Les îles Cies
Les moteurs ont été révisés par Guillaume dès le lendemain matin, pendant que je lavais le bateau. Bon je ne pourrai pas vous faire un cours de mécanique… néanmoins j’ai donné de ma personne dans ces travaux ! A un moment, Guillaume m’a demandé de venir l’aider à vérifier si l’étincelle se faisait toujours sur le moteur de l’annexe. Lui démarrerait le moteur pendant que je regarderais en faisant de l’ombre avec ma main si l’étincelle était bien présente. Tout était calé, « prête ? » me dit Guillaume, « oui ! » et BAM !! j’ai ressenti une violente décharge électrique dans mon index gauche ! Je n’avais pas mis ma main sur la partie isolante du câble…Bon je n’ai pas eu de séquelle, ni point d’entrée, ni point de sortie… mais ça m’a bien remis les idées en place ! Et la certitude que l’étincelle marchait !
Pendant toute la matinée, comme la veille au soir nous avons assisté depuis le port au ballet des Canadairs qui tentaient d’éteindre les violents incendies qui sévissent dans la région. Quel spectacle !
Nous sommes ensuite partis pour les ïles Cies. A mesure que nous avancions dans la ria, les bancs de brumes se formaient et devenaient de plus en plus épais. Il s’agissait d’une entrée maritime m’a expliqué Guillaume. Cet air chargé d’humidité était glacial. Ce fut le début d’un changement radical de temps… et de menus : soupe aux croutons ce midi-là ! Evidemment, je venais de ranger bien au fond de la cabine babord les vestes et salopettes de quart !
Nous sommes arrivés à l’île du nord ou de Monteagudo et nous avons mouillé devant une des 10 plus belles plages du monde (selon je ne sais plus quel classement) : la praia das Rodas. En effet, c’est une longue plage de sable blanc, avec en arrière-plan une lagune et de part et d’autre des forets d’eucalyptus et de pins. Lorsque nous sommes arrivés la plage était occupée par de nombreux touristes mais nous savions qu’ils repartiraient presque tous le soir et que nous pourrions admirer cette plage déserte. En attendant nous sommes allés faire une balade en odorama : pins et eucalyptus immenses s’étendent en de vastes forets, leur donnant des airs de forêt magique par endroits, et quelques odeurs de guano!
Le lendemain nous sommes allés crapahuter sur l’île du milieu ou l’île du phare. La brume était très présente et encore plus épaisse que la veille. Nous voyons à peine à 50m. On avait l’impression d’être en Irlande. Les nuages de brume dévalaient les pentes et s’engouffraient dans les forêts. La randonnée n’avait rien de semblable avec celle de la veille.
Le soir nous sommes allés mouiller sur l’île du Sud (très logique) ou de San Martino qui n’est pas desservie par les gros bateaux de touristes. Nous étions quelques bateaux au mouillage la journée mais plus que 2 voiliers cette nuit-là. Pas de sentier sur celle île sauvage, nous n’avons pas pu pénétrer au-delà de quelques centaines de mètres cette forêt si dense. Guillaume est ensuite allé à la pêche aux coquilles saint jacques dont la plage était constellée. Il en est revenu congelé au bout d’une heure de recherches infructueuses. Nous avons donc dîné… de la soupe !
Nous voici aujourd’hui à Vigo… un 15 août. Nous n’avions pas du tout prévu que c’était férié, ainsi que le 16 août apparemment. A 15h30, la ville avait des allures de ville morte, ou plutôt, à la vue des nombreux cadavres de bouteilles dans la rue et dans le port, de ville en lendemain de cuite… J’espère que cette ville nous réservera quelques surprises animées ce soir !





Vigo

Restaurant primé au concours de tapas!

Vous devez vous identifier pour laisser un commentaire : cliquez ici pour vous connecter .

















