transat retour en septembre
publié le 03 Janvier 2015 11:19
Bonjour et Bonne année,
Je n'ai trouvé aucun récit de transat retour en juillet, août, septembre, octobre.
Je l'ai déjà faite en mai/juin, mais pourquoi pas en septembre par exemple.
Merci de vos expériences et avis sur le sujet.
JF

















"pourquoi pas en septembre par exemple ?"
peut-être parce que personne n'a envie de croiser la route d'un cyclone !
Troll!
Les cyclones oui, mais faut-il pour autant réduire la "bonne saison" à mai et juin ?
Dans l'hémisphère nord, l'été est quand-même la bonne saison pour naviguer, non ?
Si on ne peut pas naviguer en hiver, pas en été et juste en mai/juin, ne sommes nous pas dans l'exagération ?
D'autant que mai/juin n'évite pas à coup sûr les coups durs
Bonjour,
Juste une petite info sur la seule saison cyclonique 2014.
Ca laisse une petite idée du risque d'une traversée en été.
Philippe
http://www.cyclonextreme.com/cyclonemondebassinatlantiquenordsaisonencours.htm
Merci Philippe pour ton lien très instructif.
Finalement, on a plus de chance de se prendre un bon coup de vent d'ouest de plus de 50n, même en mai/juin, qu'un cyclone en été, et cela n'empêche pas les bateaux de faire la traversée.
On focalise peut-être trop sur les cyclones et dépressions tropicales, et pas assez sur les coups de vents "normaux", qui sont pourtant plus nombreux et parfois aussi forts et dangereux.
Je pense qu'avec les prévisions météo actuelles on peut optimiser nos navigations et profiter quand-même de la meilleure saison dans l'Atlantique nord, sans la réduire à mai/juin.
JF
Bonsoir.
Question curieuse pour quelqu'un qui a visiblement les idées déjà bien arrêtées et déjà fait ce trajet « retour ».
Voir (entre autres, car il n'y a pas que les prévisions), le récent fil sur les pilot charts.
http://www.stw.fr/forumstw/quest_answers.cfm?quest_id=53009&topic_id=22&...
C'est notamment avec ce genre de données que tu feras une traversée dans les conditions les moins mauvaises.
Pour ceux qui s'interrogent et faire simple, il « suffit » de faire du nord au départ des caraïbes (ce qui t'éloigne de la menace cyclonique), puis de « tourner » un peu vers la « droite » en direction des Bermudes et à partir de là de « bifurquer » franchement vers l'entrée de la Manche afin de parer également Gascogne [Bay of Biscay in 'catalan & british'].
Mais il existe nombre de variantes.
That's it.
Daniel ~~ _/) ~~ Ex. S/Y Julia
Merci Daniel,
j'ai noté les liens.
Je ne m'étais jamais posé la question sur ce créneau étroit de 2 mois, à part le fait qu'il corresponde à une baisse des risques de coups de vent d'ouest à ces latitudes tout en précédant la période cyclonique.
Je me demandais simplement si c'était possible de traverser plus tard en saison, sans pour autant prendre des risques inconsidérés.
A condition d'avoir une bonne couverture météo au départ des Bermudes par exemple, il me semble que c'est jouable pendant tout l'été.
Jusqu'à présent j'étais bloqué, comme la majorité d'entre nous sur cette période pour une transat retour, maintenant je serai moins catégorique.
Avec les moyens actuels de prévision météo on peut élargir un peu la période de tir.
JF
Oui sans doute.
Ne pas omettre également d'intégrer la position de l'assureur … qui acceptera - ou non une « prise de risque » réelle ou opportune dès lors qu'il envisagera de se défausser.
Éviter autant que faire se peut la ZCIT (zone de convergence intertropicale) et les trajectoires cycloniques.
Et comme dit il existe des variantes.
Pourquoi ne pas remonter la côte est américaine par l'Intercoastal Waterway (ICW) et même continuer pour revenir par l’Islande, les Féroes et/ou l’Écosse ?
Daniel ~~ _/) ~~ Ex. S/Y/ Julia
Qu'Est-ce qui est le plus risqué pour un assureur : laisser un bateau aux Antilles pendant la saison des cyclones ou le ramener en Europe pendant cette même saison ?
Bon, je vais en rester là avec mes histoires, c'est plus sage vu les réactions ironiques provoquées, ce n'était pas le but.
Salut
JF
Merci Philippe pour l'adresse de ce site excellent et plus agréable à lire que celui de la NOAA.
Je serais personnellement moins catégorique sur la prévision météo des cyclones et de leurs trajectoires.
Si on part des Bermudes on a une dizaine de jours de traversée, voire plus suivant la météo, pour atteindre les Açores. Or la durée de vie typique d'un cyclone est de 5 à 7 jours et encore au début il est classé tempête tropicale (et encore au début onde tropicale). On ne peut pas avoir au départ des Bermudes d'info fiable assurant que l'on ne croisera pas un cyclone sur la route. En outre ,même si l'on a fait quelques progrès, la trajectoire des cyclones est très difficilement prévisible. Autant en 2 ou 3 jours de route on peut généralement bien se placer par rapport à une dépression classique autant cela me parait illusoire pour un cyclone.
Si on raisonne en probabilité le risque d'avoir un cyclone dans cette zone entre le 1er et le 15 septembre par exemple est élevé; Je n'ai pas fait de statistique sur une période suffisante mais il est sûrement très supérieur à 10-² et probablement pas très loin de 10-1. A la grosse j'estime que le risque de se faire prendre par des vents d'ouragan dans cette zone en faisant cette traversée à ce moment là doit être sensiblement supérieur à 10-3.
Pour moi cela commence sérieusement à ressembler à la roulette russe. A 10-² je ne monte pas dans un avion, même à 10-3.
Pour se représenter les choses un automobiliste moyen faisant 20000 km/an a une probabilité de l'ordre de 10-4 à 10-5 de mourir sur les routes au cours de sa vie. Jouer sur une seule traversée un risque de l'ordre de 100 à 1000 fois plus élevé que l'ensemble des risques routiers sur toute sa vie me parait un pari de joueur assez osé. Cela ne me parait pas raisonnable du tout de faire cette traversée au moment du pic de l'activité cyclonique quand l'océan a bien chauffé.
Cordialement. Artimon.
Sauf si c'est une plaisanterie je ne crois plus du tout (j'avoue humblement avoir été long à le comprendre) que la meilleure route statistique des pilot charts soit le bon choix de route. C'était bien mieux que rien lorsqu'on avait rien d'autre à se mettre sous la dent mais les prévisions météo d'aujourd'hui, même si elles laissent encore de la place aux surprises, permettent d'améliorer considérablement la probabilité de faire une traversée en augmentant la vitesse, la sécurité et le confort. Lire le fil du 2/1/15 retour des Caraïbes. Lors d'une autre traversée retour de Barbuda (près d'Antigua) à Horta il y avait une deuxième belle cellule anticyclonique barrant la route du Nord. Aller dedans n'aurait sûrement pas été le bon choix. Finalement pour moi les deux traversées retour depuis les Caraïbes m'ont interdit la meilleure route statistique habituelle. Par contre effectivement le retour par le Groenland et l'Islande a été super, mais en choisissant aussi bien entendu sa route en fonction de la météo. Mais c'est une autre croisière.
Cordialement. Artimon
Bonjour Artimon,
je préfère ta 2e réponse, elle confirme que les prévisions météo actuelles nous permettent d'affiner nos navigations en temps réel.
Par contre pour les statistiques tu pars du principe que subir un cyclone est forcément mortel, ce qui fausse les comparaisons proposées. Heureusement que ce n'est pas le cas, pour tous les malchanceux qui subissent ces évènements.
Je ne connais qu'une circonstance dans la vie d'avoir 100 % de risque de mourir, c'est la naissance. Je te souhaite de vivre longtemps et je n'ai pas compris comment tu fais pour choisir ton avion pour mettre toutes les chances de ton côté, c'est ça que je compare à la roulette russe.
Je prends l'avion bientôt, une réponse rapide me convient.
Sans plaisanter, je mesure ce qu'est le risque quand je reprends la voiture après une longue navigation, et je trouve le bateau beaucoup moins risqué que la voiture, je ne sais pas si ça vous fait le même effet.
Bon on dérive un peu, mais c'est normal en période cyclonique
JF
OK helico6 affinons le débat.
J'ai dénombré sur les 10 années récentes (2004 à 2013 inclus) 18 ouragans qui ont traversé en Septembre la zone Bermudes/Açores soit une moyenne de 1,8/an. Je ne compte pas les tempêtes tropicales plus nombreuses qui ne sont pas forcément une promenade de santé.
Je suppose que les déplacements de l'ouragan et du bateau sont tels que s'il y a rencontre le bateau reste une journée de 24h dans la zone des vents d'ouragan. Dans ces conditions si la traversée dure 30 jours la probabilité de rencontrer des vents et une mer d'ouragan est égale à 1,8/30
donc si la traversée dure 10 jours la probabilité de faire cette mauvaise rencontre est 1,8/30/3=1,8/90= 2x10-²
D'accord helico6 la probabilité de survie à un ouragan n'est pas égale à 0. J'ai moi-même avec mon équipage survécu à un ouragan (100nds rafales 140 au début) mais j'ai eu la chance après avoir été arraché de mon mouillage de dériver en cape sèche (pendant une soixantaine de milles) sous le vent de la côte de la Terre de feu avec un fetch de 30 à 40 milles lorsqu'il était le plus fort. Je n'avais donc pas une mer dantesque (du carré, porte étanche verrouillée, on voyait quand même souvent l'eau verte sur l'ensemble des hublots). Cela aurait été dans le Drake voisin je n'aurais pas parié cher sur la survie du bateau et de son équipage. Dans cet ouragan un voilier charter a perdu son skipper et second en se faisant drosser à la côte, il était du mauvais côté. Je te laisse le soin d'apprécier cette probabilité en plein océan. Prenons pour l'exercice 4 chances sur 5 d'en sortir vivant (il est vrai que nos voiliers s'ils sont bien préparés au gros temps ont une sacrée capacité de survie).
Cela donne un ordre de grandeur de la probabilité de ne pas survivre à cette mauvaise rencontre de 1/5x2x10-² soit 4x10-3.
A titre de comparaison et cela répond en partie à ta question le taux d'accident d'avion dans le monde est voisin de 1,5 pour 1 million de décollages soit une probabilité de se retrouver dans un accident d'avion quand on embarque de 1,5x10-6 (je néglige dans ce cas la probabilité de survivre à un accident d'avion). Donc si tu décides de traverser en Septembre des Bermudes aux Açores tu prends un risque de l'ordre de 2700 fois plus important que si tu décides de rentrer en avion. Ce n'est pas forcément rédhibitoire (un commandant de bord doit bien faire cet ordre de grandeur de nombre de décollages dans sa carrière) mais ce n'est pas rien. Je suis marin, alpiniste et j'ai mon brevet de pilote militaire et j'ai pour règle de conduite de réduire le risque lorsque je peux le faire raisonnablement. Je ne vais pas par exemple, comme ne le font pas la quasi totalité des alpinistes, traverser un couloir exposé aux chutes de pierres à midi mais plutôt à 3 ou 4h du matin quand les pierres sont retenues par le gel. Je crois que c'est la même chose dans le cas que nous débattons. Je considère effectivement qu'un risque sur un seul acte de 10-² ou 10-3 est un gros risque. Je partage totalement ton feeling que je me sens beaucoup moins en sécurité en faisant en voiture un Paris/Briançon par exemple qu'en faisant en bateau un Bretagne/Lisbonne. On a certainement raison d'avoir ce sentiment de danger puisque la voiture est environ 20 fois plus dangereuse que l'avion (ou le train qui est équivalent) en passagersxkm et plus de 100 fois plus dangereuse si l'on décompte le nombre de tués par an sur les routes en France et le nombre de tués par accident d'avion dans le monde (ramenés aux populations susceptibles de voyager en voiture en France et en avion dans le monde).
Cordialement. Artimon
Merci Artimon de cette réponse comme toujours précise et argumentée.
Je ne suis pas un kamikase et je ne prends jamais de risque volontairement, donc je n'irais pas me mettre dans la gueule du loup, mais ma question reste posée, car je n'ose imaginer que l'Atlantique Nord reste fermé à la navigation 10 mois sur 12 : de juillet à novembre à cause des cyclones et de novembre à avril pour cause de mauvaise saison.
Donc, il y a bien des bateaux (commerce, pêche, militaire) qui passent par là dans les 2 sens en prenant donc des risques "insensés".
Je souhaitais simplement avoir l'avis de ceux qui ont connu cette expérience, pour savoir comment s'étaient déroulées leurs navigations (route Panama-Europe, Antilles-Europe, USA-Europe)
Je me dis que si eux ont les moyens de limiter les risques, les plaisanciers aussi même s'ils vont en principe moins vite.
Peut-être aurais-je une réponse un jour.
JF
Je suspecte qu'une partie de la réponse vient du fait que ces bateaux peuvent aller trois fois plus vite que nous soit de l'ordre de 500 milles en 24h. Avec une prévision de 48h sur le suivi temps réel des cyclones ils peuvent beaucoup mieux se placer que nous en s'écartant s'il le faut de 1000 milles de la zone ou trajectoire prévisionnelles jugées dangereuses. Ils leur arrivent aussi apparemment de se prendre de sacrées branlées en nous faisant cadeau de leur conteneurs. Mais la vraie réponse devrait être donnée par des pros de la marine marchande. On devrait pouvoir l'obtenir j'espère. Je pense aussi malgré toute la remarquable capacité de survie de nos voiliers que nous sommes quand même plus vulnérables pour être retournés ou coulés (je ne parle pas du démâtage) que ces monstres.
Artimon
LA MEME QUESTION MAIS AVEC UN DEPART DEBUT AVRIL ??
A mon avis c'est parfaitement jouable en Avril. Il faut bien entendu bien choisir sa route en fonction de la météo et surtout pas en partant sur la "meilleure" route statistique, et tenir à jour son routage en rafraichissant les données toutes les 12 heures.
Il ne faut pas oublier que si une grosse dépression vous barre la route, deux stratégies sont possibles, celle classique de faire le détour nécessaire pour contourner les vents forts, soit si le détour est très long, on n'y pense pas toujours, de se mettre tranquillement à une cape confortable et laisser passer 24h (sommeil, cuisine, musique...) pour la laisser s'éloigner.
Avec la qualité des prévisions à 4 jours actuelles, que l'on rafraîchit régulièrement, on doit faire sans problème cette traversée à condition de bien adapter sans retard son routage.
Cordialement.
Artimon
Bonjour,
Ma petite experience apres mure réflexion et avec un petit bateau avait été que la fenetre idéale était 15 juillet 15 aout en partant assez nord, boston puis halifax / horta. je crains que les traverséees d'avril mai et meme juin n'entrainent des prises de risques, avec des accidents tous les ans en avril mai en tout cas
Septembre je ne sais pas
http://www.first285.com/atlantic/
L'article en français existe sur STW mais le moteur de recherche ne le retrouve pas, c'est le meme sur l'asso des First 30
http://association-first30.org/Histoires/News/Histoires/La-traversee-de-l-atlantique-nord-par-Little-Wing.html
Quelques réflexions à la lecture de ce fil :
- C'est à peine évoqué, mais le type de bateau, en particulier sa vitesse, mais aussi sa préparation, et la qualité et l'expérience de son équipage changent à mon sens drastiquement les données
- D'autre part, la trajectoire suivie est aussi une donnée importante. Est-ce-qu'on parle de faire Martinique-Gibraltar ou de faire Halifax-Irlande ? C'est pas pareil.
- En conséquence, si dans certaines situations, l'Atlantique Nord est effectivement "fermé" 10 mois sur 12, ce n'est pas systématiquement le cas. D'ailleurs les convoyages se font à peu près en toute saison ou presque...
- Le lien donné avec les cyclones de l'année 2014 est bien, mais sauf erreur 2014 a été une année très calme en Atlantique Nord (voir le lien "moyenne des 26 dernières années" sur cette page) Et surtout, pour se faire une meilleure idée des conditions attendues (statistiquement), je conseille de jouer avec le plugin Climatology sur OpenCPN. J'ai mis en ligne (adresse ci-dessous) un exemple avec les trajectoires de cyclones de plus 80 noeuds au mois de septembre (en rouge, c'est plus de 120 noeuds). A bon entendeur...
Maintenant, sur un Open 60 mené par des furieux en train de battre un record, je pense qu'on n'a rien à dire, ils seront sûrement même heureux d'avoir une belle dépression à surfer. Mais à tout skipper responsable qui penserait traverser en double avec son/sa conjoint(e) pas très amariné(e) sur un monocoque de 10m qui ferait à peine 120 milles par jour, en septembre ou octobre, et sur une route Antilles-Bermudes-Açores, je conseillerais juste de re-réfléchir. Mais chacun fait ce qu'il veut.
http://journal.belle-isle.eu/wp-content/uploads/2015/03/transat-sept.png
Vous raisonnez en probabilité moyenne statistique saisonnière pour sélectionner le meilleur mois de l'année et en négligeant le risque de rencontre d'un cyclone. Les pilot charts nous donnent les chiffres suivants en pourcentage d'observations (grand nombre d'observations) de vents forts supérieurs ou égaux à force 8 dans les rectangles situés entre 35° et 40° de latitude Nord:
de 65°W à 50°w de 50°W aux Açores
Avril 7% 4%
Mai 3% 1%
Juin 1% 0%
Juillet 1% 0%
L'atlas de Jimmy Cornell donne des chiffres plus faibles mais je n'en tiens pas compte. Les chiffres ci-dessus sont ceux fournis par la 2ième édition de James Clarke parue en 1996 chez Adlard Coles Nautical.
Sur ces bases Avril est très clairement plus venté que Mai et, conformément à ce que vous dites, juin et Juillet sont plus calmes.
Mais en 2015 on ne choisit plus sa route au moment de son départ en fonction des pilot charts mais de la situation météo et il est presque certain, si l'on examine régulièrement (toutes les 12h à mon avis) les prévisions (gribs+situation générale) à 4 jours (en 4 jours on parcourt 500 à 600 milles ce qui donne toute la latitude nécessaire pour éviter la zone dangereuse des dépressions) et que l'on adapte sa route en permanence et suffisamment tôt pour éviter les zones dangereuses de vents supérieurs ou égaux à force 8, de faire des traversées sans risques et assez rapides. On notera que le naufrage de Tao est intervenu l'an dernier le 15/5 mais l'équipage aguerri a indiqué qu'il avait identifié la dépression mais n'avait pas cherché vraiment à l'éviter, pensant pouvoir la franchir sans casse. Il est très probable qu'un routage plus "tranquille" aurait permis d'éviter la mer très dangereuse qui les a coulés.
Je préfère personnellement , et de loin, faire une traversée dans un mois plus venté mais en faisant mon routage "confort" avec les fichiers gribs régulièrement mis à jour plutôt que partir, comme je le faisais auparavant, sur la route statistique d'un mois statistiquement réputé moins venté donnée par les pilot charts sans trop me poser de questions sur la situation météo. Le routage fin avec les isochrones n'est d'ailleurs pas forcément nécessaire, une analyse "manuelle" de bon sens est à mon avis la plupart du temps suffisante.
Cordialement. Artimon.
PS il est à mon avis important d'avoir un baro bien étalonné (profiter des passages pas loin des sémaphores en faisant la correction d'altitude). La première chose que je fais quand je reçois un fichier grib ou une situation isobarique générale est de comparer la pression qui m'est annoncée là où je me trouve et la pression du baro; c'est une bonne indication de la qualité de la prévision. Si l'écart est substantiel (plus de 2 à 3Hpa) c'est que la dépression est en avance ou en retard. j'affine en regardant son évolution sur 3 heures; s'il y a cet écart je rafraichis dans les 6 heures la prévision qui est alors en général corrigée par le réseau de collecte des données.
Artimon, bonjour je n'ai rien compris à vos explications. Traverser en juillet avec une barre que j'avais fixé au 15 aout pour arriver aux acores était une preuve de mon incompétence et de ma legereté ???
Nous avions l'email à bord avec un systeme qui est resté confidentiel c'est dommage et nous étions routés depuis deux marins avertis aux states et en australie. lisez mon article j'en parle. magellan gsc100
nous sommes allés tellement vite, 12 jours halifax horta que nous sommes arrivés les premeirs jours d'aout à horta, personne ne m'a paru inquiet du début de la saison cyclonique ???
Bien cordialement
routage totalement inutile d'ailleurs on a fait 6 jours tribord amures à 140 degrés du vent sans gite et à la vitesse de coque plus. la navigation a été goto horta, point en /// à l'ortho pour éviter la route des cargos. pour une fois que je reviens sur STW je suis servi.
Bonne journée
Cher artimon, vous n'avez pas vu que je ne suis pas parti des antilles mais de boston ! par ailleurs inciter les gens à partir en mai des antilles est à mon avis de petit amateur les pousser à prendre des risques au vu des casses des années précédentes.
Mais personne n'incite les gens, chacun est libre de partir quand il veut. Il est simplement vraisemblable que s'il y a des casses lors de transats effectuées en mai-juin, il y aurait pu y avoir des casses à n'importe quelle saison, juillet-août-septembre-octobre compris. Et particulièrement si on croise un cyclone. Mais comme je le disais plus haut, ça dépend tellement du parcours, du bateau, de l'équipage, de la météo, et un peu de la chance aussi...
Le débat ouvert par helico 26 est la question des risques plus ou moins grands d'effectuer cette traversée suivant le mois de l'année que l'on choisit. Seules les pilot charts nous donnent des moyennes statistiques objectives sur un grand nombre d'observations. Mon message, désolé si je ne l'ai pas exprimé clairement, est que le mois le plus favorable de l'année ne nous met pas à l'abri de tempêtes dangereuses, comme cela a été maintes fois constaté, et que la vraie sécurité est donnée par la surveillance étroite de la situation météo prévisionnelle qui nous permet avec une forte probabilité de choisir une route sûre.
Combiner, comme vous l'avez fait, le mois le plus sûr et la surveillance météo est tout à fait recommandable, et je n'ai pas du tout critiqué ce choix que je fais le plus souvent aussi; je vous prie de m'en excuser si c'est ce que vous avez pu interpréter.
Notre appréciation diffère, si je comprends bien, en ce qui concerne le risque de cyclone que vous semblez considérer comme négligeable jusqu'au 15/8. Personnellement je considère que si la NOAA ouvre la surveillance des cyclones à partir du 1er Juin, ce n'est pas par fantaisie; on voit même des cyclones survenir en deuxième quinzaine de Mai. A chacun d'apprécier le risque qu'il est prêt à prendre en fonction des données statistiques disponibles; pour moi je n'aime pas arriver à Horta après le 10 ou 15 Juin. La différence avec les dépressions classiques est que leur trajectoire et leur vitesse de déplacement sont très difficilement prévisibles (on a vu même des marches arrière) rendant illusoire le choix d'une route d'évitement.
Cordialement. artimon
Nous sommes arrivés autour du 7 juillet à Halifax et le commodore du YC nous a proposé de nous donner le top départ pendant que je nous faisons les dernieres verifs. Il nous a assuré 5 à 6 jorus de sw moyen fort à trop fort, un peu, mais à aucun moment n'a mentionné un risque cyclonique. Le danger était un nor'easter qui nous aurait ramené au point de départ et aurait surement mis fin au projet car j'ai réalisé ce voyage pendant mes vacances, mon fils était scolarisé, 15 ans apres je ne suis pas encore retraité d'ailleurs
nous avions lu le livre et vu le film perfect storm
