Traversée Madère-Les Canaries

Traversée Madère-Les Canaries

Posté par : Anne-Claire et Guillaume
10 Octubre 2016 à 12h
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Nous voilà repartis pour une nouvelle traversée, un peu plus courte celle-ci : une cinquantaine d’heures prévues. A Porto Santo nous avons glané des conseils pour préparer au mieux cette nouvelle épreuve : préparer plusieurs repas d’avance afin de ne pas avoir à cuisiner dans le bateau par fortes conditions, préparer la couchette de quart avant de partir, s’attendre à être malade de toutes façons pendant les 2-3 premiers jours. J’avais donc passé ma soirée et une partie de la matinée du lendemain à cuisiner. Les gribs annonçaient une houle de 2m et de 10 seconde de période, arrivant par l’arrière du bateau donc possiblement « confortable » et un vent moyen de travers de 17 nœuds de moyenne avec des rafales à 22 nœuds… rien de méchant, même si on surévaluait la force du vent de 5 nœuds comme il nous avait été préconisé. Tout se passait bien (au moteur en fait) tant que nous étions sous le vent de Madère. Nous étions un peu tristes de quitter cette ile magique et pour nous donner du baume au cœur, le spectacle du crépuscule a été grandiose.

Puis le vent a forci, la mer était en fait croisée et très désagréable. La hauteur des vagues dépassait largement les 2 mètres et la vitesse du vent les 30 nœuds. Les multiples repas prêts à l’avance ne nous ont pas servis, étant incapables de manger ni de boire pendant les 36h suivantes. On pissait orange fonçé ! L’épreuve de la douche fut épique.

un petit visiteur pendant la traversée...

Le lendemain, alors que nous étions encore bien malades, 2 daurades coryphènes ont mordu à l’hameçon en même temps !! Depuis le temps que nous attendions ce moment ! Mais 2 en même temps, avec ces conditions…ce n’était pas ce que nous avions espéré. J’ai réussi à remonté à la main la plus petite et Guillaume a bataillé avec sa canne pour remonter l’autre. Au final les poissons faisaient 128cm pour l’un et 120cm pour l’autre !

le bordel dans le bateau à la fin de la traversée...

En arrivant au mouillage de La Graciosa, nous avons fait une distribution de poisson aux occupants des autres bateaux. Cela nous a permis de faire connaissance avec nos voisins et de partager les difficultés de cette nouvelle traversée. Plusieurs bonnes choses ont découlé de ces conversations : nous n’étions pas seuls à vivre des moments difficiles. Une bretonne au caractère bien trempé nous a même dit : « moi je ne pars plus si les rafales annoncées sur les gribs dépassent les 15 nœuds !». L’autre bonne chose, c’est que nous avons enfin rencontré un couple de notre âge avec qui nous avons bien accroché. Cela augurait de bons apéro ensemble ! 

arrivée à la Graciosa

AC

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