de solution je pense...
En tout cas, une des premieres chose à faire après la constatation du décès est d'en informer les autorités le plus rapidement
possible, après je pense qu'ils sont en mesure de vous indiquer la marche à suivre qui est...., ben j'en ai absolument aucune
idée.
Si jamais certaines personnes sont en mesure de nous éclairer je suis aussi preneur.
Toutes mes condoléances à la famille de la personne décédée.
Je suis désolé de ma macabre réponse.
en cas de décés à bord, et si trés éloigné de la cote:
- Aprés le décés, faire photos du corps sous toutes ses faces. dénudé. Preuve légale du décés et absence de coups, contusions
etc..
- Contact avec autorités. Contact sur zone avec navires aux alentours. Souvent un navire aura a son bord une chambre froide.
- Enrouler le corps d'un drap trés serré, puis de couverture trés serrée également. garder le corps à l'ombre. éventuellement
rafraichir avec poche de glacons, mais cela ne se trouve pas facilement a bord d'un voilier.
Et si au bout d'un délai 48 heures, 72 heures ou 96 heures en fonction de la température et de l'état du paquet contenant le
cadavre, mettre à l'eau. notant position, heure, et date de l'immersion sur le journal de bord. faire un inventaire du sac du
marin, le fermer en présence de témoins, mettre une copie de l'inventaire à l'interieur, l'autre avec les papiers du DCD et
remettre le tout aux autorités dés le premier port en faisant un débarquement administratif.
En régle générale vous trouverez toujours un cargo qui répondra à votre appel sur zone, en communication avec lui et les
autorités vous aurez la marche à suivre.
Pensée pour Jean jacques.
Capt Eric
Pensée pour Jean jacques.et ses proches
merci pour les information sur la marche à suivre qui est realiste dans tous le cas difficiles
1 constat
2 temoignages
3 protection des survivants
4 conservation des preuves
5 informations pour aides eventuelles
6 prise de decision du responsable si besoin
7 contacter les autorités au plus tôt
CM
merci pour vos témoignages de sympathie, j'en ferais part à la famille lors des obseques.
je joint ci dessous le témoignage de yann salagnon notre autre équipier lors de la transat.
Bonjour,
J'ai été très surpris, et suis très attristé par le décès de Jean-Jacques.
Avec lui, Stéphane et Céline Caffaro, nous avons vécu ensemble un mois et demi
l'été dernier, lors de notre traversée de l'Atlantique. De la Martinique, aux
Açores, à Gibraltar, puis à Toulon.
Nous avons navigué, discuter pendant les quarts de nuit et les longues journées
ensoleillées, plaisanté, déguster les spécialités des Açores, et les provision
du bateau. Nous avons pleinement profité de ces moments. Nous étions dans le
même bateau.
Au fil des conversations, il nous à fait partager des épisodes de sa vie de
marin, de sa vie de famille.
Nous avons apprécié sa personnalité agréable, chaleureuse, rigoureuse lorsqu'il
le fallait. Et son humour.
Ces moments resteront toute ma vie dans ma mémoire.
Sur mes photos, et dans mon livre de bord aussi.
J'aurais bien sûr voulu qu'il profite de son voilier, et de sa famille pendant
sa retraite.
Mais je suis sûr que pendant cette période que nous partagions, et pendant sa
vie de marin qu'il nous décrivait, il en a bien profité, et était heureux.
Il pensait beaucoup à vous, sa famille.
Mes pensées l'accompagnent, et vous accompagnent aussi, sa femme et ses enfants.
J'aimerais être avec vous ce mercredi, mais, vivant à Paris, cela me sera
difficile. Je passerai à Cuers, le saluer, dans quelques temps.
Recevez toute ma sympathie, et celle de mon amie Johanne Dupuy, pour maintenant
et plus tard.