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AMPHITRITE
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sujet n°89442

La mer est pour vous un art de vivre, un vieux rêve que vous avez mis des années à réaliser, la bannière de votre liberté. Vous vivez à bord de votre voilier, acquis au prix de sacrifices ou d’une épopée à la Moitessier. Vous naviguez, pas forcément autour du monde, mais avec le sentiment de ne pas coller à l’esprit du jour, formaté et totalement dépourvu d’imprévu. Votre caisse de bord est une boite toujours vide, mais qu’importe. Votre navire ne va pas très vite et les voiles sont usées, mais qu’importe. Il vous arrive de commettre des erreurs parce que vous ne vous situez pas dans la catégorie « champion du monde qui arpente les pontons en vareuse rutilante », mais qu’importe. Vous n’avez pas de quoi payer une assurance tous risques, mais qu’importe. Vous n’avez pas à bord de téléphone satellite dernier modèle, mais qu’importe. Vous devez travailler aux escales pour pouvoir aller plus loin. Vous n’avez pas de place à l’année dans une marina. Vous partez au large en quête du vieux truc des chevaliers d’antan, sans sponsor ni trompette. J’attends vos témoignages en dehors des sentiers rebattus. Moi et ma femme nous sentons un peu seul au mouillage, avec notre vieux bateau et notre pain maison. Partageons un peu d’aventure dans ce monde sans âme.

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ABACAXI (15m ALU GARCIA comme un grand Maracuja )
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réponse n°133126

 Me..ince alors Regis, alors tu causes pas aux types qu'on un irridium et qui viennent de changer leurs voiles?
Certains travaillent dur pour financer leur reve, avec la securite ci dessus. Ceux qui passent les filtres que tu choisis n'ont peut etre pas les 1000  roros par semaine, pour venir partager tes voyages au bout du monde.
A bientot sur l'eau, et bon courage et bon vent.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°133129
Tispoun a écrit :

La mer est pour vous un art de vivre, un vieux rêve que vous avez mis des années à réaliser, la bannière de votre liberté. Vous vivez à bord de votre voilier, acquis au prix de sacrifices ou d’une épopée à la Moitessier. Vous naviguez, pas forcément autour du monde, mais avec le sentiment de ne pas coller à l’esprit du jour, formaté et totalement dépourvu d’imprévu. Votre caisse de bord est une boite toujours vide, mais qu’importe. Votre navire ne va pas très vite et les voiles sont usées, mais qu’importe. Il vous arrive de commettre des erreurs parce que vous ne vous situez pas dans la catégorie « champion du monde qui arpente les pontons en vareuse rutilante », mais qu’importe. Vous n’avez pas de quoi payer une assurance tous risques, mais qu’importe. Vous n’avez pas à bord de téléphone satellite dernier modèle, mais qu’importe. Vous devez travailler aux escales pour pouvoir aller plus loin. Vous n’avez pas de place à l’année dans une marina. Vous partez au large en quête du vieux truc des chevaliers d’antan, sans sponsor ni trompette. J’attends vos témoignages en dehors des sentiers rebattus. Moi et ma femme nous sentons un peu seul au mouillage, avec notre vieux bateau et notre pain maison. Partageons un peu d’aventure dans ce monde sans âme.

 Bonjour,

Je suis ravis de voir que ça existe encore, le sac à dos et vogue la galére. Je suis admiratif, sincérement et je vais dévorer de ce pas ton blog en esperant qu'il ne va pas se faire dépouiller par tous ces eternels donneurs de leçon comme celui cité ci dessous
Bonne chance à ton aventure

Pascal

http://captaingils.blogspot.com/

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GLADIATEUR
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réponse n°133130

J'hésite : sourire ou verser une petite larme...

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SUN ODYSSEY 40
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réponse n°133134

Celui qui remplit l'ensemble des conditions énoncés par notre amis, selon mon point de vue n'est plus dans le rêve mais proche du cauchemar, il serait sans doute plus heureux à terre. On a la vie que l'on peut, mais il n'est pas interdit de faire ce qu'il faut pour améliorer son sort, sinon on se dirige vers la clochardisation flottante: c'est un choix que je respecte, ce n'est pas le miens. Léo

Anonyme (non vérifié)
réponse n°133135
Lhub a écrit :
J'hésite : sourire ou verser une petite larme...

 

 Salut Lhub

Sourire ou verser une larme ? c'est idiot comme réponse, ton avis serait peut être plus explicite, voir interessant .

pascal

Anonyme (non vérifié)
réponse n°133136
Léo a écrit :
Celui qui remplit l'ensemble des conditions énoncés par notre amis, selon mon point de vue n'est plus dans le rêve mais proche du cauchemar, il serait sans doute plus heureux à terre. On a la vie que l'on peut, mais il n'est pas interdit de faire ce qu'il faut pour améliorer son sort, sinon on se dirige vers la clochardisation flottante: c'est un choix que je respecte, ce n'est pas le miens. Léo
 je suis entierement d'accord avec toi Leo, tu as raison, il faut respecter le choix de chacun même si ça ne nous correspond pas. Par contre je ne suis pas d'accord quand tu prétends qu'on a la vie que l'on peut, on a toujours celle que l'on veut, et le CapitainGilles en est l'exemple, mais encore faut il retirer ses oeillères, et être capable d'un minimum de réparties, et surtout de tolérances, d'ailleurs je vais le suivre moi notre Gillou !

Pascal

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Southern cross 35
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réponse n°133139

  J'ai quitté les sentiers battus à l'age de 20 ans, cela fait déjà 30 ans de cela. J'ai commencé la vie de croisière en 1981 sur un bateau construction amateur et depuis, si j'ai changé de bateaux et de compagnons, je continue toujours cette vie. J'ai le sentiment aussi que nous sommes les derniers "cow boys", d'une époque révolue où la moindre escale sentait encore l'aventure et la découverte. Je ne veux pas dire qu'il n'y a plus cela, en fait c'est une expérience personnelle et loin d'être blasée, je frémis toujours de plaisir à découvrir de nouveaux endroits même s'ils sont déjà envahis par une myriade de plaisanciers. 

Mais les temps ont changé, et je me retrouve toujours nostalgique du temps où nous étions une poignée sur les mouillages éloignés du Brésil ou d'Afrique, et même des Antilles, où nos voisins de mouillage s'appelait Janichon, Tabarly et Moitessier. Nous n'avions pas grand chose en navigation, pas de systèmes compliqués qui n'existaient encore pas, pas de forums pour demander conseils. Mais il y avait une fraternité qui n'existe presque plus. Je n'ai pas (encore) fait le tour du monde, car il fallait s'arrêter pour bosser, donc rester quelques temps, vraiment connaitre le pays, la langue, les locaux, et cela aussi fait partie de l'aventure. Loin d'être des clochards de la mer, nous savons mieux que quiconque nous débrouiller par nous même, nous adapter, tolérer aussi. Nous adorons notre vie et ne la voyons pas comme un cauchemar, au contraire, nous avons fait le choix souvent de partir plus tôt, avant la retraite, avant les pensions, de partir sur de plus petits, plus vieux bateaux sur qui nous avons bossé, que nous connaissons de fond en comble, qui ont fait leur preuve, que l'on peut réparer sans problème. Certains croisent les mers du monde depuis plus de 2O ans, sans tambour ni trompettes, et je peux vous assurer que les tours du mondistes limités par 2 ans d'années sabatiques nous envient du haut de leur bateau suréquipers. Nous en faisons rêver plus d'un autour d'un diner dans un cockpit du dernier Alberg Rassy ou Amel. On aime se frotter à nous car même pour ceux qui sont partis, nous restons les aventuriers, les nomades. Et de cela j'en suis très fière, j'aime la simplicité, car cela me rapproche de la nature et me rends autonome, c'est pourquoi mes bateaux sont simples, par de systèmes compliqués coûteux que je ne peux pas entretenir. Je préfère dépenser mon argent en vadrouilles à terre, en découvertes. Pas de marinas n'ont plus, j'aime ma solitude et mon indépendance. 
Cela fait trente ans, déjà de nomadisme flottant, et je suis toujours aussi enthousiaste, et je sais reconnaitre mes pairs d'un coup d'oeil. Ils ont en général des bateaux qui ont du caractère.

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WESTERLY
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réponse n°133150

Merci Mannanan, ton témoignage résume en quelques lignes tout ce pourquoi j'ai aussi décidé de partir, trop jeune peut-être dirons certains, avec un trop vieux bateau diront d'autres, sans électronique coûteuse et compliquée, simplement partir pour découvrir, sortir de son petit carcan individualiste, apprendre à s'adapter, à se débrouiller, à partager, à comprendre... à vivre pour de vrai !

Simplement merci. Une belle et grande bouffée d'air frais et iodé. Cà motive encore plus !

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PRETORIEN
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réponse n°133161

La nostalge et la deprime sortent grands vainqueurs!!!

j'ai fait ma premiere transat en 1977 , et de 84 a 87 j'ai fait le tour de la med sur un muscadet. Des reveurs naifs, des cyniques, des requins, des poetes, des putes, desfracasses du viet nam , des qui ont le foie qui va prendre feu, des grands de la gueule et petits bras j'en ai rencontre....et je les rencontre encore, rien n"a vraiment change si ce n"est le nombre, mais ca c'est de notre faute, nous avons trop bien communiqué notre passion; qu'est ce qu' on y peut?

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AMPHITRITE
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réponse n°133162

hé!, il ne s'agit pas ici de lancer une polémique entre ceux qui ont un voilier garcia tout neuf et ceux qui n'ont qu'un vieux navire de "carfactère" avec des bidons de récup ficelés sur le pont. nous, nous parlons à tout le monde dans les mouillages. nous prenons le temps d'aborder les nouveaux venus avec notre vieille annexe et de les brancher sur leur périple, leurs aventures. Je dois avouer que de plus en plus, on ne nous réponds qu'avec les lèvres serrées. les mentalités changent et pas toujours en bien. nous rencontrons des passionnés qui ont des iridium et qui ont bossé dur pour ça, qui sont des amis et avec qui nous aimons aller au large. nous nous contentons d'une BLU, mais notre voilier n'est pas si mal équipé que ça, plutôt grand confort même. Bref, mon idée, c'est de récolter des mots de passionnés, comme quelques uns qui ont déjà mis leur grain de sel sur ce fil (merci). Ceux qui pensent qu'oser naviguer alors qu'on n'a pas encore pu se payer une voile neuve relève du cauchemar, qu'ils aillent ouvrir leur propre discussion. Ici, c'est pour rêver d'aventure et il y a de la place pour tout le monde. racontez et témoignez.
Notre premier voilier, nous l’avons payé 3000 euros : un vieux ketch hyperskorpen de 15m échoué sur la grève de Cancal, aux bordés fracassés, aux moteurs fatigués (deux 4108), à l’électricité… (pardon, il n’y en avait pas), etc. Avant la remise à flots, nous avons vu couler ce fier navire à chaque marée de 110, les moteurs sous l’eau, et autres gros coups durs. Tout ce que nous voulions, mon épouse et moi, c’était naviguer, partir au large, suivre les traces de types qui nous avaient fait rêver, des seigneurs de l’aventure, comme Bernard qui voulait traverser sur une coque en papier. Nous avions très peu de moyens, notre job, c’était ramasser les fraises à Plougastel ; mais avec ce vieux ketch, nous sommes partis dans l’Atlantique, sans rien y connaître, et avec pas mal de chance je l’avoue. C’était une sacrée folie, et avec du recul nous ne commettrions pas les mêmes erreur. Nous ne regrettons rien pour autant, et quatre voiliers plus tard, nous sommes toujours sur l’eau. C’est vrai, quand nous partons en mer maintenant, comme demain matin pour Suvarow, avec notre très solide et très sûr Amphitrite, nous avons le poids des miles et de certaines grosses bourdes pour conseillers. (De ce passé tumultueux, je pense écrire un bouquin dont le titre serait : « le bateau qui ne voulait pas flotter). Nous ne laissons plus trop la part au hasard. La passion est toujours là pourtant, comme aux premiers temps, même si notre quête de « l’île paradisiaque » a souvent été déçue, pour cause de gangrène de marinas et de mouillages interdits. Nous ne sommes pas de grands marins, pas cap-horniers (pas encore), mais nous aimons cette vie et aimons partager avec des gens qui conservent une certaine fraîcheur. C’est pas nous qui jetterons la pierre à des petits jeunes qui partent au large en Armagnac ou en Golif trouvé sur un terre-plein et rafistolé au sintofer. Un jour, chemin faisant, ils grandiront et poseront leur sac sur un navire bien équipé et bien confortable. Mais ils seront toujours des compagnons de mer comme on les aime, avec une petite lueur d’aventure et d’émerveillement dans les yeux. Ça en fera certainement rire certains, ou pleurer, mais franchement, c’est pas ça qui va nous arrêter !

Anonyme (non vérifié)
réponse n°133164

Salut,

" le bateau qui ne voulait pas flotter".....
Désolé!

Il va falloir que tu changes de titre!

Parce que ce livre existe déjà, et il est hilarant ! en lien 1, sixième en partant du haut
En tout cas, hâte de lire le tien ( quelle belle et noble entreprise d'écrire un livre!)

Sinon, nous naviguons depuis deux ans, vivant à bord et c'est "l'aventure" ( avec un tout petit a) la plus belle de ma vie!

Je dirais, du reste, qu'il est inutile de hiérarchiser les projets! Avec ou sans voiles neuves avec ou sans GSM, PC, Pilote auto, etc..., ce qui compte, ce sont les gens! Ils ne sont pas moins (ou plus beaux) beaux bien ou mal équipés. je connais même, au moins, un super riche, avec un bateau hallucinant et qui est d'une gentillesse à l'aune de sa fortune! Grande!

je suis, par ailleurs, comme toi, déçu, souvent, par lcertains compatriotes que nous croisons. C'est dommage, mais les "lèvres serrées", les "à peine bonjour!" (ou pas), ça existe...trop! Ceci dit, il y a des mauvais coucheurs partout, je n'en tire aucune généralité. Simplement, je les remarque plus...parce qu'il me font un peu honte !

Il y a aussi tant de gens simples et chaleureux....comme dans d'autres styles de vie, quoi!

Tiens, José, par exemple, avec son voilier Anak à quelques dizianes de mètres de notre ketch! ! Un vrai, celui-ci, qui veille sur ton bateau quand tu n'es pas là alors qu'il te connait à peine! ! Et absolument passsionant à écouter! Merci José!

Et bonne semaine à tous!

Thierry

http://www.librairiedelamer.com/recitdivers.htm

http://www.lepetitmondedetroll.fr/topic/index.html

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ABACAXI (15m ALU GARCIA comme un grand Maracuja )
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réponse n°133166
Tispoun a écrit :
hé!, il ne s'agit pas ici de lancer une polémique entre ceux qui ont un voilier garcia tout neuf et ceux qui n'ont qu'un vieux navire de "carfactère" avec des bidons de récup ficelés sur le pont. nous, nous parlons à tout le monde dans les mouillages. nous prenons le temps d'aborder les nouveaux venus avec notre vieille annexe et de les brancher sur leur périple, leurs aventures. Je dois avouer que de plus en plus, on ne nous réponds qu'avec les lèvres serrées. les mentalités changent et pas toujours en bien. nous rencontrons des passionnés qui ont des iridium et qui ont bossé dur pour ça, qui sont des amis et avec qui nous aimons aller au large. nous nous contentons d'une BLU, mais notre voilier n'est pas si mal équipé que ça, plutôt grand confort même. Bref, mon idée, c'est de récolter des mots de passionnés, comme quelques uns qui ont déjà mis leur grain de sel sur ce fil (merci). Ceux qui pensent qu'oser naviguer alors qu'on n'a pas encore pu se payer une voile neuve relève du cauchemar, qu'ils aillent ouvrir leur propre discussion. Ici, c'est pour rêver d'aventure et il y a de la place pour tout le monde. racontez et témoignez.
Notre premier voilier, nous l’avons payé 3000 euros : un vieux ketch hyperskorpen de 15m échoué sur la grève de Cancal, aux bordés fracassés, aux moteurs fatigués (deux 4108), à l’électricité… (pardon, il n’y en avait pas), etc. Avant la remise à flots, nous avons vu couler ce fier navire à chaque marée de 110, les moteurs sous l’eau, et autres gros coups durs. Tout ce que nous voulions, mon épouse et moi, c’était naviguer, partir au large, suivre les traces de types qui nous avaient fait rêver, des seigneurs de l’aventure, comme Bernard qui voulait traverser sur une coque en papier. Nous avions très peu de moyens, notre job, c’était ramasser les fraises à Plougastel ; mais avec ce vieux ketch, nous sommes partis dans l’Atlantique, sans rien y connaître, et avec pas mal de chance je l’avoue. C’était une sacrée folie, et avec du recul nous ne commettrions pas les mêmes erreur. Nous ne regrettons rien pour autant, et quatre voiliers plus tard, nous sommes toujours sur l’eau. C’est vrai, quand nous partons en mer maintenant, comme demain matin pour Suvarow, avec notre très solide et très sûr Amphitrite, nous avons le poids des miles et de certaines grosses bourdes pour conseillers. (De ce passé tumultueux, je pense écrire un bouquin dont le titre serait : « le bateau qui ne voulait pas flotter). Nous ne laissons plus trop la part au hasard. La passion est toujours là pourtant, comme aux premiers temps, même si notre quête de « l’île paradisiaque » a souvent été déçue, pour cause de gangrène de marinas et de mouillages interdits. Nous ne sommes pas de grands marins, pas cap-horniers (pas encore), mais nous aimons cette vie et aimons partager avec des gens qui conservent une certaine fraîcheur. C’est pas nous qui jetterons la pierre à des petits jeunes qui partent au large en Armagnac ou en Golif trouvé sur un terre-plein et rafistolé au sintofer. Un jour, chemin faisant, ils grandiront et poseront leur sac sur un navire bien équipé et bien confortable. Mais ils seront toujours des compagnons de mer comme on les aime, avec une petite lueur d’aventure et d’émerveillement dans les yeux. Ça en fera certainement rire certains, ou pleurer, mais franchement, c’est pas ça qui va nous arrêter !

 Ouf , merci Regis, 
Mon Garcia il a bientot 25 ans, et on  apu l'acheter parce qu'il aavait pris l'eau a la suite d'incompetence de maintenance. Et moi aussi je fais parfois le tour des voileux et malheureusement parfois j'obtiens les reactions inverses, tu va voir le type qu'y a un beau Ovni rutilant, et il ne te regardes pas le tronche, sur ta petite annexe au moteur 4cv decrepi,

  • et ton bateau c'est lequel
  • oh un bateau gris par la bas!

Et la le bonhomme rentre dans son "pas que beau", sans plus te voir
le jour bien sur ou il me croise alors bien sur son rictus de jalousie, redouble sur les senteurs d'une bonne pizza qu'on partage avec d'autres...on est toujours le con d'un autre.
Ou bien c'est le contraire, un vieux Joshua vient mouiller dans la baie, et admirateur apres lui avoir laisse le temps de respirer avec quelques bieres fraiches dans l'annexe, tu y  vas parce nous aussi on avait reve du Joshua, et le type te reponds a peine, aigri et a cote de valeurs, en parole de bienvenue :mon joshua m'a coute que....e ton Garcia combien.....j'en sais plus rien mon pote. Je voulais juste parle de la mer.  J'ai bu mes bieres avec le belge plus loin, heureux sur son bouchain d'acier, jusqu'au bout de la nuit.

Voila, juste pour dire qu'un Garcia, ca peut tre aussi le signe des gens qui ont la chance d'avoir  des metiers formidables, j'en connais quelques uns, pour qui le dilemne serait plutot quand est-ce que j'arrete un truc formidable pour un autre truc formidable: repartir naviguer. Comme tu dis c'est un choix. Pour profiter de la navigation, des facilites du monde , car vivre sans travailler c'est le luxe du luxe du monde moderne, je consent a y apporter ma part. 
Ah oui, faut pas croire que cette chance te tombe dessus sans quelques efforts tout de meme. 
Tu as la richesse dans le luxe: celle de ta blonde qui t'accompagne. Et ca c'est pas achetable...Bravo
JP

 

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Southern cross 35
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réponse n°133168

Ah, j'aimerai bien continuer la petite bavette avec vous, mais je mets les voiles dans deux heures pour continuer le rêve interrompu pendant un an et demi. Notre vieux canot suédois de 48 ans qui en a vu d'autres est tout pimpant aprés une petite remise en beauté ce printemps. On trouve toute une catégorie de gens maintenant sur les mers, comme à terre. L'important est de conserver l'esprit d'aventure, de découverte, de se souvenir du pourquoi nous aimons tant la mer et les bateaux, de retrouver les racines du rêve. De se souvenir aussi que nous sommes des privilegiés, même si nous avons dûment mérité notre liberté. Je regrette la fraternité qui nous unissait quand nous n'étions qu'une poignée et que l'on nous appelait des aventuriers. Bon vent à tous. Amitié et fraternité..

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KETCH Bois 1959 (Monocoque)
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réponse n°133169

bonjour,
je pense que vu mon expérience dans d'autres milieux ( motos etc....) le pb est le même, et la releve côté "marginaux" dans le bon sens
du terme n'est pas pret de s'éteindre ... heureusement... même si l'Aventure à changé... il existe toujours des gens comme "nous", la
"monture" ne veut rien dire..... je fréquente les marins qui ont des vieux gréements comme moi.... on rencontre également  de sales
c..., et j'ai deux potes formidables qui ont des gros bateaux en plastique et qui ne se posent pas de pb de fin de mois.....
Comme quoi, il faut croire dans l'humanité , surtout celle qui navigue ( j'allais écrire "marche") sur l'eau .....
la derniere fois j'avais essayé de lancer une bouée à la mer concernant les marins de bateaux en bois pour se rassembler au sein de STW
l'écho a été faible.....  je crains que si l'on voulait rassembler  de la même maniere des individualistes forcenés de la mer, le résultat
serait encore pire.....
BON VENT   LECELTE

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first 35 GTE (Monocoque)
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réponse n°133171
Blaise a écrit :
La nostalge et la deprime sortent grands vainqueurs!!!

j'ai fait ma premiere transat en 1977 , et de 84 a 87 j'ai fait le tour de la med sur un muscadet. Des reveurs naifs, des cyniques, des requins, des poetes, des putes, desfracasses du viet nam , des qui ont le foie qui va prendre feu, des grands de la gueule et petits bras j'en ai rencontre....et je les rencontre encore, rien n"a vraiment change si ce n"est le nombre, mais ca c'est de notre faute, nous avons trop bien communiqué notre passion; qu'est ce qu' on y peut?

Tout à fait exact. Je les ai rencontré aussi !!!!  exactement les mêmes !!!!  mais beaucoup plus récemment.
Je confirme : ils n'ont pas changé.  Nous n'avons pas changé.  Les nostalgiques le sont de leur jeunesse. C'est comme ça partout et pas seulement dans le milieu de la nav.

Bon c'est vrai que c'est un excellent post (bien qu'avec quelques arrières pensées de communication commerciale mais bon il faut bien payer son voyage) pour parler de ceux qu'on a rencontré .

dans les meilleurs :

l'américain plombier au services des ambassades américaines dans le monde qui navigue en solitaire depuis 6 ans, qui en a raz le bol, qui rêve d'un trip chiens de traineaux en alaska, qui est à 2 g dès 10 h du matin, qui s'excuse d'emblée d'être américain et qui parcourt les garndes villes la nuit à la recherche d'une bonne bagarre ...

la famille italienne qui boucle son 3ième tour du monde d'affilé en 25 ans avec le mâle dominant,  ses deux femmes et son fils de 16 ans qui est né en Inde en cours de nav, n'est jamais resté plus d'un an au même endroit, qui parle couramment anglais, français, italien, Espagnol et portugais .....

le solitaire suisse qui navigue depuis 10 ans,  qui revient d'Asie ou il a monté un hotel puis qui s'est barré en se rendant compte qu'il n'aurait jamais été intégré, qui malgré son age respectable, avait encore la folie de courir les filles et les océans !!

la française sur son beau bateau grande gueule et grande généreuse mais qui parle plus qu'elle ne navigue ....

le couple de petits jeunes qui viennent de traverser l'atlantique sur un improbable tas de rouille de 7 m  et qui sont certains qu'ils vont pouvoir s'établir n'importe ou dans le monde ....

le couple de petits jeunes d'à peine trente ans et qui traverse pour la 6ième fois déjà ...

le solitaire français qui parle plus a son chien qu'à ses voisin .....

les africains du sud qui naviguent sur un petit bateau avec deux jumeaux adolescent dans quelques m2 ....

le couple de français qui aurait bien voulu y aller mais qui a raté sa croisière ...

L'Israelien qui revient répare son bateau après l'avoir laisser une année au ponton dematé, déformé après une rencontre avec un cargo.

le couple franco vénézuélien, les crises de couple, crises de jalousie, les scandales la police qui intervient sur le bateau ......

et tant d'autres .........

Anonyme (non vérifié)
réponse n°133176
Et oui, Erwan,

Tu as raison, et tu en oublies, des exemples que beaucoup de monde sera capable de sortir de son chapeau, il y a même ceux qui n'on eut que du bonheur, sans véritable problème, il y en a pour tout le monde quoi...
Et il y a ceux qui trouvent toujours à redire, peut être qu'ils en savent plus que les autres, mais moi en tout état de cause, ma seule grande balade ce fut Port Saint Louis du Rhone à St valery sur Somme, un véritable bonheur, une belle aventure... de la nioniotte quoi! sinon que de petites balade chez les Rosbifs, Hollandais,  et surtout Bretons, mais sinon mes plus beaux voyages ce sont le blogs qui me les font vivre, Troll, CapitaineGil,  Jfd, Sophie, catherine, Antoine .... enfin tous ceux qui sont partis et me font rêver et surtout espérer..... Mais bon je suis un doux rêveur mais j'aime ça !

Pascal

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first 35 GTE (Monocoque)
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réponse n°133180

Il y a ce couple de retraités qui sont encore au chaud au Brésil et qui se préparent pour les canaux mais qui se tatent encore .... et les rouleaux d'aussières et les ancres supplémentaires  .. tout ça a acheter ...

Il y a ce français arrivé quelque part et jamais reparti, toujours habitant sur son bateau dans un coin planqué ou les douanes et la police ne viennent jamais.

Il y a ce Français arrivé quelque part il y a 25 ans, resté depuis et qui finalement fuit un pays à cause d'une ex femme qui le poursuit de capitainerie en capitainerie pour une sombre histoire d'argent ....

Il y a les adorables familles avec des petits mômes qui mettent une ambiance de réunion de quartier dans les mouillages ... un petit carton d'invitation sur le bateau ...   "eva fête ses 5 ans et vous invite à son anniversaire demain à 14h 00 sur ..."

Il y a le gars qui après avoir passé 14 ans en guyanne à chercher de l'or, et qui en trouvé un peu avec lequel il s'est acheté un voilier ... qui un petit arsenal dans son voilier (habitudes ...) qui voudrait que j'y retourne avec lui .. à deux on va plus vite .. il faut juste acheter une suceuse et un peu de mercure  .... 

il y a celui qui a passé du temps dans les coraux au cap vert à la recherche d'épave  ... sans jamais en trouver ...

Il y a ceux qui sont en voyage organisé ... tout est prêt à leur arrivée à chaque étape.

Il y a cet autre couple franco vénézuelien qui arrive à contre vents et contre courant en convoyage avec un safran en panne, un réservoir de gas oil percé, qui dit avoir rechargé en GO à partir d'un pétrolier en pleine mer alors qu'il dérivait depuis deux jours sans moteur et sans vent ...  et qui veut sortir (et remettre) le safran de ce voilier de 14 m sans sortie de l'eau ...

Il y a ce hollandais qui se paye un cargo au large de Rio, qui se met à la marina da gloria, qui retrouve une balle de revolver plantée dans son pont et puis qui se fait agresser entre le centre ville et la marina. le tout en 2 semaines ....

..............

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AMPHITRITE
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réponse n°133197

Pour le livre sympa : Farley Mowat, "le bateau qui ne voulait pat flotter". en bonne place dans la bibliothèque de bord. notre premier voilier, ce sera plutôt "le bateau qui ne voulait pas mouiller". Aujourd'hui, il y a de la houle, 2,5m. Nous étions tanqués à Papeete depuis 8 mois pour cause de boulot. ça va faire du bien de lever l'ancre. Nous allons caréner à Raïatea, puis nous filons sur Suvarow, les Tonga, les Fidji, où nous ferons une halte technique pour refaire le pont qui en a bien besoin. Nous essaierons d'être en Calédonie début septembre. il y a toujours un petit pincement en quittant Tahiti, même si le coin a beaucoup perdu de son charme sauvage d'il y a 30 ans. désolé pour le côté nostalgique, je ne peux pas m'en empêcher. Mais une fois en mer, rien n'a changé, et le bonheur de voir une île sous l'étrave au petit matin est toujours le même.

Anonyme (non vérifié)
réponse n°133221
Le site de la Grande Croisière...