Navigation de Panama à Lima au Pérou , expériences ????

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LAGOON 43
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Navigation de Panama à Lima au Pérou , expériences ????
subject no 103207
Bonjour,
Je désire des informations pour aller de Panama à Lima.
Quelqu'un a t il des informations récentes.
Ensuite de Lima vers les Gambiers en passant par l'île de Paques et Pitcain et cela en vent arrière avec une voile omegasail.
Merci de vos expériences. 

www.belle-oiselle.fr

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JFA (Monocoque)
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answer no 206268

Bonjour,

J'ai effectué deux fois le trajet Panama-sud du Chili, en août-septembre 2010 et en décembre 2011 -janvier 2012.
En réalité, en 2010, Panama-Costa Rica (Golfito)-Colombie (Tumaco), en 2011-12 Panama-Perlas-côte Pacifique de Panama-Colombie (Tumaco).
Le canal s'est chaque fois passé sans attente aucune, dans les 48 h après atterrissage à Colon.
En 2010 le passage s'est effectué avec peu de vent, contraire mais qui a permis une nav à la côte, moteur et voile, escale possible à Callao (LIma).
En 2012, autre tableau: le S, SW à SE était établi avec constance autour de 25 noeuds, donc impossibilité de "coller" à la côte, et très long trajet (33 jours) depuis Tumaco (Colombie) jusqu'à Valdivia.
La route Perlas-Panama-Colombie n'est pas visitée par les voiliers qui "piquent" directement sur l'Equateur.
Le détour par Golfito est une sortie plus facile du golfe de Panama.
Volontiers à dispo pour plus d'info.
Bon vent.
JC

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LAGOON 43
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answer no 206276

 JC, merci de ta réponse.
J'ai déjà traversé il y a deux ans avec mon graal 49 "Belle de Lune" Panama-Perlas-Galapagos-Marquise.
Ayant vendu mon cata à voile (because arthrose), j'ai acheté un lagoon 43 power et je veux rejoindre la Polynésie.
Pas assez d'autonomie GO pour faire le trajet, donc j'ai acheté une voile omegasails.
Pour traverser je dois donc descendre jusqu'à Lima pour trouver un vent arrière jusqu'aux Gambiers.
Je cherche donc à savoir quels sont les points d'arrêt un peu safe, plutôt marina que vieux ponton au milieu des pêcheurs, entre Panama et Lima.
Tes infos seront les bienvenues.

www.belle-oiselle.fr

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JFA (Monocoque)
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answer no 206284

Les points "safe", les marinas ?
A ma connaissance, pas de marina avant l'Equateur.
L'Equateur, on m'en a dit bcp de mal: on a parlé de racket et de piratage; pas vérifié mais je n'ai pas voulu m'y arrêter. Devant les côtes de l'Equateur, bcp de pêcheurs; des énormes détours pour éviter les filets dérivants et en 2011 j'ai pris une ligne de gambe dans l'hélice; dépatouillage pas des plus agréable .
La première marina est celle du Club Peruano de Yates à Callao: accueil très sympa, on trouve tout; il semble qu'il y ait maintenant plus de difficultés avec les autorités pour le clearing in.
Je connais bien entendu d'autres stops le long de cette magnifique côte -Pacifique de Panama, Colombie et Pérou. Mais ce ne sont pas des marinas. Rien n'est prévu pour la plaisance. Et bien entendu, dans ces lieux, il y a des pêcheurs, et on peut se trouver au milieu d'eux.
En résumé, on peut dire que les côtes colombiennes et péruviennes sont très surveillées par les militaires; au Panama, il y a bien des militaires mais leurs moyens sont rudimentaires. Pour ma part, expériences très positives avec les pêcheurs et militaires, savoir quand même que le vloilier -et un cata !- représente la richesse; c'est donc d'une position de riche que l'on doit faire face à ces gens qui vivent avec des moyens très limités.
Popur le GO, prévoir des filtres en suffisance !
JC

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answer no 206309

Bonjour,
Mon expérience est plus ancienne... années 96-97, nous avions fait escale à Salinas, près de La Libertad en Equateur. Il y avait une marina privée dont nous n'avions pas utilisé les services (trop chers), mais le mouillage à l'extérieur était correct (octobre/novembre à l'aller, août au retour).
Cette marina s'appelle Puerto Lucia, elle offre tous les services habituels je pense, voir ce qu'en pense un américain qui y est passé cette année.
MN

http://www.noonsite.com/Members/sue/R2012-01-19-2

http://www.noonsite.com/Countries/Ecuador

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Southern cross 35
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answer no 206375

bonjour,
Je suis actuellement en Equateur (presentement en balade á l'intèrieur de ce magnifique pays). Mon bateau est á Bahia de Caraquez, voir lien 1 Pour la navigation, les côtes de l'Equateur au Chili ne sont pas particuliêrement plaisantes. Vent et courant contre, et pas beaucoup de d'abris. Mais je veux rectifier quelque chose, l'Equateur est un pays qui n'est pas plus dangereux que les autres, les gens sont sympas. Pour un arrêt, je conseille Bahia de Caraquez, mouillage dans la rivière Chone, possibilité de corps morts, mais il faut se faire piloter pour y entrer. Je conseille aussi de consulter le blog de Nine of Cups si vous lisez l'anglais, c'est davantage un guide qu'un blog et il y a une foule de renseignements pour le trajet considéré.
Nous quitterons nous même Bahia de Caraquez en février pour les Gambiers.
Bonne chance.

http://www.stw.fr/marina_stw/voir_evaluation.cfm?marina_id=1729&period=0&ll=%28-1.831239,%20-78.183406%29

http://www.nineofcups.com

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LAGOON 43
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answer no 206387

 Sympa ces échanges d'information sur la région, merci à tous.
Je me suis mal exprimé concernant "un ponton au milieu des pêcheurs". Depuis 92 sur les flots avec un lex eterna Caroff, puis un cata graal 49, j'ai posé mon fer quelquefois avec un peu d'inconscience et beaucoup de chance.
Le prix des marinas pour un cata est souvent éhonté, et en fait de bon mouillages sont plus agréables que un ponton.
Donc en fait j'ai lancé ce post pour avoir des informations sur des navigation récentes de Panama au Pérou.
Les Galapagos m'ont écoeurés l'an dernier, voir le journal de mon site, et l'Equateur frappe fort actuellement sur les plaisanciers.
Visiblement le Pérou est moins visité par STW, mon passage de Panama étant prévu tout début 20013, je ne traverserai pas avant fin février début mars.
A bientôt de vous lire 

www.belle-oiselle.fr

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First-25
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answer no 206658
Jcterue a écrit :
Les points "safe", les marinas ?
A ma connaissance, pas de marina avant l'Equateur.
L'Equateur, on m'en a dit bcp de mal: on a parlé de racket et de piratage; pas vérifié mais je n'ai pas voulu m'y arrêter. Devant les côtes de l'Equateur, bcp de pêcheurs; des énormes détours pour éviter les filets dérivants et en 2011 j'ai pris une ligne de gambe dans l'hélice; dépatouillage pas des plus agréable .
La première marina est celle du Club Peruano de Yates à Callao: accueil très sympa, on trouve tout; il semble qu'il y ait maintenant plus de difficultés avec les autorités pour le clearing in.
Je connais bien entendu d'autres stops le long de cette magnifique côte -Pacifique de Panama, Colombie et Pérou. Mais ce ne sont pas des marinas. Rien n'est prévu pour la plaisance. Et bien entendu, dans ces lieux, il y a des pêcheurs, et on peut se trouver au milieu d'eux.
En résumé, on peut dire que les côtes colombiennes et péruviennes sont très surveillées par les militaires; au Panama, il y a bien des militaires mais leurs moyens sont rudimentaires. Pour ma part, expériences très positives avec les pêcheurs et militaires, savoir quand même que le vloilier -et un cata !- représente la richesse; c'est donc d'une position de riche que l'on doit faire face à ces gens qui vivent avec des moyens très limités.
Popur le GO, prévoir des filtres en suffisance !
JC

Bonjour Jean-Claude,

Voici deux petites questions:

1- En venant de Panama et en ne restant pas trop loin des côtes, à partir d'où croise t-on beaucoup de "gros filets dérivants"?  Est-ce seulement à partir de l'Equateur, lorsque l'on rejoint les eaux froides du courant le Humboldt qui bât son plein, ou alors avant, le long des côtes colombiennes?

2- Aurais-tu des waypoints de mouillages et/ou récits de ton parcours côtier le long de la côte Pacifique colombiennes?

A+ / Raphaël

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KETCH ACIER (Monocoque)
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answer no 206700

Bonjour,
Ci-dessous, mémo posté sur STW il y a quelques mois.
Quelques précisions supplémentaires. A la sortie de Panama, une route d’abord jusqu’au large de Tumaco – Colombie, avant de tirer des bords jusqu’à Menta - Equateur, suivant rotation du vent, 15 nds maxi. Puis navigation vers Callao à la cote dans une bande de 25M. Vent 20 nds maxi. Et 3 jours peu ventés sur la fin,  quelques heures de moteur. Nous avons bénéficié après le Cabo Blanco de vents prenant de l’Ouest l’après midi, ce qui nous a permis de tirer partie des baies orientées SE au sud de ce cap. Pour profiter d’un bon bord. De plus, il y a de beaux paysages de désert pied dans l’eau.
Nous avons rencontré des bateaux de pêche "à la traine", mais pas de filets dérivants. Ce qui n’enlève rien aux dires de Jean Claude qui d’ailleurs n’est pas étranger à notre choix de cette route vers le Sud.
Nous avons été aimablement arraisonnés dès notre entrée dans les eaux péruviennes. Au moins notre arrivée dans ces eaux était-elle officialisée. Il est d’ailleurs possible de déclarer celle-ci par mail, si possibilité à bord. Mea culpa, j’ai égaré l’adresse.
Faire escale avant Callao nous a été déconseillé par des Péruviens en particulier à Chimbote, risque de complications administratives et sécurité aléatoire au mouillage ( ?)
Prévoir un bon mois d’escale touristique au Pérou !

Très bonne navigation
Philippe

Bonjour,

Quelques infos administratives en date de l’automne 2011 sur nos escales entre Balboa et Callao

Panama - Balboa :
Le permis de navigation est désormais à 205.20 $ (voilier < 50 ft) + 1.50 $ de taxe Radio.

Formalités à Balboa :
Autorités maritimes à la marina Flamenco (5 km du Balboa YC). Au 1er étage du grand bâtiment (boutique duty free au RdC) après avoir traversé la zone de carénage.
Faire une entrée même après le passage du canal. Entrée et Zarpe réalisées très facilement sans agent. Cout modéré, de mémoire environ 15$
Douane et émigration dans le même secteur. Petit bâtiment après un restaurant, à droite en sortant du bâtiment de l’autorité maritime.

Equateur - Manta :

Pour nous, une escale technique – moteur. Finalement 4 jours et demi d’escale dont 2 et demi de formalités.

Amarrage sur 2 bouées oranges à proximité immédiate du YC, 0°56.44 S – 080°43 W.
Au fond du port après avoir longé le quai des pêcheurs. Très bien abrité des vents dominants. Pas de sentiment d’insécurité, la zone de mouillage, proche de terre, est parcourue presque sans discontinuer par les “ lanchas“ qui transportent les équipages vers les très nombreux bateaux de pêche mouillés en rade.
Accueil mitigé par le gestionnaire. 20$ par jour. Accès au ponton en annexe. Le prix du mouillage est-il compris ? S’agit-il d’un paiement officiel ? C’est un peu flou. Pas de reçu. Nous n’avons rien payé par ailleurs. Débarquer autrement qu’au YC est possible mais est assez délicat (enrochements ou plage avec vaste estran rocheux)

Formalités d’entrée :
Formalités faites Vendredi / Mardi. Si notre Anglais est maintenant assez “fluently“, il est quasiment inutile ici. Notre Espagnol est très basique. Un Hispanophone s’en tirerait-il mieux ?

Armada : A droite, en face du Club. Premier contact. Nous envoie vers l’Immigration qui nous renvoie à la Douane. Nous nous présentons de nouveau le Lundi matin pour faire en même temps entrée et sortie. Et là, impossible d’échapper à l’agent pour 300 $ négociés à 200 (agence BWO). Lequel fait des fautes en recopiant les N° de passeport, nouvelle petite séance le Mardi matin pour partir finalement à midi. Et alors que nous faisions route vers la sortie du port, contrôle en rade du Zarpe par un marin de l’Armada qui patrouillait à bord d’une lancha et note notre sortie dans un registre

Immigration : a tenté de nous imposer un agent, 500 $, lors de notre visite le Vendredi matin. Nous a finalement donné nos visas l’après midi après notre passage à la Douane. Les bureaux de la “Migracion“ sont dans les locaux de la Police nationale. Prendre un taxi, c’est loin. Vers la gauche en sortant du YC.

Douane : à droite en sortant du club à environ 1 km. Très bon accueil par M.Chello VELLACIF qui nous fait les formalités sans souci et nous confirme qu’en tant que touristes sur un navire non commercial, nous n’avons pas besoin d’un agent ! Argument utile à l’immigration, inutile à l’Armada.

AUCUNE taxe sur les formalités.

GO à la station assez proche du mouillage pour 1 $ le gallon, 26.4 cents/ L. Pour éviter un nouveau bidonnage, nous nous sommes fait livrer à bord pour 2 $. Sur proposition de l’employé du YC qui nous avait amarrés. En fait, la livraison a eu lieu à la nuit tombée … Voir le livreur “amorcé“ en aspirant au début de chaque jerrican de 10 gallons donne quand même mauvaise conscience ! Les bidons sont pleins à raz bord et débordent à l’ouverture. Attention les dégâts dans le cockpit, prévoir un gros lavage ensuite ! GO de bonne qualité.

Un Supermarché de très bonne qualité, dans un centre commercial, à 2 bons kilomètres du YC, au delà de la Douane.
200 m plus loin, environ, un second supermarché plus économique.

Taxi : course en ville entre 1 et 1.50 $

Salinas: Nous avons été détournés d’une escale dans ce port sur un avis très négatif quant au comportement de l’agent de cheville avec les autorités et au cout du mouillage (en 2010). Cout exorbitant des formalités qui résulte de taxes imaginaires (680$ demandés pour l’entrée). A la marina, mouillage 284 $ par semaine, voilier de 48ft, toute semaine commencée est due. GO à la marina 5$ le gallon.

Bahia de Caraques : Nous souhaitions y faire escale plutôt qu’à Manta car les avis que nous avions recueillis étaient positifs. Cependant, il est conseillé de rentrer avec le pilote. Le chenal est non balisée, changeant et peu profond à l’entrée. Il nous avait été indiqué d’appeler sur le CH 16. Plusieurs appels sur une période de 2h sont restés sans réponse. Si un membre de STW connait une autre procédure d’appel ?

Pérou - Callao:

Escale au Yacht Club Peruano – La Punta
Arrivés à 6h du matin, nous sommes invités à mouiller juste devant la plage à coté du restaurant du club. Nous signalons que nous faisons notre entrée au Pérou et il nous est demandé d’attendre à bord. Pas de nouveau en début d’après midi. Je débarque et me rends au bureau du Club. La secrétaire me demande de patienter. Après une vingtaine de minutes arrive Jorge Romero, un agent ! Il parle un peu anglais. Longue discussion au secrétariat pendant laquelle j’essaie d’expliquer que nous ne voulons pas d’agent. Finalement, j’accepte l’agent, 300$ ramener à 150. Payés moitié à l’arrivée, moitié à la remise de la zarpe. Je dois reconnaître que passeports, documents et photocopies en main, Jorge a été efficace.
Frais administratifs importants : En Octobre 2011 perçus par la Direccion de Salud i Callao avec reçus,
196$ à l’entrée (522 Soles), 204$ à la sortie (551 Soles).
N’avons jamais eu la visite de la moindre autorité pendant nos 4 semaines de séjour.
Mouillage sur bouée au YC 50$ la semaine. Service de lancha inclus, internet un peu délicat à bord, très bien au bar (!)Go de très bonne qualité au club. Eau douce dispo au club, à traiter avant de boire.

Bonnes navigations
Philippe

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JFA (Monocoque)
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answer no 206704
Hyperpot a écrit :

1- En venant de Panama et en ne restant pas trop loin des côtes, à partir d'où croise t-on beaucoup de "gros filets dérivants"?  Est-ce seulement à partir de l'Equateur, lorsque l'on rejoint les eaux froides du courant le Humboldt qui bât son plein, ou alors avant, le long des côtes colombiennes?

2- Aurais-tu des waypoints de mouillages et/ou récits de ton parcours côtier le long de la côte Pacifique colombiennes?

A+ / Raphaël

 Les filets dérivants, c'est devant les côtes de l'Equateur; en Colombie et au Panama, rien de tout ceci.  Devant l'Equateur, flotilles de pêcheurs: des filets dérivants surveillés qui occasionnent d'immenses détours après une veille de tous les instants, et des petits canots rapides qui placent des lignes d'hameçons avec des bouées assez peu visibles, bien entendu obscures la nuit.

Attention quand même -je n'en ai pas parlé- aux cartes qui dessinent le Panama (la côte et les Perlas du sud-est) et la Colombie Pacifique avec passablement de liberté !
Attention aussi aux troncs flottants, il est vrai que Drisar y était sous des pluies torrentielles en décembre 2011 !

Pour les mouillages, difficile de balancer ainsi des points GPS.

JC


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answer no 206709
Manannan a écrit :
 Mais je veux rectifier quelque chose, l'Equateur est un pays qui n'est pas plus dangereux que les autres, les gens sont sympas. Pour un arrêt, je conseille Bahia de Caraquez, mouillage dans la rivière Chone, possibilité de corps morts, mais il faut se faire piloter pour y entrer.

je confirme pour le mouillage dans la rivière devant bahia de caraquez que j'ai pratiqué il y a maintenant 25 ans.
pour les gens sympas et  le pays pas particulièrement dangereux je confirme aussi.
à l'époque il n'y avait pas de bouées à disposition nous étions restés sur ancre et en avons profité pour nous rendre en bus à quito qui mérite le détour.
nous sommes rentrés sans pilotage mais il aurait été préférable de rentrer à marée haute. il me semble me souvenir qu'on laisse à babord un petit ilot à l'entrée de l'embouchure.
il était à l'époque très difficile d'apprécier les heures de marées que l'on calculait à l'aide d'un petit fascicule du shom par rapport à la marée de...brest (si si). maintenant on a tout ça sur son gps
la sortie s'est mieux passée j'avais alors l'heure exacte de la marée. mais un petit mascaret nous a fait embarquer un peu d'eau par le capot avant laissé ouvert.
de là départ pour les galapagos avec peu de vent mais quand même des milles parcourus grace au bon courant portant.
pour la route depuis panama j'avais fait route depuis l'ile taboga jusqu'à manta le plus au large possible.
on évitait alors la colombie (aussi bien côté pacifique que côté caraïbe) qui avait la même réputation que le vénézuala maintenant.
et puis de toutes façons la navigation à proximité de la côte est bien trop fatigante et toujours très dangereuse.

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First-25
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answer no 206754

Merci à tous pour ces infos! Comme je n'utilise presque jamais le moteur, une petite question pour ceux qui ont fait du côtier en Colombie pacifique: Avez-vous repéré des cycles de vents thermiques et de courants / contre-courants le long de cette côte? Bref, le genre de questions que je pourrais poser aux pêcheurs sur place (-;

A+ / Raphaël

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LAGOON 43
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answer no 206756

 Merci à tous pour les réponses à ce post que j'ai lancé et visiblement qui en intéresse aussi d'autres.
Mon problème d'utilisation d'une voile omegasails uniquement en vent arrière, m'imposera des trajectoires différentes de Raphael, mais l'important est d'arrivée à bon port.
J'ai un cata à moteur, mais la technique actuelle me permet de pallier à l'autonomie GO.
Départ début janvier de Panama, et nous raconterons le voyage sur notre site www.belle-oiselle.fr
 

www.belle-oiselle.fr

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JFA (Monocoque)
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answer no 206757
Hyperpot a écrit :
 Avez-vous repéré des cycles de vents thermiques et de courants / contre-courants le long de cette côte? Bref, le genre de questions que je pourrais poser aux pêcheurs sur place (-;

 Deux situations bien différentes:
août-septembre 2010: peu de vent établi, ZIC située sur la moitié sud de la Colombie; puis vent d'S à SW le long de la côte de l'Equateur, près serré et quelques bords, puis presque rien depuis le golfe de Guyaquil. Au moteur le long de la côte péruvienne jusqu'à Callao (Lima).
décembre-janvier 2011-2012: S à SW, F 5 à 6, depuis la latitude de la Colombie; bords serrés jusqu'à Tumaco (S de la Colombie) puis au près serré, descente cap SE, puis S; cette année, rallier Callao aurait représenté un gros travail..
Pas expérimenté des vents themriques; courants contraires, 1 à 1,5 noeud.

Excepté la zone de Buenaventure (déconseillé par plusieurs personnes, pas testé personnellement) en Colombie, pas de problème de sécurité humaine, ni à Panama, ni en Colombie; attention à l'inexactitude des cartes (différences avec GPS et dessins assez aléatoires; par fortes précipitations, multitudes de troncs dans la bande côtière -la couleur de l'eau indique bien la limite de ces eaux chargées.
Avitaillement en fruits locaux faciles auprès de la population.
Gorgone vaut assurément le détour, c'est un parc national, négocier le prix prohibitif d'entrée et de stationnement sur bouée.
Malpelo a aussi son intérêt, mais très difficile d'aborder et de mouiller; en sept 2010 visite de l'île en compagnie de la garnison; l'eau est d'une limpidité incroyable et des mégaptères s'en donnaient à coeur joie: sauts et pecslaps.

Bon vent.

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First-25
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answer no 206768

Encore merci à vous!

Question formalités: Savez-vous comment ça se passe avec les parcs nationaux? Faut-il demander les autorisations et payer à l'avance quand on fait l'entrée dans le pays (à Solano en l'occurence), ou alors au coup par coup quand on se présente sur les zones? J'aimerais passer une ou deux semaines dans le parc national de Sanquianga... Avez-vous une idée du budget?

a+ / Raphaël


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JFA (Monocoque)
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answer no 206769

J'aurais tendance à ne rien faire à l'avance: on prendrait le risque de tout devoir recommencer.
Même s'il y a un tarif établi, tout se négocie, à la hausse comme à la baisse.
Expérience: mouillé devant Gorgone, un canot de la police colombienne m'a foncé dessus; j'ai cru que j'allais être mangé tout cru; je n'avais pas fait d'entrée officielle en Colombie; pas du tout, grands sourires, politesse -on me donnait du capitano par ci par là-;  j'ai rendu les sourires; j'ai fait celui qui comprenait très mal l'espagnol, j'ai indiqué que je venais de Panama pour aller à Tumaco; ils m'ont salué et sont partis.
Pour le parc, arrivé vers midi, je suis allé en annexe dans le village touristique; cela devait dormir, pas une âme qui vive; après avoir circulé un moment, retourné au bateau; vers 4 heures, un uniforme s'est pointé sur la rive et m'a fait comprendre de venir; je suis allé; on m'a fait entrer dans un bureau et exposé les prix -très chers, pour un yaties assuréement; on m'a donné les infos, interdiction totale de se promener sur l'île sans être accompagné, et il fallait payer le guide. De plus, le mouillage était interdit, obligation de se mettre à une bouée qui bien entendu se louait J'ai donné quelques mots d'explication sur mon voyage, expliqué que je n'avais rien sur moi et que je viendrais le lendemain et que je désirais me balader sur l'île. On m'a donné rdv pour le lendemain -on ne peut pas se déplacer la nuit à Gorgone à cause des reptiles.
Le lendemain, le prix avait chuté; était-ce parce que le responsable s'était présenté et que je l'appelais par son prlnom, je ne sais; seule la bouée a dû être payée -pas donnée, de l'ordre d'une quinzaine de dollars US- j'ai pu jouir d'une balade accompagnée par un guide avec un couple de Colombiens en vacances sur l'île. Rien à voir avec les prix annoncés à mon arrivée.
Je ne ferais rien avant, c'est mieux d'improviser et si cela tourne trop mal, de poursuivre le voyage.
De prime abord, comme partout dans le sud, on considère que celui qui possède un voilier et qui peut se permettre de voyager sans travailler chaque jour doit être riche, donc on tente d'en tirer autre chose que des sourires; cela a toujours tendance à s'arranger par la suite. Autrement, il faut passer son chemin, quelques milles plus loin la situation peut être toute autre. Ce n'est pas à toi qui est à Panama que je vais décrire ce genre de chose.

Bon vent et profite bien de ces régions encore préservées.
JC

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First-25
Forum member
answer no 206815

Super, merci pour ton récit JC! Pour les formalités, je pense avoir bien saisi l'esprit (-; 

a+ / Raphael

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