Migrants en mer
publié le 19 Août 2015 21:24
Bonjour
Si vous naviguez dans l'est de la mer Egée, vous aurez de fortes chances de croiser des migrants en mer, entassés à plusieurs dizaines dans des gros canots pneumatiques de survie. A l'approche des cotes grecques ( Lesbos, Chios, Samos, Kos) de crainte d'être remorqués dans les eaux turques par les gardes cotes, ils jettent le moteur et sabordent le navire, quelques fois assez loin de la cote. On les retrouve a quelques milles de la cote equipés d'une brassière de sauvetage et cramponnés à une chambre a air à essayer de rejoindre une cote (avec souvent des rochers pas forcément accueillants)...
Quand ces personnes, quelquesfois des enfants qui crient à l'aide à votre passage, quelle attitude avoir ?
L'aventure nous est arrivée début aout 2015.
Nous avons dans un premier temps essayer de joindre les gardes cotes sur le 16 sans vraiment avoir de réponse. Nous avons donc joint par téléphone quelques personnes à terre susceptibles de prévenir les gardes cotes.
Nous sommes restés sur zone à attendre, il y avait une dizaine de personnes dans l'eau repartis sur un mille environ.
La mer étant calme, l'eau plutot tiède, pas de danger immédiat nous sommes restés près de deux enfants les plus eloignés de la cote.
Les gardes cotes se faisant attendre et les cris des enfants devenants plus desespérés, nous avons finalement embarqué les deux enfants dans l'annexe.
Les gardes cotes sont enfin arrivés et vdésiraient que nous leur passions le bout de l'annexe.
Nous avons objecté que c'était notre annexe et pas le navire des migrants.
Nous avons conduit avec l'annexe, les deux migrants jusqu'à la vedette des gardes cotes.
Les gardes cotes nous ont remercié et fait confirmé le nom de notre voilier (ils avaient bien reçu l'appel)
La vedette a ensuite récupéré tous les migrants à la dérive.
Nous avions décidé de conserver les migrants dans l'annexe et de ne pas les prendre à bord
Pas vraiment envie d'être pris pour des passeurs...

Si vous naviguez dans l'est de la mer Egée, vous aurez de fortes chances de croiser des migrants en mer, entassés à plusieurs dizaines dans des gros canots pneumatiques de survie. A l'approche des cotes grecques ( Lesbos, Chios, Samos, Kos) de crainte d'être remorqués dans les eaux turques par les gardes cotes, ils jettent le moteur et sabordent le navire, quelques fois assez loin de la cote. On les retrouve a quelques milles de la cote equipés d'une brassière de sauvetage et cramponnés à une chambre a air à essayer de rejoindre une cote (avec souvent des rochers pas forcément accueillants)...
Quand ces personnes, quelquesfois des enfants qui crient à l'aide à votre passage, quelle attitude avoir ?
L'aventure nous est arrivée début aout 2015.
Nous avons dans un premier temps essayer de joindre les gardes cotes sur le 16 sans vraiment avoir de réponse. Nous avons donc joint par téléphone quelques personnes à terre susceptibles de prévenir les gardes cotes.
Nous sommes restés sur zone à attendre, il y avait une dizaine de personnes dans l'eau repartis sur un mille environ.
La mer étant calme, l'eau plutot tiède, pas de danger immédiat nous sommes restés près de deux enfants les plus eloignés de la cote.
Les gardes cotes se faisant attendre et les cris des enfants devenants plus desespérés, nous avons finalement embarqué les deux enfants dans l'annexe.
Les gardes cotes sont enfin arrivés et vdésiraient que nous leur passions le bout de l'annexe.
Nous avons objecté que c'était notre annexe et pas le navire des migrants.
Nous avons conduit avec l'annexe, les deux migrants jusqu'à la vedette des gardes cotes.
Les gardes cotes nous ont remercié et fait confirmé le nom de notre voilier (ils avaient bien reçu l'appel)
La vedette a ensuite récupéré tous les migrants à la dérive.
Nous avions décidé de conserver les migrants dans l'annexe et de ne pas les prendre à bord
Pas vraiment envie d'être pris pour des passeurs...

















Je me suis posé la question sur la manière de réagir à cette situation. Ce que vous avez fait est pour moi la meilleur façon de procéder .
Il y a un point très important que je me suis fait expliqué .
Le statut de migrant et celui de naufragé. Suivant les règlements un naufragé peut avoir pour une durée de 6 mois un accueil et des aides financières que n'a pas un migrant aide moins avantageuses.
Ce qui explique que les embarcations coulent proche du rivage.
Peuvent alors être accueilli des ressortissants de pays qui n'aurait pas le statut de migrants
Un peu glauque comme situation.
Salut Régis,
Effectivement, ça pose question...
Nous connaissons un voileux italien (seul sur son bateau) qui a receuilli comme cela voici quelques années cinq ou six migrants en grand danger sur une petite annexe sans moteur, au milieu dub détroit de Chios, alors que le vent soufflait très fort.
Là, il n'était pas question de les laisser seuls, encore moins je pense de remorquer ce minuscule youyou au milieu d'une mer très agitée.
Il les a donc embarqués sur le voilier, à ses (grands) risques et périls : forte amende, procès, peut-être prison et très probablement saisie du bateau. Le gars y est allé jusqu'au bout en les débarquant clandestinement sur Chios après leur avoir donné des vêtements secs et un peu d'argent.
Je me demande encore ce que j'aurais fait à sa place. Recueillir les naufragés, certainement, mais je pense que je n'aurais pas couru le risque de les débarquer sans en prévenir les autorités.
Peio
Haize Egoa
naviguant dans ces eaux cet été ,j'avais envisagé etre devant une telle situation ,je pense que ma réaction aurait été la meme que celle de régis ,la sauvegarde de la vie d'abord et ensuite prevenir les gardes cotes ,si pas de réponse de leur part récuperer quand meme ce que je peux et me diriger vers un port en prévenant de mon arrivée et en informant de la présence de migrants ,en tout cas pas de débarquement sauvage au risque d'etre pris pour un passeur
je garde egalement sur mon pc la trace de navigation ça peut servir pour prouver sa bonne foi
christian
c'est un cruel dilemme faut savoir que sur certains bateau de migrants ils ont été jusqu'à tuer des compagnons de voyage alors les laisser se noyer non mais je ne voudrais pas mettre la vie des miens en danger parce que si ils sont assez fous pour monter à 300 ou 400 sur des embarcations ne pouvant contenir que qqs dizaines de personnes il n'hésiterais pas à te jetter à la mer pour prendre ton bateau et puis en prendre cent et des autres tu en fais quoi tu sélectionne ??
c'est ce que je dis un cruel dilemme dans le cas du sauvetage des enfants j'aurais fais de même mais pour les adultes mais au vu des lois internationnales on dois porter secours c'est un cas très difficile à résoudre à nos niveaux
il y as aussi le cas des gardes cotes Italiens qui ne sont pas des tendre la preuve ils voulaient piquer l'annexe du copain
il y as un tres gros probléme que devraient régler les autorités des pays concernés et ceux qui nous les envoient car réfléchissez un peu il ni as pas la guerre dans toute l'Afrique d'un coup non??