Arrêtez-vous au Vénézuéla !
publié le 07 Septembre 2006 12:32
Nous venons de passer deux mois au Vénézuéla. Nous avons bien aimé. Ce pays est surprenant et intéressant à bien des
égards :
- Les problèmes de sécurité sont gérables en respectant quelques règles élémentaires de prudence.
- Ce pays grand comme deux fois la France offre des paysages fantastiques extrêmement variés : Iles coralliennes, haute
montagne, jungle, grands fleuves avec le delta de l?Orénoque, immenses plaines des Llanos...
- La vie est très bon marché. On peut manger pour deux euros, traverser le pays (24 heures de bus pullman) pour environ 30
euros, téléphoner en France ou surfer sur Internet à des tarifs inférieurs à ceux d?une communication locale en France. Je ne
parle pas du carburant : 10 centimes d?Euro. On paie plus cher un plein de bière qu?un plein de gasoil.
- Les habitants sont accueillants et toujours prêts à rendre service. On a un sentiment de dépaysement que nous n?avons pas
ressenti dans l?arc antillais par exemple.
- Même si ce n?est pas le lieu pour en parler, on peut quand même parier que la politique de son président, Hugo Chavez, fera
parler d?elle dans un proche avenir.
Nous ne traiterons pas des problèmes de sécurité qui ont largement été débattus sur différents sites. Ils existent bel et bien
mais sont limités à certaines zones, et dans ces zones, à certaines heures. Il serait très dommage pour les navigateurs de
passer à côté de ce pays à cause de cela. L?un des articles le plus consistant sur le sujet me semble être celui de l?ami José :
http://www.sextan.com/article.php3?id_article=1330
Nous ne parlerons pas non plus de navigation. Le voyageur dispose en quantité de guides et de récits.
Simplement, nous avons pensé que les oiseaux migrateurs que nous sommes pourraient être intéressés par :
1) Les possibilités d?exploration de l?intérieur du Vénézuéla.
2) Les infrastructures offertes aux voyageurs en terme de chantiers et de marinas.
1) L?INTERIEUR DU VENEZUELA :
Sur le plan touristique, on peut distinguer quatre grands pôles d?intérêt présentant des caractères complètement différents :
Les Andes, Les Llanos, La Gran Sabana et le delta de l?Orénoque.
LES ANDES :
Le centre des Andes vénézuéliennes est Merida. Cette ville est très bien desservie par les grandes lignes de bus. Sur la rue n°
24, près du départ du téléphérique, de nombreuses agences proposent courses en montagne, parapente, canoying, VTT et
plein d?autres activités. Nous recommandons www.guamanchi.com et www.andes-tropicales.com
Il est possible de randonner dans un cadre moyenne/haute montagne authentique et superbe. Des quantités de lacs sont
autant de but de balades allant de quelques minutes à plusieurs jours. Les randos s?effectuent généralement entre 2500 et
5000m d?altitude, la plupart du temps en remontant d?immenses vallées du bout du monde. Il est curieux de rencontrer des
paysans complètement isolés et démunis qui cultivent la pomme de terre à 3500m. La route « transandine » qui va de Merida à
Barinas est jalonnée de petits villages (jusqu?à 3600m) qui sont autant de bases de randos. On trouve quantité de posadas
(auberges) dans chaque village. Nous recommandons chaudement « la Casa Vieja » à Tabay (www.casa-vieja-merida.com) et la
Posada St Raphael del Paramo de Mucuchies à St Raphaël de Muccuchies.
Nous n?avons pas trouvé de guide de rando et de cartes exploitables. Les chemins ne sont pas balisés mais il est assez facile de
se repérer en se renseignant auprès des habitants. Nous n?avons jamais entendu parler d?un quelconque problème de sécurité
dans cette région.
Coûts : L?exploration de cette zone est très économique, la plupart des randos pouvant se faire de façon autonome et les
transports en bus. Pour les plus hauts sommets (Plus de 5000m pour le pic Bolivar) il est recommandé de prendre un guide. Le
coucher en posada va de 5 à 20 US$. Pour ceux qui sont attirés par des courses en altitude il est possible de louer le matériel
(Crampons, cordes, etc?)
Saison : Toute l?année, mais durant la saison des pluie de juillet à octobre, la pluie est souvent au rendez-vous l?après-midi. Cela
ne nous a pas vraiment gêné.
LES LLANOS :
Le centre des Llanos est Barinas, mais des expéditions sont organisées à partir de Merida. Les Llanos sont les immenses plaines
du centre. On y trouve des ranchs (hatos) pouvant compter jusqu?à 20 000 têtes de bétail. La faune y est extraordinairement
variée: Crocodile, capybara, anaconda, ocelot, des centaines d?espèces d?oiseaux. Nicolas Hulot a parlé d?Arche de Noe dans
son émission consacrée à cette région. Deux jours suffisent pour faire le plein de photos.
Coûts : Il est difficile d?explorer les Llanos seul. Les vastes domaines sont privés. Un 4x4 est nécessaire. Les agences
deviennent incontournables. Selon le niveau de confort il faut compter environ 100US$ par jour et par personne. (Ce prix inclut
la pension complète, le guide et la location du véhicule)
Saison : Toute l?année, mais durant la saison sèche les animaux sont concentrés autour des points d?eau. On peut donc plus
facilement les observer. Pensez à prendre une chemise manche longue et du répulsif, les moustiques sont redoutables à la
tombée de la nuit.
LA GRAN SABANNA :
Le centre d?expédition est Ciudad Bolivar. La Gran Sabana est la destination la plus connue et la plus courue du Vénézuéla. En
effet, ce coin de paradis présente des paysages somptueux où vivent encore une vingtaine d?ethnies d?indiens. D?immenses
plateaux ont été érodés par d?impétueuses rivières que l?on peut remonter pendant plusieurs jours en pirogues rapides. Ce qui
restent des plateaux a pris l?aspect de montagnes au toit plat : Les tepuys. De formidables chutes d?eau tombent des falaises un
peu partout.
Nous nous sommes rendus dans le parc national de Canaïma qui est le plus connu. Le vol de deux heures pour se rendre à
Canaïma est déjà l?occasion de s?en mettre plein les yeux. Le lendemain est consacré à la remontée des rivières Carrao et
Chorun. Le passage des rapides est impressionnant. Le coucher est assuré en hamac dans un camp de jungle. Le lendemain,
1h30 de marche vous mène au pied de la plus haute chute du monde : Le Salto Angel, 980 mètres de haut. La baignade au pied
des chutes est un pur moment de bonheur.
Il existe évidemment bien d?autres possibilités pour explorer cette vaste zone qui s?étend jusqu?au Brésil. On peut gravir le plus
haut tepuy (Le Roraima à 2700m) en trois jours ou encore emprunter la route qui traverse la Gran Sabana et aller visiter les
chercheurs d?or au Brésil.
Inconvénients : On retrouve toute la faune habituelle des voyages organisés, mais cela vaut tout de même le coup.
Attention, du fait de la concentration de touristes à Ciudad Bolivar, le niveau de sécurité dans cette ville redevient ce qu?il est
dans toutes les grandes villes du Vénéz. Il faut éviter de sortir la nuit dans les quartiers chauds.
Coût : Là encore les agences sont incontournables. Nous recommandons l?agence Gekko Tours (www.gekkotours-venezuela.de)
qui peut organiser des expéditions sur mesure.
Compter 300 US$ pour trois jours (Pension complète, vol, guide, pirogue etc?) Ce montant peut paraître élevé, mais il est
correct compte tenu de la prestation.
Saison : La saison des pluies est la plus propice car les rapides et les chutes sont magnifiques. La pluie l?après midi n?est pas
vraiment gênante. L?idéal est septembre. On évite ainsi l?afflux de tourisme de juillet et août.
LE DELA DE L?ORENOQUE :
Nous n?avons pas encore « fait » le delta de l?Orénoque. Le centre est Tucupita. Les copains qui s?y sont rendus se sont régalés.
Le « Petit Futé » sur le Vénézuéla nous a bien aidé durant tout notre séjour. Attention aux prétendus guides qui vous abordent
dans la rue en vous proposant des prix cassés. La prestation risque d?être décevante.
2) MARINAS ET CHANTIERS :
CHANTIER DE CHACACHACARE sur l?île de MARGARITA.
Nous avons visité ce chantier qui est remarquablement tenu. Nous n?avons malheureusement pas pu rencontrer son propriétaire
qui est français. Le chantier nous a semblé un peu à l?écart de tout. C?est néanmoins un bon endroit pour caréner ou laisser un
bateau pour une longue durée.
CHANTIER NAVIMCA :
Chantier sympa le moins cher de la zone. On peut travailler soi-même sur son bateau ce qui n?est pas le cas partout. Tirant
d?eau maxi : 2 mètres. Attention cependant si vous devez faire effectuer des travaux importants par le chantier. Il convient
dans cas de vous munir d?anti-dépresseurs puissants. En effet les méthodes de travail des vénézuéliens peuvent vite mener à
une déprime profonde un skipper non averti. Je précise que cela n?est pas propre au chantier NAVIMCA.
On trouve généralement dans les chantiers vénézuéliens des compétences en peinture et soudure, encore faut-il être vigilant
sur le suivi des travaux et ne pas être astreint à un planning trop serré. Pour le reste (mécanique, électronique etc?) le
Vénézuéla ne me semble pas être la meilleure escale.
CUMANA :
Marina bien gardée et sympa. Eau, électricité, gasoil. Il est possible de laisser son bateau. Inconvénient : La nuit, la musique « à
donf » provenant des bars à proximité de la marina.
PUERTO LA CRUZ :
En fait Puerto la Cruz regroupe plusieurs marinas et chantier dans l?estuaire d?une rivière. Il est aisé avec l?annexe d?aller d?une
marina à l?autre et surtout de faire l?avitaillement à Unicasa, une grande surface très bien achalandée, en traversant une
espèce d?imitation de Port Grimaud.
Voici les principales marinas :
BAHIA REDONDA : C?est une marina bien gardée, très européenne, avec son bar (WIFI gratuit) et sa piscine. On peut sans
problème laisser un bateau pour une longue durée. Cette marina propose également un chantier.
PMO : Nous avons trouvé peu d?attrait à cette marina. Les tarifs des places à quai et du chantier sont élevés. PMO possède
également un chantier.
AMERIGO VESPUCCIO : On mouille cul à quai. Tenue moyenne, il convient donc de mouiller un maximum de chaîne. Les iguanes
viennent vous rendre visite pendant le petit déjeuner. Il y a tout ce qu?il faut pour faire des barbecues le soir avec les potes.
PUNTO DEL ESTE et AQUAVI :
Ces deux marinas proposent également des places à quai.
Il existe d?autres marinas qui sont réservées aux vénézuéliens.
TARIFS POUR SORTIR LES BATEAUX :
Il est difficile de comparer les tarifs des chantiers car ils « saucissonnent » leurs prestations de façon différente. Compter entre
280 et 400 euros pour une prestation englobant la sortie et la remise à l?eau, un forfait de 4 jours au sec, le calage du bateau et
un nettoyage au karcher. NAVIMCA étant le chantier le moins cher, Bahia Redonda et PMO les plus chers.
TARIF DES PLACES A QUAI : Les moins chers, Cumana et d?Amerigo Vespucci, compter 8 euros la nuit. La plus chère : Aquavi :
26 euros. Ces prix peuvent être dégressifs selon la durée du séjour. Pour laisser un bateau au sec une année, compter 2500
Euros à NAVIMCA et 3500 Euros à Bahia Redonda.
Attention, nous indiquons ici les prix que l?on nous a donnés pour un monocoque de 38? en juillet 2006. Ils peuvent évoluer (à la
hausse bien sûr) de façon sensible. Il faut toujours bien discuter la prestation avant de s?engager.
Sergio et Dominique sur l?Oie Sauvage

















merci pour ces infos qui completent bien ce qu'en a dejà dit l'ami José.
André
Merci pour ces infos circonstanciés. C'est ce que l'on attend d'un tel site!...Pour laisser à terre un bateau durant la saison des
cyclones disons de Juillet à Novembre tu conseilles quel endroit?
Le retour vers la France n'est pas trop galère de ces endroits?
Michel
Salut "L'oie sauvage2" qui est toujours stationnée au Vénézuela bien au chaud...
Pour passer la saison cyclonique à l'abri, toujours relatif... n'oublions pas Grenade, les chantiers cités plus haut
conviennent tous, sans oublier ceux de Trinidad.
Des restrictions apparaissent selon le tirant d'eau.
A Navimca avec deux mètres sous la flottaison on passe en frottant à la pleine mer et en passant par là ou il faut. Certes
le fond est de vase mais quand même.
En général il convient de bien se renseigner au prés des locaux pour trouver le bon chenal. L'idéal est de faire le chemin
en annexe avec la sonde à main, précaution que l'on ne regrette jamais.
Autrement plus on est sud mieux c'est en principe.
Du coup Navimca est bien placée tout comme Puerto La cruz. Les calages des voiliers sont corectement effectués par le
grutier qui est un pro.
il vaut mieux quand même assister à l'opération et lui indiquer le poids que l'on désire mettre sur la quille le reste étant
pris par les trépieds, 6 en tout, trois par bord.
josé
www.sextan.com
On y passé un an en 2000 et on a bien aimé le pays.Je suis content que d'autres apprécient aussi après tout ce qu'on entend
sur le pays en ce moment.les balades à l'interieur du pays sont très agréables et posadas et bus sont vraiment
abordables.Bonne continuation à ceux qui y sont en ce moment.
Pour répondre à Lembellie :
1) J'ai vi que tu as un 42' mono donc tu peux le laisser chez NAVIMCA près de Cumana ou à Puerto la Cruz dans les marinas de
Bahia Redonda ou PMO. NAVIMCA était le moins cher lorsque nous sommes passés pour une prestation correcte.
Comme je le mets sur mon msg initial ne pas oublier Chacachacare sur Margarita qui peut être un bon plan.
2) Non ce n'est pas du tout galère pour revenir. Puerto la Cruz et Cumana sont desservis par des aéroports. 1 heure de vol
pour Caracas et de là tu as des vols quotidiens pour l'Europe. Notre retour a été un peu folklorique (Voir les péripéties sur le site
de l'ami José : http://www.sextan.com/article.php3?id_article=1357 )
Bien cordialement
Sergio
Bonjour a tous et en merci GARI pour tous ces renseignements qui nous sont tres agreables et nous interesent car nous avons
laisse le bateau a Puerto la cruz pour 3 mois de retour en France pour le moment Enfin je dois dire tout de meme que les
inqietudes permanentes sur la securitee gache une partie du plaisir et trouver pour chaque etapes un autre bateau qui fasse la
meme croisiere est une complication CHRIST
Je suis désolé de contredire cet avis plus que favorable sur le Vénézuela mais nous sommes plusieurs bateaux
actuellement dans ce pays depuis le début juillet qui attendons avec impatience la fin octobre (fin espérée de la saison des
cyclones) pour le quitter sans regrêt. Ce n'est pas un pays que je conseillerai comme lieu de séjour à des amis.
Actuellement à l'approche des élections prévues en décembre prochain, qui instaureront une dictature dans ce pays, la
situation devient de plus tendue au point de vue insécurité (les ressortissants étrangers s'apprêtent à devoir quitter le
pays à tout moment, le site d'information du Ministère des Affaires Etrangères donne de bonnes infos). Dans les rues et même
dans les grandes surfaces commerciales les policiers se promènent avec force pistolets et fusils, très rassurant n'est-ce
pas? Les marinas sont en général bien gardées et nous avons l'impression d'être dans des prisons car il est impensable de se
promener à l'extérieur la nuit. Nous en avons assez d'entendre toute la nuit les hurlements des chiens de garde, les
détonnations d'armes à feu et d'apprendre que le lendemain il y a eu des morts. La navigation hors des marinas est de même
très dangereuse sauf le week-end dans les lieux où se trouvent des bateaux vénézueliens. Toutefois ce n'est pas agréable
d'être toujours sur le qui-vive. Les voyages à l'intérieur du pays sont moins dangereux mais il vaut mieux passer par des
agences sérieuses car certaines compagnies aériennes ont des avions pas toujours contrôlés. Il y aurait hélas encore
beaucoup d'autres choses à dire....
Bonjour, Je suis d'accord avec vous. Ayant quitté la zone il y a 5 ans avec la ferme intention de ne plus y retourner, j'avais
renoncé à répondre à l'initiateur de ce fil dont la prose me paraissait être un exposé publicitaire et rien d'autre. Comme la
situation pour la sécurité des bateaux ne s'est pas améliorée, loin de là, je retranscris içi les lignes d'une brochure de l'office du
tourisme de l'état de Sucre "El Golfo" 2001.
"Malgré que les rives de la péninsule de Paria soient d'une majestueuse beauté (Pargo, San Francisco etc.), que 99% des
habitants soient d'honnêtes gens, il est actuellement recommandé:
-entre la pointe de Paria et Carupano de ne pas s'approcher des côtes à moins de 15 milles;
-de considérer que toute barque de pêche s'approchant peut avoir des intentions belliqueuses;
-de naviguer de préférence avec d'autres voiliers.
-d'éviter la pointe d'Araya."
Mon dernier mouillage à Porto Santos de 36 heures (alizé 30 nds) où j'étais seul à bord et seul étranger a été très perturbant
par l'insistance malsaine de 2 ou 3 barques. J'avais été à 2 doigts de repartir vers Cubagua.
Dans ce même mouillage, un an ou deux après, deux voileux pointois ont été agressés, blessés et dévalisés.
Il est possible que les ennuis n'arrivent qu'aux autres, mais je ne suis pas assez courageux pour affronter de tels risques. Ayant
déjà entendu des balles siffler, ça suffit comme ça...
Correction : Ayant déjà entendu des balles siffler, dans une autre vie, ça suffit comme ça.
Beaucoup de voyageurs donnent leur avis sur le Vénézuéla en ne connaissant que Cumana et Puerto la Cruz. C'est dommage. Il
n'est pas possible que les intervenants précédants soient allés marcher dans les Andes, qu'ils aient parcouru les Llanos,
remonter les rivières impétueuses de la Gran Sabana, explorer le delta de l'Orénoque. Dans toutes ces zones il n'y a pas de
problèmes de sécurité mais des gens qui vous reçoivent avec une gentillesse confondante. Je vous le dis, allez-y ça vaut le
coup !
Et puis puis nom d'une pipe il y a deux semaines ma voisine en France a été agressée à son domicile durant la nuit, j'ai moi-même
été cambriolé, 22000 (vingt deux mille) voitures sont brulées chaque années en France.... Est-ce une raison pour ne pas visiter
notre beau pays ?
Arrêtons d'être frileux bordel, OSONS !!!
Serge DURAND
Tout à fait d'accord avec Serge.Il y a surement des problèmes au Venez,mais le sentiment "d'insécurité en France" existe
aussi:c'est d'ailleurs un des pricipaux sujets abordés lors des campagnes électorales(gauche et droite confondues).On s'est
baladé dans le pays (Llanos,Merida,Cumana...)3 mois avec nos 5 enfants et on en garde d'excellents souvenirs notemment lezs
enfants qui sont rois là-bas.Par contre ,dans notre beau pays,quand vous débarquez dans un resto avec 5 gosses,on vous
regarde souvent de travers.
C 'est vrai que les pbs d'insécurite au Venez sont réels et gachent un peu le plaisir, mais les cotes et les iles du Nord du
Venezuela resteront parmi nos meilleurs souvenirs de croisiere ... notamment les Testigos, La Tortuga et La Blanquilla ou nous
n'avons jamais eu peur . Nous y avons sejournes l année derniere de Juillet à Octobre sans pb . Une bonne solution pour ceux
qui ne veullent pas prendre trop de risques (notre cas avec notre équipage familial composé de 2 petites filles) consiste à partir
avec d'autres bateaux au moins à l aller lorsque l'on ne connait pas le pays . De nombreux bateaux US et Canadiens partent de
Grenade vers la fin Juin, ils sont tres bien organisés (e.g. un net sur VHF chaque matin à Prickly Bay) et certains sont devenus
de tres bons amis ... Les Francophones partent en general un peu plus tard et souvent de Carriacou (e.g. Tyrell Bay) . Au
retour nous sommes repartis de Puerto la Cruz avec un autre bateau Francais d'amis . A nouveau pour limiter les risques
certaines regles sont à respecter, e.g. ne pas rester seul au mouillage dans bcp d'endroits , naviguer feux éteints (au moins
sans tete de mat), discretion sur heure et trajet de départ , sur VHF ... Par ailleurs nous avons fabriqué une fermeture en alu
épais pour descente et grd panneau avant ... pour les mouillages à risque e.g. Cubagua, Coche ...qui dans le pire des cas nous
donnera le temps de donner l'alerte (nombreuses fréquences sur VHF et BLU ... à nouveau les nets américains les mieux
organisés).