Novembre 2012 -Vénézuela
TOUT VA BIEN!!!! Pas de maladie, pas d'avarie et tout le monde a le sourire......
Et un paysage de rêve.....

Los Roques- Venezuela
Ca y est, le grand jour est là et le départ pour Grenade est imminent.Nous quitterons alors, Fanny et Benoît ainsi que leurs trois loupiots, nos Saints Bernard Canadiens avec qui nous avons passé des moments très agréables. Mais aussi, Chantal et François et leur petit bonhomme Jules rencontrés quelques jours auparavant. Tout ce petit monde s'est retrouvé sur notre bateau pour nous souhaiter « bon vent » et c'est avec beaucoup d'émotions que nous les laisserons à Grenade.

Après une traversée tranquille, vent bien établi et houle de derrière, d'une journée et demie, nous voici arrivés dans la première île vénézuelienne : La Blanquilla. Première traversée aussi longue et toujours le même constat : « qu'est-ce qu'on est bien quand on est parvenu à destination et bien ancrée!! »
La Blanquilla et un nouveau paysage aride, cette fois, plat avec des cactus et pour seuls habitants des militaires (que nous n'avons pas vu) et des ânes. Attention, ne lisez pas que les militaires sont des ânes ! Cependant, on serait tenté de se demander pourquoi cohabitent-ils aussi bien??!!
Première eau turquoise, première pêche sous-marine digne de ce nom et quel calibre! L'eau était assez claire et grâce à Carine et Daniel, sur Yaelle, un bateau-copain avec lequel nous naviguons depuis un mois, Olivier et moi avons enfin pu plonger ensemble. Ils ont assuré une veille visuelle et avec VHF sur nos trois bambins restés sur le catamaran, non loin d'eux.
Nous nous posons une semaine à La Blanquilla avant de repartir pour Los Roques, avec une traversée en partie de nuit mais éclairée par la lune.

Et là, au premier abord, ça fait « wahouuu » quand on arrive sur le site et que l'on voit tous ces dégradés de bleus-verts dans la mer. Cependant nous avons failli ne pas y rester longtemps car les formalités d'entrée ont été assez épiques à Gran Roque, ville principale de l'archipel. En effet, Olivier et Daniel ont dû passer par 4 bureaux différents mais dans un ordre bien précis. Dans chaque bureau vous avez une personne mandatée qui appose sa signature sur un papier que vous présentez à l'autre bureau, et ainsi de suite. Or, dès le premier bureau un couac s'est produit : les gardes-côtes nous accordent seulement 2 jours de transit!
Effectivement, Los Roques n'étant pas un port d'entrée officiel, il n'y a pas de douane. Les « costagardias » ayant reconnus le dilemme, ils nous demandent de revenir le lendemain puisque nous étions en fin de journée. Le lendemain matin, rebelote, nos capitaines se refont la série des 4 bureaux, et tout cela en espagnol, ce qui est loin d'être évident pour tout le monde!!! (n'est-ce pas Olivier!). Seule satisfaction, le taux de change intéressant fait dans un magasin de souvenirs, de mano à mano ; soit 1 dollar US pour 10 bolivares, le double d'une banque! Los Roques nous ont coûtés 180 US$ pour 15 jours (bateau de 40 pieds+4 personnes, gratuit pour enfant jusque 4 ans) et zéro bakchich pour les costagardias car nous sommes allés dans leur bureau. Il en aurait peut-être été autrement si nous avions attendu qu'ils viennent à notre rencontre !
Gran Roque est un village paisible et les gens sont chaleureux. Un petit aéroport avec une salle d'attente atypique nous laisse pantois : quelques chaises-longues installées à l'ombre sur le sable. Nous sommes bien loin d'Orly !!!

Aéroport de Loq Roques- salle d'embarquement
messages perso : Eric : il ne manque plus qu'un comptoir Hertz. A toi de créer l'agence et de te faire muter. Les pélicans sont très cools!
Papa : voici un aperçu des aéroports très sommaires dans lequel vous auriez pu nous retrouver.
Nous resterons donc 15 jours Aux Roques a erré d'îles en îles, plus belles les unes que les autres et des mouillages dans très peu d'eau. Ce n'est pas sans déplaire à notre petit bonhomme pour lequel nous improvisons une piscine privée entre les récifs.

Allez Alix, je t"emmène faire un tour, j"ai l'age requis maintenant !
Nous occupons nos journées entre baignades, snorkeling en eaux troubles (certainement du fait de l'ouragan Sandy au Nord des Caraïbes, nous a-t-on dit) donc pas de plongée, chasse sous-marine pour subvenir à nos besoins de produits frais. Et c'est avec beaucoup de plaisir que nous avons dégusté un choix de poissons multicolores! Par contre, les langoustes se font très rares, au grand désespoir d'Olivier qui ne se lasse pas d'explorer chaque trou de corail. Mais quelques fois, à force de persévérer....

A Blanquilla, nous avons pu voir, dans les trous à langoustes de jolis poissons-lions. Nous apprenons par la suite qu'ils mangent les bébés langoustes appelés euhhhh ? No lo sé !
C'est une espèce nuisible, originaire du Pacifique, échappée d'un aquarium de Floride suite à un ouragan en 2009, et qui se propage dans toute la mer des Caraïbes, faute de prédateurs (gros mérous).
A nos heures perdues, ou devrai-je plutôt dire dans notre programme fort rempli, nous avançons le tournage des séquences pour notre DVD. A ce titre, l'équipe éditoriale a décidé que la réalisation du JTB se ferait à partir de séquences brutes du quotidien et sans la présentation de Ringo ; ceci pour ne pas surcharger nos petits reporters et notre présentateur déjà bien sollicités.
Journal Télévisé N°3
lien du JTB n°3 au cas ou l'image ci desuus de fonctionne pas :
Et que faisons-nous le dimanche, lorsque la maîtresse déclare une journée off …. nous filmons bien sûr !!! Et nos enfants (qu'ils sont formidables d'accepter les exigences du papa-réalisateur!) s'exécutent pendant plus de 3 heures en plein cagnard pour la réalisation d'une fiction intitulée « une histoire de pirates » (en bonus dans notre DVD).
Après Los Roques, direction sur l'archipel des Aves avec Las Aves Barlovento où nous nous arrêterons en premier et Las Aves Sotovento. Nous mouillons près d'une île bordée de mangrove, véritable nichoir pour les fous de Bassans à bec bleu.

La mangrove était très profonde, praticable en annexe et un ravissement pour les yeux !
Une séquence de tournage aura d'ailleurs lieu à l'intérieur de cette mangrove afin d'immortaliser le lieu! Elle met en avant la survie dans un milieu hostile et représente la première partie d'une série de quatre environnements dont les autres se passent sur une île déserte, dans la jungle et dans la mer.
Nous passerons une nuit seulement dans ce mouillage car un bateau de pêcheurs vénézueliens a fait fonctionner son groupe électrogène jusque tard dans la nuit et au petit matin, ce fut les gaz des moteurs, surtout pour le bateau Yaelle.
Nous irons donc ancrer au milieu de trois petits îlots et une zone de corail à fleur d'eau. L'eau y est clair, on se croirait dans un aquarium. Ce sera d'ailleurs l'occasion pour Olivier et moi de flirter en bouteilles, surveillés de près par un barracuda!! Vers 10h, après avoir péniblement dégagé notre ancre des patates de corail, nous mettons le cap sur Las Aves de Sotovento.
Petite traversée de 3 heures mais très inconfortables avec des vagues hachées et une petite houle qui vous retourne les estomacs! Nous ancrons finalement près de LightHouse Island où le mouillage restera assez rouleur les premières 24 heures. Olivier organisera avec la participation active de l'équipage de Yaelle, un jeu sur l'île avec des épreuves physiques mais aussi intellectuelles, tout ceci dans un esprit bon enfant. Il portera le nom de « phare-lézard » et sera diffusé dans le DVD.

Jeu "télévisé" Phare Lézard "
Nous recevrons la visite des costagardias, ils étaient trois. Avec tout ce que nous avions pu entendre et lire sur ce genre de visite, je les accueille assez méfiante. Je leur dit que notre bébé dort et qu'il ne faut pas faire de bruit, puis je leur demande d'enlever leurs chaussures avant d'entrer sur le bateau. Ils s'exécuteront sans difficulté. Nous avions décidé de ne pas leur proposer de bière ou d'alcool quelconque par crainte qu'ils ne reviennent plus gourmands. Ce sera donc de l'eau car il faisait particulièrement chaud. Contrôle simple, détendu, nous avons passé en revue le nombre de personnes à bord, le nombre de gilets de sauvetage, d'extincteurs, de moteurs, de batteries,... Une fois partis, nous avons prévenu Carine et Daniel sur Yaelle, par VHF, et leur avons dit que nous leur avions proposé que de l'eau.
Nous apprendrons plus tard qu'ils ont refusé le verre d'eau que Yaelle leur a proposé mais on demandé s'ils n'avaient pas de rhum à leur donner : ils ont eu une réponse négative de leur part.
Nous changeons d'île pour aller mouiller entre Round Island et sa petite soeur derrière. Un endroit bien protéger où nous ferons une super méga pêche sous-marine de 20 poissons pour le barbecue du soir. Un très gros barracuda (1m20 env.) nous regardait du coin de l'oeil quand des palomettes très curieuses s'approchaient de nous sans crainte (oh les malheureuses!!).
Côté cuisine, j'ai à peu près tester toutes les recettes de poissons de mon livre : colombo, poisson au four, au barbecue, nuggets, terrine, poisson pané et même poisson en marinade pour l'apéro.

"tableau chasse " pas de lièvre cette année !
message perso pour Izy : c'est plus coloré que les lièvres, c'est aussi excitant à chasser et on en reparle encore des heures après!

Le RDV barbecue, un moment très agréable où petits et grands savourent la douceur de la soirée non loin du feu ; les grands à discuter de choses et d'autres, les petits à attraper les bernard-l’ermites et à jouer avec des bouts de bois incandescents.
Le lendemain, réunion au sommet entre les équipes dirigeantes des deux bateaux pour convenir de notre départ pour Bonaire (première île néerlandaise des ABC), île où nous pensions nous arrêter afin de dormir car nous visons surtout Curaçao (2ème île néerlandaise), plus importante et intéressante pour l'avitaillement. Etant difficile de mouiller aux abords de Bonaire (ancrage interdit sous prétexte de réserve naturelle), nous décidons finalement de mettre le cap sur Curaçao directement. Le vent annoncé est faible et arrière compte-tenu de notre cap, nous nous attendons donc à allumer les moteurs, ce qui nous permettra de mettre en route le dessalinisateur et de remplir nos réserves d'eau douce. De plus, nos batteries de services de tenant pas bien la charge et le fonctionnement du pilote automatique utilisant beaucoup d’énergie, il nous est indispensable d'allumer les moteurs au moins deux fois une heure pendant la nuit.
Lorsque le jour se lève, nous avons Curaçao en vue et la pluie nous accueille. Heureusement, nous passons entre les gouttes et entrons dans la baie de Spanish Water avec une bonne visibilité. Yaelle ouvre la marche et nous prévient par VHF de bien prendre l'axe d'entrée sur tribord car des coraux sont à fleur d'eau et le passage est étroit. En effet, nous nous engouffrons dans un chenal avec des récifs à 10 m du bateau. La navigation est périlleuse et difficile après une nuit avec si peu de sommeil. En clair, vous avez la tête dans le c... , les enfants sont en pleine forme et vous devez être hyper concentrés, ajoutez à cela ….un bébé d'un an, lui aussi en forme!!!!

Après un mois passé en étant presque tout seul au milieu de paysages magnifiques, sans voir de béton, d'urbanisation massive, à vivre avec peu de chose (si ce n'est de la pêche d'Olivier!), je me surprends à regretter que cela soit déjà terminé et prends conscience que l'on y était bien. J'ai aimé cette vie de Robinson mais en arrivant à Curaçao, un sentiment partagé m'envahit. Soudain, je sens l'odeur chaude de la terre et des pins qui me rappelle le Sud de la France. Ce n'est pas de la nostalgie, juste une impression de déjà vu et des repères qui reviennent au galop! En mettant le pied à terre, nous nous payons le luxe de louer une voiture et nous précipitons dans un hypermagasin. Et là, nous devenons fous devant les rayons de fruits et légumes. Très vite nous reprenons nos habitudes de consommateurs et naviguons dans les rayons avec nos deux caddies et la poussette avec aisance et euphorie. Plein d'envie que nous n'avions pas eu ces dernières semaines se réveillent en nous et on se lâche!!!!
Ici, à Curaçao, la langue parlée est un savant mélange de Hollandais, d'Espagnol, d'anglais et de Français. Secouez le tout et vous savez parler le Papiamento! Vous ne connaissiez pas, nous non plus! Et j'aime autant vous dire que ce n'est pas triste!!!

"Les 3 frères mangent"
Vous aurez certainement constaté, au travers de nos photos et de nos vidéos, la place importante de la nourriture et le temps consacré à la réalisation des repas.


"Même avec tout cela, j"ai maigri." Olivier
Tout le monde participe chacun à son niveau et en fonction de ce qu'il est capable de faire : de la chasse au dépeçage jusqu'à la préparation et la cuisson. Il faut dire que mes gourmets apprécient les bonnes choses alors il ne faut pas manquer d'idée et de ressources. En même temps c'est incroyable comme on devient créatif lorsque l'on n'a pas grand choix d'aliments.

Jusqu'au petit dernier qui n'a de cesse d'ouvrir grand la bouche dès qu'on se met à table. Comme il mange avant nous, il se fait régulièrement deux repas. Il goûte à tout et se régale, à en croire les petits bruits de satisfaction qu'il émet! Hummmm!!
Sans oublier pour ce qui le concerne, la tétée qu'il ne lâche pas comme cela!!!!

"hummmmmm!"
Pour entretenir le forme, Titouan a ses astuces : un petit peu d'exercices physiques au réveil

Et pour exercer les neurones, rien de tel que la gym de cerveau :

Le voilà maintenant prêt pour l'école maternelle !!!!!
Non, je plaisante, il est juste très dégourdi pour un enfant d'un an. Eh oui, nous avons fêté le 15 novembre dernier son anniversaire. Guirlandes, gâteau et cadeau étaient prévus....rien de manquait pour l'évènement (excepté la famille!). Titouan a même eu des dessins réalisés par Rémi et Rosana, les enfants du bateau-copain. Ils décorent sa chambre et Titouan est émerveillé chaque fois qu'il se réveille.

En terme de provisions, on a plutôt bien gérer cela, rien ne nous a fait vraiment défaut. Il faut dire que nous avions fait le plein en Martinique surtout pour les aliments de base type riz, farine, pâte, lait, jus de fruits. Mais les produits frais c'est ce qui nous a manqué le plus (oeufs, beurre, fruits, légumes). Et encore, pendant ce mois passé en quasi autonomie, nous avons pu faire deux pleins de courses à Gran Roque.
Par contre, l'inconvénient de faire des stocks aussi important est la venue des charançons!!! Cela nous a occupé quelques heures. Nous avons dû trier les grains de riz et transvaser ce qui était sain dans des bouteilles d'eau. Nous avons appris que les charançons n'aiment pas la chaleur et la lumière. Nous avons donc sorti nos paquets des coffres pour les vérifier régulièrement et éviter la prolifération des indésirables!!
En dehors de la préparation des repas, les tâches quotidiennes (pour lesquelles nous avons mis en place un tableau de service : vaisselle, rangement bateau, mettre et nettoyer la table,....) et le travail scolaire, Thomas s’octroie un petit moment de détente, souvent bien mérité, il faut l'admettre!



Ce dernier mois passé correspond exactement à ce que nous sommes venus chercher. Nous sommes conscients de vivre des moments forts même si parfois le quotidien prend tellement de place qu'il peut ombrager cette idylle.
Il ne faut pas croire, nous ne décrochons pas aussi facilement de cette façon de vivre que nous avions avant de partir. Un cadre paradisiaque ne change pas les relations intra-familiales comme cela, même si c'est ce que l'on espère intimement. De plus, sur un bateau toutes les tâches du quotidien (cuisiner, laver le linge) sont plus difficiles, ajoutez à cela l’exiguïté du bateau et les caractères bien trempés des membres de l'équipage et vous êtes dans le bain! Je pense qu'il y a plusieurs ressentis à différents moments dans ce genre d'aventure. Et forcément, quoiqu'il arrive, quelques soient les projections que nous faisions, on reviendra différents....différents mais heureux d'avoir partager tout cela ensemble.

A la recherche de la zenitude.
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Anonyme (not verified)
27 November 2012 - 12:00am
De nouveaux de magnifiques
Anonyme (not verified)
27 November 2012 - 12:00am
bonjour à tous, j etais
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27 November 2012 - 12:00am
Comme nous étions impatients
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30 November 2012 - 12:00am
Wahouuuu, votre périple nous
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30 November 2012 - 12:00am
Je me régale toujours autant
Anonyme (not verified)
6 December 2012 - 12:00am
Pensées toutes particulieres
Anonyme (not verified)
3 December 2012 - 12:00am
coucou les zen people!
Anonyme (not verified)
5 December 2012 - 12:00am
Il y a longtemps que nous
Anonyme (not verified)
30 December 2012 - 12:00am
Bonjour à tous,