Voilier acier - multiples travaux; Quel cahier de charges programmer?
publié le 28 Août 2014 00:00
Bonjour à toutes et tous.
Au bout d'une année de recherches intensives, j'ai enfin trouvé mon voilier.
Tout de métal, c'est une goélette de 19x4m, 2m de tirant d'eau, ayant servi de charter pendant près de deux décennies, dans les mers glacées du Grand Nord (Dannemark).
Après deux expertises (par deux experts différents), et l'ayant ausculté de la proue à la poupe évidemment, je l'ai acheté fin juin.
Je l'ai ramené (à la voile par la mer, au moteur par les canaux) courant juillet.
Actuellement, je suis sur un chantier et commence les travaux.
Ce qu'il y a à faire :
- Sablage
- Peinture complète
- Remplacement des hublots fixes et ouvrants
- Remplacement de l'entrée principale (pas étanche du tout)
- Remplacement des ventilations
- Après le sablage, rebouchage des points (voire trous) grignotés par la rouille
- Renforcement intégral du peak avant, qui a servi de puits de chaine pendant 20 ans
- Installation d'une hélice d'étrave (il fait tout de même plus de 31 Tonnes, le bougre)
- Soudure d'une plaque de métal pour isoler entièrement le peak avant du reste du bateau
- Soudure de renforts dans le peak avant
- Soudure (intérieure) d'un nouvel habillage en acier 3mm dans le peak avant
- Remplacement du système de pompe de cale-tuyauterie
- Remplacement des durites moteur
- Résine dans les deux réservoirs d'eau douce (1000 + 600l)
- Peinture dans les sentines
- Révision électrique système 12 et 24V
- Installation des panneaux solaires + éoliennes
- Révision des deux mâts
- Révision des drisses/écoutes
- Sondage par ultrasons pour cartographier l'épaisseur de l'acier
- Remplacement des ampoules à incandescence par LED
Ce qui a déjà été fait :
- Remplacement du parc à batteries
- Remplacement du chargeur de quai
- Nettoyage intégral roof, cockpit, pont, coque et quille à la haute pression
- Démontage des coffrages extérieurs, mâts, système gyroscopique de liaison satellite
- Nettoyage cale moteur et remplacement des tuyauteries d'évacuation - alimentation d'eau
- Réparation des voiles (rien de bien grave)
- Suppression de l'oxydation (près de 1cm d'épaisseur) dans le peak avant
- Découpe des panneaux corrodés et d'isolation entre le peak avant et le reste du bateau
- Nettoyage des sentines
- Révision du presse-étoupe
- Révision du désallinisateur (en cours)
Mon problème est le suivant.
Comment déterminer la suite logique de tous ces travaux?
N'étant pas plus idiot qu'un autre, je sais pertinemment qu'il faut débuter par le sablage, afin de révéler les surprises que me réserve la coque.
Par contre, vu les travaux qui vont êtres utiles sur la coque (et dans le peak avant), puis-je mettre une peinture (genre zinc-alu) pour préserver le reste du bateau de la rouille, alors que je serai occupé ailleurs, tout en sachant que je dois mettre une peinture époxy deux composants (sigma) par après?
Est-il est opportun d'enlever le pvc des hublots (vissés sur la coque de l'intérieur, impossible à défaire manuellement et dont il faudra disquer les vis, pour resouder ensuite de nouveaux écrous afin de pouvoir refixer les nouveaux?) ou alors percer et filter une plaque que je soude sur l'intérieur de la coque pour pouvoir fixer les nouveaux pvc?
Bref... Si vous avez des idées, n'hésitez pas. J'avoue perdre un peu le fil.
Voilà. Merci de m'avoir lu, et à très bientôt...

Au bout d'une année de recherches intensives, j'ai enfin trouvé mon voilier.
Tout de métal, c'est une goélette de 19x4m, 2m de tirant d'eau, ayant servi de charter pendant près de deux décennies, dans les mers glacées du Grand Nord (Dannemark).
Après deux expertises (par deux experts différents), et l'ayant ausculté de la proue à la poupe évidemment, je l'ai acheté fin juin.
Je l'ai ramené (à la voile par la mer, au moteur par les canaux) courant juillet.
Actuellement, je suis sur un chantier et commence les travaux.
Ce qu'il y a à faire :
- Sablage
- Peinture complète
- Remplacement des hublots fixes et ouvrants
- Remplacement de l'entrée principale (pas étanche du tout)
- Remplacement des ventilations
- Après le sablage, rebouchage des points (voire trous) grignotés par la rouille
- Renforcement intégral du peak avant, qui a servi de puits de chaine pendant 20 ans
- Installation d'une hélice d'étrave (il fait tout de même plus de 31 Tonnes, le bougre)
- Soudure d'une plaque de métal pour isoler entièrement le peak avant du reste du bateau
- Soudure de renforts dans le peak avant
- Soudure (intérieure) d'un nouvel habillage en acier 3mm dans le peak avant
- Remplacement du système de pompe de cale-tuyauterie
- Remplacement des durites moteur
- Résine dans les deux réservoirs d'eau douce (1000 + 600l)
- Peinture dans les sentines
- Révision électrique système 12 et 24V
- Installation des panneaux solaires + éoliennes
- Révision des deux mâts
- Révision des drisses/écoutes
- Sondage par ultrasons pour cartographier l'épaisseur de l'acier
- Remplacement des ampoules à incandescence par LED
Ce qui a déjà été fait :
- Remplacement du parc à batteries
- Remplacement du chargeur de quai
- Nettoyage intégral roof, cockpit, pont, coque et quille à la haute pression
- Démontage des coffrages extérieurs, mâts, système gyroscopique de liaison satellite
- Nettoyage cale moteur et remplacement des tuyauteries d'évacuation - alimentation d'eau
- Réparation des voiles (rien de bien grave)
- Suppression de l'oxydation (près de 1cm d'épaisseur) dans le peak avant
- Découpe des panneaux corrodés et d'isolation entre le peak avant et le reste du bateau
- Nettoyage des sentines
- Révision du presse-étoupe
- Révision du désallinisateur (en cours)
Mon problème est le suivant.
Comment déterminer la suite logique de tous ces travaux?
N'étant pas plus idiot qu'un autre, je sais pertinemment qu'il faut débuter par le sablage, afin de révéler les surprises que me réserve la coque.
Par contre, vu les travaux qui vont êtres utiles sur la coque (et dans le peak avant), puis-je mettre une peinture (genre zinc-alu) pour préserver le reste du bateau de la rouille, alors que je serai occupé ailleurs, tout en sachant que je dois mettre une peinture époxy deux composants (sigma) par après?
Est-il est opportun d'enlever le pvc des hublots (vissés sur la coque de l'intérieur, impossible à défaire manuellement et dont il faudra disquer les vis, pour resouder ensuite de nouveaux écrous afin de pouvoir refixer les nouveaux?) ou alors percer et filter une plaque que je soude sur l'intérieur de la coque pour pouvoir fixer les nouveaux pvc?
Bref... Si vous avez des idées, n'hésitez pas. J'avoue perdre un peu le fil.
Voilà. Merci de m'avoir lu, et à très bientôt...

















Bonjour .
La goélette ressemble plus à un Ketch.
Le vendeur avait surement de bons arguments.
Maintenant pour le sablage le faire après toutes interventions de soudures perçage meulage sur la coque. une peinture doit être appliquée immédiatement.
Ex: Sablage jusqu'à midi ,dépoussiérage au compresseur. peinture avant que l'humidité ne vienne env +-15h suivant région et temps.
Bon courage . Il y a des bateaux qui sont en bon état à un prix de revient inférieur aux travaux à faire sur le votre.
Philippe
Quitte à programmer tous ces travaux, je conseillerais, immédiatement après sablage, de choupper les oeuvres mortes (au-dessus de la flottaison, pont y compris) , et ensuite seulement de passer sur toute la coque 2 couches d'epoxy
La finition, sur un epoxy vieux de 2 semaines mini (important):
- sur les oeuvres mortes, 2 couches de polyuréthane (sur le pont en finale granulés anti-dérapants)
- sur les oeuvres vives, un antifouling au cuivre (4 couches) : tu seras tranquille pour 10 ans.
C'est ce que j'ai fait sur un voilier acier il y a cinq ans ; pas d'autres travaux depuis, sauf quelques raccords de peinture cosmétiques dus à des rayures.
Bien entendu, protection externe par des anodes ; mais accessoirement protection interne par une ou deux anodes dans la sentine, mis à l'équipotentiel de la coque par tresses métalliques en Inox ; soigner aussi la protection interne vers la sentine par une bonne peinture intérieure et prêter attention à un bon écoulement de l'eau du puit à chaîne vers la sentine (plancher drainant en tôle inox dans le puit à chaîne)
J'ai une bonne expérience du traitement et de l'entretien d'un bateau acier ; n'hésite pas à me contacter
Bonjour Philip.
Merci pour ta réponse.
J'ai éclaté de rire à la première phrase, car je n'arrête pas de dire que c'est un Ketch, et à chaque fois on me réponds que nenni, c'est une goélette ^^. Bref, ça fait du bien d'avoir enfin un avis identique. Il suffit (entre autres) de regarder les mâts et les voiles, l'avant est le plus grand, mais bon...
J'explique pourquoi j'ai mis le sablage en position une sur ma liste; je reste bien entendu à l'écoute de tout autre avis, c'est le but de mon post :
Le bateau a une "lèvre"(une buse d'acier) qui sert donc de jonction entre la coque et le roof.
J'ai bien peur que la rouille qui la macule aie rongé bien loin sous la peinture des francs-bords.
En y réfléchissant, il me semblait plus pratique de d'abord sabler, faire le sondage d'épaisseur, puis shooper les parties non atteintes par la rouille pour pouvoir réparer toutes les parties rouillées découvertes par le sablage.
Après la réparation, re-shoopage sur l'entièreté.
Je n'ai pas envie de me rendre compte que j'ai loupé une partie après avoir sablé, mais je fais peut-être erreur.
Bonjour Danielloui.
Merci aussi pour ta participation à mon post.
Je te donne ici la liste des peintures que le fournisseur m'a conseillé (tout est en SIGMA)
- COVER 880 pour tout le bateau, de la quille au cockpit, directement après le sablage. Peinture 2 composants
- COVER 525 pour les oeuvres mortes (c'est la peinture couleur de base). Peinture 2 composants
- COVER 530 pour les oeuvres mortes (peinture de finition). Peinture 1 composant
Oeuvres vives :
- COVER 456. Peinture 2 composants, polyamide époxy
- SIGMADUR 550. Peinture 2 composants, finition acrylique polyuréthane.
A ce qu'il me dit, avec ça, je suis tranquille pour un bon bout de temps, en seulement trois couches au total. Il m'a dit aussi qu'on ne pouvait jamais peindre de la double composant sur de la mono, sinon ça déconne... Raison pour laquelle je me pose des questions sur le shoopage...
Comme j'ai expliqué à l'intervenant précédent, j'avais pensé d'abord sabler, puis shooper entièrement le bateau, sauf où la rouille a fait sa sale besogne, et où je vais devoir souder (autour des hublots principalement). Comme ça j'ai un peu de répit pour travailler en toute quiétude.
Si tu penses qu'il y a un risque que la peinture n'accroche pas, n'hésite pas à me le dire, je n'ai pas envie de recommencer dans 6 mois.
Question : POURQUOI faut-il attendre deux semaines minimum avant de peindre sur l'époxy? Il doit évaporer des composants volatiles pour obtenir toute la résistance qu'on attend de lui?
Niveau antifouling, tu as une marque en tête? Ou ils se valent tous? J'ai aussi un peu peur des réactions de certaines peintures qui pourraient annuler l'effet antifouling d'une autre (je viens juste de lire un article dans "voiles et voiliers" à ce sujet. Pas beau à voir, on aurait dit le bateau de Chubakka...)
Pour les anodes, ok, j'avais lu ça quelque part. Très bonne idée ça, dans la sentine. Inox et cuivre la tresse, non?
Pour le puis de chaine, j'avais pensé installer un fût en inox dans le peak avant, où j'insère une pompe de cale dans le fond, protégée par une grille de barres en inox aussi, de sorte que l'eau de la chaîne s'écoule dans le fond du fût, et dès que le niveau d'eau est suffisant, un système de flotteur déclenche la pompe qui éjecte vers un évent.
Dans le même ordre d'idée, j'avais pensé percer des trous dans ce fût, au-dessus de la grille de protection de la pompe de cale, de sorte que s'il y a une voie d'eau dans le peak avant, l'eau remplira le fût et se fera évacuer par la même pompe dès que le niveau serait au niveau adéquat. Bon, ce n'est qu'une idée, je vais voir si c'est réalisable ou pas... Il paraît que j'aime bien compliquer les choses parfois...
Et pour finir, la peinture intérieure...
Là est mon plus grand point d'interrogation. Peinture au zinc-plomb, qu'on m'a soufflé. Ceci dit, j'aime pas trop les métaux lourds, moi. Mais il paraît que c'est efficace...
Sinon, le fameux "rouge-brun"?
Actuellement, les fonds au milieu du bateau sont sains. Par contre, juste derrière le peak avant (sous la chambre des enfants), c'est vraiment hiroshima. J'ai peur qu'il faille démonter le plancher intégralement dans ce coin là pour faire un boulot correct. J'essaierai d'envoyer des photos, c'est à frémir.
Je m'étais dit que j'allais gratter/disquer à mort où c'était possible, puis passer une méga couche de Hammerite au pistolet aussi loin que je le pouvais. J'adore ce truc, ça durcit la rouille comme pas deux. Il faut que je teste ça, pcq niveau viscosité, c'est trash dans un pistolet..
Bon, il est 1hr, vais tenter de dormir sans rêver que le vaigrage me tombe sur la tête ;)
Merci pour vos bons conseils, et comme proposé, je n'hésiterai pas à revenir vous assaillir de questions.
BN
Sterore
@Sterore
Beaucoup de questions ; voyons :
Sur les peintures et leur marque, pas d'opinion ; je ne connais pas suffisamment ; mais je suis sûr de l'enchaînement epoxy > polyuréthane, puisque je l'ai pratiqué.
Le Chouppage n'a pas d'influence sur la peinture ; il y a deux écoles : soit choupper entièrement, soit choupper uniquement les oeuvres mortes ; pour ma part, je l'avais fait en entier
Bien entendu, avant de faire le sablage-chouppage, il faut revoir les hublots ; c'est toujours un endroit critique sur les bateaux acier ; il faut faire sauter la rouille mécaniquement, et même terminer par un transformateur de rouille (Julien)
Sur le plan de l'accrochage de l'epoxy sur le zinc du chouppage, rien à craindre si tout est réalisé au sec : il faut travailler sous protection ;
attendre 2 semaine de "séchage" de l'epoxy : OUI, pour éliminer tous les solvants, sinon décollage des couches suivantes....
Sur le plan de l'antifouling, j'ai utilisé COPPERCOAT ; il faut suivre le mode d'emploi à la lettre, et surtout attendre les deux semaines pour recouvrir l'epoxy, sinon décollage par plaques. remarques : en plusieurs années, je n'ai pas eu besoin de le poncer pour le raviver ; résultat assez spectaculaire (voir photo) ; attention : travail au sec, et même en athmosphère sèche, impératif ; et produit à appliquer sans dilution à l'eau, résine + durcisseur + cuivre bien mélangés (25 mn de vie utile, donc procéder par zones)
Pour le puit à chaîne, je conseille de faire simple : écoulement dans la sentine et relevage par les pompes de cale ordinaires : il faut surtout pouvoir atteindre toutes les pompes de cale facilement, car elles tombent souvent en panne ; donc sous la chaîne, endroit à proscrire.
la peinture dans la sentine et le puit à chaîne : je pense que le minium gris de chez bricoltout est le meilleur
remarque : démonter le plancher est de toute façon nécessaire pour bien traiter toutes les zones ; et il faut comme tu l'as dit appliquer un transformateur de rouille après nettoyage.
Daniellouis,
Merci pour ta réponse. Je pense que je vais suivre tes bons conseils.
Aujourd'hui, j'attaque le peak avant.
Bonnes nav's à ceux qui voguent, bon courage à ceux qui sèchent leur coque