FIJI – AOUT SEPTEMBRE 2026 - YASAWA

FIJI – AOUT SEPTEMBRE 2026 - YASAWA

Posté par : Paul et Dom
14 Septembre 2026 à 00h
Dernière mise à jour 14 Septembre 2026 à 06h
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Notre vidéo en ligne : https://youtu.be/KRVNA2TOSX4

Chers amis,

Tiens tiens, nous revoici  nous revoilà ! Et toujours à bord de Peikea ! Cette fois-ci avec nos amis Els et Jessy, qui naviguaient il y a quelques années à bord d’Aquarius en Polynésie.

Après une année d’intermède en France, pendant laquelle notre bateau n’a pas été vendu (marché assez catastrophique en ce moment, particulièrement à Nouméa !), nous sommes assez heureux de repartir à bord pour quelques mois dans le Pacifique Sud.

EL NINO

Quand Paul et Jessy partent à Nouméa en juin pour préparer le bateau, leur programme est de naviguer vers la Polynésie Française, où Els et moi pourrons les rejoindre. Mais l’annonce d’un El Nino exceptionnel nous fait changer d’avis, car les conditions météo sur la Polynésie risquent d’être assez difficiles. Nous décidons début juillet de modifier notre plan (c’est ça la navigation !), de passer quelques mois aux Fiji, puis de redescendre pour l’été austral en Nouvelle-Zélande. Tandis que Paul et Jessy font route vers les Fiji, Els et moi les rejoignons à Vuda Marina, la marina près de Nadi et de l’aéroport international.

Nous allons  naviguer ensemble pendant un mois.  Une expérience à 4 qui s’avère très confortable à bord de Peikea : le bateau est spacieux, on ne se gêne pas, et le stockage d’un mois d’avitaillement ne pose aucun problème. Jessy est la plupart du temps aux fourneaux, et nous  mangeons plus que bien pendant cette période.

LES FIJI

Cet ensemble de deux grandes îles et de 300 petites îles, peuplé de mélanésiens et d’Indiens, d’un peu de Chinois, de catholiques et de musulmans, vit en bonne partie du tourisme à l’occidentale. Une balade sur la grande île de Viti Levu nous laisse l’impression d’un pays à deux vitesses : la population plutôt pauvre qui n’est pas en contact avec le tourisme, et, sur les îles, les multiples resorts internationaux (complexes touristiques clés en main) où les prix sont a minima européens (australiens, américains). Certaines îles et baies sont privées, elles sont « Yacht not friendly », Peikea en fait une fois l’expérience et se fait chasser d’un des premiers mouillages. D’autres sont sous l’autorité du chef de village à qui il convient d’aller faire la cérémonie du sevusevu, où l’on offre des brins de kava achetés au marché de Lautoka avant de partir. Le kava est une racine séchée qui se broie et macère dans de l’eau froide pour donner une boisson un peu terreuse (à notre goût) mais apaisante. Cette cérémonie nous permet d’être acceptés au mouillage et par le village, le temps de notre séjour. Malheureusement, si le sevusevu suffisait auparavant à lier un contact amical avec les Fidjiens, nous constatons qu’aujourd’hui, on attend davantage de nous : le kava, mais aussi payer pour une balade, payer pour la maison du chef, pour l’école etc : de ce point de vue, nous sommes déçus (notamment à Tavua et à Somosomo).

Après quelques expériences peu intéressantes, nous choisirons des mouillages sur des îles non habitées.

LES YASAWA

Après avoir fait un avitaillement d’un mois pour 4 personnes au grand marché de Lautoka, nous partons vers les Yasawa, un chapelet d’îles sur la côte nord-ouest des Fiji, ouvert au tourisme depuis les années 80. C’est un peu le paradis des voiliers, car toutes les îles sont protégées par une barrière de corail discontinue qui rend la navigation confortable. Les étapes ne sont jamais bien longues, on part le matin, on arrive en début d’après-midi, c’est agréable.  L’eau est à 26°, et le temps parfois couvert, souvent radieux.

Toutes les îles sont belles, montagnes volcaniques et plages de sable blanc. Parfois sur l’eau, un simple trait de blanc lumineux sans même un cocotier… Il semble que la pratique du brulis ait plumé plus d’une île, et les grands arbres comme nous en avons connu au Vanuatu ne sont plus là.

Un stop devant le Octopus Resort installé sur une plage de l’île de Wasa, nous permet de comprendre comment les resorts deviennent source de travail et de confort pour les villages : emplois, internet, école : si le contrat est bien mené (il s’agit de contrat d’occupation d’une terre, celle-ci restant presque toujours la propriété du clan local), le deal est gagnant-gagnant.

Côté poissons, à part la passe des Manta Rays, pas grand-chose à voir, ni à manger… Nos deux chasseurs restent sur leur faim !

Au bout de 3 semaines, après avoir atteint quasiment le nord des Yasawa, nous faisons route retour vers Nadi pour qu’Els et Jessy prennent leur avion. Quant à nous, quelques jours de réflexion sur la suite, vers une destination moins touristique, plus authentique ? Ce sera selon la météo, nous vous donnerons des nouvelles !

A bientôt !

Emplacement

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