Hé finalement, y en a combien qui partent ???
publié le 24 Mai 2007 20:18
Ce midi, devant un bon petit rosé bien frais sur Port Rhu, je demandai à mon capitaine de mari : hé finalement y en combien qui
parviennent à partir ???
On en sait quelque chose .. çà faisait 2 ans qu'on préparait la chose, tout était bien verrouillé, maison louée, boulot ok, enfants
cned etc... on est parti et hop en court de route (vive internet) qu'est-ce qu'on voit ??? le locataire paye pas le loyer ... 1 mois ,
2 mois ... tel ... lettres ... etc etc galère ......... retour case départ !!!
Conséquences : 6 mois à se reconstruire, et c'est pas fini !!!
Et vous ??? racontez-moi, çà a marché ??
a + MCath



















Salut M. Cath..
Oui, on a connu ça aussi.. le locataire qui ne paie pas le loyer.. la galère, parce qu'ón est loin etc.. mais ça ne nous a pas
empèché de continuer.. et on n'est toujours pas rentrés..
alors, si ça peut te redonner le moral et envie de repartir, va jetter un oeil sur notre site..
et à bientôt j'espère dans un coin du monde..
Alain
http://www.hylas.ws
Je crois qu'il n?y a pas de mode d'emploi en la matière et chacun bâti son voyage en fonction de sa personnalité, du temps
qu'il veut bien y mettre, ainsi que les moyens q'il possède.
Il existe plusieurs profils de candidats au départ
? Il y a ceux qui partent un an pour casser une vie trop monotone mais qui doivent rentrer bosser. Leurs motivation est
proportionnelle à leur projet et ils ne veulent pas tout sacrifier pour une folie qu'ils seraient obliger de payer assez
longtemps. Mais ce genre de projet accepte-il les demi mesures ? Partir mais tout emporter comme disait la chanson ?
? Il y a ceux qui se lancent un défi comme ce couple et ses 4 enfants qui ont passé le cap Horn et qui on fait le 5eme en
route Leur détermination est à la hauteur de leur projet et pas grand chose pourrait les dissuader l'idée du défi est le
moteur partagé du couple,et l'on peut imaginer qu'ils trouveront toutes les réponses aux galères qu'ils rencontreront
? Et puis il y a les voyageurs, les nomades, ceux pour qui les voyages sont une drogue. Ceux qui ne peuvent pas imaginer une
vie rythmée par les chaînes que l'on se met aux pieds. Un des beaux exemple est notre Sophie qui voyage depuis 25 ans et
plus récemment sur son Enomis. On retrouve parmi ces derniers toutes sortes de catégories socioprofessionnelles. Cela va du
disciple de Moitessier qui navigue sur un bateau rouillé avec rien à bord au médecin ou professeur sur son beau 16 mètres
qui vends ses services aux différentes escales.
Pour ma part je me situerais plutôt dans la dernière catégorie (Les nomades). Depuis longtemps j'ai rêvé de cela et je suis
en train de le réaliser. Lorsque le rêve est plus fort que tout il faut se donner les moyens et faire des choix.
Pour avoir eu la chance de m'expatrier plusieurs fois, je connais les joies et les peines d'être loin de son pays. Aussi
depuis 10ans je construis une indépendance financière pour ne pas être enchaîné aux contraintes matérielles. Bien sur cela
demande des choix et je préfère rouler dans une voiture de 10 ans et ne plus avoir de crédit que rentrer dans le jeux de
l?hyper consommation qui nous aliène. C'est déjà à mon sens la première des conditions à remplir.
La seconde c'est d'être libérée des contraintes familiales. Il y a dix ans lorsque j'étais divorcé et célibataire je
n'aurais jamais accepté de construire quelque chose de durable avec une personne qui ne partage pas ces mêmes envies. (D?une
façon pragmatique une autre relation aurait été vouée à l'échec) Aussi la chance m'a sourit et plutôt que de réaliser ce
rêve seul, j'ai trouvé la personne pour partager ma passion.
Et maintenant à un peu plus de 50ans j'ai trouvé la personne le bateau et l?itinéraire pour vivre l'aventure d'une vie.
Il n'y a rien de plus sérieux que le rêve aussi faut il le construire à la hauteur de ses moyens. Le choix du bateau a été
motivé par le budget, le confort à bord et la réputation de la barque. Notre choix s'est arrêté sur un Kirk. Après il a
fallut l'équiper et changer tout ce qui avait vieilli pour éviter les galères futures. (Ça a doublé le prix du bateau)
Enfin il a fallu créer son indépendance financière (tout en gardant son logement on ne sait jamais)
A présent nous sommes fin prêt pour partir juillet 2008 Maintenant à par des problèmes de santé pour ma femme ou moi , la
perte du bateau ou la perte d?un membre proche de notre famille , je ne vois pas ce qui pourrait venir troubler notre rêve
http://bessenay-richard.com/
bonjour tous , j'ai vécu en Polynésie et puis vous assurer qu'il n'y a pas beaucoup de Français qui y arrive . 15 - 20 par an .
Maintenant , ceux qui passe sont plutot " riches retraités ". plus beaucoup d'émules de Moitessier .
Oups... je viens de lire mon nom !
En tous cas tu as fait une bonne analyse à propos des adeptes au départ Richard.
Y'a plus grand chose à ajouter...
Sauf que si on n'est jamais vraiment parti... ben on à tendance à s'entourer de filets de protection ce que je peux comprendre
(style retraite, revenus, maison etc...) et que si toute sa vie on a été "vagabon"(de), beh on n'a plus la même approche de
cette "sécurité" et on trouve qu'on vit aussi "bien".... ailleurs !
Bon, pour ça, c'est sûr, il faut savoir se débrouiller de partout et avoir quelques qualifications qui permettent de travailler où on
se sent bien et quand le besoin s'en fait sentir.
Pas toujours évident... mais on peut !
... et on le peut encore de nos jours... sans se transformer pour autant en Moitessier (ou alors je dirai en se transformant
en "Moitessier des temps modernes" )... car la vie évolue, c'est ainsi !
En ce qui me concerne je prends pour mienne cette petite phrase :
"L'éternel errant n'a pas droit au retour "
Jolie, non ?
A+
Sophie S/Y Enomis
C'est une jolie phrase, mais toi Sophie, comment poursuis-tu ton voyage depuis tout ce temps ? Comment te débrouilles-tu
pour ne pas te transformer en Moitessier ?
Salut Merlan,
tout ce que tu dis est juste, on a fait tout çà ... mais tu as toujours la part aléatoire, en ce qui nous concerne, on a cru bien
faire en mettant tout en location, on dépendait donc d'une seule chose, c'était l'honnêteté !!! et la régularité du locataire à
payer ses 2 loyers : pro & pri .... et çà tu ne peux pas prévoir ... ce qu'il faut c'est absolument des réserves importantes, car
passés 2 mois, les banquiers n'attendent pas ... et expulser un locataire malveillant en hiver , bonne chance !! tout est dit..
Donc ceux qui partent sont des pélerins qui se détachent de tout ... comme Sophie & les autres qui nous font rêver !!!
Bonne soirée M Cath
Salut Alain ,
merci pour ton petit mot, techniquement on n'a pas pû continuer, pas raisonnable .. mais je potasse ton site !!! :=))) kiss mcath
L'envie de partir remonte à très loin. En fouillant dans mes souvenirs d'enfance, j'ai fini par trouver l'étincelle. Au fin fond de
mon petit village en Haute Savoie vivait Pierre Pasquier, l'un des quatre du Moana. Il a projeté le film du voyage du Moana au
tour du monde à l'école primaire lorsque j'avais 8 ou 9 ans. L'étincelle a mis le feu aux poudres. Le reste s'est bâti lentement au
fil du temps. Et puis un jour jeune adulte et célibataire la décision est prise : je partirai en bateau. J'ai orienté ma vie pour y
parvenir sans faire la distinction entre un vagabond océanique ou un rentier globe-trotter. J'ai simplement mis toutes les
chances de mon coté. C?est là qu?elle est arrivée, celle qui partage maintenant tout avec moi. Le projet l'a séduit dés le début,
les efforts pour y parvenir un peu moins. Nous avons maintenant trois petits gars qui n'ont rien demandé à personne et pour qui
ce projet reste très abstrait. J'ai 43 ans, le bateau est presque prêt, nous allons bientôt partir. Vis à vis de Corinne et surtout
des enfants je me dois de retomber sur mes pieds si le voyage tourne court. C'est pourquoi je me suis débrouillé pour faire
partie de la catégorie des rentiers globe-trotters. Cependant j'admire énormément ce que fait Sophie - Enomis. Si j'étais seul et
ne devais rien à personne j'aurais peut être opté pour la catégorie des vagabonds océaniques. Je serais partit plus jeune et
j?aurais eu plus de liberté.
Pour MCath, je n'ai pas mis mes pieds dans le même sabot. Tous mes revenus ne dépendent pas d'une seule et même personne.
Peut être trouveras-tu là une solution pour repartir. Je te le souhaite vivement en tout cas et espère te croiser ainsi que Sophie
dans les mers du sud.
Amicalement,
Marc
Moi, je suis parti, 3 ans. Voilier hauturier, chic et confort ( Fisher). L'aventure, mais avec la volonté et la force d'en découdre.
L'idée c'est de na pas reproduire sur les pontons
C'était il y a plus de quinze ans. Et je suis revenu, en France: la famille, la bureaucratie, les affaires. Ce dont je me souviens et
je pense que depuis c'est pire, c'est qu'en dehors de quelques beaux endroits et mouillages "idylliques", le reste c'était comme en
Europe, la marina, la CB le passeport pour le cochon de payant de touriste, certes avec le soleil. LE SEUL MOMENT
INTERESSANT DU VOYAGE: C'EST EN MER , au large ,avec de l'eau à courir et sans tout le fourbi de la médiocratie et de la
chienlit du plus grand nombre.
On peut relire le "Voyage autour de ma chambre" de Joseph de Maistre. Finalement, je comprends ceux qui cabotent dans le
golfe du Morbihan hors saison...Pour ma part, je crois que la planète est vraiment toute petite et que l'inévitable mondialisation
crée à peu près les mêmes modes de vie et leurs coûts associés aux quatre coins du globe. Alors comme "le mieux est l'ennemi
du bien" une fois qu'on a jeté sa gourme et qu'on s'est bien fait rincé quelque part en Atlantique Nord ou dans le Pacifique,
pourquoi pas gérer l'affaire relax en faisant en sorte qu'on ne vive pas trop le "le camping boat" même si on aime le confort .
C'est un problème d'éducation et de culture marine et maritime.Si je peux trouver un peu d'exotisme et de différence à St Hélier
et tirer ensuite sur le sud du Portugal, why not. Et s'il faut laisser le bateau quelques emaines dans la marina pour dormir
tranquille au retour, why not? C'est de la consommation mais elle peut être intelligente. Ce qui peut faire peur, c'est les quinquas
comme moi ou les retraités qui recréent des colonies flottantes en Tunisie ou ailleurs pour ne pas avoir à chauffer leur maison
l'hiver, ou à s'y emm....l'hiver. Ce nomadisme maîtrisé et avec la carte vitale ne doit pas nous faire oublier la part de rêve du
voyage. De toutes façons, une ou deux bonnes branlées à l'aller comme au retour, ça fait uen bonne sélection. Difficile à obtenir
avec des camping-cars sauf à provoquer de véritables rodéos sur la route
les mêmes comportements "qu'à terre". Et là, il y a du boulot...
Bonsoir,
Pour les loyers impayés, il y a une assurance qui coûte 2% du montant du loyer.
Nous on part dans un an exactement
Antoine
Balder,
Il y a sûrement du vrai dans tes propos (tu as beaucoup plus d'expérience que moi) mais je te trouve un peu pessimiste. Tu te
contre-dis un peu en écrivant successivement : « en dehors de quelques beaux endroits et mouillages idylliques » et « LE SEUL
MOMENT INTERESSANT DU VOYAGE: C'EST EN MER ». C?est sympa de nous faire part de ton expérience qui a vu évoluer les
choses, mais c?est un peu réducteur, je crois qu?il faut aller plus loin pour trouver ce que tu as connu plus près autrefois.
Avec mon métier j?ai eu la chance d?aller deux fois à Chistmas Island en plein centre du Pacifique. Je te promets que c?est un
endroit très préservé des retraités munis de carte vital. A un jour et demi de mer (seul moyen d?y parvenir) de Chistmas, il y a
Fanning Island que j?ai survolé. Un autre paradis perdu où vit un américain depuis quinze ans. Il se plaint régulièrement dans
Surfeur Journal d?être seul à surfer une des plus belles vagues au monde. Je lui rendrai visite dés que possible. Et de retour
j?essayerai de faire partager mon expérience.
A+
Marc
La formule de Balder : LE SEUL MOMENT INTERESSANT DU VOYAGE: C'EST EN MER , au large ,avec de l'eau à courir... est abrupte, mais je la partage. C'est
vrai que le plus grand bonheur, c'est en mer, loin, à partir du moment où l'on a bien pris le rythme de la vie au grand large, ce qui pour moi demande une
bonne semaine. Là c'est le paradis. Qu'est-ce qu'on est bien ! Et dès qu'on touche terre, c'est le b... qui reprend. Ça commence par les formalités, la
bureaucratie. Et ça continue avec toutes les règles, les problèmes de toutes sortes, l'argent, et il y a même des feux rouges dans les rues ! Et pourtant il
faut bien. Alors vivement de nouveau le grand large !
A coco 'n co,
tu as raison , la sortie (?) de l'hiver me rend un peu maussade et il faut sans doute que je repointe le bout de l'étrave dans
quelque nouveau coin sympa. Je n'ai rien contre les retraités avec leur carte vitale, je veux simplement parler d'une "surchauffe"
de la plaisance actuelle qui rend les choses moins sympathiques. Pour prendre un petit exemple bien local, partant de Deauville
sans m'arrêter jusqu'à La Rochelle- les Minimes, dont je n'avais que des souvenirs assez vagues, j'ai eu un choc à l'atterrissage il
y a deux ans: un parking à bateau avec des plaisanciers peu souriants et cordiaux, et une capitainerie .... Je me suis réfugié
dans le Vieux -Port, non sans mal.
Revenons sur terre, si je puis dire, la gestion existentielle de l'errance et du départ toujours recrée avec bonheur, est
quelquechose d'assez personnel et intime pour ne pas dire littéraire si l'on se reporte à nos "modèles" , Monfreid, Gerbaud,
Moitessier.Et tout cela n'est pas toujours compatible avec nos exigences de confort et de sécurité qui réclament infrastructures,
marinas, factures, contraintes. Je suis le premier à brancher mon chargeur de quai quand je rentre dans un port- marina ( sauf
l'été, où je ne me "bats" plus... ). N'étant plus complètement nomade, je passe beaucoup de temps à gérer le problème "place
de port", et ça aussi, c'est gavant.
Salut Antoine, pour l'assurance, c'est tout a fait exact mais on l'a appris trop tard ... c'est pas cher en tout cas et c'est évident
que c'est çà qu'il faut ... ! pour partir l'âme en paix !! en plus il paraît que cette assurance prend en charge aussi tout l'aspect
juridique du non paiement : ils relancent, font la mise en demeure, etc ... c'est le top , et je pense qu'ils doivent même fournir un
contrat type au démarrage..
Bonne chance pour tes préparatifs
MCath
Je connais bien ce problème de gestion immobilière. Attention, pour la garantie loyer impayé, il faut un dossier béton et les
assureurs n'aiment pas couvrir le risque en cours de bail. De nouvelles dispositions promises par Borloo vont voir le jour
pour "garantir" les propriétaires bailleurs. Il n'empêche, si pathologie, alors soucis, coups de téléphone, sollicitations de
l'administrateur de biens et tutti quanti. Un conseil, prenez de la marge sur besoins par rapport aux loyers attendus. Et il faut
absolument gérer la boite aux lettres ( danger avec les TH pas acquittée par les locataires, etc...). Je crois que deux ou trois
sociétés sur le marché peuvent gérer le courrier et vous l'adresser après scan par email. Je n'en connais pas le coût.Ce qui est
important, c'est la localisation du bien censé assurer un revenu locatif et choisir, si ce n'est pas géré par la famille, un ADB de
toute confiance ( rigueur, sérieux, professionnalisme).
Je ne sais pas si ça existe chez vous, mais perso, je passe par l?A.I.S. (Agence Immobilière Sociale) c?est un service

communal subventionné.
Les biens leur sont loués (légèrement sous le prix du marché) et eux les sous-louent moins cher encore suivant le principe
des logements sociaux !
Avantage, loué ou non, le loyer tombe tous les mois, de plus, ils s?occupent de tout, entretien, réparation? Bref, la
location sans souci !
J-C
Au passage... si mes souvenirs sont exacts... J-C... Nanouk... tu es belge toi, non ?
Qu´ímporte...
Bonjour a tous...
Plus de comput depuis quelques temps, encore moins d'Internet a bord !
Alors pour le petit grain de sel marin... beh ce n'est pas évident, mais possible cependant, bien qu'avec un décallage dans le
temps.
Je ne me suis pas encore organisée dans mon Rio de la plata pour recevoir Wifi à bord (y'a combine... je sais...
mais pas encore trouvée... ça fait partie du jeu...)
Pour le moment je galère quand même un peu pour rester en contact avec le "monde".
Menhir, je ne sais pas quoi te repondre !
Y'a aucune de magie dans cette vie qui est la mienne...
Mais elle n'est pas facile, et elle s'appelle aussi liberté.
Je ne suis pas sûre que ce soit mieux de dire que la liberté n'a pas de prix... ou qu'elle en a un... à chacun de le déterminer !
Je finis par croire qu'il faut partir très jeune pour se faire à une vie hors de l'hexagone.
Après, il y a famille constituée, re-constituée, enfants et pièces rapportées, chien-chat-poisson-rouge, potager,
et boulot bien sûr, avec le fatal mot "retraite" en toile de fond.
Mais c'est comme ca, car on nous a appris que sans "ça" il n'y a pas de fin de vie "imaginablement" (suis pas sur
que ce mot soit francais...0)))...?) , donc que sans ça, il n'y a pas de fin de vie "imaginablement" correcte !
... Et puis il y a la sante (Ah la sante !!!)...
Ça c'est encore une autre histoire !
Plus jeune, j'ai donné 15 ans de ma vie comme hospitalière en France mais aussi au fond de la brousse africaine dans
les dispensaires du côte de Lambarene... et j'ai acquis "mes" certitudes.
Quand on est bien dans sa tête, je reste persuadée que le corps suit... et que les misères (souvent psychologiques)
ne se developperont pas de façon anarchique.... en tous cas elles ne se developperont pas de la même façon.
Cependant, au jour d'aujourd'hui, pour rester "terrien", on nous dit qu'il faut s"assurer" bien sûr !... sinon...
Beh sinon quoi en fait ???
Il faut bien la commercialiser cette médecine qui nous amène de toutes facons tous au même endroit !
On nous colle la trouille au ventre... une trouille qui nous aide à développer tous les bobos du monde !
... pour se trouver une de ces raisons pour ne pas partir bien sûr !!!
Ce que j'ai dans le coeur est trop virulent pour l'exposer !
On n'a qu'une vie... et elle est courte !
Et "on" nous a mis en condition d'"assistés".
Il faut faire ça... ça... et ça... et ne pas faire ça... ça... et tout le reste.
Sinon... tout est à craindre...
Tout c'est quoi ?
... puisque de toutes facons "après" c'est le néant...
... et qu'à l'après tout le monde y a droit !
En fait selon notre enseignement, il faudrait s'arrêter de "vivre"... pour avoir le droit de vivre justement.
Ce n'est pas ici qu'on peut debattre de tout cela, on deviendrait vite hors sujet... dans le sujet !.
Il faudrait des pages et des pages... et des jours et des jours.
On entrerait vite dans un pur debat philosophique.
Et la mer dans tout ça n'est-ce pas ?... puisque nous sommes sur un site nautique.
Dans bien des cas elle serait curative à bien des maux... mais ça, on l'élude !!!
Tout un chacun a ses bonnes raisons de croire... de ne pas croire... de vivre... de partir... et surtout tout
un chacun a ses bonnes raisons POUR NE PAS PARTIR !!!
La dissertation sur les coins sublimes devenus moins sublimes... et tout le reste... bofff... il y aura toujours des
coins sublimes sur la terre... à découvrir par la mer...0)))...
Mot de la fin : c'est a chacun de faire sa propre introspection.... et de savoir ce qu'il veut faire dans son
for intérieur et dans son coeur.
Les loyers, la famille, la basse-cour..... tout ça c'est de la litterature !
Suis-je anormale ???? (mais dans ce cas ou est la normalité ?)
Nref, partir n'est pas une fin en soi......
Sophie
Bonjour Sophie
Comment as-tu deviné que j'étais belge ...
avec un liquide agréable? Donc, se préoccuper un peu des revenus reste une chose logique malgré tout !
Cela dit, permets-moi de te souhaiter la meilleure route qui soit !
J-C
Ah ma petite Sophie quel bonheur de te lire !
De ne pas entendre les rabat-joie qui nous expliquent la terreur de quitter son clocher.
C'est sur, pour les cadres survoltés qui pètent les plombs et qui remettent en question leur vie de citadins de métro
boulot dodo ou les mères de famille qui bossent et qui rythment leurs vies entre nounous et taches ménagères le rêve de
l'année sabbatique les doigts pieds en éventail au bord d'un lagon merveilleux peut sembler l'image du paradis !
Mais voilà il faut penser au retour ! Et il ne faut pas confondre voyageur et touriste !
C'est là ou est toute la différence !
Je n'ai rien contre les touristes c'est une solution courte et onéreuse pour avoir l?illusion d'avoir vu quelque chose et
lorsque l'on est pris par d'autres servitudes c'est une compensation.
Le voyage est tout autre chose c'est un état d?esprit et des codes qui souvent échappent aux touristes. Le voyage c'est
l?immersion dans la culture planétaire, c'est la rencontre avec les autres c'est le refus de l?assistanat, de bison futé et
toutes les conneries de notre monde formaté. C'est les choix de vie et forcement l'abandon de choses auxquelles on tenaient.
Le bateau en est un moyen, certains l'ont fait en vélo mais les buts sont souvent semblables.
Si pour ma première traversée de l'atlantique j'ai choisi le Brésil, c'est pour ne pas me retrouver après un mois de
sérénité dans une marina normalisé confronté à des voisins de pontons (équipages de 12 personnes sur des bateaux de
location) ayant oubliés toutes les règles de savoir vivre. Bref ce que l'on peut croiser au mois d?août en corse.
Heureusement il existe encore sur cette terre quelques coins tranquilles que la voix de la société normalisé nous
déconseille vivement d'éviter et ou l'on peut trouver encore quelques endroits de rêves agrémentés de rencontres
extraordinaires.
Je crains mon cher Richard, que si vous ne voulez pas jouer au touriste, il vous faille changer de destination, car où que
vous vous trouviez entre le 65e nord et le 55e Sud, vous ne serez toujours qu'un touriste... tout au plus déguisé !
Le mieux est d'en prendre conscience et son parti !
Savez-vous à quoi une ancienne amie reconnaissait les toutous à tous les coups...
Ils sont en short, sandalette au pied, et gardent leurs chaussettes !
J-C
L'expérience des pays ou j'ai vécu mon fait comprendre qu'il y avait les touristes et les autres. Il est sur que lorsque
l'on est blanc et que l'on descend d'un bateau on est souvent confronté à cette problématique.
Cependant lorsque l'on se trouve en horde disciplinée sous les ordres d'un guide munis d'appareil photos à l'assaut des
pièges à gogos on a plus de chance de se faire remarquer que lorsqu'on débarque discrètement en annexe au fond d'un port ou
d'une crique
Salut Sophie,
mais si justement, parlons-en de cette société qui nous aliène... qui essaye par tous les moyens de nous endormir, de nous faire
oublier le principal : il faut qu'on vive !! faire pour le mieux, pour les enfants ok, mais leur ouvrir les yeux sur la planète, j'ai
parfois l'impression qu'on va tout droit dans la matrice :=))) cfr Matrix, faut tout faire pour se désengluer ............et ce
voyage est une des façons d'y arriver.
Kiss MCath
Mcath je suis persuadé que tes mésaventures ne sont qu'un faux départ et dans la mesure ou ta détermination est à la hauteur
de ton discours, vous vous donnerez les moyens pour remettre cela des que ce sera possible.
En tout cas c'est ce que je te souhaite
Ah mon cher J-C... quand tu te mets à parler de liquide, me doute que ce n'est pas seulement de mer ou de dollars dont tu
parles... mais surtout d'une bonne Duvell... n' est-il-pas ?????
Foi d'Idefix....
Qu' est-ce qui ressemble le plus à un belge qu' un autre belge... surtout quand l'un c'est l'autre n'est-ce pas ?
A bon entendeur... et à toi aussi bon vents pour tes projets !

Mets-tu toujours des chaussettes dans tes sandales ???
Salut J-C !
Sophie