Premières nav' en Galice
Je vous écris de Muros, un petit port dans la ria du même nom, en Galice. Cette région est magnifique, sauvage, préservée, très différente des images que l’on a des côtes espagnoles envahies de buidings. Ici de petits villages ponctuent le paysage de ces bras de mer entrant dans les terres. Parfois on pourrait se croire dans des fjords norvégiens ou au Canada. On devine de belles balades à faire le long des crêtes jusqu’aux plages, mais nous expérimenterons cela demain sûrement. Nous avons déjà visité 3 rias avec celle de Muros. Nous avons mouillé dans les 2 précédentes à Camarinas, un très joli port de pêche (au poulpe semble-t-il) et en face d’une petite plage hier soir dans la ria de Corcubion en face du Cabo Finisterre. Ce mouillage-là n’était pas répertorié sur les cartes marines, ce qui nous a valu de nous lever en catastrophe en pleine nuit pour vérifier que nous ne dérapions pas. Mais tout s’est bien passé, mise à part cette invasion de mouches piquantes au petit matin ! Las de se faire piquer, nous nous sommes transformés au saut du lit en Mr et Mrs Smith, faisant un carnage de mouches à coups de mode d’emploi du radar et d’un paquet d’enveloppes !
Les navigations entre les rias sont belles et calmes, majoritairement au portant. Celle qui nous a conduit de la Corogne à Camarinas m’a en revanche laissé quelques séquelles… je m’amarine encore. En quittant la Corogne jeudi, nous avons laissé Lionel, notre premier hôte (de marque !). Cela a été un plaisir de naviguer avec lui. Après notre traversée du Gascogne, nous nous sommes arrêtés quelques jours à La Corogne. C’est une grande ville portuaire dotée d’un riche passé historique. Nous sommes allés admirer la tour d’Hercule, un phare datant des Romains, rénové au XVIIéme siècle. Conformément à sa nationalité, La Corogne est très animée le soir et le mois d’aout est l’occasion de concerts disséminés dans toute la ville. Nous en avons aussi profité pour aller visiter Saint Jacques de Compostelle à une demi-heure en train de La Corogne. Cette ville vaut le détour même s’il y a beaucoup plus de touristes (dont nous faisions partie) que de pèlerins. On se replonge facilement quelques siècles en arrière en marchant dans la vieille ville : les majestueux monuments et églises de différentes époques se côtoient dans un décor d’opéra ponctué de placettes ombragées. J’en deviens lyrique !
Allez c’est l’heure de la siestas (il fait au moins 50°C à l’ombre !).
AC
La Corogne:







Santiago de Compostela:



Camarinas:


(On est au mouillage au fond à droite!)
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