Ce ne sera pas coutume, mon métier dans une World company: les trois cents!
publié le 25 Avril 2015 11:22
Une petite histoire écrite pour mes copains du forage, et qui parlent de notre métier. Encoce un mois les gars. Même dans d'autres aventures il me manquera.
Les trois cents !
- Joe , mais es-tu plus capable que d’autres, pour jouer au superb’intendant ?
- Chais pas vieux, je peux passer trois jours sans dormir sur un plancher, c’est sûr.
- Mais faut être con pour accepter ça !
- Voilà, t’as compris, le forage a besoin de cons !
Loin au fond de tes récupérations, assis au coin d’un feu de bois craquant la douceur de vivre, lorsque la tramontane mord de son frimas piquant le coin de la chaumière, la bise cinglante acumulent bourrasques après bourrasques sur le rebord des fenêtres embuées quelques mini congères de flocons givrés ; quand les yeux de ta douce, brillants du reflet de l’âtre rougeyant, te promettent une nuit aussi chaude que ces buches incandescantes et parfumées, en te versant avec amour une autre coupe aussi prometteuse que pétillante, son regard te murmure:
- Mon petit Joe, un autre bout de cette chair bien à point ?
- Ma douce, et si on allait voir si les draps sont …
- Attends encore un peu ……susurre t-elle en pensant trop fort cette sagesse de Corneille, mon petit Joe, le désir s’accroit quand l’effet se recule !
- Dring dring dring…..
Les regards de trop tard s’échangent, les bulles dans les coupes s’immobilisent, un éclat incandescant de chène centenaire, profite du silence pour s’inviter au milieu de la pièce, la belle en éteignant l’intrus, entend trop bien à travers le bigot ces mots sempiternels :
- Joe, ça va ? et sans attendre aucune réponse, on a un problème là, sur le rig.
- Ouais je vois bien. OK, quand ?
Du coin de l’œil, tu entends la belle ronchonner sans un mot, que tu ne sais rien du problème, ni si tu seras capable, et puis ça fait si longtemps qu’on prévoyait cette soirèe.. ….. Ma douce, le boss n’appelle pas au moment pile où la Marie virginale parturie à Bethléèmme , pour me dire que tout va bien !! Et le problème on verra bien, il appelle une solution !
- Joe, faut que tu partes de suite, de suite en bagnole, continue le hiérarque, t’as juste le temps de chopper le premier vol demain matin, y’aura un coursier à l’aéroport, et les visas on s’arrangera. Sinon, ça va ? Bon salut, on a dit au chef que demain tu serais sur le plancher à l’autre bout du monde.
- OK.
Clonk, le téléphone en retombant sur son combiné résonne d’un bruit sinistre dans cette réticence lugubre. Un volet claque dehors secoué par la bourrasque, même le feu soupire ses crépitements plus bas,
- Mais Joe, tu sais où tu pars ? lance alors la douce, amère quelque peu.
- Non, ooops, j’ai oublié de demander.
- Joe, tu sais ce que tu vas faire ?
- Oooops, .. oublié de demander.
- Tu sais au moins pourquoi tu pars ?
- Non, je subodore qu’ils ont besoin d’une cartouche, d’un fusible, peut-etre même d’une solution non-orthodoxe.
- C’est ça ! ressers-moi tes histoires de disponibilté ou bien d’indispensables, tu sais ce que j’en pense et où on en trouve le plus !
- Oui chèrie, mais ceux des tombeaux te réchaufferaient sûrement moins au creux des cuisses.
- Mon petit Joe, le feu oui je l’ai déjà où tu penses, et ce n’est pas avec un seul coup de lance que tu pourrais l’éteindre, alors pars ! vas-t-en ! Méfies-toi, on sait jamais jusqu’où vont les incendies !
En rangeant le passeport, deux slips et une brosse à dents dans ton baise-en-vill... rig, endroit où jamais on baise sauf comme les gauchers, tu tentes de lui expliquer avec des mots gentils, que si l’âtre réchauffe là, bienveillant et chaleureux, c’est bien parce que t’as le pied en l’air, et que le nigth-companyman ça fait déjà 24 heures qu’il remplace l’autre accidenté du courage ou de la maladresse, qu’il faudrait le remplacer asap.
Ce type t’accueillera au pied de l’Hélico, avec des yeux de zombi dejà mort depuis deux jours, avec un mot. Un.
- Merci !
Et il ira au dodo illico. Merci, c’est un hand-over suffisant quand les circonstances dictent les attitudes.
Avec du temps, j’aurais pu lui dire à ma douce, que si j’étais resté cette fois-ci comme les fois avant, alors je ne serais même pas moi-même, celui-là même dont elle avait dit être amoureuse. Que dès potron minet, un rasoir dans la dextre, un savon dans la senestre, en regardant le miroir je dirais: Bonjour Monsieur! Elle serait dans un autre ailleurs avec un vulgum pecus de tout venant, un hybride amibien et bipède sans surprise ni explosion, un ingénieur lambda, un polype technicien comme elle fricotait avant de rencontrer par hazard au milieu des mangroves d’Afrique de l’Ouest ; un foreur, un humain quoi.
J’avoue qu’en passant la porte, une bise piquante parcourût la pièce faisant vaciller les flammes et refroidît encore l’ambiance déjà pas mal glacée, je passai la main sur mon crane, avant d’enfiler le bonnet, des fois que je l’aurais écorché sur des cornes de cocu qui m’auraient poussées par advertance, entre la grillade à peine entamée et le champagne déjà ebullé. Je hais ces instants où les yeux de ma blonde reflètent des cornes potentielles !
Je filai dans la nuit noire, essayant d’éviter les ravins qui voulaient me ravir. Eh oui elle avait raison, pourquoi moi? parce que je dirais oui d’avance ? Parce que des types de ce tonneau, y’en avait juste trois cents sur la planète ; entre l’étoile la plus proche et la prochaine planète habitable autour d’une étoile inconnue ; tout simplement parce que les autres hoplites étaient occupés déjà ailleurs. La graine de superb’intendant elle pousse lentement. Ecoutes, il y a longtemps, très longtemps, mais en même temps c’était hier, comment la graine prit en terre:
- Joe, t’as déjà vu cette opération ? lance l'operation manager d’alors.
- De loin, dans le bouquin, j’étais trainee en fait, ça fait houlala …..ça fait…
- OK, tu pars sur le rig, on leur a promis un spécialiste !
- D’accord ! mais Boss, les autres y’z’ont plus de bouteille, y’ serait plus apte à….!
- Ouais, mais ils ont tous refusé ce truc pourri, et toi t’as dit oui. Au fait, la BHA est coincée, le puits H2S, quatre mille psi sous le BOP. Bonne chance.
Fusible, ça s’apprend très tôt sans même t’en rendre compte. Et comme personne n’a grillé, certains ont arrosé le succès à terre. (Iran, Sclumberger, 1979, JU, couper et plugger une garniture de forage, coincée sous pression = 5 jours, huit heures en tranchette pour le cumul de repos accoudé dans mon offshore unit). Comme à l’époque je ne savais pas qu’un truc pareil on pouvait ne pas en revenir, j’étais donc revenu.
- Alors Joe ?
- Bon j’ai un peu merdé quand même au niveau…..
- Tout le monde s’en fout Joe! Le client est super content ! On s’attendait tous à une grillade géante !
- Ben merd’alors…., car la grillade, nulle sur ce jackup !
Mais tous les copains de la phalange des trois cent superb’, en ont, chacun, autant à raconter d’histoires incroyables. Pour t’illuster comment il se trouve lui-même dans la phalange d’hoplites opiniâtres. Pourquoi ? on ne sait même pas, peut-etre parce qu’on part sans discuter affronter les emmerdements commensurables. Ou pas.
Alors aux légions de sangs impurs, aux « pourquoi lui et pas moi », aux aigris et aux jaloux, la cooptation tu sais jamais pourquoi tu l’obtiens, pourquoi Dédé la Chignole, t’as choppé un jour dans le couloir, et t’as collé dans la phalange des trois cents émérites:
Probablement parce qu’on a simplement posé la question inverse du local bouché à l’émeri:
- Pourquoi moi Chef et pas lui. Il a plus de mérite, de savoir, d’intelligence, d’expérience et de capacité, de …..et je sais pas si je ferais mieux…
- Justement parce que tu poses cette question et que t’es plus malin Joe, tu sais organiser ton rig pour que tout le monde sois d’accord et déclare 5 cubiques à la baille, quand ils ont vidé la moitié du riser, 125 cubes dans les océans et que t’as pensé à annuler tous les hélicos, sans demander permission ! Parce que lorsque tu comprends pas, t’en es même lourdingue mais au moins la table ne tourne pas, l’outil s’enfonce pas dans la connerie. Même si quand t’es pas d’accord, t’es carrément chiant.
C’est dans ce fer là qu’on forge le superb’intendant de forage, l’épée trempée à pourfendre les emmerdeurs, pardon les emmerdements, le forgeron créateur l’a battue moulte fois sur l’enclume de la vie, chauffée au rouge, martelée, trempée, chauffée au rouge, martelée , trempée, chauffée au rouge…….. Faut ça. Sinon t’as que de l’acier doux.
Faut dans la nuit noire, à dix lieus d’un village, à cent lieus d’une cote , arpenter son plancher, en s’arrétant parfois :
- Et toi t’as une idée ? et toi ? et le téléphone avec la base ?
- Mais Joe, tu sais bien que le téléphone ça n’existe pas encore, y’a la Blu et à la base tout le monde roupille.
- Bon les gars, j’ai une idée, on va faire comme ça et ça !
….et donnant un programme, tu surveilles le sourcil inquiet du chef de chantier mais qui pour le coup ne se lève pas, la moue dubitative du driller qui pense pour le coup, ma foi pourquoi pas, le chef mécano lui aussi au plancher comme ça se passait toujours alors, et qu’était passé ausculter ses bourrins en prévision…. Parce qu’il avait senti les emmerdemments au coin de la rotary, et puis….. tu laisses quelques secondes, quelques minutes au silence, au temps pour que chacun pèse, soupèse, suppute et subodore. Les insectes nocturnes virant supidement autour des projecteurs sous un ciel constellé de millions d’étoiles, des hommes silencieux, se dandinant d’un pied sur l’autre, bercés par le ronronnement apaisants des caterpillars en stand-by, prêts à lacher leurs chevaux comme on monte à l’assault. Et tu sais que t’as la bonne solution, au silence de l’équipe. Un silence acquis, un silence approbateur. Les cheffaillons à deux balles, promus à l’éjaculat, en gueulant leurs insultes confondent toujours silence et mutisme. Pour toujours cons, ils fondent, le respect et la peur, sans savoir qu’ils ne sont point miscibles. Ils s’engoncent fatalement dans le magistral, les annales impérissables, bref la connerie astronomique. Peur eux le sourcil levé, c’est que des hiéroglyphes d’avant le jaques Joseph, Champollion le Valbonnais.
Parce que des boulots y’en avait pleins plus sereins, plus ……….., mais des peaux, une seule pour chacun. Et tous savaient que tu serais au plancher parce que ta décision, engageait la vie de chacun. Ho ho ce n’était pas tous les jours bien sûr, mais par hazard ce jour-là t’étais là. Marrant non ?
Ce genre de hazard improbable te donnait tes galons d’intendants. Dans les yeux des équipes. Les seuls qui comptaient vraiment.
Ainsi sur les 161 DPDS présents aujourd’hui sur la planète, 11 sont arrétés, et ça fait pile nos 300! Trois cents, trois cents superb’intendants pour cent cinquante rigs Dynamically Positionned Drill Ships, dans ce système solaire, trois cents choisis, aptes à faire tourner un vaisseau autour d’un tuyau immobile accroché au fond des abysses, et forer des puits au-delà des deux milles. Bien sûr, faut des portes-flingues, de dresseurs de plans, des compteurs de bisbilles, des drillenge pointillistes, des géolocos versatiles et des geophy lanceurs de dés. Faut aussi des managères pour fixer les bordures, même s’ils ne comprennent pas toujours tout. Remarque comme nous non plus, ça équilibre quelque part, même si on sait pas où.
Trois cent types que tu peux envoyer n’importe où, n’importe quand, pas faire n’importe quoi; juste ce qu’il faut pour que ça fonctionne. Pour servir de remparts contre les barbares, les services contracteurs, ou nos propres promus, passés en direct de la calculette au statut de superintendant, sans b’, sans même savoir de quoi sont faites les nuits, de véritables intendants de superette.
Aujourd’hui j’ai peur que la phalange superb’ ne se transforme en une armée des ombres, un phalange de zombies pas assez martelée, une horde promue par éjaculats incontrolés, parce que les managères pensent que si c’est simple à comprendre, c’est forcément simple à décider, à entreprendre, ou à construire. Oui ! Au téléphone, super facile.
En fait, si c’est simple à comprendre, c’est que tu ne comprends pas tout, voire rien du tout, que tu ne vois pas tout ou que tu crois tout savoir.
C’est l’ X-ization. X= Algérie, Gabon, Nigeria, etc,…. La couleur du drapeau.
Bon, dans la vraie vie, le 300 aux Thermopyles en 480 BC, y meurent tous. Remplacés par des armèes de zombies, de précocément promus, et de futurs managères en quète de reconnaissance. La connaissance ils l’ont déjà, pardi, superintendant sans jamais avoir été ni de nuit ni de jour! Babillage et copinage sont les nouvelles mamelles du forage. Plus personne pour arréter les hordes barbares, on parle des conneries bien sur. On va rigoler. La civilisation disparait pour mille ans, parce qu’on a cru qu’on pourrait forger des épées à deux balles, en deux minutes. Parce qu’un jour, on n’a plus trouvé 300 blanc-becs bien bien martelés à aligner, des types qu’on nommaient jadis avec respect jusque sur les tableaux d’écoliers.
Attention, il y a les âmes biens nées, des drillenge avec une main droite à droite, une main gauche à gauche, tu leur expliques, sans gueuler une fois le truc, car deux fois à Boyer c’est pas la peine, et la fois d’après, c’est eux qui t’expliquent. Mais mieux ! J’en ai vu, …..attends je compte sur le doigts, en huit ans à TTA….je recompte……………merdeuuh. C’est un pluriel singulier ! Un et demi, et la virgule est partie !
En dehors de la phalange des superb’intendants, y’en a des cohortes de types plus brillants, plus instruits, plus pointillistes.
Ceux qui ne quittent pas, finnissent aux subsea, aux études, aux completions, ou pire en safety! Faut quand même des cerveaux quelque part dans le système. Y’a aussi des envieux et des jaloux, ceux –là sont les judas et les traitres, des types prêts à t’occire au moindre pet ; comme l’ivraie des champs, pas moyen de s’en débarrassser. On va pas quand même faire comme le bon muslèmme et occire nos contradicteurs !
- Même pas un ou deux Chef ?
- Non Joe, Company rule 666, ou sixième commandements, au choix.
Alors mon vieux. L’important c’est d’arriver où tu souhaites et ensuite d’être bien où tu es. D’abord superb’intendant c’est pas un métier pour tout le monde et en même temps 300 y ont trouvé leur Graal ! Qu’on les y laissent. Si un d’eux te certifie qu’un Alacon ferait mieux de planter du manioc, écoutes-le. Ou bien promotionne le quidam planteur d’arachides ou de cajoux. Surtout pas chef d’équipe, sinon il te transformerait la plantation de tubercules ou d’oléagineux en extension du Sahara. Planteur, c’est noble aussi et y faut aussi des ingénieurs qu’ont payé leur diplôme à bon prix ! (cf : EIA du susdit, parti en vertical, le Joe exclu d’EIA pour mille ans, EIA c'est l'évaluation annuelle dans la world company).
Salut Mon pote
Rigless Joe, vraiment Rigless pour le coup.
OOOOOPs !! L’eau du bain ! Ils ont vidangé la lessiveuse, 800 kilo de nettoyé à la karcher 4C&DTM en passant. ( 4C&D c’est la nouvelle philosophie de contraction des coûts comme tu sais). Bref on a eu un problème de cours élémentaire Deux, CE2 sur la preuve par neuf !
Le maitre :
- Sachant que neuf palettes de cartouches d’imprimantes, les grosses palettes, celles où tu ne vois pas devant quand tu conduis le forklift avec une seule sur les fourches, neuf sont enfin arrivées et sachant qu’on a déjà remplacé toutes les imprimantes par des neuves à cartouches incompatibles, en tenant compte aussi du fait que le bureau du Monsieur qui commande les cartouches se trouve juste à côté de celui qui commande les imprimantes, que pouvez-vous en conclure, Monsieur Joe ? Là au fond, répondez au lieu de vous marrer !!
Le Riglss Joe en culotte courte :
- Monsieur, ça dépend, soit il y a anguille sous-roche et c’est du core de ruption pur à 100% ; ou alors c’est la preuve par neuf de l’X-ization, et donc de la connerie en lingot massif 100 centièmes sans paillettes ni inclusions. 800 000$ du lingot.
Le maitre :
- Bien Joe, finalement vous ferez peut-être une bonne graine !
On continua un peu, dans notre propédeutique à reculons à la recherche des pourquoi ceci pourquoi cela
- Monsieur Monsieur, qu’est qu’on va faire alors question le cost réduction ?
- Joe, qu’est-ce qu’il fait Marcel quand à la canne à pèche il attrape un mauvais poisson?
- Il le rejette en disant qu’il le noie ce poisson. Mais c’est con, le mauvais va bouffer tous les bons poissons.
- Voilà Joe pourquoi plus tard Marcel sera managère et toi au mieux, superb’intendant de forage!

Les trois cents !
- Joe , mais es-tu plus capable que d’autres, pour jouer au superb’intendant ?
- Chais pas vieux, je peux passer trois jours sans dormir sur un plancher, c’est sûr.
- Mais faut être con pour accepter ça !
- Voilà, t’as compris, le forage a besoin de cons !
Loin au fond de tes récupérations, assis au coin d’un feu de bois craquant la douceur de vivre, lorsque la tramontane mord de son frimas piquant le coin de la chaumière, la bise cinglante acumulent bourrasques après bourrasques sur le rebord des fenêtres embuées quelques mini congères de flocons givrés ; quand les yeux de ta douce, brillants du reflet de l’âtre rougeyant, te promettent une nuit aussi chaude que ces buches incandescantes et parfumées, en te versant avec amour une autre coupe aussi prometteuse que pétillante, son regard te murmure:
- Mon petit Joe, un autre bout de cette chair bien à point ?
- Ma douce, et si on allait voir si les draps sont …
- Attends encore un peu ……susurre t-elle en pensant trop fort cette sagesse de Corneille, mon petit Joe, le désir s’accroit quand l’effet se recule !
- Dring dring dring…..
Les regards de trop tard s’échangent, les bulles dans les coupes s’immobilisent, un éclat incandescant de chène centenaire, profite du silence pour s’inviter au milieu de la pièce, la belle en éteignant l’intrus, entend trop bien à travers le bigot ces mots sempiternels :
- Joe, ça va ? et sans attendre aucune réponse, on a un problème là, sur le rig.
- Ouais je vois bien. OK, quand ?
Du coin de l’œil, tu entends la belle ronchonner sans un mot, que tu ne sais rien du problème, ni si tu seras capable, et puis ça fait si longtemps qu’on prévoyait cette soirèe.. ….. Ma douce, le boss n’appelle pas au moment pile où la Marie virginale parturie à Bethléèmme , pour me dire que tout va bien !! Et le problème on verra bien, il appelle une solution !
- Joe, faut que tu partes de suite, de suite en bagnole, continue le hiérarque, t’as juste le temps de chopper le premier vol demain matin, y’aura un coursier à l’aéroport, et les visas on s’arrangera. Sinon, ça va ? Bon salut, on a dit au chef que demain tu serais sur le plancher à l’autre bout du monde.
- OK.
Clonk, le téléphone en retombant sur son combiné résonne d’un bruit sinistre dans cette réticence lugubre. Un volet claque dehors secoué par la bourrasque, même le feu soupire ses crépitements plus bas,
- Mais Joe, tu sais où tu pars ? lance alors la douce, amère quelque peu.
- Non, ooops, j’ai oublié de demander.
- Joe, tu sais ce que tu vas faire ?
- Oooops, .. oublié de demander.
- Tu sais au moins pourquoi tu pars ?
- Non, je subodore qu’ils ont besoin d’une cartouche, d’un fusible, peut-etre même d’une solution non-orthodoxe.
- C’est ça ! ressers-moi tes histoires de disponibilté ou bien d’indispensables, tu sais ce que j’en pense et où on en trouve le plus !
- Oui chèrie, mais ceux des tombeaux te réchaufferaient sûrement moins au creux des cuisses.
- Mon petit Joe, le feu oui je l’ai déjà où tu penses, et ce n’est pas avec un seul coup de lance que tu pourrais l’éteindre, alors pars ! vas-t-en ! Méfies-toi, on sait jamais jusqu’où vont les incendies !
En rangeant le passeport, deux slips et une brosse à dents dans ton baise-en-vill... rig, endroit où jamais on baise sauf comme les gauchers, tu tentes de lui expliquer avec des mots gentils, que si l’âtre réchauffe là, bienveillant et chaleureux, c’est bien parce que t’as le pied en l’air, et que le nigth-companyman ça fait déjà 24 heures qu’il remplace l’autre accidenté du courage ou de la maladresse, qu’il faudrait le remplacer asap.
Ce type t’accueillera au pied de l’Hélico, avec des yeux de zombi dejà mort depuis deux jours, avec un mot. Un.
- Merci !
Et il ira au dodo illico. Merci, c’est un hand-over suffisant quand les circonstances dictent les attitudes.
Avec du temps, j’aurais pu lui dire à ma douce, que si j’étais resté cette fois-ci comme les fois avant, alors je ne serais même pas moi-même, celui-là même dont elle avait dit être amoureuse. Que dès potron minet, un rasoir dans la dextre, un savon dans la senestre, en regardant le miroir je dirais: Bonjour Monsieur! Elle serait dans un autre ailleurs avec un vulgum pecus de tout venant, un hybride amibien et bipède sans surprise ni explosion, un ingénieur lambda, un polype technicien comme elle fricotait avant de rencontrer par hazard au milieu des mangroves d’Afrique de l’Ouest ; un foreur, un humain quoi.
J’avoue qu’en passant la porte, une bise piquante parcourût la pièce faisant vaciller les flammes et refroidît encore l’ambiance déjà pas mal glacée, je passai la main sur mon crane, avant d’enfiler le bonnet, des fois que je l’aurais écorché sur des cornes de cocu qui m’auraient poussées par advertance, entre la grillade à peine entamée et le champagne déjà ebullé. Je hais ces instants où les yeux de ma blonde reflètent des cornes potentielles !
Je filai dans la nuit noire, essayant d’éviter les ravins qui voulaient me ravir. Eh oui elle avait raison, pourquoi moi? parce que je dirais oui d’avance ? Parce que des types de ce tonneau, y’en avait juste trois cents sur la planète ; entre l’étoile la plus proche et la prochaine planète habitable autour d’une étoile inconnue ; tout simplement parce que les autres hoplites étaient occupés déjà ailleurs. La graine de superb’intendant elle pousse lentement. Ecoutes, il y a longtemps, très longtemps, mais en même temps c’était hier, comment la graine prit en terre:
- Joe, t’as déjà vu cette opération ? lance l'operation manager d’alors.
- De loin, dans le bouquin, j’étais trainee en fait, ça fait houlala …..ça fait…
- OK, tu pars sur le rig, on leur a promis un spécialiste !
- D’accord ! mais Boss, les autres y’z’ont plus de bouteille, y’ serait plus apte à….!
- Ouais, mais ils ont tous refusé ce truc pourri, et toi t’as dit oui. Au fait, la BHA est coincée, le puits H2S, quatre mille psi sous le BOP. Bonne chance.
Fusible, ça s’apprend très tôt sans même t’en rendre compte. Et comme personne n’a grillé, certains ont arrosé le succès à terre. (Iran, Sclumberger, 1979, JU, couper et plugger une garniture de forage, coincée sous pression = 5 jours, huit heures en tranchette pour le cumul de repos accoudé dans mon offshore unit). Comme à l’époque je ne savais pas qu’un truc pareil on pouvait ne pas en revenir, j’étais donc revenu.
- Alors Joe ?
- Bon j’ai un peu merdé quand même au niveau…..
- Tout le monde s’en fout Joe! Le client est super content ! On s’attendait tous à une grillade géante !
- Ben merd’alors…., car la grillade, nulle sur ce jackup !
Mais tous les copains de la phalange des trois cent superb’, en ont, chacun, autant à raconter d’histoires incroyables. Pour t’illuster comment il se trouve lui-même dans la phalange d’hoplites opiniâtres. Pourquoi ? on ne sait même pas, peut-etre parce qu’on part sans discuter affronter les emmerdements commensurables. Ou pas.
Alors aux légions de sangs impurs, aux « pourquoi lui et pas moi », aux aigris et aux jaloux, la cooptation tu sais jamais pourquoi tu l’obtiens, pourquoi Dédé la Chignole, t’as choppé un jour dans le couloir, et t’as collé dans la phalange des trois cents émérites:
Probablement parce qu’on a simplement posé la question inverse du local bouché à l’émeri:
- Pourquoi moi Chef et pas lui. Il a plus de mérite, de savoir, d’intelligence, d’expérience et de capacité, de …..et je sais pas si je ferais mieux…
- Justement parce que tu poses cette question et que t’es plus malin Joe, tu sais organiser ton rig pour que tout le monde sois d’accord et déclare 5 cubiques à la baille, quand ils ont vidé la moitié du riser, 125 cubes dans les océans et que t’as pensé à annuler tous les hélicos, sans demander permission ! Parce que lorsque tu comprends pas, t’en es même lourdingue mais au moins la table ne tourne pas, l’outil s’enfonce pas dans la connerie. Même si quand t’es pas d’accord, t’es carrément chiant.
C’est dans ce fer là qu’on forge le superb’intendant de forage, l’épée trempée à pourfendre les emmerdeurs, pardon les emmerdements, le forgeron créateur l’a battue moulte fois sur l’enclume de la vie, chauffée au rouge, martelée, trempée, chauffée au rouge, martelée , trempée, chauffée au rouge…….. Faut ça. Sinon t’as que de l’acier doux.
Faut dans la nuit noire, à dix lieus d’un village, à cent lieus d’une cote , arpenter son plancher, en s’arrétant parfois :
- Et toi t’as une idée ? et toi ? et le téléphone avec la base ?
- Mais Joe, tu sais bien que le téléphone ça n’existe pas encore, y’a la Blu et à la base tout le monde roupille.
- Bon les gars, j’ai une idée, on va faire comme ça et ça !
….et donnant un programme, tu surveilles le sourcil inquiet du chef de chantier mais qui pour le coup ne se lève pas, la moue dubitative du driller qui pense pour le coup, ma foi pourquoi pas, le chef mécano lui aussi au plancher comme ça se passait toujours alors, et qu’était passé ausculter ses bourrins en prévision…. Parce qu’il avait senti les emmerdemments au coin de la rotary, et puis….. tu laisses quelques secondes, quelques minutes au silence, au temps pour que chacun pèse, soupèse, suppute et subodore. Les insectes nocturnes virant supidement autour des projecteurs sous un ciel constellé de millions d’étoiles, des hommes silencieux, se dandinant d’un pied sur l’autre, bercés par le ronronnement apaisants des caterpillars en stand-by, prêts à lacher leurs chevaux comme on monte à l’assault. Et tu sais que t’as la bonne solution, au silence de l’équipe. Un silence acquis, un silence approbateur. Les cheffaillons à deux balles, promus à l’éjaculat, en gueulant leurs insultes confondent toujours silence et mutisme. Pour toujours cons, ils fondent, le respect et la peur, sans savoir qu’ils ne sont point miscibles. Ils s’engoncent fatalement dans le magistral, les annales impérissables, bref la connerie astronomique. Peur eux le sourcil levé, c’est que des hiéroglyphes d’avant le jaques Joseph, Champollion le Valbonnais.
Parce que des boulots y’en avait pleins plus sereins, plus ……….., mais des peaux, une seule pour chacun. Et tous savaient que tu serais au plancher parce que ta décision, engageait la vie de chacun. Ho ho ce n’était pas tous les jours bien sûr, mais par hazard ce jour-là t’étais là. Marrant non ?
Ce genre de hazard improbable te donnait tes galons d’intendants. Dans les yeux des équipes. Les seuls qui comptaient vraiment.
Ainsi sur les 161 DPDS présents aujourd’hui sur la planète, 11 sont arrétés, et ça fait pile nos 300! Trois cents, trois cents superb’intendants pour cent cinquante rigs Dynamically Positionned Drill Ships, dans ce système solaire, trois cents choisis, aptes à faire tourner un vaisseau autour d’un tuyau immobile accroché au fond des abysses, et forer des puits au-delà des deux milles. Bien sûr, faut des portes-flingues, de dresseurs de plans, des compteurs de bisbilles, des drillenge pointillistes, des géolocos versatiles et des geophy lanceurs de dés. Faut aussi des managères pour fixer les bordures, même s’ils ne comprennent pas toujours tout. Remarque comme nous non plus, ça équilibre quelque part, même si on sait pas où.
Trois cent types que tu peux envoyer n’importe où, n’importe quand, pas faire n’importe quoi; juste ce qu’il faut pour que ça fonctionne. Pour servir de remparts contre les barbares, les services contracteurs, ou nos propres promus, passés en direct de la calculette au statut de superintendant, sans b’, sans même savoir de quoi sont faites les nuits, de véritables intendants de superette.
Aujourd’hui j’ai peur que la phalange superb’ ne se transforme en une armée des ombres, un phalange de zombies pas assez martelée, une horde promue par éjaculats incontrolés, parce que les managères pensent que si c’est simple à comprendre, c’est forcément simple à décider, à entreprendre, ou à construire. Oui ! Au téléphone, super facile.
En fait, si c’est simple à comprendre, c’est que tu ne comprends pas tout, voire rien du tout, que tu ne vois pas tout ou que tu crois tout savoir.
C’est l’ X-ization. X= Algérie, Gabon, Nigeria, etc,…. La couleur du drapeau.
Bon, dans la vraie vie, le 300 aux Thermopyles en 480 BC, y meurent tous. Remplacés par des armèes de zombies, de précocément promus, et de futurs managères en quète de reconnaissance. La connaissance ils l’ont déjà, pardi, superintendant sans jamais avoir été ni de nuit ni de jour! Babillage et copinage sont les nouvelles mamelles du forage. Plus personne pour arréter les hordes barbares, on parle des conneries bien sur. On va rigoler. La civilisation disparait pour mille ans, parce qu’on a cru qu’on pourrait forger des épées à deux balles, en deux minutes. Parce qu’un jour, on n’a plus trouvé 300 blanc-becs bien bien martelés à aligner, des types qu’on nommaient jadis avec respect jusque sur les tableaux d’écoliers.
Attention, il y a les âmes biens nées, des drillenge avec une main droite à droite, une main gauche à gauche, tu leur expliques, sans gueuler une fois le truc, car deux fois à Boyer c’est pas la peine, et la fois d’après, c’est eux qui t’expliquent. Mais mieux ! J’en ai vu, …..attends je compte sur le doigts, en huit ans à TTA….je recompte……………merdeuuh. C’est un pluriel singulier ! Un et demi, et la virgule est partie !
En dehors de la phalange des superb’intendants, y’en a des cohortes de types plus brillants, plus instruits, plus pointillistes.
Ceux qui ne quittent pas, finnissent aux subsea, aux études, aux completions, ou pire en safety! Faut quand même des cerveaux quelque part dans le système. Y’a aussi des envieux et des jaloux, ceux –là sont les judas et les traitres, des types prêts à t’occire au moindre pet ; comme l’ivraie des champs, pas moyen de s’en débarrassser. On va pas quand même faire comme le bon muslèmme et occire nos contradicteurs !
- Même pas un ou deux Chef ?
- Non Joe, Company rule 666, ou sixième commandements, au choix.
Alors mon vieux. L’important c’est d’arriver où tu souhaites et ensuite d’être bien où tu es. D’abord superb’intendant c’est pas un métier pour tout le monde et en même temps 300 y ont trouvé leur Graal ! Qu’on les y laissent. Si un d’eux te certifie qu’un Alacon ferait mieux de planter du manioc, écoutes-le. Ou bien promotionne le quidam planteur d’arachides ou de cajoux. Surtout pas chef d’équipe, sinon il te transformerait la plantation de tubercules ou d’oléagineux en extension du Sahara. Planteur, c’est noble aussi et y faut aussi des ingénieurs qu’ont payé leur diplôme à bon prix ! (cf : EIA du susdit, parti en vertical, le Joe exclu d’EIA pour mille ans, EIA c'est l'évaluation annuelle dans la world company).
Salut Mon pote
Rigless Joe, vraiment Rigless pour le coup.
OOOOOPs !! L’eau du bain ! Ils ont vidangé la lessiveuse, 800 kilo de nettoyé à la karcher 4C&DTM en passant. ( 4C&D c’est la nouvelle philosophie de contraction des coûts comme tu sais). Bref on a eu un problème de cours élémentaire Deux, CE2 sur la preuve par neuf !
Le maitre :
- Sachant que neuf palettes de cartouches d’imprimantes, les grosses palettes, celles où tu ne vois pas devant quand tu conduis le forklift avec une seule sur les fourches, neuf sont enfin arrivées et sachant qu’on a déjà remplacé toutes les imprimantes par des neuves à cartouches incompatibles, en tenant compte aussi du fait que le bureau du Monsieur qui commande les cartouches se trouve juste à côté de celui qui commande les imprimantes, que pouvez-vous en conclure, Monsieur Joe ? Là au fond, répondez au lieu de vous marrer !!
Le Riglss Joe en culotte courte :
- Monsieur, ça dépend, soit il y a anguille sous-roche et c’est du core de ruption pur à 100% ; ou alors c’est la preuve par neuf de l’X-ization, et donc de la connerie en lingot massif 100 centièmes sans paillettes ni inclusions. 800 000$ du lingot.
Le maitre :
- Bien Joe, finalement vous ferez peut-être une bonne graine !
On continua un peu, dans notre propédeutique à reculons à la recherche des pourquoi ceci pourquoi cela
- Monsieur Monsieur, qu’est qu’on va faire alors question le cost réduction ?
- Joe, qu’est-ce qu’il fait Marcel quand à la canne à pèche il attrape un mauvais poisson?
- Il le rejette en disant qu’il le noie ce poisson. Mais c’est con, le mauvais va bouffer tous les bons poissons.
- Voilà Joe pourquoi plus tard Marcel sera managère et toi au mieux, superb’intendant de forage!

















On nous abreuve de risuqe inutile gratuit mediatique et spectaculaire pendnat que d'autres exposent leur vie à notre service.
Tres belles histoire très bien racontée de l'intérieur qui rappelle tres bien avec passion que si notre société vit avec des aventures gratuites (paris dakar et autre prises de trop nombreux risques au service du rien) elle vit aussi avec des aventuriers professionnellemnt engagés, des urgentistes industriels à notre service de notre confort qui prennent toute leur valeur dans l'évalutaion experte des risques qu'ils cotoient tous les jours, expertise liée à uen expérience qu'ils savent rares et pertinente au point de se savoir en charge, en devoir.
On les oublie un peu trop ces pompiers spécilaisés dans les risques très très lourds.
Ils peuvent prendre des doses de radiocativité, des risques d'explosion, ils calculent au mieux d'uen expérience rare dont ils sont le coeur;
Chapeau bas à ces oubliés trop discrets qui prennet des rsiques non pas ppur un spectaculaire inutile et ridiucle mais pour éviter des catastrophes.
Sincèrement, chapeau bas et très bien raconté de l'intérieur.
Bonjour JP .
J'ai rencontrer cette grosse bete sur le chemin de Trinidad . J'ai pas pu m'empêcher de mettre l'annexe a l'eau et d'aller faire un tour en dessous
Bien apprecier la lecture ,domage qu'il y est toujours un Ephialtes qui traine encore de nos jours
(il me semble avoir déja lu une histoire d'un gars , d'une moto , de la Grece ???? il y a 2 ou 3 ans )
Bonne journée . Bonne navigation
Merci Coyote!
merci pour le mot Ephialtès, juste synthèse en un seul mot. Bravo.
Et oui Admiratif des anciens grecs, bien sur, grace à la Harley magique.
Fais gaffe au prochain coup si tu vas voir les dessous de la belle Olympienne, et prend des grandes palmes : les thrusters (6) de l'Olympia, c'est 5500 kw chacun, une poussée de 100 tonnes pièce.
Bon vent.
JP
Mince alors il y a des (hélices et vu la grandeur du gus a coté ) . je coyais que c'est engin étaient remorquer .C'est allucinant la démesure .
Je ne connais pas cette semi. ( semi-submersible). Il y a les semi a positionnement dysnamique ( comme les drillships , avec des thrusters comme on a vu, et les semi ancrees, qui tiennent sur 8 ancres en general, (+\_ 1500m d'eau). Jen ai utilise une mouillee vers 1800 je crois. La tu peux te balader dessous. En genral on voit bien les treuils d'ancrage Au niveau du pont et les supports d'ancre sur les piles. Et ici on les voit pas! En traversee oceanique meme les semi positionnement dynamique sont connectees a un remorqueur en general.
Voila, fais attention.
A plus Rigless Joe