Les frites ou les moules?
publié le 23 Juin 2008 19:35
Yanmar engines vient d'annoncer que la plupart de ses moteurs sont compatibles avec le bio diesel mais avec un bémol
technique, 5% seulement à mélanger au gasoil, sous réserve de... L'argument du biodiesel qui figerait à basse température
pourrait parait-il trouver facilement réponse technique et il ne concernerait que les régions où il fait réellement frisquet
.En gros, on s'approche doucement de l'épreuve de vérité et de transparence.Ce qui ne semble pas être le cas de la France où
l'on mélange encore tout: le bio nous retirerait à terme le pain de la bouche...donc c'est pas encore suffisament politically
correct.
Soyons clairs, ou on sort souvent avec les bateaux et -le plus loin possible- alors il faudra avoir de plus en plus recours au
biodiesel et nos élégants canots sentiront un peu la frite au démarrage ce qui reste supportable si on envoie moins de CO2 dans
l'atmosphère , soit on restera "scotchés" au port avec les moules et les coquillages sur la coque ce qui n'est pas le but du jeu.
Pour correspondre avec des propriétaires de trawlers ou motoyachts aux US ( ils sont nombreux là-bas), je m'aperçois qu'ils ont
intégré depuis longtemps cette notion et les kits de conversion graisse-bio se trouvent très facilement sur le oueb.Motorboat a
publié récemment un papier sur une compagnie en Angleterre qui vend ces kits à un prix très raisonnable.Des jeunes gens
entreprenants et des moins jeunes, se sont lancés à l'échelle US dans la collecte des graisses et huiles de cuisine pour fabriquer
du biodiesel.
Question 1: un ingénieur réellement indépendant pourrait-il éclairer notre lanterne sur un fonctionnement sans risque à 100% de
nos moteurs au biodiesel?
Question 2: quel lobbying mettre en place pour demander aux capitaineries de s'équiper en pompe bio ou autoriser les
plaisanciers à l'utiliser ( en l'ayant fabriqué ou pas)?
PS: que mes ex camarades voileux ne me fassent pas la leçon du "retourne à la voile"!Depuis que je suis revenu en
Méditerranée, je n'ai pas rencontré plus d'un voilier sur 4 avec la grand-voile envoyée - et je ne parle pas des spis...)



















c'est pour ça que je reste en Manche, là, en principe, on navigue à la voile
(sinon en quelques millions d'années
matière de CO2 ils ne sont pas mieux placés que les matières dites "fossiles". Par contre, la culture, lucrative, de colza
pour le carburant fait augmenter le prix des terres agricoles dans les pays émergent et, du coup, les gens de ces pays ne
peuvent plus se nourrir. Ca c'est beaucoup plus important, à mon sens, que de payer le carburant un peu plus cher pour nos
chères croisières, non ? Le seul moyen de réduire le CO2 c'est de moins consommer de carburant, d'où l'intérêt des moteurs
diesels modernes (je sais il y en a qui pensent que leur vieux Yanmar 8CV monocylindre est un modèle de sobriété et bien ils
se trompent).