technologie et sens marin

6442 lectures / 57 contributions / 0 nouveau(x)
Anonyme (non vérifié)
technologie et sens marin
sujet n°80200
Une réflexion de JM Deluy sur un autre fil, au sujet de la traversée des fères Berques, m'a incité à vous livrer ces reflexions... on n'arrête pas le progrès. Cette phrase bien connue s'applique, elle aussi, au monde marin, et au milieu nautique qui nous intéresse. S'agissant de l'homme qui évolue dans un milieu qui ne lui est pas naturel, il était normal qu'il cherche à progresser sur la voie d'une meilleure sécurité, voire d'un meilleur confort (mais ceci pourrait faire l'objet d'un débat à part entière). Car indépendémment des joies qu'elle nous procure, certaines intenses, il faut reconnaître que la mer fait peur, la plupart du temps d'ailleurs bien avant d'être réellement dangereuse (à l'inverse de la route). Et quand on y réfléchit, on s'aperçoit que la plupart des instruments dont nous nous servons ont pour but de nous protéger et de nous sécuriser par rapport à cet environnement. Ce qui en soi est normal. Ce qui l'est moins , c'est que l'inflation de la gadgétisation qui s'est emparée du marché a eu comme conséquence, en contrepartie d'un sentiment de sécurité accru, une désensibilisation insidieuse de l'homme face à l'élément. Je pense pour ma part que cette sécurité artificielle, directement liée à la société de consommation dans laquelle nous vivons (surproduction et sophistication des besoins basiques) risque d'amener à une perte du sens marin, tel que nos anciens le possédait, puisque leur manière de naviguer était bien plus naturelle et proche des éléments. Cette sophistication des moyens de navigation génère de nouveaux comportements, et j'ai bien l'impression que c'est la technique qui finit par cacher la mer. Et c'est bien dommage, car quand on sait l'apprivoiser avec des moyens simples et naturels, on se trouve avec l'esprit plus tranquille que lors d'une navigation robotisée. Une anecdote à ce sujet pour illustrer le propos : un américain part en solitaire de la côte Ouest pour rejoindre la Polynésie. Il était anxieux de penser que si son pilote tombait en panne, il serait obligé de barrer presque en permanence. ! Ce qui arriva ... Il dut puiser en lui-même pour mettre au point un système qui permette au bateau de faire route seul, et il y arriva. Il eut alors un sentiment de liberté intense, une forme de libération de son anxiété, puisque ce qu'il redoutait (et qui lui gâchait une partie de son plaisir) était arrivé, et qu'il l'avait surmonté. Il avait en quelque sorte retrouvé ce sentiment de liberté, que nous recherchons tous plus ou moins consciemment quand nous prenons la mer, et qui est faussé par les aides artificielles dont nous disposons aujourd'hui. Bien sur que tourner une clef de contact, appuyer sur un bouton, ou voir où l'on est d'un clic de souris est plus facile, plus rapide. Je ne jette aucun anathème sur ceux qui naviguent de cette manière (d'abord ont-ils appris autre chose ?) Chacun est libre, mais je crois très sincèrement qu'ils se privent de joies que la mer pourrait leur apporter à bien moindres frais. Je ne suis pas contre tout progrès, puisque celui-ci apporte une part accrue de sécurité, mais je crois simplement qu'il faut faire le tri entre l'indispensable et le superflu.
jpg
Hors ligne
TRAWLER + FORBAN
Inscrit forum
réponse n°75814

bonjour

tu as parfaitement raison et je t'approuve à 101%

en effet il faut virer tous les gadgets inutiles

l'ancien temps comme tu le dis justement était bien + naturel et en fin de compte bien plus sur

quand un rameur de galère était défaillant et mourrait, on le jetait par dessus bord et le navire continuait sa route avec les 299
rameurs restants
idem pour le timonier

alors que maintenant, la moindre panne moteur ou de pilote et le navigateur est inquiet

en +, il était + facile de s'occuper à bord et la gestion de la pharmacie était bien + facile, la planche étant aussi d'un emploi +
généralisé

c'est bien vrai que notre monde actuel est pourri et revenons vite aux vraies valeurset à l'ancien temps, celui des galères, des
bagnes , de l'ancienne marine avec des pertes d'équipage de 50 %, des guerres permanentes, de la famine et tutti quanti

voilà en effet un bon temps à regretter comme tu le fais si bien, et redevenons les excellents marins qu'étaient nos ancetres

Anonyme (non vérifié)
réponse n°75816

Bien dit, jpg .

Il n'y a plus qu'à monter sur notre bateau, interfacer le GPS avec le pilote auto, et redescendre dans le carré lire un bouquin qui
raconte comment c'est, la mer . Au fait, si on va au bout, est-il utile de monter sur le bateau ? On ne pourrait pas plutôt rester à
la maison et attendre qu'il ait fait son tour, au moteur ? Clin question de savoir faire le tri dans tout ce qui est proposé à notre bateau et/ou seulement à notre portefeuille . Mécontent
On est quand même assez loin des galères, non ?

Bonne navigation à tous

Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°75822

Ne sommes nous pas à l'aube de réinventer la relativité ? Effectivement beaucoup d'éléctronique tue le sens marin , mais peut
aussi le réveiller (veille au radar par temps de brume) evidement il vaut mieux savoir où se lève le soleil pour ce situer sur le
globe d'ailleur faite un test autour de vous et posez cette question basique pour un marin où se lève le soleil et où se couche t'il
vous seerz effaré des réponses obtenues?Maintenant sans soleil comment se situer pas de sextant pas de repères visuels
l'estime oui bien sur l'estime !!!!!!!!!! un gps peut peut etre améliorer la sécurité de tous non Le superflu est sans doute le
confort d'un seul celui qui l'achete en quoi cela peut il nous deranger nous par contre bon nombre d'éléments électronique dit
superflu sont vraiement utiles La balise par exemple loin d'etre un confort sera exploité pour accelerer les recherches donc
augmenter les chances de survie en cas d'accident, au navigateur d'avoir assez de ses marin pour organiser au mieux sa survie
recherche moins longue donc moins couteuses donc moins d'augmentation des impots et des assurances supportés par la
collectivité
Maintenant si lorsque j'aurais un age avancé et que les forces vont commencés à me fuir je serais peut etre content d'avoir un
enrouleur éléctrique ou des winch électriques simplement pour continuer à utiliser mon sens marin à régler mon bateau pour que
la trace soit belle, que la vitesse soit optimun, que la sécurité de mon équipage soit au maximun, que ma route soit la meilleure
possible, et enfin détecter et prevenir les petits incidents qui peuvnt avoir de lourde conséquences, sans avoir à regretter
d'avoir mis les pieds sur cette galère !!!!!

cordialement

Anonyme (non vérifié)
réponse n°75823

Ben voilà, tout est là ... Un certain sens de la mesure s'impose, dans les deux sens, d'ailleurs : à mon humble avis, il y a
sûrement un juste milieu entre les galères + leurs joyeux marins, et le tout électronique ; j'ai bel et bien lu dans certaine revue
nautique la joie de découvrir un super logiciel de nav' . Bon, chacun son truc, mais le gars se demandait (et c'était pas le premier
avril MDR) s'il n'y avait pas moyen de rentrer directement les way-points dans le pilote ...

J'ai tendance à utiliser l'électronique, comme chacun . J'adore voir ma route dessinée sur du papier . J'aime le vent, les voiles
bien gonflées, une barre bien équilibrée en main . J'aime le guindeau qui épargne mon dos (ou un équipage clairsemé) .

Mais d'ici à déclare mon amour de l'électronique/informatique à tout crin, il y a un gouffre . Bientôt, si je laisse faire, c'est
l'ordinateur qui va se promener en bateau ! Il faudra quand même que je vérifie qu'il ne consomme pas de substances toxiques,
il serait capable de me f ..... à la côte, ce cochon .
Les aides à la navigation sont-elles en train de devenir la navigation ? Qui a une idée de la limite ? A moins qu'on ait chacun la
sienne ?
A défaut de galérien, on doit pouvoir débarquer le superflu . Heureusement ! Au fait, tu connais sans doute le plaisir de voir
apparaître la terre à peu près où elle est censée être, après une traversée au compas et "au nez" ? J'aurai bien du mal à oublier
cette magie là ...

A +

Hors ligne
VOILIER O'DAY 37 CC
Inscrit forum
réponse n°75831

Pour ceux que l'électronique énerve, je vous dirais que j'ai connu le temps où on ne naviguais qu'au sextan et qu'à l'estime.
Alors si vous trouvé stressant de navigué avec l'aire moderne je me demande bien ce que vous auriez fait à cette époque.
Naviguer dans l'incertitude, dans les calculs interminables, le stress à l'aproche des côtes alors que la visibilité était nulle et la
position incertaine. Aujourd'hui, on se procure un GPS presqu'au prix d'un plein d'essence ce qui nous permet d'en avoir deux ou
trois en notre possésion et de toujours connaître votre position exacte, presque au mètre près ! C'est quoi qu'il y a de stressant
la dedant, rien. Naviguer aujourd'hui ne se compare même plus à ce que c'était il y a trente ans. Nous avons aujourd'hui une
liberté, une sécurité incroyable, Vive le progrès ! Et pour les nostalgiques, mettez tout à la poubelle et partez, vous reviendrez
très rapidement à votre port d'attache et sounoisement vous rééquiperez votre voilier rapidement. Salutation Régis Clin

Anonyme (non vérifié)
réponse n°75832

Je n'ai pas parlé du GPS, ne t'énerves pas ... Mais de ce qui l'entoure de + en + . Faut-il continuer ? Là est la question . Bientôt,
il n'y aura qu'un joystick sur ton bateau : ça plaira aux gamins . C'est déjà çà !

Hors ligne
VOILIER O'DAY 37 CC
Inscrit forum
réponse n°75834

C'est ça que je dis, personne n'est forcée d'acheter tel ou tel autre gadjet, le joystick j'en ai un que j'utilise à l'occasion lorsqu'il
pleut à boire debout et que ça ne me tente pas de me faire mouiller, ok ce n'est vraiment pas essentiel on doit avoir plein
d'autres choses avant cela tout comme on peut s'en passer. On ne peut empêcher le progrès, il y aura toujours une clientèle
pour n'importe quoi. Tu parles de bateau, mais c'est milles fois pire à la maison alors chacun sa vinaigrette...........Régis

jpg
Hors ligne
TRAWLER + FORBAN
Inscrit forum
réponse n°75836

bonsoir

très cher Régis, tu as bien raison et je le dis au premier degré cette fois ci

j'ai aussi connu le temps ou on cherchait à écouter les bip des gonio etc

c'est un temps que je regrette car j'avais 30 ans de moins mais que je ne regrette absolument pas sur le plan navigation, stress
et sens marin

amicalement

ps celui qui en veut pas acheter un matériel quel qu'il soit est parfaitement libre de le faire

serait ce anormal de laisser la même liberté pour ceux qui veulent s'équiper meme avec du superflu?

sachant que le superflu de quelqu'un est forcément l'essentiel de quelqu'un d'autre et vice-versa

il y a déjà le politiquement correct

faut il en + le maritimement correct? ( le camarade joseph accompagné de son compère adolf imposaient d'une manière atroce
que tout soit correct c'est à dire conforme à leur idée, ne cherchons pas à les imiter)

Anonyme (non vérifié)
réponse n°75839

Je suis entièrement d'accord avec toi, jpg, pas de maritimement correct : c'est sans doute aussi pour cette raison que l'ami bahia
ne doit pas être renvoyé sèchement au temps des galères . Lui aussi a le droit d'avoir son idée ...
Pour ton allusion à adolf, rappelle-toi aussi l'idéologie nazie : "du passé faisons table rase" . Tout ce qui est nouveau n'est pas
bon à prendre parce que c'est nouveau, il ya d'autres critères pour bien choisir, heureusement : je ne doute pas de tes
convictions à ce sujet .
Bon, entre nous, tu regrettes plus tes jeunes années ou le frisson à posteriori, au raz des cailloux ? C'est toujours pareil : sur le
coup, on transpire pas mal, après, ça fait des belles histoires 1) à l'apéro 2) pour les gamins ...

afc
Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°75840

Il est évident qu'aucun de nous ne confie sa route au seul GPS. Ce sont les autres qui interfacent leur précieuse petite
boîte sur leur centrale de navigation, elle même couplée au micro qui en retour commande la barre !!!!

La facilité modifie des habitudes ancestrales à grande vitesse.

Mais ne nous y trompons pas, avant, on vérifiait l'estime avec d'épiques séances de gonio, des chapeaux de 4 à 10 milles
étaient courants. Parfois on se gourait de plusieurs milles, mais on arrivait quand même au port. Avant 1990, des milliers
de TDM se sont faits avec en tout et pour tout une méridienne quotidienne que l'on paufinait avec quelques droites de
hauteur à l'approche du but. Rares étaient ceux qui allaient jusqu'au point d'étoiles.

Aujourd'hui, il y en a combien qui ne regardent le GPS que 2 ou 3 fois par jour simplement pour vérifier l'estime. Pourquoi
s'emmerder avec un chapeau de 3/10 milles de côté toutes les heures au mieux quand une méchante boîte donne la position
presque qu'exacte toutes les secondes et qu'avec le micro couplé t'as même plus besoin de la règle Cras ou autre puisque la
route se trace toute seule sur l'écran ?

Evidemment c'est toute l'observation des éléments naturels qui disparait. Oh on regarde certes, mais on ne voit plus, du
moins pas comme il le faudrait.

Même quand tu demande l'évolution meteo aux pêcheurs locaux, ils te répondent 9 fois sur 10 : "ils ont annoncé que...." Alors...

Afc

Anonyme (non vérifié)
réponse n°75841

Juste un petit C/C repris dans mon premier post, pour rassurer ceux qui citent Adolf et Joseph... Clin

"Je ne jette aucun anathème sur ceux qui naviguent de cette manière (d'abord ont-ils appris autre chose ?) Chacun est libre "

Le but du sujet était simplement basé sur une réflexion personnelle (et cet avis n'engage que moi...) : trop de technologie
par rapport aux moyens traditionnels (où l'on devait faire plus appel à ses sens) risque de couper le marin du contact avec les
éléments.

N'y voyez rien d'autre, et merci de vos contributions... Sourire

Anonyme (non vérifié)
réponse n°75842

Au niveau du chapeau, comme disait un vieux raseur de cailloux, faut pas qu'il soit trop serré . De toute façon, ça dépend
tellement du coin ou tu promènes la quille ... Et quand c'est large, on va "par là", et c'est bien suffisant : on sait à peu près
combien de temps il faudra, et quand on verra la côte (sans brume !) on fera de l'identification avec les jumelles, entre deux
cafés . Pour les coins mals pavés, à part connaître les cailloux par leur petit nom ... A + ...

afc
Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°75847

Bahia et Basalte, je ne jette moi non plus l'anathème sur personne. Je suis sur la même longueur d'onde. Dans mon jeune
temps, à terre, j'ai connu et conduis de grands attelages avec des (vrais) chevaux. Ça allait moins vite, il fallait faire
des poses, on n'avait le temps d'observer et l'on ne s'entendait pas répéter à l'envie qu'il fallait avoir terminé avant
d'avoir commencé et que l'on devait être opérationnel immédiatement....autres temps autres moeurs.

Et pourtant aujourd'hui, toujours à terre, je passe pas mal de temps derrière l'ordinateur.

Les évênements récents en Asie sont venus nous montrer qu'il n'y a pas que les marins dont les sens sont émoussés par la
technologie qui se substitue à l'observation directe. Peut-être n'y a-t-il pas autant antinomie d'ailleurs. L'un n'empêchant
pas l'autre pour ceux et celles que çà intéresse.

Afc

jpg
Hors ligne
TRAWLER + FORBAN
Inscrit forum
réponse n°75850

bonjour

de tout temps l'humanité a cherché à réduire ses peines, dans tous les domaines y compris dans les actes mécaniques, et ce
dans ce cas, par la mise au point d'outils permettant de faire + facilement ou de faire ce qui était impossible auparavant.

mais de tout temps aussi, certains se sont posé la question du bien fondé de ces avancées humaines et c'est bien normal

mais je constate aussi, très malheureusement, que ceux qui disent que le lave vaisselle est inutile sont toujours ceux qui ne font
jamais la vaisselle

chaque fois qu'apparait un instrument nouveau permettant de faire aussi bien voire mieux qu'avant , mais avec moins de peine,
de travail et de risque ( et à moindre cout), il faut laisser cette opportunité à tout ceux qui peuvent en bénéficier

bien sur que le moteur empeche d'avoir les sensations de la godille, mais qui peut sérieusement contester le progrès qu'il a
représenté pour soulager l'humanité

il faut faire une balance avec les avantages et les inconvénients du progrès et il apparait bien vite que si les avantages sont
évidents et bien réels, les inconvénients relèvent + du confort intellectuel

amicalement

Hors ligne
CABERNET
Inscrit forum
réponse n°75858

hello,
pour moi le probleme n'est pas la querelle entre les anciens et les modernes, la bataille d'hernani est déja passée par là et je
crois que beaucoup de choses ont ete dites....
non, pour moi le soucis c'est de faire une confiance absolue au moderne.
en mettant les choses au pire, imaginons que demain, pour des raisons politiques qui nous depassent, les etats-unis decident de
fermer le systeme gps, sans prevenir, afin par exemple de donner un avantage à leurs troupes dans une bataille. que ferons
tous ceux qui naviguent avec un gps interfacé à l'ordinateur? plus de point, et essayez donc de tracer une droite de hauteur (et
pour cela encore faut-il avoir un sextant, une montre juste, des tables et savoir se servir de tout ce saint frusquin) sur un
ecran... pas facile hein.
alors en ce qui me concerne, si j'ai un gps à bord, il n'est allumé qu'episodiquement ou si j'ai un doute, et je fais le plus possible
ma nav à l'ancienne, ainsi si un jours j'en ai besoin je saurai encore faire...
et ce raisonnement est valable pour tous les progrès. le modernisme c'est tres bien, à condition de continuer à maitriser les
anciennes methodes et d'avoir les moyen de les appliquer.
navigueriez vous dans la brume les yeux rivés sur l'écran du radar, sans avoir une oreille qui traine au dehors, à la recherche du
moindre indice? non bien sur car vous savez que le radar ne vois pas tout.
jpierre

Anonyme (non vérifié)
réponse n°75859

Juste pour le fun, je le redis une fois de plus Sourire

Quand on parle de sécurité et de maitrise du risque, on ne peut raisonner correctement que en terme de probabilité !

Donc à chacun de déterminer ce qui est le plus probable entre divers évènements graves.

Par exemple, evènements graves pour la perte de la position du bateau:

- voir ses cartes s'envoler dans un coup de vent quand on les lit dans le cockpit

- les rendre inutilisables avec une bouilloire d'eau ou un litron de vin renversés

- l'arrêt des satellites GPS à cause d'une guerre mondiale

- la destrcution du sextan en marchant dessus

- l'oubli de la procédure du point astro

- la panne simultanée des 3 GPS à 100 euros qu'on a à bord ...

etc ... etc ...

Vous pouvez multiplier à l'infini les cas de figure, puis faire le tri de ce qui vous semble le plus probable ... ensuite
chacun choisit sur quels risques les plus ou moins problables il fait l'impasse MDR

P.ex., moi , avec mon Altzheimer naissant, je suis sûr que c'est l'oubli de la procédure du point astro qui est le risque
majeur ... donc vaut mieux que je m'organise en fonction de cela Clin

Hors ligne
TRIDENT 80
Inscrit forum
réponse n°75872

Il vous manquait un p'tit jeune dans ce post : me voilà !

J'ai un peu le cul entre deux chaises : J'ai 30 ans.
J'ai donc appris la voile "à l'ancienne", mais j'ai grandi avec les nouveautés, j'ai envoyé mes premiers mails l'année même
de la création d'Internet.

Ainsi, voir la route de mon bateau sous pilote automatique tracée sur un écran de PC couplé à un GPS ne me paraît pas du
tout extra-ordinaire, mais parfaitement normal. Je suis presque né avec.

Par contre, il m'arrive très souvent de naviguer sans aucun instrument de navigation, tout simplement par manque de place,
lors de mes longues traversées en planche à voile. Certes, c'est une planche. Certes, la nav' est courte, n'empêche : je me
sens le plus libre du monde.
Le plus vulnérable, aussi.

Je lance donc un concours : qui parmis vous serait prêt à partir pour une croisière de plusieurs jour sans embarquer de GPS
ou autre radar, de PC avec logiciel de Nav', etc ???

Pour rejoindre l'idée générale qui se dégage de ce post : vive le progrès, mais restons les animaux que nous sommes à
l'origine, avec nos cinq sens Humain, et le fameux sixième sens Marin...

El Manu

Hors ligne
CABERNET
Inscrit forum
réponse n°75875

ok pour moi el manu,
je suis pret au depart quand tu veux, me manque juste les ho249 (peu utiles en cotiere) et je suis paré pour une 13ème transat
sans electronique.
pour les autres, je me suis sans doute mal exprimé. je ne dis pas que les gps et autres sont inutiles, loin de là, je dis simplement
qu'il est surtout important de savoir s'en passer, ce qui n'empeche pas de les utiliser.
sans parler de guerre mondiale, il y a un certain nombre de situations où l'electronique peut atteindre ses limites, un gros pb de
batteries, une erreure humaine qui lors d'un entretien inverse les polarités ou que sais-je d'autre comme panne qui vous prive de
ces petits appareils. apprendre la meridienne au milieu, sans sextan c'est pas facile....
jpierre

afc
Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°75881

La problématique n'est pas du tout d'opposer la technologie à l'observation physique directe, pas non plus d'opposer les
anciens et les modernes, mais à un moment donné de savoir faire la bonne observation. Si la technologie donne une
information valable à temps, tant mieux prenons la, par contre si l'oreille, l'oeil ou le pif donnent une meilleure
information, il ne faut pas avoir perdu les bons repères.

Il n'est pas question de se passer du lave vaisselle quand on a une tribu à table, mais çà va beaucoup plus vite à la main
quand on est deux. Pas question non plus de se passer du GPS, mais Robert, si le boujaron fait des dégats sur une carte
papier que tu aurais pu protéger par un polycarbonate, n'as-tu jamis arrosé ton clavier avec une tasse de café ? moi
si.....à changer, inutilisable....et c'était dans mon bureau !!!!

Afc

Anonyme (non vérifié)
réponse n°75890

Suite de la réflexion, vos avis et façon de faire sont intéressants . Pour moi, actuellement, c'est plutôt basique . Je devrais peut-
être modifier mon login, d'ailleurs Clin boire un canon, mais ça, je pense que tout le monde est décemment équipé . On a encore largement le temps de faire coucou
aux bateaux. Le radar peut-être, un jour ? Si l'un de vos invités a eu l'idée de manger la carte, il y a de quoi arriver à une
terrasse ombragée dans le guide (d'où l'expression : n'oubliez pas le guide . Depuis le temps que j'essayais de la placer, celle
là ...)

Hors ligne
FIRST 30
Inscrit forum
réponse n°75893

"Loi Krathong est le First 30 n° 139 de 1978, équipé d'un lest en plomb. Son propriétaire l'acquiert en 1996 et appareille pour un
périple solitaire en 1998 depuis Loctudy (Finistère), et ce dans l'esprit Moitessier (sans VHF, ni BLU, ni GPS).
En bref: Loctudy, Canaries, Bresil, Afrique du Sud, Madagascar, Thailande, Malaisie, Singapore,Borneo, Philipinnes, Papouasie,
Nouvelle Guinée, Vanuatu, Nouvelle Calédonie, Australie (Darwin), Bali, Thaïlande, Australie (Perth),Thailande.Les autorités
australiennes ont fait de grosses difficultés parce qu'à bord, il n'a aucun moyen de transmission. Au total: 42000 milles parcourus
en solitaire et ...ce n'est pas fini.

Deux notes particulières:
Au mouillage à Phuket Thailande, le 26/12/04, ai subi le tsunami qui nous a expédié dans les cocotiers mais réussi à se degager
au moteur. Seul dommage: indicateur de vent en tête de mat -- tordu dans les branches.

Remporte avec mon First plusieurs régates locales et premier à la Kings Cup de l'an 2000 devant 50 autres voiliers tous plus
grands.

Michel à bord de Loi Krathong. "

Hors ligne
FIRST 30
Inscrit forum
réponse n°75900

Bonjour Jean Marc,

C'est un texte "brut" envoyé sur la liste beneteau de sailnet par Mike ,un copain de New York, qui a un First 30. C' est
visiblement un article de presse qui cite le skipper - franchement gonflé - de Loi Krathong, un First 30.
A cause du décalage horaire je n'ai pas pu avoir plus de détails.
Cela me semblait coller à votre "fil" .
Je ne porte pas de jugement ni dans un sens ni dans l'autre. Je n'ai pas réussi pour le moment à trouver d'infos supplémentaires
bien que Mike disait citer le site de l'asso des First 30.
Voila
Jean
Sourire

Hors ligne
LAGOON 440
Inscrit forum
réponse n°75904

Ne nous trompons pas de questions. Les gadgets ne vont-ils pas émousser notre sens marin? La question, pour moi, n'est pas
de ma passer de tel ou tel gadget électronico-électrique qui me facilite la vie, mais de savoir si le fait que ce gadget existe ou
que je l'ai acheté change mon sens marin.

Parlons de la météo: presque tous les problèmes en mer viennent de la météo. Tout incident peut être surmonté sur une mer
d'huile. La prévision et l'anticipation météo font le bon marin. Le navtex, le portable, les affiches dans les capitaineries nous
empêchent-elles de lire le ciel? Regardons-nous encore le baromètre, la forme des nuages, l'orientation du vent, la température
extérieure? Ou nous contentons-nous de lire le bulletin météo?

Ce que le modernisme ne doit pas empêcher, c'est d'anticiper sur les situations à venir et de tenir compte des signes de la
nature autour de nous pour bien mener notre barque dans le souci de la sécurité et du confort de l'équipage.

Hors ligne
TRIDENT 80
Inscrit forum
réponse n°75905

Une seule situation te donnera la réponse : panne totale des tous les équippements, dans la brafougne si possible.
Là, tu n'auras que tes sens marins pour te sortir de là (et ton expérience, bien entendu)

Et c'est pour ça que les traversées sans équippement sont un bon exercice pour tout marin qui se respecte, ou qui ne veut
tout simplement pas être DÉPENDANT d'une technologie.

Parce que c'est de cela qu'il s'agit : la dépendance.

Je ne fume pas, bois très peu, et cette liberté me plaît. Mais ais-je la même impression de liberté si j'embarque mon
PC-GPS-Lecteur de cartes sur mon bateau ? Non, surement pas. Même si je me force à ne pas les utiliser.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°75906

J'ai quand même un peu l'impression, comme le disait à sa façon l'initiateur de ce fil, que l'entourage informatique, dont je ne
discute pas les possibilités (je travaille avec, je le répare comme je peux, je l'enseigne vaguement et il m'est indispensable dans
ce cadre) risque de créer un sentiment de maîtrise des éléments, peut-être chez les nouveaux-venus sur l'eau , du fait que
beaucoup de paramètres SEMBLENT être gérés par la machine (Ce n'est pourtant pas un jeu de rôle ! Ici, les conneries se paient
cash ...).
Tout le monde ici a bien vu que les formidables instruments d'information/prévision/gestion dont nous pouvons disposer n'ont
pas le pouvoir de règler le vent ou la taille des vagues . Il n' y a plus qu'à souhaiter aux écoles de voiles de n'aborder (ou
continuer à) le chapitre "navigation électronique" que lors du tout dernier cours ! (Abstraction faite du GPS, je peux m'en
expliquer si ça vous interpelle) et de privilégier l'affûtage des sens plutôt qu'une autonomie rapide mais, finalement,beaucoup
plus partielle qu'il n'y parait (et là je rejoins Humphrey).

a + ...

jpg
Hors ligne
TRAWLER + FORBAN
Inscrit forum
réponse n°75940

bonsoir

en aviation, la sécurité est née et à progressée le jour ou des instruments se sont substitués au pif, à l'oreille et aux yeux

pour une raison bien simple

un instrument ne peut etre leurré alors que les sens humains connaissent bien les acouphènes qui sont de faux bruits, les
illusions d'optique et autres phénomènes leurrant

en clair un instrument est toujours + fiable que le sens humain, car quand il est en panne, il le fait savoir(s'il est bien construit)

mais le sens marin d'aujourd'hui est peut etre de savoir se servir de ces appareils et de les utiliser uniquement pour ce qu'ils sont:
des outils d'aide à la navigation réduisant la charge de travail du pilote

amicalement

afc
Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°75946

Le type d'amalgame dont il faut peut-être bien se méfier :

As-tu déjà essayé de mettre un avion à la cape pour voir venir.....

Afc

jpg
Hors ligne
TRAWLER + FORBAN
Inscrit forum
réponse n°75947

de la meme manière que tu as essayé de faire voler un bateau Sourire

sauf qu'en avion, on prend aussi une sorte de cape quand ça tabasse trop fort en réduisant la vitesse pour diminuer les efforts
sur la cellule,

Hors ligne
TRIDENT 80
Inscrit forum
réponse n°75949

JPG, ce parallèle avec l'aviation colle parfaitement à l'actualité, qui nous parle de nouveau du crash du mont St Odile, provoqué
par un défaut de l'électronique du système d'approche.

Quand ce système est au point et fonctionne au poil, c'est que du bonheur, et ça permet des atterrissages impossibles sans.
Quand ça déconne, on voit ce que ça donne.
Et s'il n'y en avait pas eu sur l'avion ?? Tout simple : demi-tour et on se pose plus tard ou ailleurs, dans un endroit dégagé...

bonne méditation !

El Manu

afc
Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°75957

Sauf qu'en avion, ton temps est limité à ton autonomie en carburant et même si tu peux "amortir" le tabassage durant un
temps limité, t'es obligé d'atterrir.

En bateau, s'il y a de la brume, tu peux attendre au large, à la cape que le temps se lève et "atterrir" à vue, à moins que
tu ne confies ta vie et celle de ton canote à tes seuls instruments et à l'exactitude des cartes.

Je parle naturellement d'un atterissage en lieu inconnu. Et puis n'oublies pas qu'un instrument peut se dérégler ou tomber
en panne, le plus souvent au moment crucial. La prudence commande qu'il y ait redondance entre plusieures infos. Ce n'est
pas l'idée que je me fais du plaisir de naviguer.

En 1925, Gerbault parlait déjà d'un train sur l'eau pour distinguer les vapeurs des voiliers.

Mais libre à toi, chacun est libre de prendre son pied comme il veut. J'espère seulement que tu produis l'énergie
nécessaire au fonctionnement de ton tableau de bord avec des sources renouvelables !

Afc

jpg
Hors ligne
TRAWLER + FORBAN
Inscrit forum
réponse n°75959

bonjour

je en prend pas + mon pied à avoir un radar et d'autres instruments que tu n'en as à transporter une survie ou une boite à
pharmacie sur ton bateau

et je ne passe pas ma vie à regarder les instruments

mais comme je ne sais pas bien évaluer ma vitesse sans loch, mon cap sans compas, le régime des moteurs sans compte-tour, la
charge de mes batteries sans ampèremetre et sans volmetre, comme mon oreille est insuffisante pour évaluer la pression d'huile
ou une surchauffe d'un moteur, comme je ne sais pas envoyer des messages radio par télépathie, connaitre mon niveau de
gazole et d'eau sans jauge, voirt la nuit dans le noir complet ou dans la brume, connaitre la hauteur d'eau sans sondeur, faire du
froid sans frigo et du chaud sans chauffage, j'ai les instruments qui font tout ça à ma place

mais peut etre aussi que je ne suis pas aussi doué que ceux qui savent tout faire avec 2 poteaux téléphoniques , un
couteau ,leur b... et rien d'autre... Sourire

pour le malheureux accident du Mont Saint Odile, c'est comme pour les trains qui arrivent à l'heure et dont personne ne parle, il
ne faut pas faire une généralité d'un cas particulier, voire unique, et l'instrumentation a sauvé + de monde en aéro qu'elle n'en a
perdu

pour la panne possible ou le dérèglement, ça peut arriver sur tout y compris sur les voiles et on ne peux pas pour autant en tirer
la conclusion qu'il ne faut pas de voile sous le pretexte d'une panne possible

mais de toute façon chacun fait bien comme il le veut et mon intervention primaire n'était pas pour inciter à être tout instrument,
maiss tout simplement pour affirmer que le "bon vieux temps" n'était pas aussi bon que ça et que le passé ne constitue pas
forcément une référence absolue de qualité ,de bien vivre et de pertinence et dire aussi qu'installer un radar ou un gps ne
transforme pas forcément un marin plaisancier en sous-merde, ce qui ressort, suivant mon ressenti de la proposition initiale de
ce fil que je trouve un peu méprisant "ceux qui naviguent de cette manière (d'abord ont-ils appris autre chose ?)"

amicalement

ps: pour mon énergie à bord, ayant du me séparer de mon gin fizz pour raison de santé dont je ne suis pas responsable, après
20 ans de voile, j'ai maintenant un trawler bimoteur avec 2 perkins 80 cv qui m'ôtent tout souci de capacité électrique

Hors ligne
TRIDENT 80
Inscrit forum
réponse n°75964

JPG, bien sûr, je ne peux qu'être d'accord avec ce que tu dis. Le bon vieux temps n'a pas que du bon, loin de là.

Tous les instruments, moteurs, winches électriques et autres assistances sont là pour notre plus grand plaisir, pour nous
faciliter la vie.
Comme les millions d'avions qui arrivent à bon port sans encombres, comme les millions de bateaux qui partent et qui
reviennent, personne n'en parle, puisqu'on ne parle que des problèmes et autres drames de ce monde.

Les pilotes apprennent dans leur formation à parer à toute panne d'équippement. Un simple brevet pour pouvoir piloter un
CESNA ne s'obtient pas sans avoir fait quelques exercices rigolos du genre "ferme les yeux, je mets l'avion en vrille et tu
le récupères" ou encore couper le moteur et mettre la clé dans sa poche, puis regarder l'élève avec un grand sourire en lui
disant "ho, merde, panne moteur".

En bateau, rien de tout ça, en tout cas pour les nombreux amateurs qui prennent la mer sans formation.
Et le côté inquiétant de la chose, c'est que ceux qui arrivent maintenant dans le milieu de la voile ne sauront peut-être
pas quoi faire lors d'une panne de matériel, puisqu'ils n'ont rien appris d'autre.. Là est le vrai danger.

afc
Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°75970

Vu ton post scriptum, je comprends mieux ton parallèle avec l'avion et je suis désolé pour tes pbs de santé

toutefois, Manu a la bonne conclusion car faute à pas de chance, nous ne parlons pas du même sujet. Donc stop pour moi.

Afc

Hors ligne
WESTERLY BERWICK
Inscrit forum
réponse n°75989

Ouh là El Manu, tu as envoyé ton premier e-mail l’année de la création d’Internet, wouahou, je suis impressionné, ce n’est pas
donné à tout le monde…

Pour revenir un (petit) peu dans le sujet. Pour les nostalgiques de bon vieux temps où c’qu’i y avait pas de GPS (c’est une
image), seraient-il vraiment capable de naviguer comme au bon vieux temps ?

Ma question juste pour en amener une autre, c’est quoi le bon vieux temps, celui où on se sentait libre et tout et tout…. ???

Ce lui où il y avait encore la disponibilité sélective pour le GPS

Le GPS sans différentiel

Celui sans GPS avec (pas l’ordre chronologique en tête) mais avec loran toran rana deca…

Celui sans tout cela, avec gonio, radio phare (FRQ, ha FRQ, que de souvenirs .._. ._. _ _._)

Celui avec juste le compas.

Celui avec les gilets de sauvetages constitués de bouts de lièges ligaturés comme on pouvait autour de la taille

Celui des voile tannées ou des toile cirée parce qu’il n’y avait pas de Cotten ou autre plastiques

Celui où le loch était balancé à l’eau et où on devait compter les nœuds…

Celui où il n’y avait pas de polyester

Pas de contre plaqué,

Pas de radio,

Pas de caméscope ou de caméra Super 8 pour ramener des souvenirs (ha Moitessier, sans ton matos, de quoi aurions nous été
privé…

En résumé, à mon point de vue, je trouve dommage que la technologie permette à des gougniafiers « tourne clé de contact »
d’envahir notre « petit » monde, mais faisons chacun de notre liberté ce qu’on veut qu’elle soit.

jpg
Hors ligne
TRAWLER + FORBAN
Inscrit forum
réponse n°75991

bonjour

sans BM , on aurait été privé de rien du tout car il n'a laissé absolument aucune trace dans l'équipement des bateaux navigant
actuellement....

amicalement

ps: Moitessier n'est pas ma tasse de thé, vous l'aurez bien compris et c'est mon droit....de ne pas etre impartial à son sujet Sourire

Hors ligne
DÉRIVEUR LESTÉ
Inscrit forum
réponse n°75993

Ne vous inquiétez pas trop, vous n'êtes pas le seul à avoir une perception plutôt négative du personnage

Et heureusement, chacun est libre de ses opinions...

J-C

Hors ligne
TRIDENT 80
Inscrit forum
réponse n°75994

Hey Niko, loin de moi l'idée de vouloir impressionner quiconque. Je voulais juste dire que depuis 20 ans, les gens naissent
avec Internet, les GPS et autres technologies, et ce matos et leur utilisation est aussi naturel pour eux que l'eau courante
pour les "vieux".

Et c'est donc pour cette raison que c'est super facile pour eux d'être un gougnafier tourneur de clé, même malgré eux, parce
que c'est ça qu'ils voient et qu'on leur apprend : le bateau, tu tournes la clé, tu allumes l'ordi et hop, tu te barres. A
la limite, tu regardes la météo à la capitainerie, mais c'est pas vraiment la peine pass'keu tu l'as entendue sur France Info.

Les jeunes peuvent partir en mer comme ils partent en week-end avec leur voiture, et on ne peut pas vraiment leur en
vouloir. Mais les jours de brafougne, la SNSM doit en voir de toutes les couleurs...

Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°75995

Pour confirmer ce que dt EL MANU en méditerranée ce pose de plus en plus le problème de la sécurité , il n'est pas rare
d'entendre des gens dire "plus besoin de VHF et du permis qui va avec car il y a le téléphone portable !!!!!!!!!!"
Sauf qu'en mer c'est comme à terre si c'est pas chargé si y a pas de reseau si la carte sim est bloquée etc....... c'est pourtant
un progrés enorme ce téléphone portable mais cela ne peut pas remplacer une bonne vieille VHF
J'ai eu à remorquer un canot à moteur avec mon voilier il n'avait plus d'essence était en rade à environ 3 mile de la cote, la nuit
tombait et le type se batait avec son portable "qui passait pas" arrivé au port a peine merci !!!!!!!!!! la situation lui paraissait
normale
J'aurais peut etre du appeler la snsm par vhf le faire remorquer et le laisser regler la facture ça lui aurait au moins servi de leçon
peut être !!!!!!!!!

Anonyme (non vérifié)
réponse n°75996

Excuse-moi Manu, il faudrait pas qu'on pense que la météo marine elle est sur France-Info...
C'est sur France Inter qu'elle est... france Info y'a surtout l'état des routes et le temps
qu'il fait à Romorantin (je salue tous les Romanopontains (?).
Salut gars.
PL

Hors ligne
TRIDENT 80
Inscrit forum
réponse n°75997

Y'a pas d'mal, Pierre-Louis, j'ai justement fais exprès !!

Pour montrer qu'il y en a qui prennent la météo de France-Info comme argent comptant avant de partir en mer !!
Ceux-là même qui tombent en rade d'essence et qui gueulent si leur portable ne passe pas...

Hors ligne
DÉRIVEUR LESTÉ
Inscrit forum
réponse n°75999

Il est certaines choses que j'ai vraiment difficiles à assimiler, probablement un manque d'aperception...

Pourquoi tenez-vous toujours à affirmer que le fait d'affectionner l'utilisation de matériel électronique diminue le sens
marin... rien n'oblige de se couper le nez lorsque vous branchez le PC, radar ou simplement le gps....

Depuis que j'tire profit de ces gadgets, mon vieux plath ne quitte plus beaucoup sa boîte, et il ne servira à la limite que
si le besoin se fait sentir de crâner un peu devant un jeunot ignare...

J-C

Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°76004

Je ne pense pas que l'utilisation des moyens technologiques efface le sens marin il peut tout bêtement diminuer la capacité à
utiliser ses "sens" . Bien sur cela sera variable en fonction de l'individu lui-même et de la propension qu'il a à utiliser le sens marin
plutot que la technologie mais les deux sont complémentaires voire indispensables
Tous les marins savent lorsqu'is sont au bord de la mer, dessus ou sur terre, se situer par rapport aux points cardinaux faites
l'expérience avec un individu lamda et vous serez surpris du résultat donc nous ne sommes pas égaux vis à vis de nos sens ,
sens classiques, combien sont capable de sentir la direction du vent avec les oreilles pas en écoutant mais en sentant la pression
dessus, ou marins ou de l'orientation mais là je crois bien enfoncer une porte ouverte, sauf que ceci posé la perception de la
necessité d'une technologie à bord sera aussi différente d'un marin à l'autre.
L'idéal serait de tout avoir, sens marin mais c'est un sens donc iné, technologie et matériel desuet mais pas obsolete.
Bien amicalement

afc
Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°76007

tout simplement Nanouk, parce que lorsque l'électronique est omniprésente et qu'elle reste branchée en permanence, à ton insu
et insensiblement, tu relâches la minutie de tes observations.

Par exemple, comme dit plus haut, si tu n'allumes ton GPS que toutes les 3/4 heures ou plus pour recaler ton estime comme on le
faisait avec la gonio ou le point astro, tu vas rester très vigilent à la direction des vagues, à la couleur de l'eau à la position des
étoiles, aux oiseaux, à l'odeur du vent aux nuages, au sondeur et que sais-je encore. Par contre si tu laisses l'affichage
permanent et plus encore si ta route s'affiche toute seule à l'écran que tu le veuilles ou non ton inconcient va progressivement
privilégier l'instrument au détriment de l'observation. C'est humain, faut pas se raconter d'histoires.

De plus, même si tu ne consultes ton GPS que ponctuellement, il te donne un point exact à quelques dizaines de mètres près.
idem pour les decca, loran et autres tandis qu'à l'époque de la gonio, selon les conditions du moment il y avait souvent
incertitude qu'il fallait discuter. Parfois c'était l'estime qui était la bonne quand il y avait différence. Même avec l'astro, il était
fréquent d'avoir un horizon érroné à cause de la brume de fond, donc il fallait discuter le point d'autant que le transport de
droite de hauteur se faisait selon le cap estimé. On prenait donc une incertitude de 5° de part et d'autre....etc... Cela obligeait
à une vigilence permanente qui n'est plus nécessaire, ou alors t'es le super balaise qui fait comme si quoiqu'il arrive. Je crains
fort que même ouvert ton blaze soit comme celui des copains, intoxiqué par la facilité.

Afc

afc
Hors ligne
Inscrit forum
réponse n°76008

Niko tu as oublié un loch d'un type particulier.

Lors d'une croisière en Irlande, il y a quelques lustres, nous avions oublié un jeu de piles pour le loch.

Alors on a débouché une bouteille de Jibolain, on a jeté le bouchon sur l'avant et compté le temps entre son passage à l'étrave
et au tableau.....Après plusieurs relevés, on voyait plusieurs bouchons, mais on s'est presque pas gouré sur 36 heures.

Afc

Hors ligne
DÉRIVEUR LESTÉ
Inscrit forum
réponse n°76011

Tu as bien sur raison André, d'un autre côté, j'ai pu m'engager dans des lieux que je n'avais jamais osé envisager grâce à
la cartographie électronique et le positionnement gps en gardant naturelement tous les sens en éveil...

Un oeil sur l'écran et l'autre sur les alignements le nez pour savoir et les oreilles décrottées

Le coursier se d'emmerde, il est plus doué que moi...

J-C

Hors ligne
TRISBAL 36
Inscrit forum
réponse n°76013

Je viens de découvrir et parcourir le sujet "électronique et sens marin". Fort intéressant ! Et ce que j'en retire, c'est que tous les
intervenants passent sous silence ce qui fait leur vrai sens marin : tout ce qui se passe en dehors de l'électronique et du
positionnement. Envoyer et rentrer une voile sans problème...éviter les empannages... prendre et lacher un ris...avoir toujours
la voile du temps...choisir la bonne option en fonction de la route et de la mtéo qui se présente...régler ses voiles...équilibrer le
voilier...barrer si nécessaire...bon avitaillement...bons quarts...stress zéro...tout bien saisi sur le pont et à l'intérieur...absence
de mal de mer ou lutte contre...gestion de l'énergie à bord et de sa propre énergie : il faut durer...ect..etc... J'en conclus que le
sens marin chez vous - et sans flatterie - est devenu une seconde nature que l'électronique n' a pas tué !
Amicalement !
Jean-Louis
PS : c'est quoi en dehors de ça le sens marin ?

Hors ligne
TRIDENT 80
Inscrit forum
réponse n°76015

Le vrai sens marin, c'est le Sud....

Ah non, ça c'est la direction à prendre, désolé ! MDRMDRMDRMDRMDRMDR

Sérieusement, c'est une bonne question. A mon avis, c'est d'être bien sur un bateau, naturellement (sous-entendu ne pas
stresser, ne pas regarder sa trace GPS sur l'écran en permanence, savoir d'un seul coup d'oeil si on est bien réglé (petit
coup d'oeil dans les voiles), s'il va falloir prendre un riz (petit coup d'oeil au vent et dans les nuages), barrer les yeux
fermés avec le sourire, etc...)

Bref, être marin comme d'autres sont cuisiniers ou grimpeurs : se sentir bien dans son mileu.

Et vous ?

Hors ligne
DÉRIVEUR LESTÉ
Inscrit forum
réponse n°76017

Pour Ariane, Le sens marin, voyons mais ça n'a pas de sens...

Le bon sens suffit en général...

Autrement dit, faire ce que l'on désire et revenir sans problème particuliers...

Et la manoeuvre ce fait sans y penser!

J-C

Hors ligne
TRISBAL 36
Inscrit forum
réponse n°76020

J'ai rencontré des voiliers qui n'avaient aucune électronique à bord, venaient de loin, allaient encore plus loin, mais braillaient
jusqu'à toutes les heures au mouillage tranquille...jetaient leur bouteilles vides par dessus l'épaule...après avoir mouillé l'ancre
sur celle du voisin...Chargeaient leurs batteries sur le coup de minuit...bref, vous voyez ce que je veux dire...Avez-vous
d'autres exemples de "sens marin dévoyé" ?
Sourire

Anonyme (non vérifié)
réponse n°76023

Bonjour à tous,

Je me permets juste de préciser ce que j'entendais par ""sens marin" : c'est la faculté d'employer à bon escient les sens dont
nous sommes pourvus : ouie, vue, etc.. pour que la synthèse aboutisse à une manière de naviguer en fonction des éléments
(eau, vent, ciel, bref l'observation directe), par opposition à une navigation "presse-bouton", qui, je le crois, a tendance à
couper des éléments extérieurs. Ceci pouvant non seulement donner une impression de fausse sécurité (panne possible) mais en
plus à priver l'homme (le marin) des joies inhérentes à une navigation plus "naturelle".

Je n'étais nullement méprisant, comme l'a relevé quelqu'un, en disant : "(mais ont-ils appris autre chose ?)". Je pensais là aux
nouveaux venus au monde marin, avec la technologie qu'il comporte de nos jours. Et je persiste à penser que la technologie,
oui, chacun est libre bien sur de naviguer comme il l'entend, à condition de savoir s'en passer quand ça devient nécessaire, voire
indispensable. Il est alors d'un grand secours de savoir se débrouiller par les méthodes naturelles.

En conclusion, comme il a été dit plus haut, le "sens marin", c'est sans doute simplement le bon sens... Sourire

Pages

Le site de la Grande Croisière...