La Graciosa et Lanzarote

La Graciosa et Lanzarote

Posté par : Anne-Claire et Guillaume
21 Octubre 2016 à 19h
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La daurade coryphène fut excellente ! Nous avons fait 6 pots de conserve!

Après il faut faire la vaisselle! 

Après un repos bien mérité, nous sommes allés à la découverte de cette toute petite ile de la Graciosa, tout de même occupée par 4 volcans ! Une petite balade de 2km dans le sable nous mène jusqu’au village de l’ile. On est plongé dans une atmosphère très différente de ce qu’on avait déjà pu voir, entre far-ouest et Afrique du nord. Le village est constitué de maisons blanches aux volets bleus et parcouru de pistes de sable.

Il n’y a pas de route goudronnée sur l’ile et les seuls véhicules sont des Jeeps bringuebalantes.

Le lendemain nous sommes partis à l’ascension d’un des volcans surplombant notre mouillage puis nous avons poursuivi sur la côte nord où les rouleaux faisaient le bonheur d’un surfeur…

Mais la Graciosa marque surtout un tournant dans nos amitiés maritimes, même si la rencontre de Jacques et Jacquou à Lisbonne, Bernard, Anne et Shanna à Porto Santo nous avaient déjà enchantés. Nous avons en effet lié une belle amitié avec un couple de notre âge sans enfant (assez rare dans notre expérience), Emilie et Olivier, qui s’est traduite en de nombreux diners et apéros sur le bateau des uns et des autres, et en de belles navigations en duo. C’est ainsi que nous avons vogué jusqu’à Arrecife, la capitale de Lanzarote.

Nos copains de Ra Phoros au mouillage à la Graciosa

Ra Phoros en nav' avec nous

Après 2 nuits à la marina ultra moderne, nous sommes allés au mouillage un peu plus loin. Le mouillage est constitué de sable et de rochers et ne tient donc pas très bien. Il faut, après avoir jeté l’ancre transitoirement, aller chercher un corps-mort au fond de l’eau (ceux-ci ne sont pas indiqués par une bouée à la surface), s’amarrer puis relever l’ancre. Nous avons eu la chance que notre ami Olivier ait fait la moitié du travail, en ayant signalé la présence d’un corps-mort par une bouée et un bout. Nous communiquions par VHF et tout était calé en arrivant. J’étais en charge de récupérer le bout, mais celui-ci s’avéra trop court pour que je puisse l’accrocher au taquet via le davier. Olivier nous avait pourtant prévenus mais la VHF avait coupé à ce moment là ! Ce qui devait arriver arriva : mes doigts se sont retrouvés coincés dans le davier avec tout le poids du bateau dessus. Ça m’a fait tellement mal que j’ai cru m’être cassé quelques phalanges. Le soir j’ai pu à nouveau bouger mes doigts et me rendre compte qu’il s’agissait juste un écrasement. Depuis j’ai quelques troubles neurologiques qui commencent à s’estomper au moment où j’écris, 10j plus tard.

Sinon Lanzarote est une très jolie île, surprenante car très aride. C’est un grand champ de lave, les coulées datant de différentes époques. Certaines sont végétalisées (enfin c’est un bien grand mot : il y a quelques buissons secs et éparses), d’autres sont cultivé (on se demande comment…chaque pied de vigne est entouré d’un muret en arc de cercle du côté des vents dominants, ce qui rend les vignobles très photogéniques mais probablement peu rentable… en tous cas le vin est très bon !) et les plus récentes ont encore l’aspect de coulées. La plupart des villages sont faits de maisons blanches et le littoral est assez préservé. L’ile est également parsemée des œuvres de Cesar Manrique, un artiste peintre-sculpteur originaire de Lanzarote, dont le but était d’embellir et de protéger son ile. Il a par exemple investi un tunnel de lave pour en faire un resto-musée. L’ensemble est très réussi.

Dégustation de vin avec nos amis Emilie et Olivier de Ra Phoros

Nous avons passé les 2 dernières nuits dans un autre mouillage au sud de Lanzarote. Nous avions visé la plage de Papagayo mais le vent d’Ouest nous a poussé à mouiller devant la Caleta del Congrio, une plage très sauvage dans de l’eau turquoise, encore plus jolie et préservée que Papagayo ! Olivier et Emilie nous ont rejoints le lendemain, encore l’occasion d’un bon dîner avec en apéro les daurades et soles chassées le jour même (et avec un test tarte à la maracudja validé !).

Nous sommes partis pour Gran Canaria le samedi, par pétole… nous voulions éviter le coup de sud annoncé pour les jours suivants. Pour autant, la nav n’a pas été de tout repos : il a fallu slalomer entre les nombreux cargos et paquebots (nous croisions un rail) toute la nuit. Nous sommes arrivés au petit matin à Las Palmas, ayant chacun dormi 2h, alors que le coup de vent du Sud commençait à s’installer.

Levé de lune et couché de soleil concommittent en nav'

Maracudja en route de collision avec 2 cargos dans le rail...

 

 

AC

Depuis notre escale à Porto Santo nous ne nous sommes pas perdus de vue car après notre escale de 2 jours aux iles DESERTAS parmis les phoques moines nous vous avons aperçus à La Graciosa puis depuis la plage d' Arrécife au mouillage. Eolie va hiverner à Lanzarotte Je vous souhaite une bonne nav. vers les Amériques et bon vent. Bernard

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