Bardiaux, Le Toumelin... mais comment faisaient ils ?
publié le 01 Octobre 2009 18:40
Quand on voit l' arsenal de technologie sur les voiliers cul à quai, je me prends à me rappeler l' époque où naviguer était possible sans se transformer en ingénieur informatique ou en super technicien... Il suffit de lire tous les sujets évoqués sur le site STW pour prendre concience de l' ampleur de ce boulversement dont nous sommes tous des victimes bien concententes... Je me pose la question : y a t il des voileux navigant "rustique" ?...

















Bien que disposant d'une carto sur PC connectée à GPS, j'essayes de rester "rustique" aussi souvent que je le peux pour ne pas perdre la main et oublier ce que m'ont appris les "vieux" moniteurs des Glenans.
Le problême n'est pas trop pour nous les "vieux" qui avons apris à l'ancienne mais pour ceux qui arrivent dans l'activité depuis une dizaine d'année et ignorent tout des variations déclinaisons et autre gonios. Et c'est vrai que parfois l'atterrisage au mètre près, çà manque un peu du charme de l'angoisse de s'etre trompé...
Toutefois, avoir toute la cartographie de détail de la planète dans sa boite magique, des fois, c'est bien hein ?
Présent !
La voile, sur le mode rustique, j'y suis obligé de part mes moyens financiers,
mais c'est un choix avant tout, que je compte bien poursuivre.
Un sondeur, un Gps portable, c'est bien tout ce que je demande en électronique.
Il y a là un état d'esprit: celui de la recherche de la simplicité.
Qui engendre un style de vie sur l'eau.
Ce n'est que ma vision personnelle
et je ne cherche pas à faire de prosélytisme…
http://lorenzo.heoblog.com/
Bonjour
Certain naviguent encore petit, simple, difficile et longtemps :
- Roger Taylor (lien 1)
- Les navigateurs du jester Challenge (lien 2)
Eric
PS : C'est en Anglais
http://thesimplesailor.com/index.html
http://www.jesterinfo.org/
Merci, c' est toujours réconfortant de savoir que d' autres partagent la même vision. Je me sentais à côté de la plaque à voir tous ces bateaux cul à quai surchargés d' équipements et de haute technologie, c' est très déprimant.
Comme dit Winch : "à chacun son plaisir".
Bonjour,
Bardiaux, Le Toumelin, Moitissier et quelques autres, étaient, amha, des marins et non pas des plaisanciers.
Cordialement
Comme beaucoup de ceux qui sont intervenus je reste conscient de ce qu'a apporté l'électronique et l'informatique sur nos bateaux (et ailleurs, puisqu'en tant que consultant informatique j'en vis).
Sur mon fier navire j'ai GPS + PC avec Seaclar + des cartes scannées.
Cet été nous sommes allés, nous aussi sur la cote basque espagnole, et j'ai navigué à la carte papier plus estime confortée par le GPS. Le PC nous a servi pour les cartes de détails à l'arrivée, c'est plus simple et ne prend pas de place.
Ma motivation : l'électricité. Cela m'ennuie d'en fabriquer et je vais même jusqu'à n'allumer mes feux de nav. que lorsque j'aperçois un autre bateau (en priant pour que tout le monde ne fasse pas comme moi). Avoir une usine électrique à bord, très peu pour moi. Mon frigo n'est jamais allumé, et il est même grippé de ne jamais tourner ; Internet uniquement pour choper la météo si je ne peux pas faire autrement et tant que les 2 batteries du portable le veullent bien, sinon j'ai l'impression d'être au bureau (comme maintenant, et il faut que je me presse parce que le train qui doit me ramener en Bretagne ne va pas m'attendre).
Mais chacun naviqgue comme il l'entend, et je reconnais qu'il y a bien longtemps que je n'ai pas tracé une droite de hauteur !
De tous les voyageurs que nous rencontrons, bien peu ont résisté aux sirènes de la modernité.
Lorque les enrouleurs sont apparus sur le marché, j'étais un farouche défenseur des voiles d'avant classiques. Il me fallait la "voile du temps". Deux ou trois expériences de nuit dans la piaule seules avec ma douce m'ont montré la voie de la raison.
Lorsque nous sommes partis je m'étais bien promis de faire quelques points astro, j'avoue avoir arrêté... Je ne regrette pas du tout cette époque où l'on allait se faire doucher à deux heures du matin. Maintenant, le pilote barre, les instruments permettent une veille plus sure et plus confortables. Je me souviens de quelques atterrissages aux Scilly ou aux Tuamotu, heureusement que nous avions GPS et cartes numériques...
Si Moitessier avait eu ces quelques gadgets, ils n'auraient probablement pas perdu trois bateaux...
Ceci dit à chaque skipper sa vérité...
A+ Sergio
Depuis l'avènement des moyens de navigations "modernes", il y a moins de veuves de marins!
Eric
La navigation à l'ancienne, j'ai donné! mes premières transats au sextant et au gonio pour les aterrissages après une semaine de temps couvert et une estime qui sent le moisi. Quel confort le GPS, je ne pourrai plus m'en passer. Bon, j'ai toujours les cartes papier sur une table à carte forma grand aigle, mais en haut, il y a maintenant un GPS lecteur de carte...magique! Ceci dit, toutes les cartes électroniques ne sont pas encore mises au standard GPS et par exemple au Touamotu l'hiver dernier, le GPS me mettait franchement à terre quand je franchissait des passes d'atoll à vue. Donc la méfiance et le doute doit rester notre credo.
Je crois toutefois sincèrement que les nouveaux adeptes de la voile n'ont rien perdu d'avoir manqué cette époque où on capeyait au large en attendant le matin pour voir où on est. Néanmoins, nostalgie quand tu nous tient, une arrivée sur le phare de la Désirade après trois semaines de traversée au sextant, ça en bouchait un coin à l'équipage!
Bonjour,
Depuis que je navigue, j'ai vu trois vraies révolutions techniques, le pilote automatique, le positionnement par satellite et les prévisions météo. Aujourd'hui je ne saurais m'en passer tout en ayant appris à naviguer au plomb de sonde, à la règle de cras et au loch vion. Mais j'ai toujours aussi rencontré des nostalgiques de la vieille marine, à l'époque c'était ceux qui se refusaient à entrer au moteur dans un port. En réalité les grandes marines se sont construites sur de l'innovation: la mesure du temps, les gréments dans l'axe et les plans anti-dérive, le gouvernail, l'hélice etc... Aujourd'hui, la mer n'est plus la même, le commerce maritime a explosé et il serait par exemple idiot de se priver de l'AIS. Bref, la mer étant un espace de liberté toutes les positions sont respectables. La mienne est de remercier tous ceux qui nous aident à naviguer plus sereinement.
ISTOS
Bonjour à tous. Moi aussi, j'essaie de naviguer un peu proche de la nature. Pas trop quand-même, je n'ai pas une vocation de martyre. J'ai un GPS, mais pas de frigo, etc. Un exemple: facile de critiquer ceux qui prennent leur bagnole pour aller chercher du pain à 200m, mais regardez les annexes à moteur dans les mouillages... Je tire sur les avirons. J'ai fait Cap-Vert-Açores (19 jours) au sextant en plastic (bien qu'ayant un gps à bord): un seul point abhérant, un jour de mer forte pour mon petit bateau. Une lecture sympa pour garder un oeil sur la nature: (en anglais) Emergency navigation, de David Burch. On peut le commander par internet. Egalement sympa, mais un peu plus calé (et aussi en anglais) Oceanography and seamanship de G. van Dorn (attention, voir si les éditions récentes connaissent le GPS, je n'en connais qu'une ancienne qui l'ignore). En vente aussi en ligne. A tous, bon voyage dans la belle nature.
je (nous) naviguons au plus simple également, profitant de la technologie en matière de positionnement. Le reste, simplicité car nous voulons ne pas dépendre d'autres pour réparer, et parce que cela procure des joies simples, sans frustration de technologies qui flanchent et qui coutent horriblement chères. J'ai vu trop de gens cloués à quai en attente de quelques réparations ou pièces. Cela devient très vite l'escalades des gadgets indispensables parait-il. Le tout est d'être capable en cas de coups durs de se débrouiller seuls, maintenant il faudrait presque être electroniciens, frigorisques, ingénieurs pour pouvoir vivre dans certains bateaux.... Nous notre but est de vivre simplement, harmonieusement dans un milieu qui nous plait, c'est un choix. Mais je ne vais pas cracher sur la technologie quand elle nous apermet de mieux savourer cette vie. exemple ; panneaux solaires, eolienne, tout ce qui nous rend autonomes au mouillage...et tout ce qui renforce un minimum de sécurité, GPS, radar. Nos ainés, et je crois Moitessier étaient d'accord, auraient apprécier tout cela. Après tout, les voiles furent un grand pas technologiques, sinon on en serait encore à ramer
Bonsoir à tous,
Au delà des modes, des goûts et des couleurs dans lesquels chacun est libre de faire son choix, je fais une différence entre le point observé et le point électronique. Le deuxième est devenu précis et sûr grâce aux progrès sans fin déjà cités. Le premier est précis et sûr, et permet en plus de savoir ou je suis par rapport à la côte et non ou je suis sur la carte. On retrouve cette différence en voiture entre se faire guider par GPS et chercher sa route sur la carte. Pour ma part, j'utilise toujours la carte : j'y perds du temps et j'y gagne du plaisir ...
A bientôt,
Deneb
moitessier, bardiaux et autres le toumelin, s'ils avaient navigué à notre époque auraient utilisé toute la technologie possible.
ces gens sont, à notre époque, les concurrents du vendée globe par exemple.
je ne crois qu'il y ait débat la dessus. Ils ont tous, en leur temps essayer d'utiliser au maximum toute l'aide qui existait pour améloirer leur navigation. Je ne vois pas de bonne raison de revenir en arrière la dessus.
Mais libre à quiconque de naviguer sans instruments, pourquoi pas sans sextant comme au 16 ième siècle ?
Bonjour, je pense que si les Bardiaux, Moitessier, Le Toumelin avaient eu à leur disposition les materiels actuels ils s'en seraient servis. Ils auraient sans doute fait un choix financier, on en fait tous mais ils ne se seraient certainement pas privé du GPS par exemple, fut-il basique. Non ce que j'admire chez eux étaient leur capacité à manoeuvrer seuls à la voile, a rentrer dans dans des atolls aux passes étroites avec trois noeuds ou plus de courant sortant et la mer qui déferle de part et d'autre pas bien loin;(Le courant est presque toujours sortant!) J'y suis allé, et j'avais déjà du mal au moteur!Et je me posais déjà cette question! En tous les cas, chapeau.
Une précision s' impose : ma question ne porte pas sur la nécessité ou pas du GPS vu que ça prend pas plus de place qu' un OPINEL, que ça coûte pratiquement rien, que c' est aussi nécessaire à bord que le fameux couteau, alors parlons du reste du catalogue... il a matière à réflexion.
On parle bien de navigation hauturier, pas de nav cotière. En nav cotière bien évidemment le pb ne se pose pas.
Que veux tu économiser alors ?
Les cartes digitales ?
tu vas stocker des centaines de cartes papier ? ça prend beaucoup de place.
tu auras sélectionné un certain nombre de cartes avant de partir et évidemment arrivera un moment ou tu devras te dérouter et arriver la ou tu n'avais pas prévu d'aller. donc pas de carte ...
tes centaines de cartes papier, tu vas faire comment pour les avoir ?
tu vas les acheter ? il faut être riche alors parce que ça coute cher. plus cher qu'un log de navigation avec cartes digitales.
tu vas les photocopier ? combien de temps ça vas te prendre, et pour quelle qualité ?
tu auras sélectionné un certain nombre de cartes avant de partir et évidemment arrivera un moment ou tu devras te dérouter et arriver la ou tu n'avais pas prévu d'aller. donc pas de carte ...
tu veux économiser la blu avec la réception méteo sur le pc ?
Dans ce cas mieux vaut bien prévoir les zones et périodes de nav. rester dans les alizés en dehors des périodes cycloniques, la tu as des chances de ne pas avoir trop de surprise.
mais encore faut il y arriver dans cette zone des alizés ... et en sortir. dès que tu en es sorti tu es sujet aux dépressions.
Le pire quand tu vois que tu vas te payer une dépression et que tu ne peux pas l'éviter c'est de ne pas savoir jusqu'à combien ça va monter. psychologiquement c'est dur. après ça il faut être un très bon marin pour être toujours préaparé comme il faut et toilé comme il faut un peu à l'avance pour ne rien casser et ne rien déchirer. c'est pas donné à tout le monde.
tu veux économiser sur le radar ?
si tu navigues toujours à plusieurs et jamais dans le brouillard ok.
sinon, le jour ou tu te sera fait surprendre à te réveiller à quelques mètres d'une monstreuse coque d'acier qui défile à 25 nds à coté de toi tu regretteras de na pas avoir eu de radar. parce que les cargos, il y en a partout, même en dehors des routes et il n'y a pas toujours quelqu'un en veille.
tu veux économiser sur le pilote automatique ? ok mais alors il faut un régulateur d'allure. et encore que vas faire quand tu traverseras le pot au noir par exemple. 3 jours à la barre au moteur ? c'est possible mais chiant comme la mort. il y a pire, il y a les fréquents calmes entre panama et les galapagos ça peut durer bien plus que 3 jours ...
Comme Winch : un point GPS toutes les heures reporté sur la carte papier, plus fréquemment en approche un peu difficile.
En parallèle, je laisse tourner quelques neurones sur une estime mentale. Amusant et sain exercice!
Le compas de relèvement pour localiser l'amer peu visible ou bien dans les zones caillouteuses où le point GPS peut s'avérer dangereux... à cause des infidélités de cartes dont les levés seraient un peu anciens (voir le fascicule du SHOM : GPS et navigation.
Et puis ces bons vieux alignements si précis...
Bonjour,
Pour moi, c'est un mini portable Samsung NC10, une antenne GPS avec clé USB à 20€ sur ebay et qui fonctionne à l'intérieur du bateau, les cartes électroniques du coin (celles du shom que j'avais acheté lorsqu'elles étaient à un prix raisonnable) et celles gratuites du NOAA, un logiciel de cartographie (Fugawi que j'avais acheté à l'époque) mais on en trouve maintenant de gratuit. J'ai également WX tide 32 également gratuit qui me donne l'onde de marée partout où je suis et qui me permet de calculer ce qui va me rester comme eau sous la quille et GRIB us le logiciel du NOAA qui me permet de télécharger les fichiers météo à 7 jours dans les spots wifi que je trouve à l'escale.
De temps en temps je reprends mes cartes papiers, ma règle de cras et mon compas de relèvement pour ne pas perdre la main.
ISTOS
En dehors des précautions à prendre comme cela a été dit pour ne pas naviguer idiot avec la carto et le GPS et ne pas se trouver désemparé (on appellera bientôt le CROSS pour cela!) en cas de pannes (électronique, informatique, câblage et connexions, antenne...) qui surviennent plus souvent qu'on ne le dit je trouve pour ma part que la question dépend de savoir si on prend plaisir ou si c'est une corvée ou une crainte handicapante de naviguer "à l'ancienne".
En ce qui me concerne, naviguant depuis très longtemps en côtier comme en hauturier j'ai fini par embarquer un GPS par sécurité. En effet quand l'estime a vieilli de quelques jours et qu'il faut faire un atterrissage par mauvaise visi en Irlande ou aux Shetlands la situation peut être délicate (les 5 ou 6 bâtiments de la Royal Navy qui tous ensemble sont montés sur les récifs de Bishop Rocks sont là pour en témoigner en ratant leur entrée en Manche!).
Je regrette d'avoir perdu la satisfaction d'avoir atterri sans problèmes pendant plusieurs dizaine de milliers de milles avec une estime soignée et d'avoir perdu le petit doute (même avec le GPS et une cartographie électronique si on ne cultive pas le doute on aura un gros pépin un jour ou l'autre. Le nombre de fois où le GPS notamment en Norvège ou ailleurs mettait mon bateau sur la terre alors que j'étais bien positionné par rapport aux rochers et que la carto était bien avec le même référentiel WGS que le GPS est important. N'oublions surtout pas que le GPS est très précis mais que les cartes ont encore beaucoup d'erreurs) auquel on n'échappe pas juste avant l'atterrissage. Je n'ai pas résisté lors d'une transat en 2003 de scotcher le GPS au départ de Mindelo et de faire cette traversée à l'ancienne. Oui, déclarer à son équipage que vers 2h du matin vous verrez le phare de la Désirade dans tel gisement est une satisfaction que je regrette de perdre quand je cède à la facilité.
la base c'est une coque solide,un systeme de barre a toute epreuve,un enrouleur de genois,2 mouillages costauds,un panneau solaire,un bon pilote, gps,sondeur,vhf, sans oublier un moteur en bon etat .
Pour le reste c'est a passer a la moulinette du cout/benefice et depend du programme de chacun...c'est pas tres utile d'avoir un dessal ou un radar pour faire le tour de porquerolles par exemple,moi aussi je suis assez effaré par le surequipement qui ne servira jamais.......et finira dans nos poubelles! henri
Merci pour avoir lancé ce sujet qui me tient à coeur helies22. Pour répondre à ta question: Mon nouveau programme de navigation autour du monde combine rustique et moderne. En fait, je ne suis pas contre les technologies, bien au contraire, elles permettent de sauver des vies, mais je m'intéresse à leur usage.
"Pourquoi ne pas suivre l'étoile polaire pour faire route au nord quand le ciel est clair?" - En plein Pacifique, à quoi bon utiliser le GPS pour connaitre ma latitude si Gacrux me la donne chaque nuit? Et pourquoi regarder mon compas si les trois rois d'orion tracent dans le ciel ma route Est -> Ouest?
Ce qui m'inquiète, c'est l'utilisation systématique d'appareils qui de manière surnoise nous rendent dépendant et nous amputent de nos sens. Par exemple, l'utilisation systématique du GPS peut nous fait oublier les étoiles, à force, et nous rendre infirmes en cas d'avarie d'électronique.
Pour reprendre le texte de mon site web:
"J'utiliserai les technologies de pointe pour m’entraîner, assurer ma sécurité, communiquer, partager mes expériences en direct, mais : Jamais pour me détourner de ce que la nature m’offre d’observer avec mes propres yeux pour me situer et m’orienter".
Mon projet est un tour du monde sans boussole, sans sextant, sans GPS. Aux personne que ça amuse, j'ai lancé mon site:
www.raphaellegrand.com
a+ / raphael
http://www.raphaellegrand.com
Question intéressante...
Il me semble que pour y répondre, il faut revenir aux fondamentaux : que faut-il pour naviguer ?
je distingue l'indispensable, le nécessaire, l'utile, et le superflu.
- l'indispensable, c'est évidemment un voilier, c'est à dire au minimum une coque et des voiles
- le nécessaire, c'est les moyens qui permettent de se situer., par exemple. Ils ont varié dans le temps . Mais un loch et un compas permettent au minimum de tenir l'estime que l'on porte sur la carte
.- l'utile, c'est ce qui peut éventuellement simplifier manoeuvres et vie à bord. Je citerai en exemple un régulateur d'allure, ou un frein de bôme parmi d'autres.
- le superflu, c'est une grande partie de la technologie servant aussi bien pour la facilité de navigation que pour les éléments de confort (ménager).
[ Il est évident que ces notions peuvent fortement varier d'un plaisancier à un autre, au point que pour certains le superflu peut devenir l'indispensable ! ]
Depuis les dernières décennies, on a vu un accroissement assez considérable de ce qu'on peut considérer comme du superflu. Or ceci a de particulier qu'il est très énergivore. Et qu'il demande donc un équipement complémentaire pour fournir ladite énergie. Les deux étant susceptibles de pannes (électriques, électroniques, mécaniques ...), générateur de soucis (sans parler de l'argent dépensé pour achat puis pour réparations éventuelles).
En résumé, et pour en revenir à la question initiale, on peut considérer que les "jeunes anciens" tels ceux cités par Héliès se contentaient du nécessaire allié à l'indispensable. Ce qui ne les a pas empêché d'aller fort loin.
En verite je vous le dis:
Naviguer n'est ni necessaire ni utile et 100% superflu.
C'est indispensable si c'est vital comme disait les navigateurs du nouveau monde. Navigare necesse est. Vivre ne l'est pas.
Si nos anciens pouvaient se passer d'electronique, c'est qu'elle n'existait pas, c'est tout. Et naviguer pour les gaulois d'alors c'etait un metier de romanos. Quand Moitessier fait sa crise mystique admirable, Chichetser tournait la grande bleu avec le nec plus ultra de l'epoque. Maintenant on ne parle plus que d'hommes sandwichs promenant leurs panneaux coca cola, materiaux ducocu, banque polaire, , a coups de nos impots locaux, regionaux et nationaux, parce qu'ils n'ont pas le courage de financer leurs propres reves.
Le vrai courage est la, Bravo Raphael, de financer des reves a sa propre mesure. Ils grandiront.
Il m'est arrive de rester plus de trois jours sans soleil ni etoiles. et la houle qui s'oublie en chemin. Ben mon vieux, ton estime prend alors un sacre coup de vieux, tirer des bords pendant une journee en attendant d'attraper un rayon au sextant pour savoir si pour sortir de la nuee de brisants qui veulent te croquer, savoir s'il faut partir par la gauche ou la droite....Apres une eclaircie de 3 minutes, qui m'avait tenu sextant en main 3 heures, il a neige deux jours d'affilee avec une visi d'un quart de mille. La loi de l'emmerdement maximum est un axiome. Comme celui des parallleles qui se croisent jamais sauf dans d'autres univers.
Raphael, les anciens avait invente l'alidade, et le gnomon pour mesurer les hauteurs, il y a deux milles ans, t'as le droit d'en emporter ou d'en fabriquer.
Tiens et avec un bon sablier, Dix mille ans d'age, et un gnomon, tu peux choper une vrai meridienne, tu restes authentique, j'admire, et tu obtiens ta lattitude pile poil..
Il y a meme une technique de positionnement par observation simultanee de trois etoiles, decouvertes dans les 1800, j'avais compris qui marche sans chronometre . Si tu redemontres la methode, tu restes puristes et t'as le droit de l'utiliser
Alors on suivra tes aventures, meme si tu utilises l'alidade, mais alors tu passeras pas a la tele.
Bon vent
JP
J'aime bien naviguer de temps en temps sans gps, c'est plus amusant de découvrir un port inconnu à partir des cartes et des guides. Encore faut-il que ceux-ci soient à jour - et pour celà les cartes papier ont un avantage: les mises à jour sont gratuites via internet.
Et puis je fais partie des "arriérées" qui aiment passer des heures à la barre sous voiles.
Mais j'apprécie aussi d'avoir un combiné gps-traceur-radar, un pilote in-board puissant et un guindeau électrique, tout en m'entraînant à m'en passer en raison du risque de pannes. Et si je dois choisir entre utiliser le moteur pour recharger les batteries et arrêter l'électronique j'arrête l'électronique. Le chauffage ces derniers jours, ce n'était pas mal non plus ! Pour la douche chaude je préfère par contre utiliser les sanitaires des ports: plus spacieux... et surtout pas de nettoyage à faire après (en mer: eau froide et lingettes).
Tous les goûts sont cependant dans la nature; et si certains trouvent leur bonheur en naviguant à 100% au moteur en ligne droite après avoir interfacé le pilote et le gps tant mieux pour eux !
Salut JP,
Au début je pensais utiliser un gnomon viking, et aussi un sablier, mais finalement je prends une bonne montre à aiguilles. Du coup, si j'ai vraiment besoin d'une mise au point sur mon cap pendant la journée, après le passage d'un grain par exemple, j'aurai l'heure pour connaître l'azimut du soleil ou de la lune.
Bien entendu, je perdrai souvent mes repères, dans le pot au noir par exemple, c'est pourquoi j'ai prévu beaucoup de temps.
Pour les épaves, il y a aussi le fait qu'il n'y avait pas de cartes précises...
Raphael
pour les ignorants comme moi: c'est quoi un gnomon??
eh beh! ca a l'air chouette,je vais travailler ca même si ca a l'air un peu compliqué!
mais...Gnomon, ce ne serait pas le nom savant d'un cadran solaire, des fois?
en tous cas Merci....
Salut Ygern,
Le Gnomon est le nom donné à la pointe qui fait ombre sur un cadran solaire. Si ça t'intéresse, voici également le lien vers un fil STW que j'avais initié il y a quelques mois sur ce forum, à propos du gnomon.
a+
Raphael
http://www.stw.fr/f%EF%BD%8F%EF%BD%92umstw/quest_answers.cfm?quest_id=27798&topic_id=22&st_row=466
Merci Raphael