Traitement des déchets à bord

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ALOA 27 (Monocoque)
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Traitement des déchets à bord
sujet n°94571

Bonjour, bonsoir tous !

 

La question du béotien de service est presque dans le sujet...:
Que faites-vous des déchets générés par l'activité et les achats faits à terre lorsque vous êtes en mer?
Les eaux noires, les pluches de PdT, les détritus de la cuisine, le PQ, le "sopalin", ok, ça part directement dans l'eau, mais les emballages plastiques, de boites de conserve...
 

Qu'en faites-vous pour des trajets longs genre Transat, transpac ??
 

Merci à vous, bon wouikende, et bon changement d'heure!
 

Phil

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Nautitech 395 pro
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réponse n°158318

Bonsoir à tous,
Nous faisons simple. Nous embarquons de grands sacs poubelles de bonne qualité (épais). Nous nous en servons dans des mouillages ou nous restons plusieurs semaines sans possibilité de déposer ou en grande navigation comme une transocéanique. Certains navigateurs brulaient leurs déchets, j'ai vu ça à la Blanquilla, La Tortuga, Los Testigos, le Golfe de Cariaco au Vénézuela. J'ai pas osé par méconnaissance. Nous étions quatre entre St Martin et les Acores cette année et avons  très bien géré les déchets. Les déchets alimentaires passaient à l'eau. Les briques (de lait bien sur!!!) et les bouteilles plastiques sont bien aplaties pour prendre le moins de place possible. Les contenants en verre font partie du voyage sac poubelle, ainsi que tous les papiers y compris le sopalin (j'ai du mal!!!) . Dès qu'il y a possibilité nous les déposons à terre dans un lieu 'soit disant" approprié!!!Nous n'avons jamais constaté de mauvaises odeurs. Suis curieuse de connaitre d'autres expériences et d'améliorer notre fonctionnement. Vali

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réponse n°158368

 Salut,

En traversée, la baille à mouillage était notre local poubelle pour les plastiques. Tout le reste passait par dessus bord.

A+ Sergio

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ROMANEE
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réponse n°158569

Les déchets organiques : à l'eau
Les bouteilles en verre : un coup de marteau pour les briser au-dessus de l'eau (le verre, c'est de la silice, du sable, qui retourne d'où il vient)
Les boîtes de conserve en fer : à l'eau (la rouille fait son oeuvre rapidement).J'hésite un peu plus avec les boites en alu.  
Pour le reste, j'écrase un max et je stocke jusqu'à l'escale.
Yves

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GOÉLETTE
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réponse n°158571

B'Jour tous,

au cas où il faille le rappeler, un bon marin soucieux de ne pas aggraver les dramatiques énormes pollutions mers, ne jettera jamais par dessus bord :

* tous les papiers et cartons imprimés (les encres d'imprimerie et les papiers glacés sont bourrés de polluants et autres métaux lourds),
* tous les plastiques, soi-disant recyclables (sacs et emballages divers qui ressemblent souvent dans l'eau aux Méduses : principale causede mortalité de leus prédateurs),
* tous les lubrifiants quels qu'ils soient (huiles de vidange, ...),
* tous les médicaments et autres produits chimiques organiques (nettoyants puissants, peintures, etc...),
* tous les emballages vides ayant contenu des produits chimiques divers (bombes aérosols, insecticides, cartouches de graisse, etc ...),

* bref tous les produits comprenant des molécules de synthèse non prévues par 1 milliard d'années d'évolution de la Vie sur Terre.

Quant aux boites de conserve (et autres métaux qui s'oxydent vite), vérifier qu'elles n'ont pas un revêtement intérieur plastique constitué de substances dangereuses (bisphénols et autre teflons ...), auquel cas ne pas les balancer par dessus bord.

Cette liste n'est pas exhaustive, hélas ...

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TRISMUS 37 ALUMINIUM
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réponse n°158572

En plus de ce qui vient d'être dit, il faut avant le départ jeter tout les emballages inutiles. Avoir un feutre indélébile pour noter le contenant de certaines conserves qui deviennent anonymes sans leur emballage. ( Mais pas obligatoire, certains équipages jugent que ouvrir une boîte au hasard pimente les menus...)
Pour éviter les odeurs en longue traversée, les poubelles sont réunies dans un grand  sac solide bien fermé et attaché solidement plutôt vers l'avant. ( vents portants...)
La baille à mouillage peut faire l'affaire mais devient rapidement trop petite sur mon canot...
En cas d'impossibilité totale de trouver des poubelles, je brûle les plastiques sur une plage,  il est pratique d'avoir une pelle pliante pour enfouir les cendres résiduelles.
J'ai rencontré sur une plage d'une petite cay ou j'étais venu incinérer mes déchets ,  des allemands qui non content de brûler leur plastiques y joignaient les résidus plastiques trouvés tout le long de la plage. Leur feu dépassait le métre de hauteur!

Anonyme (non vérifié)
réponse n°158577
Kenobi a écrit :
En plus de ce qui vient d'être dit, il faut avant le départ jeter tout les emballages inutiles. Avoir un feutre indélébile pour noter le contenant de certaines conserves qui deviennent anonymes sans leur emballage. ( Mais pas obligatoire, certains équipages jugent que ouvrir une boîte au hasard pimente les menus...)
Pour éviter les odeurs en longue traversée, les poubelles sont réunies dans un grand  sac solide bien fermé et attaché solidement plutôt vers l'avant. ( vents portants...)
La baille à mouillage peut faire l'affaire mais devient rapidement trop petite sur mon canot...
En cas d'impossibilité totale de trouver des poubelles, je brûle les plastiques sur une plage,  il est pratique d'avoir une pelle pliante pour enfouir les cendres résiduelles.
J'ai rencontré sur une plage d'une petite cay ou j'étais venu incinérer mes déchets ,  des allemands qui non content de brûler leur plastiques y joignaient les résidus plastiques trouvés tout le long de la plage. Leur feu dépassait le métre de hauteur!

 
C'est évident, il faut commencer comme cela, ne pas embarquer tous les emballages inutiles...

Une autre considération à laquelle personne ne pense, car bien éduqués dans nos société de consommation avec tout (ou presque) ce qu'il faut pour traiter recycler nos déchets on ne peut pas y penser, est celle là :

"de quel droit pouvons nous demander à un pays dans lequel nous arrivons de gérer nos déchets qui viennent d'un autre ?"

Exemple basique : on quitte les Canaries (l'Europe...) avitaillé à bloc et une semaine après on arrive au Capo Verde... avec combien de sacs poubelle à leur remettre ???

Drôle de cadeau, non ? Je pense que les capverdiens auraient besoin d'autre chose !

Bien à vous !

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ALOA 27 (Monocoque)
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réponse n°158578

Bonjour,
 

Mes réflexions sur le sujet que j'ai créé :
 

Le Sopalin est dégradable à 100% s'il est blanc et non coloré ou imprimé, amha, je le mets dans la poubelle du jardin depuis 25 ans et sur le site web de ma commune ( Fière d'avoir le label Vert) ils disent la même chose.
Les boites de conserve métal, ayant travaillé en conserverie, effectivement, elles sont traitées avec un vernis plastifiant pour permettre de ne pas (trop) rouiller, intérieur et extérieur, mais à voir au long terme.
La plastique, saloperie mondiale malheureusement utilisé en sur-emballage ne se dégrade absolument pas, même réduit à une purée microscopique (voir le "continent plastique" sur Gogole...), Perso, je le brûlerais, tant pis pour les gaz... Pour ceux qui ont été en Indonésie, au Viet-Nam, voir les tas d'immondices plastique à côté du village ou carrément sur les plages...L'alu se dégrade vite en sulfate d'alu, mais ça donne quoi après?
Pas "khon", la pelle pliante pour enfouir les cendre, pas ama, ça ne fait que retarder le problème.
Et je crois que les "déchetteries", qu'elles soient dans des pays dits civilisés ou pas sont plus expéditives que nous. Il suffit de bien observer le long des autoroutes françaises (par exemple), et on voir de temps en temps apparaître une (des) cheminée de ventilation sur les terres-pleins latéraux...: Enfouissement des déchets de nos poubelles, poubelles que l'on paie au prix fort  !

 

je me demande si un marin raisonnablement conçu n'est pas plus écolo et logique qu'une personne "terrestre"...

A+
Phil

Anonyme (non vérifié)
réponse n°158660
Ofournier a écrit :
B'Jour tous,

au cas où il faille le rappeler, un bon marin soucieux de ne pas aggraver les dramatiques énormes pollutions mers, ne jettera jamais par dessus bord :

* tous les papiers et cartons imprimés (les encres d'imprimerie et les papiers glacés sont bourrés de polluants et autres métaux lourds),
* tous les plastiques, soi-disant recyclables (sacs et emballages divers qui ressemblent souvent dans l'eau aux Méduses : principale causede mortalité de leus prédateurs),
* tous les lubrifiants quels qu'ils soient (huiles de vidange, ...),
* tous les médicaments et autres produits chimiques organiques (nettoyants puissants, peintures, etc...),
* tous les emballages vides ayant contenu des produits chimiques divers (bombes aérosols, insecticides, cartouches de graisse, etc ...),

* bref tous les produits comprenant des molécules de synthèse non prévues par 1 milliard d'années d'évolution de la Vie sur Terre.

Quant aux boites de conserve (et autres métaux qui s'oxydent vite), vérifier qu'elles n'ont pas un revêtement intérieur plastique constitué de substances dangereuses (bisphénols et autre teflons ...), auquel cas ne pas les balancer par dessus bord.

Cette liste n'est pas exhaustive, hélas ...

 
Oui bien sûr... Mais !...

Je pousse un peu plus loin la réflexion que j'ai faite ci-dessus sur le droit de déposer nos déchets chez des étrangers (en fait ce sont nous les étrangers quand nous arrivons chez eux...).

Un trou dans la terre... ou un trou dans l'eau ???

C'est avec la plus grande tranquilité de conscience que nous allons déposer nos sacs poubelles bien ficelés après plusieurs jours (ou plusieus semaines) de navigation, que ce soit au Cap Vert, au Sénégal, aux Antilles, ou au Brésil...

Que vont faire les autochtones de nos déchets ? Un camion pour les ramasser, un tracto-pelle pour faire un trou (dans la terre), etc... alors que représente la polution engendrée par notre geste ?
A défaut de "pourrir" la mer, on contribue quand même à pourrir la planète, car de ce trou dans lequel sont enfouis des tas de produits polluants, il y en a bien quelques uns, si ce n'est pas la majorité, qui vont s'en échapper avec le vent, la pluie, les infiltrations dans les nappes souterraines...

Une boite de conserve, quelque soit sont "enrobage", n'est-elle pas plus "neutre" par plusieurs centaines voire milliers de mètres de profondeur dans une mer ou un océan que dans un trou de quelques mètres en pleine terre ? Trou qu'il aura fallu faire avec des moyens peu écologiques, et trou qui débordera bien vite pour aller se déverser quand même dans la mer.
Je pose la question.


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Catamaran (Catamaran)
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réponse n°158670
Tudo Bem a écrit :

Une boite de conserve, quelque soit sont "enrobage", n'est-elle pas plus "neutre" par plusieurs centaines voire milliers de mètres de profondeur dans une mer ou un océan que dans un trou de quelques mètres en pleine terre ? Trou qu'il aura fallu faire avec des moyens peu écologiques, et trou qui débordera bien vite pour aller se déverser quand même dans la mer.
Je pose la question.

Ma réponse : tout à fait de cet avis ! En traversée longue je ne garde pratiquement que les plastiques et emballages plus ou moins plastifiés, tout le reste va à l'eau, soit pour le grand bonheur de la faune, soit pour se déposer à 5000 m de fond ou plus. Les encres, médicaments et autres éléments chimiques, ok mais ça ne représente quasi rien en volume. Faire sa vidange au milieu de l'atlantique ??
Pour le reste, quand le fond des océans sera à sec et que ces détritus deviendront visibles, c'est que la planète sera passée par des désastres vraisemblablement plus prenants...

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TRISMUS 37 ALUMINIUM
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réponse n°158694

Bonjour,
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous.... Pour les humains, ce qui ne se voit pas n'existe pas... Un tas d'immondice sur la terre nous gêne, au fond de l'eau plus tellement... C'est pour celà que l'on a  jeté ( et que l'on jette encore)  entre autres, des explosifs par milliers de tonnes au fond de l'eau, des déchets nucléaires et bien d'autres déchets chimiques tout aussi dangereux.  Ils sont au fond et l'on ne voit pas les dégats qu'ils y provoquent... On ne peut plus ou trés difficilement les récupérer, on ne sait pas grand chose des fonds sous marins de leur faune et de leur flore et de l'impact de ces déchets sur eux. Si l'on avait conservé sur terre tout cela  on se serait mieux rendu compte de leur effet et surtout il aurait été plus facile d'y remédier, voire espèrer qu'un jour on arréte le massacre!
Pour ce qui est des ordures que nous vilains touristes nous amenons dans des pays qui n'en ont pas besoin, il existe des taxes prévues dans les droits d'entrée du pays pour les traiter. Parfois comme au Bélize, on vous demande un ou deux dollars américains par poubelle descendue à terre.  Je préfère de loin la première méthode, car dès qu'il faut payer,  cela incite à jeter n'importe où pour y échapper.
Quand on voit le bord de la mer partout dans le monde, il y a encore du chemin à parcourir!!!!!

Le site de la Grande Croisière...