Gouverner sans gouvernail

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DI ALU GARCIA SALT 57cc
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Gouverner sans gouvernail
sujet n°113785
Mon ami Alain d'Uhambo a décidément l'art de dénicher des documents très intéressants (voir le fil sur la stabilité au mouillage des dériveurs intégraux, et autres).
Cette fois-ci cela semble beaucoup plus opérationnel et simple que le mouillage par l'arrière. Mais cela rejoint la même question de la stabilité en lacet des bateaux dans le vent. C'est quand même beaucoup plus simple que le coup de la porte brêlée sur un tangon et devrait être efficace si on admet une pénalité raisonnable (1,5nds environ) sur la vitesse. 
Cordialement. Artimon
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réponse n°264679

très intéressant ce document, le gars est allé loin dans l'analyse et l'expérimentation; ça marche aussi avec un tourmentin immergé et utilisé de la même manière (bordure verticale, point d'amure en haut, point d'écoute en bas et lesté, les écoutes de direction sont frappées sur le point de drisse; donc en tirant d'un côté ou de l'autre ça fait une poche qui fait point d'appui et fait tourner le bateau; méthode que j'ai essayé sur l'étang de thau par un temps de demoiselle ... ça marche mais je ne suis pas allé aussi loin dans l'expérimentation); par contre, toutes les légendes autres de fabrication d'un gouvernail avec des trucs et des machins bricolés à bord (tangon + plancher etc ...), ça ne peut pas marcher car les efforts sur ce gouvernail de fortune sont immenses et non contrôlables; la meilleure solution est, à mon avis, d'emporter un gouvernail de secours pré-préparé, en inox et qui se monte sur des ferrures montées sur le tableau arrière car perdre un safran et le compenser par un safran de fortune immergé est une chose (et ça marche on est d'accord), autant affronter une mer dure avec ce type de safran est autre chose; et il n'y a pas besoin d'être dans la tempête du siècle; quand tu es travers à la lame qui déferle par ce que ton safran ne répond pas bien, le risque de se faire rouler est énorme, donc, au minimum de démâter; donc prudence prudence ...

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PEARSON TRITON
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réponse n°264682

Il y a bien longtemps, au large de La Rochelle, sur le petit Brio du Comité d'Entreprise du chantier Jeanneau, nous avons perdu notre safran extérieur. La météo s'aggravait et la mer se gonflait, ce qui est normal dès qu'il y a une avarie.
Après avoir essayé de confectionner un safran provisoire, déglingué l'intérieur du bateau pour récupérer des matériaux, nous avons finalement envoyé les fusées de détresse et fait un chèque à la SNSM.
Le soir, au resto, nous avons évoqué les grands navigateurs et bien sûr Bernard Moitessier, notre idole, dont nous nous étions inspirés quelques heures plus tôt. En vain.
Pour moi, longtemps après, confectionner un safran de secours - qui fonctionne - est toujours un mystère. MM

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acier plan Provin, construction amateur
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réponse n°264727

 Bonjour
surement fort intéressant je n arrive pas a ouvrir le lien 
y a t il une autre source pour l ouvrir merci

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DI ALU GARCIA SALT 57cc
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réponse n°264733
Pythéas Ii a écrit :
 Bonjour
surement fort intéressant je n arrive pas a ouvrir le lien 
y a t il une autre source pour l ouvrir merci

 J'espère que vous pourrez l'ouvrir en .doc
Vous perdez quelques croquis et photos non indispensables pour comprendre le montage. cela me parait vraiment très simple, opérationnel et intéressant. On rencontre de plus en plus d'OFNIs!
Cordialement. Artimon

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réponse n°264734

Aout 1979, nous sommes 4 à bord d'un Brio Jeanneau , le propriétaire et moi même employé chez le constructeur des Herbiers ... Partis de St Gilles Croix de vie
en Vendée pour le sud Irlande, le dimanche soir nous nous trouvons au large de Ouessant avec une météo qui se dégrade bien vite , les nuage " enclume " défilent , la mer devient grosse, vers 23h avarie : casse du safran juste sous la ferrure ; En peu de temps nous sortons les panneaux des dessus des coffres sous
les couchettes pour les fixer sur le reste du safran ; Paul avait prévu des tiges inox et une chignole au cas ou ... Vers minuit et demi en fuite sous tourmentin pour rejoindre Camaret ou nous entrons vers 4 h du matin . Sous safran de fortune dans cette mer le comportement du Brio en fuite restait maniable mais avec des embardées assez conséquentes ... Un charpentier de Camaret nous avait refait un safran pour redescendre sur les cotes Vendéennes ...

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DI ALU GARCIA SALT 57cc
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réponse n°264745
Ty Bagay a écrit :
Aout 1979, nous sommes 4 à bord d'un Brio Jeanneau , le propriétaire et moi même employé chez le constructeur des Herbiers ... Partis de St Gilles Croix de vie en Vendée pour le sud Irlande, le dimanche soir nous nous trouvons au large de Ouessant avec une météo qui se dégrade bien vite , les nuage " enclume " défilent , la mer devient grosse, vers 23h avarie : casse du safran juste sous la ferrure ; En peu de temps nous sortons les panneaux des dessus des coffres sous les couchettes pour les fixer sur le reste du safran ; Paul avait prévu des tiges inox et une chignole au cas ou ... Vers minuit et demi en fuite sous tourmentin pour rejoindre Camaret ou nous entrons vers 4 h du matin . Sous safran de fortune dans cette mer le comportement du Brio en fuite restait maniable mais avec des embardées assez conséquentes ... Un charpentier de Camaret nous avait refait un safran pour redescendre sur les cotes Vendéennes ...

 Chapeau! Artimon

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BAVARIA 34 CRUISER
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réponse n°264795

Bonjour.

Merci à Artimon (et Alain d'Uhambo) de nous avoir fait partager l'excellent document de Michael Keyworth.
Rien à ajouter ; Yapluka s'équiper … et faire les essais d'adaptation à sa propre situation.

Bien d'accord aussi avec les commentaires de 'Larent le Hareng'.
Je plussoie particulièrement sur l'aspect ' bateau désemparé', car la probabilité d'avoir des conditions de mer difficiles en parallèle de la perte de gouvernail est forte.
Dès lors fini de jouer à 'Master Chef' ou de s'essayer aux selfies en tête de mât.
Sauf calme plat et mer d'huile, ce sera gilet de sauvetage et/ou harnais + longe(s) + ligne de vie et tout rangé - amarré - calé.

Je suppose que grosso-merdo il en va de même pour les trimarans.
Pour les ketchs et autres goélettes, il pourrait être opportun d'essayer de tenir un cap en jouant sur les équilibres véliques.
Idem en sloop ou cotre (par exemple au vent arrière, voiles en ciseaux) et si l'environnement et l'objectif tolèrent une telle route. Mais les conditions de mer sont souvent telles qu'il n'est même pas envisageable de faire route à proprement parler et qu'il faudra impérativement passer par une option plus ou moins similaire à celle du document.
Enfin il n'est pas précisé comment ils s'y prennent pour remonter le traînard (et si cela est envisageable en solitaire).

Il conviendrait aussi de dire un mot sur la signalisation.
- Le pavillon Delta me semble de circonstance;
- Les deux boules noires superposées, et de nuit les deux feux rouges superposés, aussi … sauf que nous n'avons pas, pour la plupart d’entre nous, ces deux équipements en double ;
- Par visibilité médiocre, à la corne de brume, le coup long suivi de 2 coups brefs répétés toutes les 2 minutes maxi est sans doute le plus simple à mettre en œuvre, mais sans doute aussi le moins performant si l'on escompte se signaler à un porte container qui déboule à plus de 20 kts ou de tout autre navire d’ailleurs, car par temps de brume, il n'y a pas grand monde qui traîne au dehors ;
- Il restera à émettre, autant que nécessaire, sur le canal 16, un message Pan-Pan-Pan en précisant le type et nom du bateau, l'avarie, la position et le cap ; Puis de veiller cette fréquence avec attention.

Dans le même ordre d'incidents, mais je crains le hors sujet, il pourrait être débattu des cas plus génériques d'avaries de barre, la perte totale du safran n'étant pas la plus fréquente :
- Avoir une barre franche de secours, connaître sa mise en œuvre et avoir fait des essais en vrai ;
- Sur les catamarans, avoir la possibilité de 'désactiver' l'une ou l'autre barre ;
- Utiliser le pilote automatique ;
- Utiliser le régulateur d'allure ;
- Ponctuellement, utiliser le propulseur d'étrave ;
- Utiliser l'annexe ( remorquage, à couple sur l'arrière, en poussée sur le tableau arrière) ;
- N'utiliser que le hors-bord (sur la jupe ou le tableau arrière en position rabattue).
Cela suppose d'avoir fait des essais préalables, d'avoir mis au point des solutions adaptées et plus généralement de s'être préparé par des exercices répétés, encore et encore.

Je sais ce n'est pas ce qui est le plus plaisant dans la plaisance (encore que) mais à l'instar des vidanges moteurs, remplacement d'anodes et autres carénages, faire l'impasse sur ces « exercices pratiques » revient à courir le risque d'avoir, tôt ou tard, à en payer le prix fort.

Enfin je conclurai en avouant ne pas avoir de solution en cas de safran bloqué sur un bord.

Cordialement. Daniel 

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