Défense contre les OFNI ??

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VOILIER DÉRIVEUR LESTE SUN SHINE 38
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Défense contre les OFNI ??
subject no 87361
Bsr à tous (tes),
J'envisage une transat pour la saison prochaine et l'idée d'une rencontre avec un de ces OFNI (même si statistiquement parlant, elle est infime quoique en augmentation), me fait flipper (Sun Shine 38)!! Un système de protection a t il été envisagé par l'un d'entre vous (peut être un genre de tube inox tres costaud, défense de rire!!)? Je vous remercie de vos éclairages  Lalou
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CLASSIC 39
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answer no 123420

Il y aura toujours quelque chose qui cassera... mais à prévoir avec le moins de dommage grave (voie d'eau).
Une cloison étanche pour isoler la voie d'eau dans le compartiment de la jaumière, si tes craintes sont de ce coté, semble le plus facile à réaliser.
J'ai une peau de kevlar jusqu'à 30cm au-dessus de la flottaison mais ce n'est qu'un plus.

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Catamaran
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answer no 123422

Bonjour Didier!

Effectivement, c'est une 2em solution (en plus du probe à l'avant) de se protéger mais il y aurait une troisième solution par satellite pour détecter les arbres, conteneurs, growlers/grollers/grawlers (humour: et petit C19A de 130km de long, où est il?) avec un satellite en collaboration avec les Américains!

Amitiés sécurisantes!

GP

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SUN ODYSSEY 40
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answer no 123424

Comme tu n'y peux rien, il faut te dire que ce n'est qu'une toute petite partie de tes risques, la liste est longue, en mer ou à terre. On s'y habitue, je suis sûr, que quand tu navigue la nuit le long de nos côtes tu n'y pense même pas et pourtant il y a + d'objets à la dérive près de la côte qu'au grand large. PS: j'en profite pour te saluer (nous nous sommes croisés à Port Haliguen, été dernier, grâce au Pavillon STW) Amicalement Léo

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First-25
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answer no 123450

Les fameux navires "brise-glace" ont bien quelque chose pour renforcer leur étrave, çà doit donc bien pouvoir s'adapter à la plaisance ?... Mais ce serait du sur mesure En attendant, quel sont les risques ? Et se prendre un container alors qu'on avance à 5 noeuds (et non à 15), j'imagine que çà doit fait un sacré choc, mais cela peut-il casser une étrave ? (C'est une question, je ne connais pas la réponse)

Anonyme (not verified)
answer no 123451

il pourrait être interessant de comparer la probabilité de rencontre avec un  OFNI au cours d'une traversée de 3 semaines en pleine mer par rapport au risque d'accident pour un conducteur qui fait 10 000 km par an ou plus en prenant chaque jour sa voiture.

Pensez-vous à l'accident chaque fois que vous vous mettez au volant ? Probablement que non. Et pourtant...

La mer fait peur bien avant d'être dangereuse. La route, c'est l'inverse

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First-25
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answer no 123458

Pour avoir eu un safran arraché lors de mon avant dernière nav, non pas par un OFNI mais par une déferlante, j'ai eu ma leçon et naviguerai désormais avec un safran de secours. Ca me semble indispensable de savoir gérer une casse de safran, car c'est un appendice extrêmement vulnérable. La mer est assez forte pour les casser, pas besoin d'OFNI pour çà.

La seule chose qui m'inquiète avec les OFNI, c'est qu'ils percutent la coque et me fassent couler. Mais n'étant pas un 60 pieds open qui trace à près de 20 noeuds, bref: A 5 noeud, quel est le risque ?

Amicalement - Raphael

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CANOPUS
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answer no 123543

Salut Lalou,

Je comprends ton inquiètude avec ces sacrés Objet Flottant Non Identifiés, ils ne manquent pas maintenant...

Ce n'est pas tant le brion d'étrave du bateau qui est en danger d'ailleurs, mais plus le safran surtout si celui-ci est un pendulaire integral. Je trouve que c'est une érésie totale de monter ce genre de gouverne sur un voilier hauturier.

Alors pour le consolider, eh bien il est possible de faire un renfort qui viendra apporter un point d'appui à mi course au moins (sur toute la hauteur, avec une crapaudine, c'est souvent impossible à réaliser). Ce pied d'appui aura une double fonction, protéger d'un coup directe et renforcer sa résistance mécanique.

Prévoir aussi le nécessaire, à bord, pour effectuer des réparations de fortune en cas de choc violent sur le safran (palan. pièces)

Bon ne pas trop s'inquièter quand même.
...et bon vent.
Rémy

http://25ansautourdumonde.blog4ever.com/

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VOILIER DÉRIVEUR LESTE SUN SHINE 38
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answer no 124095

Merci à tous pour vos réponses pleines de bon sens:
- Ca n'arrive pas tous les 4 matins...  mais ça arrive qd même...
- Embarquer pièces et nécessaire de réparations en prévision...
- c'est plutot le safran qui semble vulnérable
- On peut le renforcer/protéger d'une manière ou d'une autre (l'étrave avec cloison étanche, )
- le "pare-chocs" n'est pas une bonne idée (fixation?)
- qq'un a parlé de sondeur vers l'avant: ça marche comment? Quel matos? Marque?Prix?
A tous bon vent et bonne année en mer, qui reste si jolie...

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First-25
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answer no 124103

La voie d'eau n'est pas à exclure, même s'il y a plus de chance de casser un safran quand on rencontre à OFNI. Même si le voilier n'avance pas trop vite, par gros temps, se prendre un lourd OFNI dans le derferlement d'une vague peut certainement faire des dégats. Pour la voie d'eau, on m'a parlé d'une astuce: Envoyer une voile sous la coque. Avec la pression, çà tient et empêche l'eau d'envahir le bateau.

C'est à mon avis le genre de manoeuvre à laquelle il peut être intéressant de s'entrainer le dimanche, en solo, un peu comme celle de la personne à la mer. Et pour la satisfaction de la manip: Démonter le tuyau de la vanne des toilettes pour vérifier que l'eau ne rentre plus même si la vanne est ouverte !

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answer no 124279

Super video. J'espère que l'acheteur de mon D....r sait qu'il a fait une bonne affaire ! La qualité de la construction est sans doute la meilleure garantie ... avec un peu de chance aussi car la chance de rencontre n'est plus "infime" de nos jours hélas.

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answer no 124280

La cloison étanche semble être la possibilité la plus éfficace aujourd'hui et elle peut être facilement réalisée (strats à partir du puit à chaîne par exemple).
Théoriquement les chocs latéraux sont moins violents (boule de billard), mais celà reste de la théorie. Une protection latérale semble être difficile à mettre en oeuvre et peu efficace.
C'est effectivement le safran qui reste la pièce la plus vulnérable . Il faut donc prévoir une stratégie pour fabriquer facilement un safran de rechange. La mèche pose aussi un véritable problème et avoir une pièce pouvant servir de mèche de rechange commence à peser beaucoup : aussi bien sur la paranoïa que sur le bateau...
D'après de nombreux témoignage, la voile sur une voie d'eau fonctionne remarquablement pour peu qu'elle soit épaisse et bien appliquée contre la coque par des bouts. Elle permet de pouvoir envisager une réparation de l'intérieur/extérieur (mastic ou epoxy à prise rapide) dans des conditions acceptables.
L'augmentation du traffic maritime, aussi bien commercial (plus de containers) que plaisance (plus de bateau susceptibles de mauvaise rencontre) est aussi à prendre en compte.
Pour le tube en inox, s'il ne concerne que l'étrave, le problème est que tu déplaceras simplement le point de rupture en arrachant tout l'avant du bateau plutôt  que de faire un trou à un endroit réputé être le plus solide du bateau. Je préfère la solution du fusible/amortisseur ( cloison étanche derrière étrave) qui correspond aussi en tout point à la philosophie du compromis marin. C'est d'ailleurs la solution adoptée sur la majorité des catamarans qui ont pourtant deux fois plus de risque de faire une mauvaise rencontre.

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