Madère
Nous voilà arrivés à Madère. Nous passons la première nuit au mouillage à l’anseada de Abra, face aux falaises volcaniques de la pointe de Sao Lourenco. Il n’a pas fallu longtemps pour que Guillaume aille nous chasser 2 sars, qui sont vite passés au barbecue !


Le lendemain nous sommes allés à la marina de Quinta do Lorde, à 1 mille de là. Nous avions choisi cette marina pour plusieurs raisons : elle était un peu excentrée et donc peut être moins fréquentée que les autres marina de Madère, réputées pour être prises d’assaut en cette saison, c’était la première marina sur notre chemin et donc si nous essuyions un refus nous poursuivrions notre chemin et surtout nous avions pris contact avec Olivier, un français préparateur de bateaux, installé depuis peu à Quinta do Lorde, pour enfin faire installer nos batteries de compèt’. Nous avons peu à peu découvert que tout le village était un resort, la marina faisant partie du décor, au même titre qu’une petite chapelle. Les tarifs étant qui plus est attractifs, nous y sommes restés 1 semaine, ce qui a permis à Olivier et Guillaume de fignoler l’installation des batteries.

Madère est une ile offrant de magnifiques randonnés. La première que nous avons faite a été celle de la pointe Sao Lourenco, toute en grimpettes, avec des panoramas extraordinaires sur les formations volcaniques et la côte.



Nous avons fait 2 autres randonnées le long des fameuses levadas, sortes de rigoles d’eau de source construites pour certaines plusieurs siècles auparavant, dévalant doucement la pente des montagnes et permettant d’irriguer les potagers particuliers et de diriger l’eau. Le PR9 nous a particulièrement plu : 10 mètres de dénivelés ( !), une flore incroyable composée d’hortensias sauvages et de véritables murs végétaux, passant par des tunnels creusés dans la montagne et terminant sur une cascade incroyable !



le PR9:




Les villes nous ont aussi beaucoup plus : Porto da Cruz et son musée du rhum où nous avons gouté à la poncha, sorte de planteur orange-citron-rhum ou fruit de la passion-rhum, Santana et ses petites maisons pointues, Porto Moniz et ses piscines naturelles, Jardim do Mar, un village tout en escaliers et en jardins, Camaro do Lobos et ses plantations de bananiers en espaliers. Funchal est également très jolie, avec une architecture en noir et blanc faite de roches volcaniques, des jardins luxuriants, un marché incroyable… bondée lorsque débarquent les paquebots, déserte mais tout aussi agréable le dimanche suivant.






Funchal:




le service de la poncha


Globalement, c’est la côte nord qui nous a le plus séduits, plus sauvage, moins habitée, battue par les vents et les vagues. Les routes sont sinueuses et parfois bordées d’eucalyptus, d’agapanthes et d’hortensias. Une de nos expériences les plus marquantes fut celle de la descente en télécabine de la falaise vers le bord de mer, au rocha de navio. La descente en elle-même est une décharge d’adrénaline : on descend à pic dans ce télécabine, composé en fait de 2 télécabines qui se croisent à mi-chemin, sur les filins tendus entre de début et l’arrivée, sans poteau entre les 2 ! Arrivés en bas, il y a bien 4-5°C de plus et la végétation est encore plus abondante. Un chemin serpente entre les parcelles cultivées en bord de mer, débordantes de fruits et légumes : courgettes, patates douces, papayes, avocats, pommes, poires, fruits de la passion, raisin, courges, choux…. Ce qui nous a surprit c’est l’abondance et la diversité des plantations, composées aussi bien de fruits que nous cultivons en France que de fruits tropicaux. Le spectacle était magnifique. La nature n’est pas contrainte, dirigée ou taillée. C’est un enchevêtrement de plantes qui bénéficient les unes au autres. Un bel exemple de permaculture. Sur elle le chemin du retour, nous avons rencontré 2 vieux messieurs qui avaient cueilli du raisin et qui nous ont confirmé cela : aucun engrais ou pesticide n’est utilisé.





Le samedi soir nous avons retrouvé presque par hasard un ami et ancien collègue de Guillaume, Samy, avec qui nous avons passé une excellente soirée dans un resto de la vieille ville puis le lendemain à bord du bateau. Le lundi, nous sommes allés retrouvé un autre ami de Guillaume rencontré au collège-lycée ! Que d’heureuses coïncidences ! Nous avons déjeuné avec Nicolas et Claire sur le bateau en face de Calheta. De belles retrouvailles avant de partir pour les Canaries dans l’après-midi.




AC
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