Tracasseries administratives...
Le premier port près duquel nous avions mouillé dans la ria d’Arousa, Ribeira, n’est pas très joli, très bétonné. En revanche, Cabo Cruz où nous sommes allés après est beaucoup plus mignon. C’est un petit village de maisons colorées assez récentes, avec de jolies plages. Nous avons finalement passé 2 nuits au port de Cabo Cruz en raison d’un avis de vent frais. En effet, nous avons dus nous lever dans la nuit pour doubler les amarres ! Le deuxième jour nous avons fait une jolie balade le long de la mer.
Le lendemain, nous avions prévu d’aller dans les îles Cies. La plus proche de nous était l’ile de Ons. Il s’agit d’un parc naturel de quatre îles magnifiques, préservées et presque inhabitées pour lesquelles il faut demander un permis de naviguer ET un permis de mouiller. D’après ce que nous avions lu, il ne fallait pas demander ces permis trop en avance car ils étaient délivrés pour les 10 jours suivants. La veille au soir, nous nous sommes donc connectés sur internet pour obtenir lesdits permis… Nous nous sommes rendu compte après une bonne demi-heure qu’il fallait au préalable remplir un formulaire, le signer et le renvoyer aux autorités compétentes accompagné de la copie des papiers du bateau et des passeports… et qu’à la réception de ce dossier ces mêmes autorités nous renvoyaient l’autorisation de naviguer par la poste !!! Sur ce permis de naviguer figure un code que l’on doit ensuite saisir sur internet pour obtenir un permis de mouiller ! Simple quoi ! Donc je résume, pour tout ça, il fallait que nous trouvions une imprimante, un scanner relié à un ordi avec internet, une photocopieuse et une adresse postale ! Le tout à 12h de l’accostage ! Le lendemain, nous avons demandé son aide au marineiro de Cabo cruz car nous avions également lu sur internet que certains ports délivraient le permis directement… eh bien pas lui ! Il a quand même bien voulu écrire aux gardes du parc naturel pour savoir s’il était possible de faire les démarches par mail étant donné que nous n’avions plus d’adresse postale. Les gardes côtes lui ont répondu que tout se faisait par la poste et pas autrement… EN 2016 !! Nous sommes finalement partis, non sans avoir demandé à notre marineiro préféré de scanner tout le dossier. Après 10 minutes en mer, nous avons-nous même écrit aux gardes du parc naturel pour leur dire que nous étions en tour du monde à la voile, donc sans maison avec une boite aux lettres et que s’ils pouvaient nous renvoyer l’autorisation dare-dare par mail ça nous arrangerait ! Banco, ça a marché. Il a fallu ensuite chopé un peu de 3G pour leur envoyer le dossier et attendre finalement le lendemain pour avoir l’autorisation ! Ouf ! Bon cela ne nous a pas empêché de prendre une bouée à l’ile de Ons l’après-midi même. Nous étions dans un premier temps allé voir le mouillage du sud mais il nous paraissait un peu compliqué à prendre : la crique est assez étroite et nous avions peur d’être projetés contre les falaises en évitant la nuit, débarquer en annexe nous semblait compliqué, les fonds paraissaient être des rochers (pas idéal pour un mouillage), nous n’avions pas encore le fameux permis de mouiller… nous sommes donc allés prendre un coffre derrière la digue où débarquent les bateaux de touristes. L’ile est en effet magnifique, peuplée essentiellement de goélands et de cormorans huppés. Nous avons fait une grande ballade de 3h, avec des vues splendides sur l’océan, les autres îles, le continent… et les incendies qui font rage en ce moment en Galice et dans le nord du Portugal. D’épais nuages de fumées s’étendent vers le large, donnant à la lumière des reflets dorés.
Le lendemain, nous nous sommes réveillés après une nuit calme (enfin !) dans la brume. Nous nous sommes dirigés vers le fond de la ria suivante en direction d’un village appelé Combarro que des voisins de ponton à Muros nous avait conseillé. C’est un vieux village avec des greniers à grains disposés en bord de plage, les maisons et les placettes sont construites sur les rochers qui surplombent la plage, enfin autour des rochers… tout s’imbrique parfaitement, la nature a été respectée. Malheureusement, ce village a des airs de Disneyland avec les serveurs qui vous mettent la carte sous le nez tous les 10 mètres de la rue principale. En s’éloignant un peu, nous sommes tombés sur un petit coin de paradis, un petit restaurant tenu par une famille dans son jardin aménagé en patio, sous des vignes, entourée de citronniers et de bougainvilliers.
Nous sommes ensuite allés au mouillage sur la petite ile de Tambo parmi les vacanciers espagnols. Nous avons découvert en voyant débarquer la gendarmerie qu’il était interdit d’y mouiller trop près et interdit d’y débarquer. C’était très drôle de voir tous les bateaux à moteur espagnols reculer de 50mètres devant les gendarmes et de se rapprocher du rivage voire même d’accoster une fois qu’ils ont eu le dos tourné ! Nous en avons profité pour vérifier les fonds de cale et là surprise, il y avait une fuite de gasoil provenant du moteur. Nous sommes donc allés passer la nuit à la marina de Combarro pour vérifier les 2 moteurs (celui du bateau et celui de l’annexe qui démarre une fois sur 2), et jeter notre gasoil. Je tiens à préciser ici que la marina de Combarro est géniale, hyper bien équipée avec des marineiros hyper gentils ! Demain sera consacrée à la révision des moteurs et à la visite de l’ile de Cies !






Hasta luego !
AC
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