Côte ouest de la Sardaigne, vers le nord

Côte ouest de la Sardaigne, vers le nord

Posté par : Michel
07 Juillet 2019 à 00h
Dernière mise à jour 14 Juillet 2019 à 21h
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1ère semaine de juillet

Après avoir quitté José et  passé une journée de repos, ménage, courses, balade à Calasetta, nous partons à la découverte de la côte ouest de la Sardaigne, qu’on nous a décrite comme sauvage et hors des sentiers touristiques. Nous nous en réjouissons, d’autant plus que nous nous préparons une semaine de petites nav et tranquilles escales.

La première sera à Carloforte, ravissante petite ville sur l’ile de San Pietro. La ville est charmante, animée juste comme il faut, pleine de petites ruelles et placettes. Il fait une chaleur torride et nous allons de bar en marchands de glaces. (Senza latte perque sono allergica alle latte !).

Le soir venu, nous partons en vélo au soleil couchant, le long des anciens marais salants, encore bordés de rails et wagonnets rouillés abandonnés depuis des années. Une très belle balade, vraiment.

Le lendemain, nous partons, à quelques heures de là, au moteur car nous avons encore le vent de face, pour Buggeru . On ne sait pas très bien à quoi s’attendre mais 3h de nav, c’est ce qu’il nous faut, alors pourquoi pas ! Etonnante étape ! Tout d’abord, en entrant dans le tout petit port, 2 gars sur un bateau à moteur nous font des grands signes et on comprend que le port est inaccessible aux voiliers car il est …. Ensablé !!! Si si c’est vrai !! A 2mn près nous recommencions l’expérience de sant’Antioco ! Gloups !

Nous jetons l’ancre de l’autre côté de la digue, c'est très chouette, et embarquons dans l’annexe pour sillonner les falaises et grottes que nous avons longées en arrivant. C’est absolument magnifique, on se baigne dans l’eau transparente entre les rochers et à l’entrée de grottes profondes. Sacrée impression !

Dans la soirée nous décidons d’aller prendre l’apéro au village et là, nous nous trouvons dans un décor de vieux western, une ville fantôme qui ne ressemble à rien, pas un chat dans les rues, un seul petit troquet où nous retrouvons le gars qui nous a évité l’ensablement. Tranquille, pas très joli et sans prétention, mais tranquille…

3ème étape, la nav prévue est plus longue, on fera donc une étape aux dunes de Piscinas. Encore un no mans land, cette fois au milieu de grandes et belles dunes, pas grand-chose, juste une immense plage de nudistes et un hôtel très classe où nous nous offrons le luxe d’un café frappé.

Comme nous avons la flemme de mettre l’annexe à l’eau, nous allons sur la berge à la nage depuis Feelfine, en poussant une bouée plate sur laquelle nous avons posé nos affaires. Une  charmante petite étape !

Quelques heures plus tard nous arrivons dans le golfe d’Oristano. Je ne sais pas pourquoi, j’en attendais beaucoup et vraiment ça ne casse pas 3 pattes à un canard ! Tout d’abord nous cherchons une place dans l’immense et horrible port de commerce, drôle d’idée, mais de toutes façons on se fait jeter sans égard !

On se rabat dons sur le port touristique de Torre Grande, qui n’a aucun charme et est plutôt cher ! Il n’y a RIEN au port, la marina est à 3km de là. On y va en vélo, on ne trouve même pas de quoi faire des courses et on rentre dépités au bateau. Tant pis, c’est pour une nuit, demain on file à un mouillage à capo Mannu.

Lendemain donc, on part le cœur en joie à l’idée d’une nuit dans un joli mouillage, mais on a ENCORE LE VENT DANS LA GUEULE !! Du coup impossible d’avancer, on tire 2 bords complétement ratés et finalement on fait demi-tour et on rentre au port de Torre Grande, non pas déçus, mais affreusement frustrés ! Pour nous consoler, on se fait un petit restau bien sympa à la marina, ça remonte le moral des troupes.

Forts de cette expérience et ayant remarqué que le vent était contre nous l’après-midi mais avec nous le matin, nous nous levons à l’aube le lendemain et passons, cette fois avec succès le cap San Marco. Petite escale au fameux mouillage de capo Mannu. On est en Juillet, et les petits coins tranquilles grouillent de monde, normal !

Quelques heures plus tard nous arrivons à Bosa. Et là, c’est l’enchantement ! Nous y passons donc 2 jours exceptionnels : mouillage face au port, baignades et snorkeling, vélo le long d’une large rivière aux rivages verts et fleuris, balade dans cette magnifique ville au façades multicolores, visite du château médiéval, tout n’est qu’enchantement, la quitter est un crève-cœur.

Pourtant nous partons vers d’autres horizons, car, comme toujours le temps presse, notre emploi du temps est trop chargé !

Ce soir, samedi 6 juillet, nous sommes à Alghero, jolie ville historique, carrefour des civilisations espagnole,  catalane, italienne et sarde.

Sur le port, un concert délicieuseusement ringard bat son plein, demain nous accueillons nos nouvelles invitées, Laurence et Damienne.

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