Horta-Lorient

Posté par : Bruno
26 August 2021 à 00h
Last updated 26 August 2021 à 10h
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Bonjour à tous nos suiveurs

Nous avons donc laissé , début juillet, notre fidèle LAOIS sur le chantier d'Horta (chef lieu de l'ile de Faïal aux Açores) , aux bons soins d'Harry, spécialiste de la résine ; en espérant qu'il puisse réaliser les réparations nécessaires pour la fin juillet.

Un mois après, nous voilà donc à nouveau à pied d'oeuvre, pour effectuer notre dernier parcours, de Horta vers Lorient. Nous sommes rejoints par Bruno B, ami et navigateur expérimenté et Mélanie, belle fille d'un ami de Yves, qui a navigué au Vénézuela. 

Pour effectuer cette dernière traversée, nous avons choisi de ne pas embarquer de téléphone satellite, nous privant  de communications avec nos proches et de charger quotidiennement les fichiers météo. C'est un peu plus l'aventure !

Pour éviter l'anticyclone, synomyme de calmes,  nous avons prévu une route Nord Nord Est jusqu'à la latitude de Brest, puis une route plein Est.    Nous partons donc le 6 août pour une traversée que nous estimons de 10 à 12 jours (1.200 miles marins)

La traversée se passe très bien avec un vent soutenu (entre 18 et 20 noeuds, très ouvent) et une mer assez formée (4  à 5 m de creux en fin de parcours).  C'est probablement la traversée au cours de laquelle nous avons le plus manoeuvré : changement de foc, prise de ris, largage des ris, foc tangonné, etc. A trois reprises, nous sommes obligés de prendre 3 ris pour ne pas nous mettre en difficulté lors des quarts de nuit. Le soleil fait de timides apparitions et le temps est majoritairement maussade. En fin de périple, il nous faut mettre deux couches  de vétements  et bonnets pour effectuer nos quarts de nuit. Quel contraste avec le Guadeloupe. ! Le défaut de prévisions météo nous amène à conjecturer, spéculer, demander l'intercession (sans succès) des divinités de la mer . Où se trouve nt l'anticyclone et les dépressions ? Comment évoluent-elles ?  Un routage à posteriori par Nicolas (le fils de Bruno B) nous montrera qu'en suivant le route tracée initialement, nous avons su  faire le trour de l'anticyclone sans trop nous approcher  des dépressions. Pari gagné.

Faute de pêcher des poissons, nous attrapons un  puffin qui, à force  d'essayer de gober notre appat, se l'accroche au bout de l'aile. Après l'avoir ramené à bord, Yves réussi à le détacher et le libérer ! Nous apercevons au loin, une baleine et de timides dauphins

Nous arrivons  le  16 août , à 10 heures du matin en vue des iles de Glénan, par un très beau soleil. Enfin la terre. Mais nous sommes gagnés par des sentiments contradictoires : le bonheur de l'arrivée et de retrouver nos familles et amis, mais  aussi la fin d'une aventure. nous profitons pleinement de ces derniers instants. Nos téléphones (la 4G porte à une dizaine de miles) permettent  de communiquer à nos proches notre arrivée imminente. Hasard des rencontres, en milieu  de matinée, nous nous retouvons bord à bord avec le  First 25 de notre frère Denis et de son épouse Sylviane qui convoient leur bateau, récemment acheté depuis St Malo.

Nous arrivons enfin, à Lorient vers 16h, où nous attend un comité d'accueil nombreux,  qui pour fêter    l'évènement a apporté, force fromages, saucissons, et vins rouges.

Ainsi se termine le voyage de LAOIS, à 10 jours près,d'une durée de 24 mois (dont 14 mois de confinement Covid). Passant par Madère, les canaries, les iles du Cap vert, le Brésil, la Guyane, les Antiles et les Açores, nous avons parcouru  plus de 6.000    miles   à la vitesse moyenne de 5,6 noeuds.  20 equipiers nous ont accompagné    pour de grandes ou petites traversées. Nous avons passé près de 80 nuits en mer. Nous avons consommé  4.5 m3 d'eau,  950 litres de gasoil,    1, 2 tonnes de fruits et légumes, 25 kgs    de riz , 3 bouteilles de rhum et 2 de whisky, et près de 1000  bouteilles de bière, 3 bombes de répulsif antimoustique, , . mais aussi une    grand voile (changée en guadeloupe) un génois (en bien mauvais état) , un spi asymétrique 'explosé), deux drisses, 4 cartouche de sika, deux rotules de pilote automatique, ....et beaucoup d'huile de coude pour effectuer les multiples réparations nécessaire s à la bonne marche du bateau. Nous garderons de très beaux souvenirs de paysages magnifiques, de ciels prodigieux, de rencontres avec d'autres navigateur(rice)s, philosophes  ou mangeurs d'écoute, avec des mamifères marins (dauphins, globicéphales, orques, baleines, cachalots), avec des tortues, requins et  poissons  des caraïbes, et avec nous mêmes.

Bruno, le 26  août 2021

PS : vous pouvez toujours consulter notre galerie de photos et nos billets antérieurs en allant sur notre blog . Pour cela, entrer "le voyage de laois" sur votre moteur de recherche préféré

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